Le FFS à Bouteflika : «Il faut changer les conditions de l’exercice politique !»

Abdelmalek Bouchafa. New Press

Le Front des forces socialistes (FFS) a répondu à la correspondance de la Présidence sur la nomination d’Abdelwahab Derbal à la tête de la Haute commission de surveillance des élections. Pour le plus vieux parti de l’opposition, «seul un changement en profondeur des conditions de l’exercice institutionnel et politique peut créer les conditions d’une saine représentation sociale et politique», estimant que «les pratiques politiques en vigueur depuis des décennies sont un rempart à l’émergence d’une véritable représentation sociale et politique». Ce parti note qu’«en l’absence des pré-requis politiques et institutionnels qui feraient de la mise en place de la commission de surveillance des élections, et donc des conditions dans lesquelles ladite commission devra effectuer ses missions, un apport effectif à l’amélioration de l’exercice électoral dans notre pays, le FFS n’estime pas utile d’apporter un jugement sur la personne quand c’est sur la démarche ayant présidé à la création de la structure que portent ses réserves». 

«Le FFS estime que commenter une nomination à la tête d’une structure est un usage qui n’a de sens que si on cautionne les conditions de mise en place de la structure en question qui émane d’une constitution non consensuelle», ajoute le parti présidé pas Abdelmalek Bouchafa qui «réitère sa proposition de changement des pratiques politiques en usage depuis des décennies qui  font de la consultation politique un formalisme sans prolongement dans les pratiques effectives du pouvoir».  Le FFS considère, dans ce sens, que «le simple formalisme dans le dialogue et la concertation est aussi peu susceptible d’améliorer les conditions de l’exercice politique que ne l’est le formalisme dans l’exercice démocratique dans notre pays», et que «l’absence de consensus national sur les conditions d’exercice du pouvoir et sur les conditions de la gouvernance du pays» sont «la cause principale des dysfonctionnements qui sapent la confiance des citoyens dans la représentation sociale et politique». 

Le FFS refuse que le contexte international, «dont le pouvoir n’est pas sans ignorer les bouleversements en cours», soit utilisé comme un «simple alibi pour anesthésier la critique et couvrir les graves dérives de la gouvernance». «On ne peut répondre au changement effectif du monde par un changement de pure forme dans l’exercice du pouvoir», conclut ce parti.

Sarah L.

 

Comment (8)

    Lghoul
    27 octobre 2016 - 6 h 44 min

    Continuez a faire semblant d
    Continuez a faire semblant d’etre « actif ».
    Mais vous pensez que les gens ne savent pas ce qui se passe.
    Depuis 63 c’est la meme rangaine. Continuez a faire semblant d’etre de « l’opposition ».
    Depuis quand avez vous mené une action concrete depuis 1999 ?
    Alors continuez a faire dormer les gens déja endormis.




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      MELLO
      27 octobre 2016 - 12 h 56 min

      La conscience de l’importance
      La conscience de l’importance de l’oubli va permettre un élan de recherches scientifiques dans ce domaine et va permettre aux amnésiques ou autres patients souffrants de mémorisation à les aider. on oublie parce qu’on est trop absorbé par le présent et qu’on ne se donne pas la peine d’évoquer le passé. L’oubli est involontaire par exemple: si on nous demande de penser à tout sauf à une pomme, on ne pensera qu’à une pomme. La culture politique est affaire de langues différentes qui doivent s’enrichir mutuellement pour féconder et développer les traditions et les valeurs nationales de conscience et d’intelligence. Si l’autorité appartient à ceux qui l’exercent effectivement et la propagande à ceux qui la commettent, la vérité elle, n’appartient à personne, ni à une langue, ni à une discipline en particulier, elle est plurielle car la vie est diversité et pluralisme, et les problèmes de société de plus en plus complexes, les solutions pour les résoudre ne peuvent être que le fruit d’échanges, de recherches, de confrontation et d’argument de raison. L’intolérance et le mensonge sont des preuves de faiblesse, ils produisent le fascisme quand ils font main basse sur les moyens d’information et de communication et veulent régenter la vie intellectuelle, artistique et politique. Il faut s’interroger sur ces mots, ensuite sur les faits qu’ils recouvrent et enfin tenter de reconstruire le sens de la vision qui explique leur intrusion soudaine ainsi que la poursuite de leur instrumentalisation stratégique. Le discours non-violent et pacifique du FFS ne pouvait être qu’en porte-à-faux avec le ras-le-bol général.
      On vient nous dire aujourd’hui que le pays est en danger, qu’il traverse un moment « sensible » et autres discours qu’aucune vision politique ne porte et que n’incarne aucun programme sérieux de sortie de crise. On ne nous apprend rien.
      Cela fait des décennies que que le FFS dit que leur démarche conduit le pays à sa perte ! La réconciliation prônée par le FFS n’est pas la même que la leur. Ils l’ont décrétée au travers d’une charte qui interdit aux algériens de porter devant la justice des crimes qui relèvent de cette sombre page de notre histoire. Au mépris de toutes les souffrances occasionnées à ce peuple. Au mépris de toutes ces victimes, les morts, les disparus, les blessés, les traumatisés, les exilés, les déplacés… Ils ont interdit aux algériens de faire face à ce qui leur a été imposé et de s’en saisir pacifiquement en s’appuyant sur leur sens moral pour dépasser ce sombre épisode.
      Le but du FFS est dans la remobilisation politique et pacifique de notre peuple. C’est là l’essentiel de la démarche du FFS. Remettre du mouvement dans le Statu quo.




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    Anonymous
    26 octobre 2016 - 16 h 08 min

    Va dormir !
    Va dormir !




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    New kid
    26 octobre 2016 - 15 h 18 min

    L FFS s’entête a continuer un
    L FFS s’entête a continuer un dialogue de sourds!




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      MELLO
      27 octobre 2016 - 13 h 01 min

      Aujourd’hui, plus que jamais,
      Aujourd’hui, plus que jamais, c’est sur chaque militant et chaque militante que le FFS doit s’ appuyer pour gagner la bataille de la remobilisation politique.
      C’est en toute sérénité que le parti doit aborder cette étape de son parcours, et dans le respect de tous ceux qui, hors du parti, défendront de manière respectable d’autres visions que celle du FFS, mais il est exclu que quiconque LUI donne des leçons en politique, en démocratie, en militantisme, en patriotisme. Camus disait: « La revendication de la justice aboutit à l’injustice si elle n’est pas fondée sur une éthique de justice ».




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    New kid
    26 octobre 2016 - 15 h 16 min

    L’opposition dont le FFS fait
    L’opposition dont le FFS fait partie ne fait nullement le poids contre la gouvernance qui possède deux partis ; les félons et les nés moustachus.
    Ne sait-il pas que l’Algérie est tout d’abord régie par décrets et que l’APN n’est qu’une chambre d’enregistrement !
    L’opposition doit se fusionner en un seul parti pour avoir une petite chance de contrer cette synarchie.




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    L'OISEAU RARE
    26 octobre 2016 - 13 h 04 min

    L’OISEAU RARE

    L’OISEAU RARE
    Je Connais bien la maison FFS vous êtes loin même très loin du débat démocratique et du respect de la volonté de votre base si elle existe aujourd’hui après l’avoir exterminé.
    Oui pour les idéaux du FFS ,
    ils sont bien dans la rue mais pas dans le FFS




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      hacene
      26 octobre 2016 - 15 h 24 min

      bonjours!

      bonjours!
      Tu portes bien ton nom, parce qu’ils sont rares ceux qui pensent comme toi. La majorité des militants et sympathisants, qui ne sont pas rares, pensent autrement: Le FFS restent toujours fidèle à ces principes fondateurs. Il reste, contre vents et marées, la seule formation politique qui peut encore se prévaloir d’une autonomie jalousement gardée vis à-vis du pouvoir. On ne peut qu’être admiratif devant l’effort intellectuel de cette formation qui contraste avec ce qui nous est proposé par tout ceux qui gravitent autour du pouvoir, c’est à dire presque tout le monde. Par ailleurs, tu as le droit, comme ont le droit tous nos concitoyens, d’avoir l’opinion que tu veux. celle-ci a la même valeur que la mienne à la condition qu’elle soit sincère.




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