Du séparatisme

Kurdistan
Le 31 août 2015. BHL au Kurdistan. Le drapeau peshmerga flotte sur le mont Zartik, au nord-ouest de Mossoul. D. R.

Par R. Mahmoudi – Le référendum d’indépendance du Kurdistan irakien a été, partout en Occident, accueilli avec enthousiasme et très rarement avec réserve, comme c’est le cas de Washington, qui, pour des raisons tactiques, a promis de ne pas en reconnaître les résultats. Tous les médias ont souligné «le long chemin parcouru» par les Kurdes à travers les siècles pour pouvoir enfin s’émanciper, en rappelant le droit des peuples à leur autodétermination.

C’est ce paradigme universel qui a été brandi par Bernard-Henri Lévy pour aller saluer la victoire de ses amis peshmergas à Erbil et lever le toast pour ce premier grand pas vers le morcellement tant rêvé du monde arabe. Mais, alors, pour ce qui est des répercussions inéluctables de cette douloureuse déchirure sur l’avenir de la région ou de ses populations, c’est vraiment leur dernier souci. Tant que cela se déroule loin de leurs frontières.

Ces faiseurs d’opinion ne trouveraient pas d’inconvénient à soutenir des minorités opprimées par des régimes dictatoriaux, même quand celles-ci sont musulmanes, comme c’est le cas par exemple des Rohingyas en Birmanie, voisine de la Chine. Mais, dès qu’il s’agit d’une minorité ou d’une communauté européenne – le cas des Catalans qui réclament leur indépendance –, l’universalisme devient une coquetterie philosophique et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, une notion mortelle.

En empêchant de facto l’organisation d’un référendum d’autodétermination en Catalogne, Madrid était assuré de l’appui indéfectible de tous les pays de l’Union européenne. D’abord, parce que l’idée même de séparation est antinomique au projet d’union et met à nu le caractère artificiel de la construction européenne voulue et imposée par les élites dirigeantes. Les Européanistes savent aussi que l’exemple catalan peut faire tache d’huile et réveiller des aspirations insoupçonnées. C’est pourquoi, on ne verra jamais un Bernard-Henri Lévy venir fêter l’indépendance de la Catalogne.

R. M.

Comment (7)

    Abou Mrang
    30 septembre 2017 - 17 h 15 min

    Le morcellement du Monde Arabe ? hahaha ! haha ! ha !
    C’est Béachel qui a créé tous les états arabes pour « morceler » le Monde Arabe qui n’est pas qu’une pure abstraction et qui comme tout le monde sait n’est pas constitué de tribus et de familles érigées en Etats Nations mais de véritables républiques depuis la nuit des temps. A l’exemple de Bahrein qui fait près de 700 km² de surface totale soit apipri un quart de la superficie de la wilaya de Tizi-ouzou, de Bouira, ou de Bedjaïa ces wilayate qui vivent encore à l’état sauvage, puisque leurs habitants qu’on appelle encore « les tribus » (qabaïl en arabe), n’ont pas encore obtenu leur indépendance tellement ils ont de la chance d’être entourés de très gentils arabes comme les Kurdes.




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      ZORO
      1 octobre 2017 - 11 h 40 min

      D apres tes calculs on peut avoir 10 etats en kabylie ???
      Why not ????




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    M'hend Oukavach
    30 septembre 2017 - 13 h 28 min

    Pourquoi ce salaud ne ferait pas la même chose pour les Palestiniens ? En demandant leurs droits à l’Indépendance…..




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    friend op peace
    30 septembre 2017 - 8 h 42 min

    On ne peut melanger les situations quand il s’agit des peuples. Est ce legitime de faire un Etat Arabe sur la terre Kurde?????
    Si c’est oui que la loi du plus fort et du fait accompli, alors pourquoi pas la meme chose au moyen orient?




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    Moskosdz
    30 septembre 2017 - 8 h 29 min

    Le sionisme a toujours glorifié les nazis islamistes,leur faisant croire par sa puissante propagande que l’Occident,l’Amérique et Israël ont peur de l’islam s’il venait à être appliqué à 100% dans les pays Arabes,alors que le but n’est autre que de les chauffer à blanc pour qu’ils détruisent leurs propres pays,les empêcher à se développer afin que la sécurité d’Israël soit assurée éternellement.




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      frank
      30 septembre 2017 - 11 h 18 min

      Heureusement que nous ne sommes pas un pays arabe, sinon les 200 000 morts se multiplieraient par puissance N




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    Anonyme
    30 septembre 2017 - 4 h 10 min

    Relax max, on a la trouille ou quoi. TROUVEZ des solutions pour la faillite du pays au lieu de vous acharner sur votre destin!




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