Fidel Castro lors de l’agression marocaine de 1963 : «Pour les Algériens, toute l’aide dont ils auront besoin !»

Fidel Castro. D. R.

Nous republions l’article paru dans le quotidien cubain Granma, sur l’aide consentie par Cuba à l’armée algérienne, au sortir de la guerre de Libération nationale, pour repouser l’agression marocaine de 1963. Il rapporte les détails des discussions entre les dirigeants algériens et cubains et revient sur le déroulement des opérations militaires qui devaient déboucher sur l’occupation de la ville marocaine de Casablanca, en guise de représailles.

A l’aube du 22 octobre 1963, le navire marchand Aracelio Iglesias arriva à Oran, la deuxième ville d’Algérie, dans le nord-ouest du pays, pour débarquer la colonne qui fut transportée par voie ferrée dans 42 plateformes et 12 wagons, à environ 80 km, au fort construit par la Légion étrangère à Bedeau, près du village de Ras-el Ma. En pénétrant dans la ville, une certaine tension s’installa à l’apparition d’une file de véhicules militaires français. Il n’y eut pas d’incidents. Les Français s’arrêtèrent pour laisser passer les Cubains. Les accords d’Evian, signés le 18 mars 1962, préalablement à l’indépendance de l’Algérie, prévoyaient le stationnement de troupes françaises, lequel cessa à la date prévue. L’indépendance de l’Algérie fut proclamée le 5 juillet, et à l’occasion des premières élections, le 19 août 1962, Ahmed Ben Bella fut élu à la présidence, avec pour vice-président le colonel Houari Boumediene.

Dans la matinée du 9 octobre 1963, Abdelaziz Bouteflika, l’actuel président algérien, alors ministre des Affaires étrangères, se rendit à la résidence de l’ambassadeur cubain, le commandant Jorge Serguera. Il l’informa qu’une invasion de troupes marocaines était imminente et que l’armée algérienne manquait de tanks et autres moyens pour affronter une guerre conventionnelle. Serguera lui répondit que Cuba pouvait envoyer des tanks, des canons et des munitions à l’Algérie, et lui répéta les paroles de Fidel : «Pour les Algériens, toute aide dont ils auront besoin…»

Bouteflika en fit part à Ben Bella et à Boumediene qui acceptèrent la proposition sur le champ. Immédiatement, Serguera informa le commandant Manuel Pineiro à Cuba. Lorsque l’opératrice demanda à qui était adressé l’appel et de la part de qui, celui-ci répondit : de la part de Raul Perozo pour Eduardo Mesa, deux guérilleros morts dans un combat mémorable face aux tanks de Batista. Serguera demanda 22 infirmiers de Pedro Miret, avec leurs « instruments» pour combattre une épidémie. Piñeiro, qui était un chef astucieux, comprit le message, Miret étant chef d’artillerie. Quelques heures plus tard, Piñeiro lui faisait savoir : «Alejandro [Fidel] est d’accord.» Serguera fit part aux dirigeants algériens de l’accord de Fidel. Le commandant Raul Castro, ministre des Forces armées révolutionnaires (FAR), se rendit en hélicoptère dans les provinces orientales pour retrouver Fidel dans la ferme El-Jardin, dans l’actuelle province de Las Tunas, où le cyclone Flora frappait durement le pays, et l’informa de l’invasion marocaine. Après une analyse dynamique, les efforts se concentrèrent sur l’organisation de l’opération «Dignité».

Un groupe tactique de combat et un premier groupe spécial d’instruction (GEI) furent formés. Des membres de l’état-major, Flavio Bravo, Aldo Santamaria, Angel Martinez, (Francisco Ciutat), Roberto Viera, Ulises Rosales, Pedro Labrador et Mario Alvarello, s’envolèrent pour Alger où ils arrivèrent le 14 octobre. Le 9 octobre lors d’une réunion présidée par le ministre des FAR au campement de Managuaco, à San José de las Lajas, près de La Havane, Raul demanda aux présents s’ils acceptaient de partir comme volontaires pour une mission difficile hors du territoire national. Le soir même, ils furent convoqués au port de La Havane, et dans la nuit du 10, environ 120 soldats et officiers s’embarquèrent pour l’Algérie.

Après le départ dans les temps du matériel, le second groupe partit à bord du navire Andrés Gonzalez Lines, une semaine plus tard, suivi le 22 par un renfort embarqué dans deux avions. Dans l’un d’eux se trouvait le commandant Efigenio Ameijeiras, qui allait assumer la direction des opérations. Au groupe tactique de combat furent assignés le commandant Roberto Viera en tant que second chef, le capitaine Ulises Rosales, chef de l’état-major et le lieutenant Pedro Labrador, comme instructeur. L’armement fut transporté à bord des deux navires : un bataillon de tanks avec 22 T-34 ; un groupe d’artillerie avec 18 obus de 122 mm ; un groupe de mortiers avec 18 pièces de 120 mm ; un groupe d’artillerie antiaérienne avec 18 pièces 14.5 mm et une batterie de canons antichar de 57 mm. Le groupe cubain du GEI était composé de 26 officiers, 19 sous-officiers et 640 soldats.

Les tanks arrivèrent à Oran en 12 jours

Le 22 octobre, le soleil n’était pas encore levé que le premier bateau arriva à Oran, environ 12 jours après la rencontre entre Bouteflika et Serguera ; le deuxième groupe arriva le 29. Dénonçant la concentration des troupes marocaines à la frontière, Ben Bella fit part de la situation difficile de l’Algérie. Le roi du Maroc, Hassan II, connaissant la précarité de l’armement algérien, avait ordonné à ses troupes de franchir la frontière le 14. Les villes de Hassi Beïda, Figuig, Tindouf et Tinjoub furent prises, en dépit de l’héroïque défense algérienne. Je me suis rendu à Colomb Béchar, à 1 200 km au sud de la capitale, où était installé le poste de commandement du vice-président Boumediene. Le 23 octobre, en tant que correspondant de Prensa Latina, nous avons obtenu une entrevue, au cours de laquelle le ministre de la Défense dénonça également la complicité des services secrets des Etats-Unis, parce qu’Hassan II utilisait leurs pilotes. Le colonel fit en sorte que plusieurs journalistes puissent se rendre à Tinjoub et informer que le 24 octobre, après cinq jours d’affrontement, l’Algérie avait repris Hassi Beida.

Dans les sables sahariens, le docteur Julio Hernandez Socarras était l’un des 28 médecins, trois stomatologistes, 15 infirmiers et infirmières et huit techniciens, qui depuis environ quatre mois, le 23 mai 1963, faisaient partie de la première mission cubaine d’aide civile envoyée par Fidel. Quelques-uns furent dépêchés dans la zone de combat pour l’assistance aux blessés. A l’arrivée du Dr Pedro Rodriguez Fonseca, chef de la mission militaire, et de ses médecins, le Dr Hernandez et les autres coopérants retournèrent dans les hôpitaux qui leur avaient été assignés au mois de mai.

L’objectif stratégique était la ville de Casablanca

«Nous étions près de la frontière et de Tindouf. Nous avons préparé une attaque par le côté nord de la zone de combat, où Hassan II ne disposait pas de forces importantes. Nous devions entrer par-devant les monts de l’Atlas jusqu’à Casablanca. L’idée était de passer la frontière, d’avancer sur 60 à 70 km et d’y faire entrer les guérilleros africains qui s’entraînaient à Sidi Bel-Abbès et Oran, avec l’accord des Algériens», explique le général de division de réserve Ulises Rosales. «L’opération fut planifiée pour lancer une attaque simultanée dans trois directions : la principale avec le groupe cubano-algérien dans la direction d’Aricha-Berguenet ; une autre à Tlemcen-Oudja à environ 78 km de la première, avec deux bataillons d’infanterie algériens, une compagnie de tanks 55 venus d’Egypte et la troisième à Figuit, avec deux bataillons d’infanterie algériens», nous a-t-il dit.

Après une réunion à Colomb Béchar entre les directions militaires algérienne et cubaine, la thèse de Boumediene fut choisie : nous emparer de territoires frontaliers marocains, afin qu’en cas de négociations, l’Algérie se trouve dans de meilleures positions. Ameijeiras dit : «Nous n’arrêterons pas avant d’être arrivés à Casablanca.» «Nous étions sur le point de partir, préparés à amorcer l’offensive cubano-algérienne le 29 octobre – ajoute Rosales –, lorsque Ameijeiras informa qu’il fallait attendre. Serguera était allé à Alger pour informer Ben Bella et il donnerait l’ordre.» Mais le Président lui dit : «Nous devons attendre ; demain (30 octobre) je dois assister à une conférence au Mali pour examiner la situation en présence d’Hassan II, du président Modibo Keita et de l’empereur Hailé Selassié.» Serguera ordonna donc d’attendre.

Plus tard, Serguera informa de la déclaration de cessez-le-feu et de la suspension des hostilités. Le danger passé, Viera revint à Cuba avec la moitié du contingent. Le reste des membres de l’opération Dignité poursuivit l’entraînement militaire des Algériens pour l’utilisation de l’armement et la préparation au combat, sous le commandement d’Ulises Rosales. Le 2 janvier 1964, à l’occasion du 5e anniversaire de la Révolution cubaine, fut organisé à Alger un défilé militaire conjoint en présence de Ben Bella, Boumediene et Serguera. Les officiers et les soldats algériens firent une démonstration impressionnante. Le gouvernement algérien put constater que son armée populaire était prête à assurer sa tâche principale de défendre les conquêtes de la Révolution. Le commandant Raul Castro Ruz envoya un message de reconnaissance à chacun des Cubains.

Le 11 mars 1964, le commandant Flavio Bravo remit officiellement tout l’armement, qui fut reçu par Boumediene et le commandant Slimane Hoffman. Le contingent resta jusqu’au mois d’octobre, au terme de l’entraînement militaire. Les messages de félicitations de Ben Bella et de Boumediene témoignent de l’efficacité avec laquelle l’opération Dignité avait été menée. La pénétration frontalière dura seulement 17 jours ; les documents déclassifiés durant ces 50 ans permettent de comprendre comment la courageuse résistance algérienne et la décision cubaine d’envoyer ce groupe d’instruction et de combat contribuèrent de manière décisive au dénouement positif. Les conversations durèrent plusieurs mois sur d’autres scènes jusqu’en février 1964, au terme desquelles les frontières antérieures, établies par l’Organisation de l’Unité africaine (OUA), furent rétablies.

Gabriel Molina Franchossi
In Granma

Comment (101)

    Hossim
    20 janvier 2017 - 2 h 02 min

    Être pragmatique et réaliste
    Être pragmatique et réaliste n’est pas accessible à ceux qui pratique le nombrilisme, et avec un état d’esprit moyenâgeux ! La vérité c’est que la révolution des esprits n’as jamais eu lieu dans notre maghréb et ça vous poursuit dans des contrées des plus dispersés dans le monde. Comme une sorte de virus de l’amour propre, quand un pouvoir n’a rien à offrir à son peuple … il lui vend l’amour de la natation et du drapeau, alors que ceci vous appartient à votre venue au Monde. Vive le Maroc et vive l’Algérie, le Maroc à subi des guerres des ottomans et de la France pour avoir soutenu l’Algérie et son peuple frère de tout temps !!! Retenir le positif, ce qui construit des liens et non attiser la haine avec de stupides esprits !!! Vous préparez déjà une future haine dans le coeur de vos futurs enfants, pas encore venus au monde qu’ont les implique dans un conflit minable datant de bientôt un siècle, orchestré, manipuler et maintenue dans le temps par des gens minable sans envergure et sans visions. Exemple France, Allemagne 3 guerres en moins d’un siècle, faisait plus de 100 millions de morts. Et c’est eux qui ont construit l’Europe ensemble ces 2 pays et sans l’Angleterre qui a soutenu et aidé la France. Alors oui incliné devant Fidel et vers le passé, qui vie dans la nostalgie du passé, n’a aucun avenir 😉




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    chaoui ou zien
    28 novembre 2016 - 21 h 00 min

    Ils auraient du avancer sur
    Ils auraient du avancer sur Casablanca et la saisir comme suggere par les cubains. Mais helas, un certain Benbella…La situation sur notre frontiere ouest serait bien differente aujourd’hui.




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      DZ_HORR
      29 novembre 2016 - 1 h 02 min

      C’est bien de prendre du
      C’est bien de prendre du territoire, c’est une autre histoire de le maintenir. Si tu avais juste une comprehension minimale de la strategie militaire, tu ne dirait pas des sottises pareilles. Tu ne peut pas faire une guerre loin de tes bases logistiques. En plus, la france, les usa et l’otan en plus d’israel trouveraient une occasion en or pour detruire l’Algerie sous le pretexte que des pays etrangers se sont impliques (Cuba et l’Egypte).




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        choui ou zien
        29 novembre 2016 - 20 h 14 min

        Mr l’intelligent, je n’ai
        Mr l’intelligent, je n’ai rien dit sur l’occupation sur la duree. Comme it te faut un dessin, je parlai seulement de casser cette monarchie suivi d’un retour immediat. L’Algerie ne peut penser a occuper un autre pays après s’etre liberee elle meme d’un autre ya « mon general ». Ce serait contraire a nos principes. On n’est pas des colonialistes. Un peu de politesse ne t’etoufferai pas crois moi. Mais c’est vrai qu’on peut tout se permettre sous le couvert de l’anonymat. D’autres appelerai ca de la lachete.




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    Lanceur d alerte
    28 novembre 2016 - 17 h 40 min

    juste une histoire de palais

    juste une histoire de palais
    Le roi du maroc hassen dos ou M6 (c’est valable pour les deux) se promenait un jour dans un de ses palais il aperçut un de ses sujets qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau il l’interpelle et après lui avoir tendu la main pour le baiser royal lui demande dis moi est ce que ta mère a travaillé comme esclave dans un de mes palais ( pas la peine d’expliquer)
    le monsieur lui répondit Non sir ma mère n’a jamais travaillé dans un de vos palais c’est une berbère par contre c’est mon père qui a travaillé efehame yal fahem




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    Repose en paix Si Fidel Castro
    28 novembre 2016 - 16 h 44 min

    repose en paix Si Fidel
    repose en paix Si Fidel Castro ! L Algérie des Martyrs te vouera une éternelle reconnaissance pour ton aide durant ces premiers pas ! Ton amitié et celle de ton peuple resteront toujours ancrées dans les Cœurs des Algériens vrais! Merci aux gens biens que tu nous as envoyé dans nos contrées si lointaines !




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      yuva
      28 novembre 2016 - 20 h 37 min

      Que Dieu ai pitié de son âme,
      Que Dieu ai pitié de son âme, ce fut un grand ami de l Algérie, il nous a apporte son aide désintéresse au moment ou notre pays sortait d une guerre révolutionnaire de sept ans et demi, nous ne possédons aucun armement a l époque pour faire face a l armée marocaine




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    Alimaz
    28 novembre 2016 - 14 h 50 min

    Pour Anonymous,

    Pour Anonymous,

    Castro était dictateur mais…éclairé, ton maître Hassan 2 pourvoyeur de drogue et de chaires fraiches était-il démocrate? Il faut se rappeler Tazmamart, sans oublier les autres sinistres lieux ou il exerçait ses fantasmes sadiques sur sa population..il y a à boire et à manger sur tes maîtres, révise ton histoire.




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    Anonymous
    28 novembre 2016 - 14 h 05 min

    Castro fut l’homme de l’anti
    Castro fut l’homme de l’anti-colonialisme, certes, mais il y a le Castro qui a été un dictateur qui n’a jamais laché le pouvoir depuis Kennedy. Aucun président au monde n’a duré autant. Le Castro de la catastrophe économique qui a plongé dans la misère depuis 1960 tout un peuple. Je trouve que c’est de l’égoïsme. Castro est devenu un dictateur qui a emprisonné des opposant, tué, réduit un peuple dans l’obscurité de la misère. La face sombre de l’homme est plus grande et qui dure à travers son frère car les Castro gardent encre le pouvoir jusqu’à aujourd’hui.




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      Viva Fidel
      28 novembre 2016 - 15 h 55 min

      Avant Castro, Cuba était
      Avant Castro, Cuba était entre les mains de l’horrible dictateur Batista, soutenu par les USA qui a fait de Cuba un bordel à ciel ouvert et un paradis pour les mafieux américains. Entre le dictateur indigne et véreux Batista et Fidel Castro qui a rendu sa dignité au peuple cubain, le choix est vite fait!!! Nos avis ne comptent pas, nous ne sommes pas cubains, les cubains eux, étaient derrière Fidel.
      Oui Castro a mis des cubains en prison, mais pas des cubains innocents, les hommes de l’horrible Batista, et les traitres contre-révolutionnaires à la solde des américains qui voulaient pérenniser la dictature de Batista.




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        Anonymous
        28 novembre 2016 - 18 h 49 min

        Faites un tour à Cuba et vous
        Faites un tour à Cuba et vous changerez d’avis. Moi, j’ai fait mon stage de fin d’études dans une compagnie pétrolière. J’ai connu des ingenieurs cubains très gentilles et compétents qui avaient fait leur formation en Russie et travaillaient avec dans cette compagnie comme geophysicien. D’apres ce qu’ils disent, la vie à Cuba c’est très difficile. Ils ne veulent pas y retourner, n en Russie, ni à Cuba même pas pour tout l’or du monde. Et pourtant ce n’etaient pas des personnes engagées politiquement. C’est rai qu’ils nous aiment beaucoup et e mangeais tous les ours à la cantine avec eux. Ils venaient me chercher dans mon bureau pour manger ensemble. Ils m’ont même invité en Corse tout frais payé pour une semaine mais j’avais refusé. C’est vai que c’etait terrible ce que subit le peuple cubain




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      Libre
      28 novembre 2016 - 16 h 10 min

      je me disais aussi pourquoi
      je me disais aussi pourquoi cet individu vient salir la mémoire de Fidel Castro….il serait donc un sujet makhzenien endoctriné et élevé par les mensonges et les élucubration de sidou Hassan ben El Glaoui.
      Parler de la liberté et la dignité des peuple avec un sujet makhzenien c’est comme parler de Nietzsche à un cactus du désert.
      Je suis fier de savoir que fidel Castro était notre AMI….comme les marocains sont fiers d’être les amis et les toutous des wahhabites saoudiens….à la différence l’amitié entre l’Algérie et Cuba n’était basée sur aucun intérêt financier ou religieux ou ethnique, ce qui lie l’Algerie et Cuba c’est seulement l’amour de la liberté et de la dignité….alors que toutes les amitiés tissées par les makhzeniens sont basées sur l’argent et a soumission idéologique et historique.
      Encore une fois, l’Algérie et le Maroc n’appartiennent pas au même monde.
      Repose en paix cher Fidel.




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        Hamid
        28 novembre 2016 - 21 h 23 min

        Tu as rsison mon frere. Nous
        Tu as rsison mon frere. Nous sommes un peuple fier.Nous ne pouvons etre amis d’un peuple qui as abuses de notre faiblesse et nous attaques.Aujourd’hui nous sommes toujours fiers mais …fort.




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