Lettre aux justiciers sourds qui nous font honte ! (I)

Par Nouara Bouzidi – «Qui croire ?» dit la rumeur.

D’entrée de jeu, il nous faut ne pas vous croire, «justiciers anonymes», vous qui avez poussé un homme à faire une crise cardiaque. Humainement, dignement, il ne faut porter aucun crédit à vos paroles au regard de vos pratiques immondes. Ce sont des méthodes d’une lâcheté ordurière sans précédent. Vous êtes des lâches ! Sortez du gué qu’on sache quelles personnes vous êtes, soyez cohérents et rendez-vous transparents à nous tous !

La médisance, la calomnie, la diffamation et la volonté de ruiner la réputation d’une personne participent des péchés majeurs, dans la religion musulmane, et il ne faut donc pas prendre ces manquements à la légère. Tout ce qui vient de nous, en tant que personnes, sous prétexte qu’il s’agit de nous-mêmes, n’est pas toujours juste, ni justifié, ni même justifiable.

C’est la raison pour laquelle l’être humain est un être communautaire, car la vie ne lui serait pas possible seul. Il a aussi besoin des autres pour se réaliser et résoudre ses propres déficiences.

C’est la raison pour laquelle l’être humain est aussi un être social. En effet, si son bon-vouloir devait s’imposer sur les autres par la menace, l’intimidation, l’humiliation, la violence, alors, la communauté qui supporte la présence d’un tel homme en son sein est en danger de terreur. La présence d’un tel individu menaçant insécuriserait inévitablement sa communauté : il provoquerait dans celle-ci un violent clivage entre, d’une part, les personnes qui le suivront dans la terreur (tant ils sont tenus par la peur et… des intérêts personnels) et, d’autre part, les personnes qui seront les victimes de la terreur. Les victimes d’un tel homme sont toujours des personnes qui se refusent à adhérer à ce projet de terreur collective, de se soumettre à sa toute-puissance. La toute-puissance est une prérogative qui n’appartient qu’à Dieu. Ces justiciers anonymes sont de bien piètres croyants, tant cela fait partie de la base du monothéisme. N’oublions jamais, hommes dotés de raison : la toute-puissance, quand elle s’incarne dans un homme, elle s’avère toujours criminelle et destructrice. L’histoire le démontre à chaque fois.

C’est la raison pour laquelle le vivre-ensemble est si important. Mais il faut s’arrêter sur l’expression «vivre-ensemble». Vivre ensemble, c’est permettre que chacun puisse vivre pleinement, mais sans mettre en danger autrui et sans nuire aux règles de la vie en communauté. Cela signifie donc que vivre-ensemble ne saurait se faire avec une foule aveugle, sourde, anonyme, ni avec une meute qui menace et humilie les autres membres de sa communauté (ou d’une autre d’ailleurs). Vivre-ensemble, c’est faire œuvre commune de civilisation.

Vivre-ensemble (et a fortiori travailler ensemble) demande du respect, de la considération pour autrui, même si on est en désaccord.

En langue arabe, le mot respect, Ihtiram/احترام, partage la même racine que le mot rahma/miséricorde et le mot haram/s’interdire. Le respect, c’est s’interdire d’agir avec l’absence de miséricorde pour son prochain, son frère, son collègue, son voisin, son semblable. Le respect tient en une recommandation basique, mais si positive pour les rapports humains : «Ne commets pas à l’encontre de ton prochain ce que tu ne veux pas qu’il te fasse subir.»

Il faut s’interdire la bestialité et l’impudeur dans nos comportements, et c’est seulement à ce prix seul que nous devenons des êtres humains dignes et… fiables ! Fiables pour nous-mêmes d’abord. Puis, fiables pour les autres. Car, aucune société ne prospère sans la fiabilité de ses membres, la société prospère sur les bases de la justice et de la confiance mutuelle. Cette jouissance à faire du mal, en meute, dans l’anonymat, avec le prétexte imbu de se faire justice, est clairement du sadisme. Bien que venant de l’ignorance de la conséquence de leurs actes, c’est un plaisir malsain, un plaisir sadique. En y succombant, personne n’en sort grandi. Salir l’autre, en prétextant faire œuvre de justice publique, c’est se salir. Salir l’autre en public relève de la folie, un être humain doit savoir se tenir devant son adversaire. Surtout devant son adversaire.

D’ailleurs, à ce sujet, le coran énonce clairement la recommandation de Dieu à Moïse/Moussa et son frère Aaron/Haroun : leurs attitudes doivent être exemplaires. Moïse/Moussa et Aaron/Haroun doivent savoir se tenir devant la mécréance et l’arrogance criminelle du Pharaon :

43- «Allez vers Pharaon : il s’est vraiment rebellé. (43)

44- Puis, parlez-lui gentiment. Peut-être se rappellera-t-il ou (Me) craindra-t-il ?»

Le coran, sourate 20, versets 43 et 44.

Entend-on ? Même au Pharaon (soit, dans la tradition monothéiste, le pire des autocrates rebelles au droit et à la justice), il lui est accordé la politesse et le bon comportement de ses opposants. Et nous ? Que nous arrive-t-il ? Et vous, «justiciers anonymes», que vous arrive-t-il ? Par quel travers le diable a-t-il réussi, en plein Ramadhan, à vous corrompre et vous avilir de la sorte ? Sortez du gué où vous vous cachez pour nuire à autrui !

Ce qui vient d’arriver à Hocine Rizou est gravissime pour notre vivre-ensemble et démontre la mise en garde même du coran contre les hommes qui utilisent la parole religieuse et le chantage par la religion pour asseoir leur pouvoir sur les âmes. Pouvoir exercé par la peur, par la menace de l’enfer, voire par l’exclusion de la communauté en agitant une affaire scabreuse qui frapperait de honte publique un homme devant tous, sans égard pour personne…

Au nom de quoi peut-on accepter de perdre sa dignité personnelle en humiliant un homme et en le jetant, comme une bête, pourchassée puis désossée, aux vautours de la rumeur publique ? Personne parmi ces anonymes justiciers de Naftal ne songe aux dégâts de leur folie ? Personne ne songe à la famille de M. Rizou ? Personne ne songe à nous, rendus témoins de force et devant assister à la nuisance de la réputation d’un homme par des justiciers cachés ? Il se pourrait que ce soit l’un de nous demain ou encore notre enfant… Et que cela finisse vraiment très mal… Faudra-t-il, désormais, suspecter nos voisins, nos amis, nos collègues, voire nos maris, et nous barricader dans la méfiance envers tous, à l’heure des nouvelles technologies ? Que de folie !

Si la religion est utilisée comme mise en scène cannibale d’une justice inquisitoriale, alors, il nous faut le dire : nous sommes face à une autre expression de la terreur mentale qui a tant sévi dans tant d’épisodes de l’histoire humaine. Au mot fascisme, nous préférerons l’expression de «mise en place de la terreur (dans les esprits)».

Comme la religion, l’idéologie, elle aussi, est utilisée comme instrument de pouvoir et de terreur. N’a-t-on rien appris de l’idéologie sortie des esprits malades des Frères musulmans, qui n’ont visiblement, dans leurs procédés et leurs ruses, rien de musulman ? N’a-t-on rien appris de toutes ces années de déchirures ? Quelle catastrophe supplémentaire nous faut-il encore tous devoir subir pour comprendre que ces agissements nous font faire fausse route ?

On nous objectera que cette contribution attaque l’islam, le monde musulman, que cette colère écrite est le signe d’une soumission au paradigme idéologique français. Eh bien, non !

En Occident, en France, l’idéologie a aussi servi de ferment à la mise en place de la terreur. Tout le monde pense au nazisme évidemment. Mais pas seulement. A titre d’exemple, on connaît moins la terreur de la Révolution française que des aficionados ardents continuent de louer, alors que cette révolution a commis des meurtres en série, notamment le génocide du peuple vendéen, réduisant ainsi cette population provinciale française de 45% !

«Nous en tuons près de 2 000 par jour. (…) J’ai fait tuer ce matin 53 femmes, autant d’enfants. (…) J’ai brûlé toutes les maisons et égorgé tous les habitants que j’ai trouvés. Je préfère égorger pour économiser mes munitions…» Général Turreau concernant le massacre du 21 janvier 1794.

«Il n’y a plus de Vendée, citoyens républicains, elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les bois et les marais de Savenay. Suivant les ordres que vous m’avez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux et massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé.» Général Westerman, Lettre à la Convention du 23 décembre 1793.

Contrairement à ce que l’on peut prétendre, la Révolution française fut loin d’être un courant libérateur du peuple français. Avant l’heure, ce fut une sorte de «révolution arabe» qui eut pour but de donner les conditions de la prise de pouvoir à une minorité d’individus se pensant éclairés (supérieurs aux autres, «mieux» que les autres). Ce fut une prise de pouvoir par le meurtre, le discours idéologique, la pratique militaire de la violence contre la population française… Les années passant, la propagande fut si forte que la population française a cru au discours des fanatiques de 1789 et s’est identifiée à ce discours. C’est semblable au ressort du syndrome de Stockholm lorsque la victime s’identifie à son agresseur, elle peut même le soutenir… On connaît la suite, ces fanatiques de 1789 ont donné naissance à d’autres fanatiques, ceux de Jules Ferry, qui légitimèrent la colonisation au nom d’une soi-disant supériorité atavique sur les autres peuples. On connaît encore d’autres fanatiques, plus contemporains cette fois-ci, tel Sarkozy, qui ont voulu sciemment, sans pudeur, commencer l’entreprise de dépeçage de la Libye et essayer celle de la Syrie. Ce sont aussi des pratiques de la terreur. C’est de la terreur en costume-cravate de Président, certes, mais, c’est quand même de la terreur.

Mais on connaît moins un autre moment historique de terreur. Un exemple qui peut nous aider à comprendre que personne n’est supérieur à personne, que personne ne doit être l’inquisiteur de son prochain, mais que l’être humain a décidément un sacré problème de vie commune avec son prochain. Cet exemple historique est important pour nous et peut nous servir à expliquer les traumatismes de la violence sur les populations européennes. Il peut nous aider à voir nos propres traumatismes et à réussir un réveil collectif loin de la violence, des abus. Il peut nous aider à comprendre que le processus de la violence est inhérent à tous les hommes et dans toutes les sociétés humaines, mais que c’est le devoir et l’œuvre de tous de ne pas s’y fourvoyer.

Il s’agit de la Sainte-Vehme. C’était une institution secrète de la fin du Moyen-Age qui se disait chrétienne et qui proclamait agir au nom du Saint-Siège, le Vatican. Elle fit son apparition à un moment bien trouble qui en dit long sur le combat incessant entre ceux qui œuvrent pour la justice et la paix entre les hommes et ceux qui, frappés d’une folie de la prédation et de la domination sur les autres, ne cessent de vouloir faire taire les premiers par la peur, la menace, l’intimidation et la violence destructrice.

Le Saint-Empire germanique fut immense, étendu sur l’Europe. Dans la dynastie souabe des Hohenstaufen, Frédéric II de Hohenstaufen (1194-1250) fut l’empereur qui s’opposa au Vatican lors des croisades (il en mena une, d’ailleurs, à force d’être harcelé par le Vatican et… ce fut la seule croisade pacifique). L’empereur Frédéric II ne cessa de s’opposer au fanatisme du pape (homme de religion, dit-on…) Grégoire IX, à telle enseigne que ce dernier appelait l’empereur Frédéric II l’Antéchrist ! A telle enseigne que Frédéric II fut même excommunié (1) ! L’empereur Frédéric II de Hohenstaufen fut un homme de pouvoir, certes, mais éclairé, cultivé, polyglotte, curieux et soucieux de préserver des relations sereines avec le monde musulman.

Une digression s’impose : si la croyance en Dieu est légitime (l’auteure de ces lignes est musulmane, croyante et pratiquante), la manipulation de la religion a fait des dégâts parfois bien pire que le paganisme durant certains moments historiques (2). Pour apporter la foi en un Dieu unique, ces soldats-religieux n’ont pas tous été des mystiques ou des éducateurs ou des hommes de science, mais aussi des hommes de pouvoir autoritaire, avec le glaive, utilisant la religion pour disposer de moult concubines volées à leurs familles, pour mettre la main sur des terres par le vol, pour justifier l’esclavage, pour asseoir un pouvoir féodal sur la structure sociale et économique des pays qu’ils conquirent en imposant tantôt l’humiliation, tantôt des taxes supplémentaires, abusives et mêmes inexistantes dans la jurisprudence musulmane (le cas de l’Empire ottoman en Algérie est un cas d’école à cet endroit).

Empereur des Romains, roi de Germanie, roi de Sicile, Frédéric II de Hohenstaufen fut un opposant au fanatisme du Saint-Siège. A sa mort, sa famille fut exclue et maltraitée, en raison de luttes internes permanentes au sein de l’empire pour la quête du pouvoir sur celui-ci. C’est à la mort de son fils Conrad IV de Hohenstaufen qu’apparut la Sainte-Vehme qui pensait colmater les brèches de l’empire par une unité juridique.

Mais le Mieux est le pire du Bien, la Sainte-Vehme se révéla, dans sa poursuite du «Mieux», autoritaire, arbitraire et pour finir criminelle, alors qu’elle se pensait du côté du «Bien». Elle jugeait dans le secret, dans des procès arbitraires, les atteintes à la religion chrétienne, les crimes et les délits, ainsi que les membres de la Sainte-Vehme qui auraient trahi les secrets de la confrérie. Inutile de dire que de nombreux innocents firent les frais de cette société secrète du «Mieux». Ce fut terrible.

Le Mieux est bien le pire du Bien. En d’autres termes, l’enfer est pavé de bonnes intentions… C’est hélas l’ironie de la chose. La Sainte-Vehme inspirait la terreur (2), sous couvert du Mieux à atteindre, elle démembra le Bien (c’est-à-dire une justice qui ne soit pas une vengeance). Dans le cas qui nous occupe, l’islamisme est bien le coup d’Etat, l’entreprise de subversion opérée contre l’islam. Le Mieux est le pire du Bien : bien terrible péché d’orgueil et faute de toute-puissance, dirait l’exégète honnête. L’islam doit se désintoxiquer du venin de l’islamisme.

Les monothéistes ne sont pas tous respectueux de Dieu, cela se saurait depuis longtemps. Cela se verrait surtout. Ils en sont hélas les premiers traîtres… Beaucoup parmi les hommes de pouvoir, parmi les clercs religieux, n’ont pas été en mesure de résister à la tentation du pouvoir qu’offrait la parole religieuse sur les consciences des hommes. Le malheur du monde tient en ceci : coloniser la conscience des autres par la menace, la peur et la terreur. Comme le dit si bien le coran, le diable crée la peur chez les hommes, mais Dieu suscite la crainte respectueuse. Par conséquent, il est facile de déduire, avec cet indice, si l’idéologie du moment relève de la terreur ou du droit…

Or, que cela soit évident ou encore obscur pour les esprits phagocytés par la parole sectaire, Dieu n’a que faire des fausses amours envers Lui. Il n’a que faire du chantage et de l’ostentation, encore moins de l’hypocrisie. L’amour qu’Il aime est l’amour profond, sincère, gratuit et surtout un amour qui ne le dresse pas Lui – le Dieu de tous les hommes – comme un instrument de chantage et de violence contre un autre homme, mais bien un amour qui inclut tous les hommes sans rivalité, sans jalousie, sans envie. Ou, pour être bien plus précise, Dieu veut de nous un amour qui inclut tous les hommes qui ont réussi à vaincre leur envie et leur jalousie des autres…

N. B.
(Suivra)

 

Notes

(1) On comprend dès lors que la religion, c’est de la dynamite quand elle est utilisée pour promouvoir un mouvement ou une idéologie politique par la force. Par exemple, ici, les croisades. Aujourd’hui, avec Daesh, nous sommes dans une autre idéologie politique, et elle aussi, c’est de la dynamite ! Elle aussi utilise la force pour terroriser ceux qui n’approuvent pas son idéologie politique.

(2) Croire que les croyants monothéistes ont toujours été respectueux de leur message, c’est être naïf ou ignorant des dynamiques égoïstes ou égocentriques des hommes qui se cachent derrière les religions pour dominer les autres et… leur faire peur devant toute contestation de l’ordre établi. Or, contester l’injustice est de la dignité même de l’être humain. Personne n’ira en enfer pour avoir osé demander justice. Mais, l’homme qui aura déformé les paroles religieuses, du haut de sa position de clerc ou de chef d’Etat, lui, devrait réfléchir par deux fois avant de se penser immunisé contre la colère de Celui qui lui a donné la vie, au même titre que ceux qu’il tente de dominer outrageusement. On notera – soit dit en passant – que si des musulmans se distancient de la religion musulmane, c’est en raison du comportement irrespectueux et envahissant de ces ténors prétendument religieux, pas en raison des athées ou des agnostiques. Il suffit de les rencontrer et d’entendre leurs obsessions – comme si Dieu les avait accrédités d’une mission pour broyer nos vies au quotidien – et nous voilà pris par l’envie soudaine de les fuir et de respirer un oxygène plus sain pour nos cellules nerveuses.

(3) Sainte-Vehme, article de Bernard Vogler dans l’Encyclopédie Universalis.
«Institution judiciaire, implantée surtout en Westphalie à la fin du Moyen-Age, la Vehme ou Sainte-Vehme a inspiré la crainte dans de nombreux milieux ; le romantisme lui a conféré ses lettres de noblesse. Tribunal indépendant des princes territoriaux, elle revendique l’investiture de l’empereur qui lui confère son appui. Charles IV l’a utilisée pour assurer la paix féodale et Wenceslas lui accorde, en 1382, le droit d’appel dans tout l’empire. Son succès tient également au morcellement de la justice et aux difficultés des roturiers d’obtenir justice. Les tribunaux sont composés d’échevins, paysans libres, qui sont les seuls à connaître les règles secrètes de procédure. Leur compétence se limite aux refus de conformité au droit et aux crimes de sang. Dispensant une justice expéditive, la Vehme ne prononce que deux verdicts, l’acquittement et la condamnation capitale exécutée dans les plus brefs délais. Elle a connu son apogée au XVe siècle, puisqu’elle cita même à comparaître l’empereur Frédéric III en 1473. Cependant, les nobles et les patriciens accaparent rapidement les fonctions d’échevins, d’où des abus qui incitent la grande majorité des princes et des villes à interdire à leurs sujets tout contact avec la Vehme.»

Comment (19)

    Bacha
    8 juin 2017 - 10 h 59 min

    De cette tribune rien de bon
    De cette tribune rien de bon ne sortira. C’est une bataille entre les mauvaises fois, les envieux , les berbériste primaires, les arabes rigides, les spécialistes en mimétisme des occidentaux et orientaux, les religieux de façade, les athées de parade, les schizophrènes de gauche et de droite,…etc. Nous avons tous un déficit chronique en tolérance, contrairement à ce que nous déclarons. La vérité absolue est du domaine exclusif de Dieu.




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      Mello
      8 juin 2017 - 12 h 35 min

      Une tribune a l’image de
      Une tribune a l’image de celle d’un stade de football, veritable arene de gladiateurs. Mais ne t’emballe pas, car de cette tribune sortira la vraie reconciliation entre Algeriens de tout bord. C’est plein d’etincelles , c’est vrai, mais c’est de ces etincelles que jaillira la lumiere. Cette tribune constitue le vrai depart d’une communication entre Algeriens qui se respectent.




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        Abou Stroff
        8 juin 2017 - 15 h 33 min

        Mello, je te salue! en effet,
        Mello, je te salue! en effet, des étincelles jaillit la lumière de même que de la pourriture est le laboratoire la vie (K. M.). moralité de l’histoire, en s’exprimant sur ce forum, les algériens dans leur diversité, apprendront qu a’ucun d’eux ne possède la vérité avec un grand V. moralité de l’histoire: nous sommes en train d’apprendre à être tolérant et c’est, à mon humble avis, un pas de géant vers notre « humanisation ».




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          Mello
          9 juin 2017 - 10 h 53 min

          Abou Stroff, a mon tour, de
          Abou Stroff, a mon tour, de te saluer de cette main composee de cinq doigts d’inegales dimensions , de pratiques pas du tout identiques, mais participants tous au meme objectif, car depuis leur tendre jeune age , ils ne cessent de se cotoyer. Alors ce nous offre l’equipe de Algerie Patriotique c’est un espace inespere de dialogue, d’echange et de trituration de la cervelle. On y apprend et Alzheimer ne risque pas de passer par la. Saha ftour koum.




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    Mello
    7 juin 2017 - 12 h 31 min

    Pourtant, je dois comprendre
    Pourtant, je dois comprendre que tu n’ignores rien de ce probleme, qui restera tant que ce peuple reste aneanti par l’usurpation de son histoire, l’usurpation de son intelligence, l’usurpation meme de son existence. La lutte continue pour notre independance, car celle de 1962 n’est qu’une independance territoriale. Cette guerre avait ete declenchee par des hommes et des femmes qui croyaient en une Algerie Algerienne, mais les meandres de l’histoire nous ont mis entre les mains de ceux qui ont importé le panarabisme, avec l’aide de Djamel Abdenasser. Pourtant des hommes avaient ose poser ce probleme d’identite en 1949. Ali Yahia Abdennour , dans son ouvrage « la crise berbere de 1949 » avait relance le debat sur cette periode occultee de l’histoire dAlgerie. Dont acte.




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      Mindjibalina
      7 juin 2017 - 15 h 01 min

      Hélas, Saha ftourek frère
      Hélas, Saha ftourek frère




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    slam
    6 juin 2017 - 8 h 42 min

    Un discours byzantin chère
    Polemiquons donc ! Vous reproduisez le discours frelaté de ceux qui pensent être du bon côté de « leur » islam en reprenant les mêmes expressions pour privatiser Dieu et le mettre à votre sauce. Les fanatiques criminels pensent aussi que Dieu leur ordonne de commettre leurs massacres et que « leur » islam est le plus pur car ils suivent à la virgule tout ce qui est écrit dans le Coran. Mais on va continuer pendant combien de siècles à se chamailler sur qui interprète mieux la religion et qui est plus vrai musulman ??
    Mélanger votre interprétation personnelle de votre croyance est une trame d’historien cartesien saupoudrée d’une touche philosophique aléatoire et décrédibilise toute la construction sémantique de votre « pensée ».
    (…)




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    TIOURIREK
    6 juin 2017 - 7 h 33 min

    Je ne sais comment faire pour
    Je ne sais comment faire pour ne pas apparaître défaitiste: pour moi ceux qui ont tué sauvagement plus de 200 000 citoyens, anéantir un RIZOU ne peut être source d’aucune amertume; malheureusement.




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    Mindjibalina
    6 juin 2017 - 2 h 15 min

    Si pour être innocent et
    Si pour être innocent et paraître prétendument objectif il fallait à chaque fois distribuer le même nombre de flèches pour cet occident comme pour ce monde musulman, on est pas sorti de l’auberge. S’il fallait encore à chaque fois pour réveiller nos consciences faire appel à des sourates du Coran, c’est que dans les cœurs des hommes il ne reste plus grand chose. N’avez-vous pas encore saisi que tous comme vous êtes-je parle, des  »érudits » de la théologie, vous incarnez la même école qui consiste à vous batailler à qui détiendrait la meilleure interprétation des écritures saintes, en oubliant que l’Homme, le vrai, pourrait très bien s’en passer si son ambition est d incarner un tant soit peu son humanité. Combien de peuples n’ont pas entendu parler de l’islam, sommes nous pour autant pus humains qu’eux ? Cette overdose de l’Islam signe la panique de l’etre ayant oublié ce qu’il est. On passe son temps à faire de l’islam une recette miracle, à chercher des réponses, alors que cette religion ne peut s’adresser qu’à des êtres humains accomplis, ce que nous ne sommes plus au nom de cette même religion hélas. Retrouvons d’abord notre humanité pour cela la jugeote et la nature humaine suffisent amplement. Regardez les autres nations, elles peuvent certes s’aliéner mais rien n’est du domaine du dogme et de l’insurmontable. Tout peut être débattu. La religion est fonction, non l’existence elle même. Personne n’a le droit de déléguer à autrui son libre arbitre, c’est comme si l’homme n’existe en réalité que depuis 14 siècles, que cette même humanité ne concerne que cette partie du monde, quelle prétention, et quelle cécité.




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    Abou Stroff
    5 juin 2017 - 13 h 53 min

    le monde ne serait il pas
    le monde ne serait il pas meilleur si on trouvait un moyen efficace de confiner la religion et toutes les bondieuseries dans la sphère privée? ainsi, personne ne pourrait utiliser la religion pour « enfumer », anesthésier et asservir la populace dont les connexions neuronales sont quasi-absentes!




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      mouatène
      5 juin 2017 - 18 h 36 min

      lisez le Saint Coran au moins
      lisez le Saint Coran au moins une fois et vous allez certainement changer de vocabulaire. ceux qui font les lois mais ne se les appliquent pas à eux sont comparés par le Tout Puissant dans le Coran, à des anes qui transportent des sacs pleins de livres. c’est clair comme l’eau de roche. il suffit d’un coup de tete et c’est la dérive. vouloir se faire remarquer de cette manière, ce n’est vraiment pas beau. bonne journée l’intellect.




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        Abou Stroff
        6 juin 2017 - 10 h 41 min

        désolé, mister mouatène mais,
        désolé, mister mouatène mais, j’aimerai tellement ne pas me faire remarquer. malheureusement, la bêtise m’entoure et je ne puis esquiver mon devoir de la dénoncer. pour ta gouverne, j’ai lu le coran et dans le coran, comme dans tous les textes religieux, on trouve souvent, pour ne pas dire toujours la chose et son contraire. je m’autorise à te demander de bien lire les passages qui suivent:
        1- sourate 8 v17 : « Vous ne les avez pas tué (vos ennemis). C’est Allah qui les a tués. Lorsque tu portes un coup, ce n’est pas toi qui le porte mais Allah qui éprouve ainsi les croyants par une belle épreuve ».
        2- sourate 5 verset 33 : « la récompense de ceux qui font la guerre à Allah (…) c’est qu’ils soient tués ou crucifiés, ou que soient coupés leurs mains ou leurs pieds (…) »
        3- sourate 9 verset 28 : « les infidèles ne sont que souillure ».
        4- sourate 4 verset 89 : « (ceux qui quittent l’Islam) saisissez-les alors, et tuez-les où que vous vous trouviez. »
        5- (Coran : 9.124. ) O Croyants! Combattez les infidèles qui vous avoisinent, qu’ils vous trouvent toujours sévères à leur égard. Sachez que Dieu est avec ceux qui le craignent.
        (Coran :9.123 ) ô vous qui croyez ! Combattez ceux des mécréants qui sont près de vous; et qu’ils trouvent de la dureté en vous. Et sachez qu’Allah est avec les pieux.
        (Coran :47.4 ) Quand vous rencontrerez les infidèles, tuez-les jusqu’à en faire un grand carnage et serrez les entraves des captifs que vous aurez faits.
        moralité de l’histoire: quand on porte des oeillères idéologiques, on ne lit pas ce qui contrarie le dogme.




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          ZORO
          9 juin 2017 - 11 h 12 min

          Ecoute aboustoff le jour ou
          Ecoute aboustoff le jour ou tu comprendras comment ce buveur de vin mro o el kaiss qui fut abandonne par son pere tout le long de sa vie decida de le venger quand il a appris sa mort tu sauras peut etre qu il n ya pas de contradiction dans cette facon de penser et d agir chez les arabes.chaque chose a sa place fait donc un effort essaye de comprendre les anciens arabes tu comprendras peut etre le coran Signe ZORO……Z……




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          ZORO
          9 juin 2017 - 13 h 22 min

          Le verset le plus important
          Le verset le plus important celui de l epilogue tu ne le citeras jamais oar felonie ::و ان تعفوا فهو خير لكم SI VOUS PARDONNEZ CA SERAIT MIEUX POUR VOUS «  » Enleves tes oeilleres rouges tu verras plus blanc !!!SIGNE ZORO ….Z….




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    Mello
    5 juin 2017 - 11 h 18 min

    Un article d’une rare
    Un article d’une rare violence, car porteur d’une realite amere. Vous avez place un mirroir geant , devant ce peuple, pour nous reflechir ce que nous sommes. Nous sommes faibles, irrationnels, irresponsables et contamines par l’ignorance, le mensonge et la vanite. Chaque matin, lorsque je rencontre ces enseignants, ces universitaires, ces magistrats, ces medecins, ces responsables de l’administration , des banques, des impots, de la police, ils ne sont ni islamistes, ni berberistes, ni panarabistes, car ils sont inodores, incolores et insipides. Cette tranche ,d’un peuple absent , est avide du gain facile. Chaque matin ,que je rencontre tout ce beau monde sur mon chemin, je me dis que les americains et sa CIA, les barons de la haute finance, les detenteurs de l’industrie militaire qui veulent demembrer notre pays et le coloniser, n’ont pas tort de penser ainsi. Si Chikh Mohand etait encore vivant il aurait crier  » Mecreants venez gouverner ce peuple d’ignorants « . Ne dit on pas que la nature a horreur du vide ?. Est ce la faute a nous tous ? Surement pas, lorsque depuis plus de cinquante ans, ceux qui nous gouvernent font la guerre a l’intelligence, au savoir et a la verite, aujourd’hui nous ne savons pas ce qu’est etre Algerien. Tout le monde sait comment etre islamiste, berberiste, ou panarabiste, mais personne ne sait comment etre ALGERIEN.




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      Aldjazairi
      5 juin 2017 - 17 h 44 min

      Respect pour votre Lucidité
      Respect pour votre Lucidité et franchise toute ….Humaine




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        Mello
        6 juin 2017 - 11 h 01 min

        Malheureusement, on a perdu
        Malheureusement, on a perdu cette lucidite et cette franchise qui avaient fait la reussite du congres de la soummam, ainsi que la reussite de ces hommes de novembre. L’Algerien n’etait ni islamiste, ni berberiste, ni panarabiste, il etait lui meme : ALGERIEN.




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          Mindjibalina
          6 juin 2017 - 12 h 24 min

          Salut l’ami, tu sais très
          Salut l’ami, tu sais très bien que c’est Faux. Ce que tu appelles Berbèristes ne se sont jamais appelés eux mêmes en tant que tels. Ils croyaient en une Algérie algérienne, plurielle, berberphone et dardjophone, et beaucoup de documents l’attestent.
          Les panarabistes voulaient juste imposer un diktat arabiste au service de l’Égypte et par ricochet de la France. l’histoire prouvera qu’ils ont coopéré avec la France contre leurs frères de l’intérieur. Suivez mon regard. Les algerianistes se sont tus et ont laissé faire les panarabistes pour ne pas être là cause de la dispersion des rangs et hypothéquer l’indépendance. On voit le résultat aujourd’hui avec cette demi-indépendance. Les algerianistes étaient pacifiques, nationalistes, ils étaient pour l’Union nord-africaine avec une ouverture sur le Monde.
          Désolé Mello, on a pas fait la guerre sans arrière pensée idéologique, chacun avait la sienne. On s’est tu par ce qu’il s’agissait de faire sortir la France, et on s’est fait avoir par ces mêmes panarabistes, ose dire le contraire. Les recettes aseptisées n’existent nulle part.




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          Mello
          7 juin 2017 - 12 h 52 min

          Comme notre memorisation
          Comme notre memorisation commence a se degrader, par la faute de toute cette melasse qui nous prend , poings et pieds lies, mon post de 13 h31 reste ma reponse. Mais je suis persuade que tu as du le remarquer, saha ftourkoum.




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