Pourquoi Benghebrit a refusé de recevoir l’Union des associations des parents d’élèves
Invitées mercredi au ministère de l’Education nationale pour des consultations autour de la grève des enseignants, les bureaux de Béjaïa de la Fédération des associations des parents d’élèves (FAPE) et de l’Union des associations des parents d’élèves (UAPE) n’ont pas bénéficié du même traitement par la ministre, Nouria Benghebrit.
Selon nos informations, la ministre a choisi d’accueillir personnellement les représentants de la première organisation et a redirigé les autres vers un directeur de son département, chose qui n’a pas plu à ces derniers. Par son geste, la ministre a, semble-t-il, voulu adresser un message aux dirigeants de l’UAPE auxquels elle leur reprocherait leur «neutralité» dans le bras de fer actuel opposant le ministère au Cnapeste.
En effet, cette organisation s’est distinguée depuis le début de la grève par des positions renvoyant souvent dos à dos les deux parties. Son appel pour un rassemblement, dimanche prochain, à Béjaïa pour exiger l’«ouverture d’un dialogue» est perçu par la tutelle comme un alignement sur la position du Cnapeste. Contrairement à l’organisation rivale, la FAPE a, elle, fait son choix dès le départ, en pourfendant à chaque occasion le recours à la grève illimitée, et en qualifiant le Cnapeste de «secte» et de syndicats de «hors-la-loi».
Dans une déclaration diffusée le 15 février dernier, le bureau de Béjaïa sont allés encore plus loin, en demandant aux instances concernées par l’élaboration de la loi sur le travail d’instaurer des «garde-fous» afin de prémunir les enfants des agissements «irresponsables» des organisations syndicales. Il a appelé les parents d’élèves à rester «mobilisés» autour de la ministre Nouria Benghebrit pour «défendre une école de qualité, performante et ouverte sur le monde». L’invitation de ce mercredi ressemble fort à un renvoi d’ascenseur.
Rabah A.
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