Tunisie : un responsable sécuritaire arrêté

Chafik Jarraya, l’un des hommes d’affaires tunisiens, arrêté. D. R.

 

Un responsable sécuritaire tunisien a été arrêté pour ses liens présumés avec un important homme d’affaires récemment interpellé dans le cadre d’un coup de filet anticorruption. «Un mandat de dépôt a été émis à l’encontre du directeur général de la sûreté touristique, également ex-directeur de l’Unité de lutte contre le terrorisme» au poste de police de Gorjani, près de Tunis, a indiqué à la presse un haut responsable gouvernemental sous couvert d’anonymat.

Arrêté dans la nuit de lundi à mardi, cet homme, dont l’identité n’a pas été communiquée, est à la disposition du juge d’instruction militaire chargé du dossier de Chafik Jarraya, homme d’affaires influent arrêté le 23 mai pour son implication présumée dans des affaires de corruption, a ajouté le haut responsable.

Outre cette dernière arrestation, dix personnes – hommes d’affaires et responsables présumés de réseaux de contrebande – ont été interpellées en une semaine sur des soupçons de corruption, voire de «complot contre la sûreté de l’Etat», un coup de filet d’ampleur inédite en Tunisie depuis la chute de la dictature en 2011.

Placées en résidence surveillée, ces personnes sont aussi accusées de «financement de mouvements de protestation» dans diverses régions, y compris celle de Tataouine (sud), théâtre, la semaine passée, de heurts ayant entraîné le décès d’un jeune manifestant, écrasé par un véhicule de gendarmerie.

Vendredi dernier, la commission chargée de la confiscation de biens au profit de l’Etat a, par ailleurs, annoncé avoir saisi les biens et gelé les avoirs de huit hommes d’affaires, dont Chafik Jarraya, pour des profits réalisés de «manière illégale».

R. I.

Commentaires

    Amascha-Hô
    30 mai 2017 - 16 h 45 min

    Edouard Balladur mis en
    Edouard Balladur mis en examen dans l’affaire Karachi ce qui relance en toile de fond –pour les mordus de la saga du renseignement français–le rapport Nautilus sur l’attentat du 8 mai 2002 à Karachi où l’empreinte de la DGSE est ’’cruellement logique’’ dixit Marc Trévidic. Les répliques de la décennie noire à cette époque se faisaient encore sentir pour s’estomper juste après l’élection présidentielle algérienne de 2004.




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