Nucléaire : une usine Areva dans le viseur de la justice

L’enquête a décelé des «pratiques industrielles inacceptables». D. R.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur des anomalies de fabrication de pièces de réacteur nucléaire de l’usine Areva du Creusot et des irrégularités dans les processus de suivi, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. L’enquête a été ouverte mercredi au pôle santé publique du parquet pour mise en danger d’autrui, faux et usage de faux, et tromperie aggravée, a précisé cette source. Elle survient notamment après un signalement de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) le 20 octobre. Les investigations, confiées à la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) et à l’Office spécialisé contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp), vont porter sur les anomalies détectées dans le suivi des processus de fabrication d’équipements au sein de l’usine Areva du Creusot, où a été fabriquée la cuve de l’EPR de Flamanville.

Les anomalies avaient été décelées dans le cadre d’un audit qualité lancé en 2015 après la découverte d’un défaut dans la composition de l’acier de la cuve du réacteur EPR. Le 25 octobre, le président de l’ASN Pierre-Franck Chevet avait dénoncé des «pratiques industrielles inacceptables», indiquant avoir signalé les faits à la justice. Devant l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), il avait évoqué «un certain nombre de documents qui s’apparentent à des falsifications», parmi ces dossiers. Des pratiques qui courent sur des décennies puisque l’audit qualité se focalisait au départ sur les dossiers de fabrication de 400 pièces produites depuis 1965, dont une cinquantaine sont encore en service sur le parc nucléaire français. Depuis, il a été étendu à l’ensemble des 9 000 dossiers de fabrication de son usine du Creusot (Saône-et-Loire).

Au-delà de l’EPR de Flamanville, les investigations porteront sur des défauts relevés sur les générateurs de vapeur du réacteur numéro 2 de Fessenheim (Haut-Rhin), arrêté depuis la mi-juin, et du réacteur 5 de Gravelines (Nord), où il n’est pas encore installé. Concernant Fessenheim 2, le parquet de Paris avait déjà ouvert une enquête après une plainte de Greenpeace et d’autres associations visant Areva et EDF et les investigations seront jointes à celles lancées sur le site du Creusot, a précisé la source judiciaire. Une première plainte d’une association antinucléaire, l’Observatoire du nucléaire, avait été adressée au printemps au parquet de Chalon-sur-Saône, compétent géographiquement pour le site du Creusot. L’ASN avait aussi adressé son signalement à ce parquet, qui s’est finalement dessaisi au profit du parquet de Paris.

R. I. 

Comment (3)

    mouatène
    10 décembre 2016 - 15 h 17 min

    c’est grace à AREVA
    c’est grace à AREVA (réacteurs) et au Mali et le Niger (uranium) que les 58 réacteurs français fournissent l’energie et maintiennent l’industrie de ce pays en l’état actuel. l’armé du petit françois est allé au mali et au niger pour préserver l’uranium qui alimente le réacteurs. disons l’armée du petit francois puisque les médias français disent l’armée de bachar el assad lorsqu’il s’agit de syrie. concernant la fraude ce n’est que du brouillard et il y a la CASE NEUVE fraichement à l’intérieur qui saura y remédier. c’estte histoire c’est pour nous tromper, ils ont toujours en tétes que eux c’est les roumis et nous c’est les indigents. leur calendrier est bloqué dans les années 50. laissons les chanter.




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    TheBraiN
    9 décembre 2016 - 14 h 44 min

    Le travail de la justice s
    Le travail de la justice s’arrêtera là ou commencera la raison d’état !!
    Souvenez-vous en !!!




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    La Cigale
    8 décembre 2016 - 16 h 49 min

    Voilà ce qui arrive quand les
    Voilà ce qui arrive quand les patrons francais font appel. à la main d’oeuvre détachées qui viennent tous des pays de l’est des bergers roumains des paysans polonais des manutentionnaires sans qualifications. C’est travailleurs détachées sans aucune expérience aucune qualifications. sont tous envoyer en France par des agences de locations de mains d’oeuvres à très bas prix pour qu’ils remplacent des français très hautement qualifiés qui eux ont des salaires conséquent étant donnée qu’ils sont vraiment des fins techniciens spécialisé chacun dans son métier.
    Mais quand les français fournissent un travail il est est garantie à 100% ;conforme au cahiers des charges et il y a jamais de surprise désagréable graves.
    Les patrons les hommes politiques ont voulue le beurre l’argent du beurre la fermière et bien ils ont récoltés l’inverse escomptés.
    Maintenant ils commencent à comprendre qu’ils vont à leurs pertes avec les travailleurs détachées non qualifiés venant des pays européens de l’est.
    Il n’y a pas que les centrales nucléaires qu’il y a ces problèmes.
    C’est plusieurs gros chantiers plusieurs gros oeuvres et projets terminés.
    Bienfaits pour leurs gueules à vouloir que l’argent au détriment de leurs citoyens français expérimentés.




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