Les ministres en charge de l’économie changent, le MAE réunifié

Abdelkader Messahel, nouveau ministre des Affaires étrangères. New Press

Les informations sur la composition du nouveau gouvernement que dirige Abdelmadjid Tebboune indiquent que les changements apportés ne sont pas un simple réaménagement – comme le montre la nomination, ou confirmation, d’Abdelkader Messahel comme seul ministre des Affaires étrangères et le départ de ce poste de Ramtane Lamamra, mettant fin à la dualité qui existait dans ce département de souveraineté même si elle n’a pas eu d’impact préjudiciable perceptible sur la conduite de la diplomatie algérienne.

L’autre changement visiblement significatif a touché les secteurs directement liés à l’économie. Ils ont tous changé de titulaire : au ministère des Finances avec l’arrivée de Abderrahmane Raouya (directeur général des impôts) en remplacement de Hadji Babaammi ; au ministère de l’Energie, Mustapha Guitouni (président-directeur général de Sonelgaz) qui remplace Noureddine Boutarfa ; au ministère de l’Industrie et des Mines Mahdjoub Bedda (ancien président des finances et du budget à l’APN) à la place de Abdesselam Bouchouareb ; enfin, le département de l’Agriculture confié Abdelkader Bouazghi (wali de Blida) en remplacement de Abdeslam Chelgham.

La lecture qui s’impose pour ces changements renvoie à la préoccupation de sortir le pays de la dépendance des hydrocarbures et au constat d’échec de l’équipe précédente dans cette voie. Le nouveau Premier ministre a annoncé que la démarche de son gouvernement sera en continuité de celle de son prédécesseur.

Il faut noter que le bouleversement a épargné les secteurs de l’éducation et de la formation : Nouria Benghabrit (Education nationale), Tahar Hadjar (Enseignement supérieur et Recherche scientifique) et Mohamed Mebarki (Enseignement et Formation professionnels) restent à leurs postes. Dans la même sphère qui touche les jeunes, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Ould Ali El Hadi, est également maintenu. L’attention apportée aux problèmes sociaux et économiques des jeunes explique certainement l’arrivée de Mourad Zemali qui était à l’Ansej, au poste de ministre du Travail et de la Sécurité sociale.

Sans surprise, quatre walis entrent au gouvernement et renforcent la part prise par les ministres originaires des collectivités locales, comme Abdelmadjid Tebboune lui-même. En plus de Abdelkader Bouazghi (wali de Blida) déjà cité en remplacement de Abdeslam Chelgham, nous trouvons le wali de Tlemcen Saci Ahmed Abdelhafid comme ministre du Commerce ; Abdelghani Zaâlane (wali d’Oran) ministre des Transports et des Travaux publics et Chorfa Youcef (wali d’Annaba) comme nouveau ministre de l’Habitat et de la Ville. Ce dernier aura la lourde tâche et une des missions principales de ce gouvernement : parachever le programme de construction de logements pour en finir avec la crise dans ce secteur.

De toute évidence, des ministres ont été sanctionnés pour des insuffisances dans la gestion de leurs départements. On peut citer dans ce cas les départs de Hamid Grine (Communication), Abdelmalek Boudiaf (Santé, remplacé par le professeur Mokhtar Hazbellaoui), de Mounia Meslem (Solidarité), Aïcha Tagabou (Artisanat).

L’expérience tentée avec la création d’un département à part pour l’Economie numérique est abandonnée avec son rattachement au ministère de la Poste et des TIC qui reste confié à Imane-Houda Faeraoun. 

Le ministère de l’Environnement fait un retour dans la nomenclature du gouvernement, confié à la journaliste de la télévision publique journaliste Fatima-Zohra Zarouati, qui se voit en plus investie de la mission de promouvoir les énergies renouvelables. L’Aménagement du territoire rejoint le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, sans doute pour plus de cohérence et d’efficacité dans ce domaine.

Autre retour qui n’est sans doute pas sans signification : Hocine Necib retrouve son poste de ministre des Ressources en eau qu’il avait quitté il y a deux ans.

Houari Achouri

Comment (41)

    Sabrina-Dz
    26 mai 2017 - 15 h 06 min

    On regrette tous le départ de
    On regrette tous le départ de M. Lamamra. C’est fort possible que c’est lui qui a claqué la porte? Deux Ministres des affaires extérieures ??Du jamais vu. Chaque clan a son ministre, ou quoi?

    Anonymous
    26 mai 2017 - 14 h 38 min

    Certains états qu’on appelle
    Certains états qu’on appelle répubiques ne sont en réalité que des monarchies déguisées.Un citoyen lamda ne peut pas faire partie de cette pseudomonarchie il peut être appelé à occuper un poste important pour ses compétences reconnues mais sans pouvoir de décision il ne doit que gérer les directives qui viennent d’en haut,pour faire partie de la monarchie il faut être un noble dans le cas de la république royale il faut être issu du clan c’est le népotisme;notre citoyen lamda n’est autre qu’un guignol jouant le rôle de chevalier ou d’ écuyer ;tant qu’il continue à servir la monarchie républicaine il peut profiter des miettes qu’on lui jette mais s’il cherche à comprendre il peut redevenir nomade dans la traversée du désert ou d’être atteint d’une maladie grave.

    Anonyme
    26 mai 2017 - 13 h 50 min

    Ce qui a coûté la place à
    Ce qui a coûté la place à ramtane lamamra notre excellent ministre des affaires étrangères c’est le jour ou il a dit que macron est un ami de l’Algérie.

    Anonyme
    26 mai 2017 - 13 h 45 min

    Monsieur RAMTANE LAMAMRA le
    Monsieur RAMTANE LAMAMRA le poste qui lui convient à la merveille.
    C’est celui de président de l’Algérie.
    Et son premier travail sera de virer a coup de pied dans le c …. tout les ministres sauf ABDELKADER MESSAHEL, nouveau ministre des Affaires étrangères.
    Qui lui s’est malmené sur tous les fronts à l’image de RAMTANE LAMAMRA.
    Les autres doivent aller vendre de la Karentita sur le bord du front de mer.

    Anonymous
    26 mai 2017 - 12 h 16 min

    J’ai l’impression qu’on aime

    J’ai l’impression qu’on aime pas les défenseurs de l’Algérie.

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