Des sit-in des médecins résidents empêchés à Alger et à Oran

médecins sit-in
Le sit-in des médecins résidents empêché. New Press

Par Hani Abdi – De nombreux blessés ont été enregistrés parmi les participants au sit-in des médecins résidents au Centre hospitalo-universitaire d’Oran. Des dizaines de policiers ont investi les lieux dès la première heure du matin, filtrant l’accès au CHU. Les médecins résidents ont été cantonnés à l’intérieur, empêchés de sortir même pour acheter à manger.

En grève illimitée depuis novembre dernier, les médecins résidents multiplient les rassemblements et les sit-in de protestation pour maintenir la pression sur les pouvoirs publics. Le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) a dénoncé cette énième répression et appelle les résidents à maintenir la mobilisation afin de faire aboutir leurs revendications. Le Camra rappelle dans ce sillage avoir pris «l’amère décision» de geler la participation aux activités de garde, «non par gaieté de cœur mais pour tirer une énième sonnette d’alarme sur une situation qui ne cesse de s’enliser».

Le Camra a également dénoncé «avec fermeté  les intimidations, les manœuvres administratives et les menaces orchestrées par les directeurs des structures hospitalières à notre encontre, dans un contexte de tensions permanentes entretenues par un échec cuisant des négociations avec une telle feignant l’ouverture de l’esprit et la sagesse». Le Camra prévient contre «le statu quo qui menace d’implosion un système de santé déjà moribond, paralysé par une léthargie d’une tutelle qui tente par tous les moyens de discréditer le mouvement de grève et tromper l’opinion publique par des déclarations infâmes nous faisant porter la responsabilité de l’enlisement de cette crise sans précédent, euthanasié par la nouvelle loi de santé sous le regard complice d’une corporation médicale calfeutrée dans un silence coupable, révélateur d’ambitions funestes».

Le Collectif des médecins résidents exprime sa détermination à poursuivre son action revendicative jusqu’au bout.

H. A.

Comment (15)

    El Che
    14 mai 2018 - 7 h 16 min

    ce que je ne conçois pas c’est que ces gens non content de leur grève qui paralyse les hôpitaux et pénalise le citoyen, veulent aller plus loin en tenant des sit-in et en organisant des marches pour créer encore plus de nuisance, gêner le citoyen dans sa vie quotidienne et provoquer des frictions avec les forces de l’ordre. c’est pas tres net tout ca




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    Hocine
    14 mai 2018 - 1 h 28 min

    Le problème de ce mouvement est que paraît-il, la majorité des meneurs sont connus pour être des sympathisants MAK suivis par une colonie d’arthropodes sans conscience eu égard à la pauvreté de leur arsenal neuroleptique caractéristique justement du monde des arthopodes.




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      Zaatar
      14 mai 2018 - 5 h 41 min

      « est que parait il » vous dites? vous n’êtes pas certain de vos propos? Vous n’êtes pas sur que les meneurs soient connus être des sympathisants du MAK? Une colonie d’arthropodes sans conscience pour les autres? sans arsenal neuroleptique? il est démontré pourtant que Sapiens en son temps était doté d’une intelligence hors paire. Que Néandertal notre vénéré cousin était pareil. Et cela date depuis quelques temps maintenant, quelques millions d’années. Il est alors inconcevable qu’on retrouve quelqu’un en notre temps venir écrire une aussi grosse idiotie… un cas vraiment qui voudrait faire pencher beaucoup de spécialistes neurologues et psychiatres justement.




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    Kader
    14 mai 2018 - 1 h 12 min

    @Oulechaab. Moi j’ai une seule question à vous poser du moment je vous vous portez l’avocat des privilégiés du système à savoir ces gâteux médecins résidents.
    Pourquoi tout algérien lambda même touchant le Smig préfère économiser son maigre salaire pour aller se soigner en Tunisie ?
    C’est parce qu’il n’a pas confiance en un soit disant médecin résident qui refuse d’assurer le service minimum des urgences en étant en grève.




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      Zaatar
      14 mai 2018 - 5 h 47 min

      Tu poses une bonne question l’ami Kader. La réponse pourtant est évidente et je m’explique. L’algérien qui touche le smig et qui préfère se faire soigner en Tunisie en ayant économisé son maigre salaire, il le fait non pas à cause que le médecin Algérien soit mauvais mais parce que les infrastructures médicales chez nous ne sont pas à la hauteur à cause des responsables de ce secteur de la santé. Pour preuve, regardez juste en face de chez nous de l’autre côté de la méditerranée et vous verrez une pléiade de nos spécialistes dont les compétences sont plus que reconnues dans ce pays. On en déduit qu’on ne peut remettre en cause la qualité de nos médecins. Donc si l’Algérien va se faire soigner ailleurs, comme notre président, c’est juste parce que ce que nous disposons dans nos hôpitaux laissent à désirer et que la gestion du secteur de la santé est tout simplement catastrophique. Et c’est justement ce que dénonce entre autres ces médecins résidents en grève depuis 6 mois maintenant. j’espère avoir répondu à votre question l’ami.




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    BabElOuedAchouhadas
    14 mai 2018 - 0 h 58 min

    Please ne nous parlez plus de ces charlatans et thank you so much for your precious contribution.




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    Anonyme
    14 mai 2018 - 0 h 09 min

    C résidents ont mille fois raison :comment exiger d’eux et service civil au sud + service national?!! C scandaleux! 2eme: si vous voulez les envoyer au sud construisez leur des maisons individuelles comme celles d’hydra et ils iront avec plaisir. 3eme: est-ce que les facultés de ouargla,adrar,tam,bechar forment des médecins?? Si elles en forment ,où sont ils affectes?? La solution mille fois répétée c de devrlopper,occuper un peu ce sud pour qu’on ne parle plus de 2 algeries,algerie du sud Algérie du nord. Nous avions montré la voie sous BOUM le stratège: déménager sonatrach d’hydra et l’envoyer à illizi,sonelgaz a adrar…saidal à medea..




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    Karim
    13 mai 2018 - 19 h 37 min

    Dans ce conflit qui oppose la tutelle aux médecins , vaut mieux dire du bien, sinon se taire, car nous sommes tous perdants.




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    Mohamedz
    13 mai 2018 - 16 h 42 min

    Oh mon Dieu, faites à ce que je ne tomberai jamais malade jusqu’à ma mort afin de ne pas me retrouver entre les mains de ces charlatans qu’on appelle pompeusement médecins résidents qui ne savent pas ce que veut dire déontologie et éthique professionnelles.




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      Zaatar
      14 mai 2018 - 5 h 49 min

      On voit bien que vous n’avez rien à voir avec la médecine ni la santé en générale. sinon vous ne tiendrait pas de tels propos.




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    Sid'Ahmed
    13 mai 2018 - 16 h 26 min

    Bien fait à ces voyous qui se sont trouvés par piston à exercer un si noble métier avec l’argent du contribuable algérien notamment ceux du Sud.




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      Ouelechaab
      13 mai 2018 - 19 h 52 min

      Tout d’abord, traiter des Docteurs en médecine comme cela est fait par cet internaute « Sid Ahmed » est indigne tout simplement et révèle le niveau et l’éthique de celui qui s’exprime publiquement comme cela.
      L’Algérie doit être le seul pays au monde où un médecin diplômé exerce dans les hôpitaux, est responsable pénalement de ses actes médicaux, sans jamais avoir un statut professionnel qui définit ses droits et ses devoirs. La question intéressante à poser est pourquoi les pouvoirs publics n’ont jamais accepté de promulguer un statut pour ces médecins résidants ?
      La deuxième question réside dans le respect de la lettre de la Constitution. Celle ci accorde les mêmes droits et les mêmes devoirs aux citoyens. Comment se fait-il alors que les pouvoirs publics acceptent suite à une décision présidentielle de considérer les jeunes Algériens ayant 30 ans et plus exemptés du service national, sauf les médecins résidants ? Ce sont les pouvoirs publics eux-mêmes qui ne respectent pas leurs propres textes légaux.
      La troisième question est celle d’offrir les conditions matérielles nécessaires à l’exercice de leur métier par ces médecins. Les affecter dans des hôpitaux sans plateaux techniques, n’est ce pas contre-productif ? N’est-ce pas du gaspillage de ressources humaines ?
      La quatrième question concerne le niveau des salaires et primes versés aux résidants. C’est simplement une honte pour les pouvoirs publics qu’un médecin résidant en fonction n’arrive même pas à vivre décemment de son salaire et primes. Dans le même temps, les médecins coopérants techniques de la mission Cubaine par exemple, non seulement sont complètement pris en charge de manière plus que convenable là où ils sont affectés, mais en plus bénéficient de salaires en Euros à des niveaux mirobolants.
      Pourquoi le Ministère de la Santé ne rend pas publiques les conditions et salaires offerts à ces médecins de Cuba pour que l’opinion publique soit informée ?
      Enfin la dernière question concerne le logement. Comment le Ministère de la Santé ose-t-il affecter partout dans les Hauts-Plateaux et au Sahara des médecins hommes et femmes sans mettre à leur disposition à leur arrivée des logements décents ? Où passent les quotas de logements affectés au pouvoir discrétionnaire du Wali dans chaque Wilaya ?
      Avant cette grève historique des milliers de médecins résidants déjà, plusieurs milliers de médecins et d’universitaires avant eux ont quitter et quittent de plus en plus ce pauvre pays géré par l’autoritarisme et la centralisation excessive et obtus de la décision. Après ces six mois de grève, beaucoup d’autres la rage au ventre, ne vivront que pour mieux réussir eux et les leurs un départ sans retour d’un pays si dominé par ceux qui ne veulent que s’écouter eux-mêmes, considérant l’Algérie leur bien personnel.

      Ouelechaab




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        Zaatar
        14 mai 2018 - 6 h 57 min

        Merci pour ton intervention oulechaab… comme tu dis très prochainement avec le départ de tous les résidents, le secteur de la santé, et les malades avec, vivra l’ère Mad Max…




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    Anonyme
    13 mai 2018 - 14 h 23 min

    … » Le Collectif des médecins résidents exprime sa détermination à poursuivre son action revendicative jusqu’au bout  » trés bien , bonne continuation ! qu’on n’en parle plus de ces charlatans ! penser plutôt comment les remplacer et dans les plus brefs délais afin d’assurer au moins les gardes et les urgences..les malades n’en peuvent plus de souffrir ! Au point où on est cette situation de pourrissement , on peut légitimement se poser la question suivante : Pour qui , pour quels interêts roule la Camorra ??????




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      Zaatar
      14 mai 2018 - 5 h 55 min

      On voit bien que c’est un naïf qui parle. Remplacer 15 000 médecins par un coup de baguette magique. Vous pensez que c’est aussi facile que cela. Si ça avait été le cas cela aurait fait longtemps depuis que nos responsables l’auraient fait. Seulement, nos responsables pèsent bien le problème et savent au fond d’eux même que les médecins résidents ont raison… c’est ce qui fait traîner les choses et par ricochet compliquent la situation des malades… c’est voulu et ces politicards comme tout le monde le sait se moquent des problèmes du peuple… et vous faites semblant de ne pas le savoir, c’est pathétique.




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