Selon le Snapo : aucune rupture de stocks en bandelettes d’autosurveillance glycémique

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Messaoud Belambri, président du Snapo. D. R.

Le président du Syndicat national algérien des pharmaciens d’officines (Snapo), Messaoud Belambri, a démenti mercredi les informations faisant état d’une rupture de stocks en bandelettes d’autosurveillance glycémique en Algérie.

Dans une déclaration à l’APS, M. Belambri a annoncé le lancement des activités de trois opérateurs privés dans la production d’appareils et de bandelettes d’autosurveillance glycémique en Algérie, dans le cadre du partenariat avec le Japon et les Etats-Unis, à savoir Biomil installé à Alger et Sétif et Diagnostic Check à Constantine.

De son côté, le président de la Fédération algérienne des associations des diabétiques, Noureddine Boucetta, a appelé les pouvoirs publics à «intervenir rapidement pour répondre aux besoins des malades en appareils et bandelettes d’autosurveillance glycémique, notamment durant le mois sacré».

25% des diabétiques de type 1 «ont fortement besoin de ces bandelettes, outre une grande partie des malades de type 2», a précisé M. Boucetta dans ce sens, mettant l’accent sur l’importance d’approvisionner le marché local en ces produits pour éviter les ruptures.

Pour sa part, le directeur général de la pharmacie au ministère de la Santé, Hamou Hafed, a annoncé auparavant le lancement des activités de trois opérateurs privés dans la production d’appareils et de bandelettes d’autosurveillance glycémique au niveau local et de leur commercialisation fin mars dernier.

«En réponse aux demandes des investisseurs dans le domaine pharmaceutique concernant la production d’appareils et de bandelettes destinés aux diabétiques, le ministère leur assure un accompagnement dans la réalisation de ces projets», a souligné le responsable, exprimant son souhait de parvenir à répondre à la demande nationale en ce produit, en assurant entre 11 et 12 millions de boîtes à bandelettes pour que l’Etat renonce à l’avenir à l’importation.

Le taux d’atteinte du diabète en Algérie est estimé entre 10 et 12%, un chiffre appelé à augmenter selon les spécialistes vu le changement du mode alimentaire de la société durant les dernières années, accompagné d’un manque de pratique des activités sportives et de l’obésité.

R. N.

Commentaires

    Zaatar
    17 mai 2018 - 7 h 43 min

    Une question se pose à propos de ces bandelettes et de leur remboursement par la caisse d’assurance. Un diabétique se doit de surveiller sa glycémie au moins une fois par jour. Pourquoi alors n’est remboursée qu’une boite de 50 bandelettes tous les trimestres? c’est à dire que le diabétique doit payer une deuxième boite de sa poche pour combler les 40 jours restants du trimestre? Et dire que pour ce même diabétique, on lui prélève l’équivalent d’une fois et demi son salaire par an pour ne lui rembourser qu’un quinzième de son même salaire. Il est donc préférable de ne pas cotiser à cette caisse d’assurance et que chacun se constitue sa propre assurance.

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