L’ambassade d’Israël à Londres complote contre l’Algérienne Malia Bouattia

La militante algérienne Malia Bouattia dérange le lobby sioniste en Grande-Bretagne. D. R.

Encore une fois, l’Algérienne Malia Bouattia, la présidente du premier syndicat estudiantin britannique, NUS, est dans le collimateur des milieux pro-sionistes qui agissent dans l’ombre pour empêcher les compétences issues des minorités de jouer un quelconque rôle au niveau des instances dirigeantes au Royaume-Uni. Le complot visant à écarter Malia Bouattia de la présidence de NUS a été, cette fois-ci, concocté dans les locaux de l’ambassade d’Israël à Londres. Le scandale a été déclenché par des journalistes qui ont filmé secrètement le vice-président de NUS, le dénommé Richard Brooks, discutant de l’éviction de Malia Bouattia de la présidence de l’organisation. Dans ce même enregistrement, le numéro deux de l’Union a confié aux journalistes qu’il était en train de préparer un coup visant à écarter Malia Bouattia de son poste à travers une campagne impliquant d’autres membres de l’Union des étudiants opposés à l’Algérienne.

L’élément le plus troublant dans cette affaire, c’est le plan du complot divulgué par Richard Brooks au journaliste qui s’est fait passer pour le président des Jeunes amis du travail d’Israël, en lui confiant, entre autres, que l’Union des étudiants juifs avait financé son voyage et celui d’un autre vice-président, Rob Young, pour se rendre en Israël, sans informer le conseil exécutif national de NUS de ce déplacement, ni sur les détails de la prise en charge financière. Ce fait confirme, en tout cas, que ce membre de la direction du syndicat estudiantin a violé la campagne de boycott d’Israël mise en place par NUS en 2014. Un engagement pris par le comité exécutif national qui s’est prononcé unanimement en faveur du mouvement de boycott d’Israël dans le cadre de la campagne internationale de désinvestissement et de sanctions (BDS).

Il est clair que cette proximité entre des membres de la direction de ce syndicat avec des officiels de l’ambassade d’Israël à Londres est une autre manœuvre visant l’actuelle présidente de l’Union, l’Algérienne Malia Bouattia, qui dérange par ses prises de positions pro-palestiniennes et son combat en faveur des causes justes et, aussi, en raison de ses origines. Malia Bouattia, qui a été élue à la tête du plus important syndicat estudiantin au Royaume-Uni, est depuis son élection visée par une grande campagne médiatique, l’accusant notamment d’«antisémitisme» mais sa popularité dans le milieu estudiantin lui a permis de s’imposer comme une figure de proue du mouvement.

De Londres, Boudjemaa Selimia

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