Contribution du Dr Arab Kennouche – Crise au sommet de l’Etat algérien

Bouteflika valse
Abdelaziz Bouteflika. D. R.

Par Dr Arab Kennouche – Alors que l’ensemble de l’élite politique algérienne, à quelques exceptions près, réclame un énième mandat au Président sortant, synonyme de présidence à vie, le peuple assiste bouche bée à une valse des généraux sur fond d’affaires de corruption, comme s’il s’agissait d’un grand nettoyage avant la symphonie finale de la réélection d’Abdelaziz Bouteflika. Pourtant, en jetant un regard scrutateur sur l’ensemble des derniers événements politiques, on se rend compte que nous sommes définitivement entrés dans l’ère de la mort démocratique en Algérie. Et plusieurs signes cliniques indiquent déjà que nous sommes en plein cinquième mandat, avec toutes ses vicissitudes et ses risques de déflagration généralisée.

Il est évident que le bon sens voudrait que le Président ne se représente pas pour la simple et bonne raison que le chef de l’Etat est dans l’incapacité de diriger le pays. Tous ceux qui prétendent le contraire, ou qui feignent d’ignorer ce problème évident en se réfugiant derrière la loi constitutionnelle, par intérêt partisan, auront à répondre un jour de leur négligence ou de leur calcul égoïste. Il faut se rappeler, en effet, que l’Algérie n’a pas toujours su négocier de dangereux virages politiques depuis son indépendance. Il est même dans la culture politique du pays de prendre les choses à la légère, soit en jouant avec le feu, soit en faisant preuve d’une grande impéritie dans les décisions finales.

La leçon du passé

Ce fut le cas dans les années 90, où le pouvoir politique de l’époque, essentiellement la présidence de Chadli Bendjedid et le gouvernement de Mouloud Hamrouche, ont commis l’erreur fatale de légaliser le FIS de Belhadj et Madani, faisant de l’Algérie, en quelques mois, une proie idéale pour ses ennemis à l’affût. On accusa à tort l’ANP d’être mêlée à ce jeu et, finalement, nos apprentis-sorciers durent se résoudre à appeler l’armée républicaine voyant dans la précipitation qu’ils ne pouvaient plus éteindre le feu qu’ils avaient allumé malencontreusement. Il y a entre ce fameux épisode de l’histoire politique algérienne et la reconduction d’Abdelaziz Bouteflika pour un 5e mandat comme une fâcheuse coïncidence ; celle de la décision hasardeuse et de l’erreur fatale à ne pas commettre.

En effet, alors qu’on invoque fallacieusement le rôle interventionniste de l’Armée nationale populaire dans les affaires politiques de l’Etat, il faut se rappeler comme une constante nationale de l’histoire du pays, que ses interventions étaient l’ultime recours contre les dérives antinationalistes de l’Etat civil en cours, comme celui de Ben Bella en 1963, qui livrait des pans de souveraineté à l’Egypte, ou celui de Bendjedid en 1991, qui ne se rendit compte que bien tardivement des ramifications du FIS avec l’Arabie Saoudite et, partant, avec l’ensemble des puissances occidentales. Amateurisme, négligence, manque de profondeur d’analyse, l’Algérie ne s’en sortira qu’au prix d’une reprise en mains par le HCE (Haut comité de l’Etat) des affaires politiques du pays. L’armée avait donc redonné sa chance aux civils qui, déjà, avaient mis le feu au pays en se contentant de faux calculs politiciens, pleins d’assurance mais sans vision sécuritaire.

On a, ainsi, toujours fait le procès de l’ANP et c’est encore sur cette veine que le chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd-Salah, tenta récemment à son corps défendant d’éliminer tout soupçon d’ingérence anticonstitutionnelle, alors que rien ne prouve dans l’histoire récente de l’ANP que de telles velléités de prise de pouvoir aient été envisagées dans les pires moments d’instabilité du pays.

Le chef du MSP, Abderrazak Mokri, s’y est même trompé en voulant réitérer le modèle turc, d’une armée en porte-à-faux avec la société civile et pas toujours rangée derrière son président de la République. Mais Mokri n’a manifestement pas compris les leçons du passé, voulant couler l’ANP dans un moule qui n’a jamais été le sien. L’Algérie n’aime pas les Golpes d’Estado : ce qui a pu se produire ailleurs en Amérique latine n’a pas été de règle chez nous.

Un cinquième mandat, une erreur fatale ?

N’étant pas de nature interventionniste, l’ANP se doit néanmoins de ne pas répéter les erreurs du passé en laissant des civils faire n’importe quoi. Et c’est ce rôle qui lui sied le mieux, celui de mettre hors d’état de nuire un ensemble de civils qui, actuellement, pullulent au sein d’institutions régaliennes de l’Etat et qui, comme dans les années 90, ne savent pas vraiment ce qu’ils font dans la conduite des affaires du pays. Car, justement, c’est par souci de constitutionnalisme béat qu’à l’époque de Chadli, l’ANP, pourtant bien informée des dangers du FIS, avait laissé faire le pouvoir civil en tergiversant jusqu’à ce qu’il fût trop tard pour éviter la violence politique généralisée.

En effet, autre constante des rapports civil et militaire dans l’Algérie politique contemporaine, c’est bien cette attitude attentiste de l’ANP qui fait que l’action politique en Algérie se déploie toujours dans la réaction et presque jamais dans l’anticipation. C’est la critique que l’on pourrait retourner aux déclarations officielles du chef d’état-major de l’ANP qui, encore soucieux de la légalité institutionnelle, préfère justement ne pas voir les aberrations politiques actuelles comme celle d’un 5e mandat. Etrange coïncidence donc, à quelques décennies d’intervalle, entre des pouvoirs civils en situation de faillite et une armée légaliste jusqu’au bout, qui essaye avant tout de ne pas entacher sa réputation.

Quoi qu’il en soit, il faudra bien négocier ce virage en évitant de piéger l’Algérie et le président Abdelaziz Bouteflika lui-même dans un mandat sans fin. On ne voit pas, en effet, comment une telle configuration où corruption et déliquescence sociale prédominent, pourrait se perpétuer sans risque de déstabilisation. A l’époque du FIS, les bonnes consciences politiques étaient certaines qu’elles pouvaient contrôler cette mouvance violente en en faisant une marionnette. Ils durent revoir leur calcul et, finalement, s’en remettre à l’armée. Il se peut que la situation sociale et politique actuelle échappe au président de la République, malgré son bon vouloir et du fait, surtout, de cette multiplicité de centres de décision dits civils, mais notoirement incompétents, qui caractérisent l’Algérie du 4e mandat.

Il importe plus que jamais, donc, d’anticiper un dérapage non contrôlé de la situation actuelle, d’autant plus que le salafisme en Algérie s’est réinstallé sous de nouvelles appellations et de nouveaux modes d’action à la tunisienne, voulant également ne pas répéter ses propres erreurs de violence aveugle contre le peuple tout entier. Une fois de plus, le volet social, comme celui de la réactivité de l’ANP, sera crucial dans l’équation finale, sauf si celui-ci échappe totalement des mains du pouvoir et passe dans celui des islamistes.

A. K.

Comment (61)

    Anonyme
    6 septembre 2018 - 16 h 10 min

    La lutte au sommet de l’état de clans et de groupes affairistes archimilliardaires du capitalisme marchand et commercial sauvage du Moyen Age et du début de la Révolution Industrielle à la fin du 18e Siècle!! faire main basse sur les richesses du pays et la distribution injuste, inégale et sauvage de la rente pétrolière aux plus « forts », aux plus corrompus, aux plus impopulaires et aux moins crédibles!!!

    ilias
    31 août 2018 - 14 h 03 min

    Contrairement à ce que pense le rédacteur de l’article, le pays se dirige droit vers le non-renouvellement du mandat de Bouteflika.Ces changements au niveau de la hiérarchie militaire des officiers supérieurs et généraux; c’est pour faire face au forcing des ces derniers temps pour faire du 5ème mandat un fait accompli.Et ce forcing a été préparé, planifié et exécuté temporellement à la venue du nouveau SG du parti du FLN. Les changements opérés dans cette hiérarchie militaire dans les années 2013-2017 préparaient côté commandement militaire, l’avènement de ce 5ème mandat.Sauf que plusieurs officiers subalternes suivis par des officiers supérieurs et généraux n’entendaient pas du tout ce son de cloche et le montraient avec discipline.Il faut interpréter les discours et les interventions du Chef d’EMG de l’ANP, par une lecture de second degré : L’unité; l’unité, l »unité de l’ANP; non pas seulement pour éradiquer le terrorisme qui juche à présent en force dans nos frontières ou contre les éventuelles attaques de pays ennemis; mais principalement et surtout; en ces moments politiques troubles, de travailler en profondeur et en permanence à l’harmonie décisionnelle du commandement; harmonie devant être porté par un moral de fer des troupes, des sous-officiers et des officiers subalternes.

    MELLO
    29 août 2018 - 9 h 38 min

    Crise au sommet de l’Etat ? Encore faudrait il qu’il y est cet Etat, auquel cas une crise ne pourra jamais le toucher. Tant que la rente pétrolière subsiste, il n’y aura jamais de crise , ajouter a cette manne des personnalités qui s’y approchent pour accrocher ou saisir une part du « gâteau ». Ces personnalités , universitaires ou simples citoyens semblent se fondre dans un système qui arrange tout le monde. Je vise par tout le monde , les citoyens en general, les partis politiques, les berberistes, les islamistes, les communistes, les …. tout le peuple qui se plait dans cette situation , a chacun sa tranche.
    Même Ceux qui se plaisent dans l’opposition ne sont pas épargnés par cette situation languissante pour se limiter a de simples propositions bien pensées mais irrealisables sur le terrain. La démission de plus de 80 % des citoyens ne laisse augurer aucun changement a l’avenir. Le pays semble s’y plaire dans cette platitude ambiance .
    Un jour, les souris qui ont investi une maison ont été étonnées de constater que le propriétaire a placé un chat pour les chasser. Les souris se réunissent pour trouver un moyen de détecter le lieu de présence du matou. L’une d’elle avait proposé d’attacher une clochette autour du cou , lorsque l’animal s’endort, toutes les autres souris acclament cette idée. Mais, Une autre intervient : laquelle parmis nous ira attacher cette clochette ? That is the question.

    Abou Loune
    27 août 2018 - 7 h 41 min

    Merci de rappeler les points que vous avez cités Monsieur Chentouf. Mais je pense bien qu’au fond de vous-même vous savez que ça ne sert à rien. Moi la question qui me turlupine tout le temps c’est comment se fait-il encore qu’il y ait des gens qui « proposent » des solutions à des conséquences d’un problème? Car comme ça ne devrait pas vous échapper, vous savez pertinemment que le véritable mal du pays ne réside pas en la question que vous présentez comme « comment opérer une transition pacifique », ou ce « Dérapage au profit du salafisme »…etc. Tout cela est sans effet et est totalement nu à l’égard du vrai problème du pays. Notre mal réside en le système lui même qui nous gouverne depuis l’indépendance dont le seul souci est de s’enrichir et d’enrichir les membres de sa famille. Et tant que la rente est là, des décennies passées ont montré que rien ne peut le bouger par sa mise en place d’une économie basée sur la distribution de la rente et sur la prédation. Aussi, et pour lui couper l’herbe sous les pieds comme vous dites, il faudrait qu’il y ait une révolte populaire partout et en tout point dans le pays et au même moment réclamant le départ de ce système. Une autre solution passerait par le prix du baril qui chute à son plus bas niveau absolu (moins de dix dollars) ou bien le tarissement des puits de pétrole. Ce qui engendrerait par conséquence un mécontentement du peuple car le système ne pourra à aucun moment lui satisfaire ce dont il l’a habitué avec la rente. Autrement, si ce n’est pas le cas, le système perdurera et vous aurez beau écrire tous les plans de transition que vous voulez que rien n’y fera. D’abord parce que vous n’arriverez à convaincre personne (façon de parler) car le système opère d’une façon autrement plus efficace dans la communication au vue des moyens dont il dispose, et puis la population lui est acquise depuis longtemps avec l’endoctrinement dont elle a fait l’objet depuis fort longtemps par ce même système. Par ailleurs, l’instauration d’un jeu d’équilibre avec les islamistes à qui il lui tolère une économie informelle renforce encore sa position dans le maintien du pouvoir. Pour finir, je dirais que la solution à notre problème réside en la trouvaille qui puisse éjecter définitivement le système par n’importe quel moyen. Ce n’est que par la suite qu’on pourra réfléchir aux plateformes, aux principes de transition avec l’hypothèse que « l’élite » qui émergera après l’éviction du système seront des hommes intègres et non une réplique du système que l’on a depuis l’indépendance à nos jours. Bien à vous.

      Moulay Chentouf
      27 août 2018 - 18 h 45 min

      Mer « Abbou Loun », si je rappel des « points », comme vous dites, c’est que j’en suis convaincu au fond de moi-même, et non pas comme vous le suggérer « que ça ne sert à rien ». C’est vous plutôt qui n’arrivait pas à comprendre que la fin du système est inévitable, ainsi que celle de tous les partis, toutes tendances confondues, et je l’espère des affairistes véreux et non des investisseurs privés comme Rebreb et d’autres. Avec vos propositions de « révolte populaire » et d’un prix du baril à 10 dollars, vous voulez quoi, l’anarchie la plus totale dans notre pays, l’implosion de l’Algérie, l’intervention étrangère comme cela se passe en Syrie, en Lybie, et hier en Irak !…… ?
      La proposition de transition pacifique que nous faisons, qui n’est pas une « trouvaille » comme vous le dites péjorativement, c’est plutôt pour éviter toutes ces catastrophes à l’Algérie, à notre pays.
      Alors svp, apportez votre contribution à l’édification d’une ALGÉRIE RÉPUBLICAINE, MODERNE, DÉMOCRATIQUE, SOCIALE et LAÏQUE, au lieu de démobiliser les citoyens qui tant bien que mal, se mobilisent comme ils le peuvent.

        Afriman
        27 août 2018 - 20 h 03 min

        Camarade Chentouf,l’Algerie sera libre et democratique,quand…les poules auront des dents !

        Abou Loune
        27 août 2018 - 21 h 28 min

        Ami Chentouf,

        Je pense bien qu’on a le droit d’avoir notre opinion personnelle que l’on estime objective. Le tout c’est d’apporter une argumentation également objective. Mes propos, ou mon opinion tiennent d’abord de l’histoire de l’humanité et des démocraties qui se sont érigées ça et là comme vous devez le savoir. Il faudra alors savoir, comme je le pense pour vous, que ces démocraties sont venues au jour dans la douleur pour la plupart. Le peuple a du en baver avant d’avoir à élire des responsables qui leurs rendent des comptes au cours de leurs mandats et à la fin de ce dernier. Ceci d’une. de deux, notre système qui a le pouvoir depuis l’indépendance, et même avant, a patiemment mis en place tous ses nœuds et ses mailles au courant de ce demi siècle de règne pour y tisser une véritable toile, un réseau ultra performant. Il arrive que des nœuds ne s’entendent pas, ce n’est pas pour autant que la toile est détruite, loin de là, elle renforce ses liens et devient encore plus performante. Rappelez vous juste les assassinats opérés depuis le temps de la guerre de libération déjà à nos jours: Abane ramdane, Amirouche, si el haoues, Khider, Krim, Boudiaf, Kasdi Merbah…pour ne citer que ceux là. De trois, il est évident pour la plupart, et c’est tout à fait naturel, que ce qui anime tout individu est l’intérêt personnel en premier, et vous n’allez pas me dire le contraire. C’est ce qui fait, dans une conjoncture qui se dresse naturellement, que la toile se renforce au fur et à mesure du temps. Et donc, l’objectif de la toile et de s’enrichir et d’enrichir sa famille et vous ne pouvez le nier. Bien sur, il faut un semblant à l’égard du peuple. Dire qu’on travaille pour le pays. Brandir un camouflet intrépide pour masquer ses abus à la foule. de toutes les manières les derniers événements montrent bien que tout événement national travaille pour le compte du régime. Le tout dans un contexte de distribution de la rente (objet de toutes les convoitises bien évidemment et c’est ce qui anime tout individu du système avec les thuriféraires en cascade) et de la prédation (voyez de quoi est composé notre FCE et surtout comment il fonctionne avec l’auxiliaire sidhoum said et l’UGTA). ça donne envie pas vrai? Enfin, une transition pacifique comme vous le suggérez, suppose la participation du système en place actuel, autour de la table. Et vous pensez alors que ce dernier va se tirer une balle dans le pieds? Il va dire aller oui on passe à un régime démocratique en pensant lui même qu’il va être remplacé par un autre système plus crapule que lui qui va s’accaparer de la rente? et qui pour montrer sa détermination au peuple va faire passer en jugement les nœuds du système actuel, pour dire que la justice fait son boulot correctement? Allons donc, vous n’êtes pas si naïf que ça Monsieur Chentouf. En dernier, vous pensez bien qu’avec toutel la logistique dont dispose le système actuel et tout son génie machiavélique (car c’en est un) il ne va jamais tolérer quoi que ce soit de la sorte d’une manière pacifique. C’est ce qui me fait affirmer que la transition s’opérera nécessairement par la force, tout comme ce système a obtenu le pouvoir par la force. Rappelez vous juste les coups d’états passés, réussis ou pas. C’est le naturel de l’homme. Désolé mais c’est ainsi que ça fonctionne.

        messya
        27 août 2018 - 22 h 22 min

        ALGÉRIE RÉPUBLICAINE, MODERNE, DÉMOCRATIQUE, SOCIALE et LAÏQUE… vous y croyez? continuez de rêver. cela ne se décrète pas mais se prépare à tous les niveaux, en commençant au pré scolaire

        Argentroi
        30 août 2018 - 15 h 33 min

        @Moulay Chentouf
        Quand vous nous citez un pur produit du véritable système algérien comme modèle, on est contraint à se rendre à l’évidence que cela est aussi une mystification qui nous rappelle le principe : plus c’est gros, plus ça passe ! Et si vous êtes vous-même intoxiqué, de grâce épargnez-nous ces assertions qui défient toute logique et qui vous disqualifient de prétendre à avoir une hauteur de vue en ses temps qui ne semblent plus troubles puisque tout se décante pour le commun des algériens !

    Anonyme
    26 août 2018 - 19 h 30 min

    Transition républicaine, transition pacifique, Vous y croyez vous ? Laissez moi rire… Voilà près de 60 ans que ça dure, que le pouvoir est campé sur son fauteuil, qu’il contrôle tout et gère tout à sa façon et vous espérez que ça change pacifiquement ? La rente dénominateur commun de tous et objet de toutes les convoitises fait faire tout et n’importe quoi aux Algeriens.

    il faut lire ...
    26 août 2018 - 11 h 58 min

    Qui n’a pas encore lu le bestseller  » Ces Fous qui nous gouvernent  » ?
    ce n’est qu’aprés lecture que je commençais à voir plus clair …

    LOUCIF
    25 août 2018 - 14 h 23 min

    Monsieur Moulay Chentouf , d’accord avec vous sur plusieurs points. En revanche, il faut préciser que si dans la nouvelle constitution on ne prévoit pas d’y faire figurer d’une manière claire et explicite la séparation du religieux et du politique, la séparation du militaire et du politique, l’interdiction de créer des partis politiques sur une base religieuse ou régionaliste ou culturelle ou linguistique, tout ce que vous proposerez n’aura pas le résultat escompté ou une plus large adhésion à la volonté de construire une réelle NOUVELLE RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE que nous appelons tous de nos vœux ! Je le dis même si je pense que vous avez çà en tête ! déjà, au moins vous êtes, comme beaucoup d’autres, dans le camp de ceux qui combattent contre le statu quo, pour la transition et pour le changement de gouvernance ! C’est déjà un acquis de plus et en principe on ne devrait pas être contre vous dans ce type de combat , même si des nuances peuvent exister entre les uns et les autres !

    Vous parlez de laïcité, il faut sans cesse être très vigilent quand on utilise ce terme chez nous. Il faut en permanence faire comprendre aux algériens que cette notion n’est pas faîtes contre l’islam ! Beaucoup pensent encore que cette notion est occidentale et qu’elle est faîte pour affaiblir et même écarter l’islam dans notre société ! C’est une notion qui est vue par certains comme un monstre contre Dieu, Le Prophète et le Coran ! Vaste combat donc quand on connait le pouvoir algérien actuel, Bouteflika et même « l’esprit » de l’armée algérienne qui a baigné dans la culture du FLN de 1962 ! A mon sens dans la pédagogie politique, au lieu d’utiliser le terme « laïcité », il serait utile de l’expliciter un peu plus à chaque fois, même si çà peut paraître rébarbatif. Il faut plutôt parler à mon sens (ce qui la même chose j’en conviens), de « séparation de la religion et de l’État » , de « neutralité de l’État à l’égard de la religion et des confessions religieuses » , d’institutions étatiques, politiques et administratives neutres vis-à-vis de la religion et de leur préservation de l’influence idéologique de la religion.

    En même temps, en parallèle, il faut exiger aussi l’interdiction de l’utilisation partisane et à des fins politiques de la culture, de la langue, du régionalisme … ! C’est un « package politique » à défendre en même temps, simultanément et conjointement pour que les citoyens musulmans algériens comprennent que la Nouvelle République n’est pas dirigée contre eux et cela n’est nullement cette intention là qui est derrière !

    En tout cas bon courage dans votre combat, et bon courage à tous ceux qui combattent pour la transition politique et le changement !

    Vive la NOUVELLE RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE ancrée dans son socle identitaire berbèro-arabo-musulman mais qu’on souhaite démocratique, sociale, libre, ouverte, moderne, juste, tolérante, multiculturelle et donc respectueuse de toutes ses minorités cultuelles, culturelles et linguistiques. C’est çà qui devrait être l’objectif ultime commun et qui devrait réunir les vrais démocrates, les vrais républicains, les vrais patriotiques, les vrais amoureux de notre pays ! Certains vont encore dire que je rêve, je fabule, que je ne connais pas mon pays, que je suis sur la lune, … qu’importe même si je parais …. rébarbatif !

      OUI
      26 août 2018 - 11 h 56 min

      exactement , personne n’a le droit de s’accaparer une religion pour en faire ensuite une base de son propre commerce …honte à toutes ces « personnalités » qui se disent chefs de partis de DIEU , LE CREATEUR n’a certainement pas besoin de ses créatures mortelles pour faire assoir ce qu’IL veut !!!

    Moulay Chentouf
    25 août 2018 - 12 h 34 min

    Le Parti pour la Laïcité et la Démocratie partage entièrement cette analyse du Dr Arab Kennouche publiée sur le site « Algerie Patriotique », c’est la raison pour laquelle le PLD appelle à une transition pacifique pour éviter comme le dit si bien l’auteur de cet article, « un dérapage au profit du salafisme » qui est à l’affut en Algérie grâce à ses soutiens du Moyen Orient (Arabie Saoudite, Turquie, Qatar), avec l’accord de certains pays occidentaux :
    Lire l’interview accordée dans le quotidien El Watan du 18 juin 2018, les principales propositions du PLD sont les suivantes sont les suivantes :
    Une transition républicaine doit être décrétée par le Président Bouteflika et confortée par l’ANP et ce, pour couper l’herbe sous les pieds de tous ceux qui crieront au coup d’état, cette transition sera à même de mener le pays à la paix et de le sauver de l’éclatement. Cette transition donnera toutes ses chances aux patriotes de ce pays pour se constituer en force nouvelle, conduire l’Algérie vers la sortie de crise et ouvrir la voie à l’édification de l’Etat de droit dans le respect des libertés, de l’égalité, du pluralisme culturel et du patrimoine millénaire du pays.
    Nous vous rappelons ces principales propositions de sortie de crise du qui pourront être amendées, enrichies, etc…, etc.,… :
    1- Transition nationale décrétée par le président de la république avec toutes les forces vives du Pays, le plus tôt-possible,
    2- L’ANP doit être garante du caractère pacifique et démocratique de cette transition,
    3- Nomination d’un gouvernement de combat républicain pour gérer la transition,
    4- Arrêt du processus actuel avec la dissolution de toutes les institutions « élues » ou désignées (Sénat, APN, APW, APC), ainsi que tous les syndicats et associations « maisons », (UGTA, UNPA, UNEA, UNFA, etc…),
    5- Adoption d’un projet de loi pour une nouvelle constitution afin d’aboutir à un projet de société pour que l’Algérie devienne une RÉPUBLIQUE, DÉMOCRATIQUE, MODERNE, SOCIALE et LAÏQUE,
    6- Adoption d’un projet de loi sur les partis politiques et leur financement, pour le renouvellement de la classe politique,
    7- Organiser les premières élections libres et démocratiques (législatives, communales, et présidentielles).

      lhadi
      25 août 2018 - 16 h 00 min

      Pas besoin d’être docteur en psychologie pour comprendre que le président de la république A. Bouteflika est un homme de pouvoir…narcissique et mégalomane.

      Fraternellement lhadi
      ([email protected])

      Anonyme
      25 août 2018 - 18 h 40 min

      Bon courage,j espère qu ils vont vous laisser au moins vous exprimer largement dans les médias populaires car c est le problème principal pour tous ceux qui ne soutiennent pas le cinquième mandat .
      Le plus difficile sera de convaincre les esprits endoctrinés par les courants du salafisme et les frères musulmans qui ont peur de perdre leur leadership..

    anonime
    25 août 2018 - 12 h 32 min

    je n’avais qu’un seul mot a dire dans un ruche d’abeille lorsque la reine est malade les abeilles la remplacent par une autre…

    Anonyme
    25 août 2018 - 10 h 50 min

    Peuple algériens,vous devez bien comprendre que l’état est entre les mains d’un chef qui a fait preuve de son passé révolutionnaire,il faut arrêter de stigmatiser les jeunes algériens qui ne cherchent qu’à trouver refuge pour un idéal .
    Cet idéal c’est de se libérer des contraintes mafieux pour une raison meilleur .nous souhaitons longue vie à notre President Si Abdelaziz… Amin

      SAMBA
      25 août 2018 - 14 h 14 min

      TU ES BIEN LE SEUL A PENSER COMME ÇA SUR 40 MILLIONS D’ALGÉRIENS .

    Brahms
    25 août 2018 - 9 h 02 min

    Les billets d’avions sont très chers pour l’Algérie. On tourne à 800 €, le billet. Le service public Air Algérie compagnie nationale reste dans le mutisme. Imaginez, vous prenez votre père + mère donc à 3 cela fait
    2 400 €. Vous y ajoutez le train jusqu’à Paris + le taxi pour se rendre à l’aéroport, cela fait
    3 000 € soit (620 000 dinars) pour voyager. On dépasse l’entendement.
    Ah oui, sans compter le budget en Algérie pour 1 mois de vacances donc vous tournez au final à :
    900 000 dinars, il y a de quoi s’arracher les cheveux. Voilà, la réalité.

      Anonyme
      25 août 2018 - 9 h 57 min

      Quel est le rapport avec l article?
      800 euros un billet Paris Alger c est exagéré sauf si vous vous y prenez tard et voulez voyager en première classe?
      Même si je trouve que 300 euros c est déjà cher pour un billet Paris Alger!!!

        Brahms
        25 août 2018 - 10 h 46 min

        Quel est le rapport ?

        C’est que le pays part à volo d’où l’intérêt de laisser cette situation présidentielle en l’état afin de s’en mettre les poches sur le dos des vaches à lait. Si vous avez la chance de voyager hors saison tant mieux pour vous mais il y en a d’autres qui ne peuvent pas donc au mois d’août, le tarif c’est 800 €, plus cher qu’un vol pour New York ou Dubaï. C’est exagéré.

    A3ZRINE
    25 août 2018 - 7 h 56 min

    Vous décrivez le pouvoir de Chadli comme pouvoir civil, oubliant d’emblée que Hamrouch est militaire tout comme Chadli et son directeur de cabinet l’inamovible laarbi belkhir.
    L’erreur dans la légalisation du FIS n’était pas civile mais militaire et aucune décision n’est prise sans l’aval du militaire, ce n’est pas complétement une tare mais avec doses homéopathiques.

    BLADI
    25 août 2018 - 7 h 46 min

    Un cinquième mandat, une erreur fatale ? pour moi ce n est pas du tout une fatalité, in challah un sixième mandat,ouala les extremistes islamique comme Ali Belhadj et Abassi Madani,ou les éradicateurs laïcs…. allah yastar.ya khaouti.

    lhadi
    25 août 2018 - 3 h 12 min

    Quitter le pouvoir » n’est pas inscrit dans le répertoire du florentin d’Alger imposé , cela va sans dire, par la force de la baïonnette. Pourquoi ? parce qu’il s’aime beaucoup !!!

    Face aux odieux égoïsme et individualisme, nous devons puiser la volonté et la capacité d’infléchir le cours de cette gouvernance d’un autre âge en butte au projet de Rousseau qui a inspiré la déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

    Comment ?

    1 – En militant pour une forme d’unité populaire qui aura comme objectif la profondeur de son enracinement.

    2 – En construisant une majorité d’idées, de programmes entre les forces sociales et politiques.

    Le peuple a envie d’entendre un discours d’un ton nouveau.

    Fraternellement lhadi

    Felfel Har
    25 août 2018 - 2 h 18 min

    Depuis quand une brochette de partis chétifs, squelettiques qui, aux dernières élections, malgré la magouille, n’ont pas fait mieux que 60% de 40% de votants constitue une majorité? Le ridicule ne semble pas embarrasser ces troubadours chantant des louanges à la gloire de celui qui a triomphé sans péril. Il faut aussi dénoncer tous ces gens qui , tapis dans l’ombre, empêchent le président d’entendre les critiques du peuple, le trompent en lui présentant des fake news qui lui font croire qu’il est au sommet de sa gloire, comme ces saltimbanques qui le supllient de faire encore un autre sacrifice en rempilant pour 5 autres années. Ira-t-on jusqu’à le comparer à Charlemagne à la barbe fleurie, le père de la nation, adulé par ses ouailles? Le simulacre de l’euphorie ne générera pas d’euphorie,et brutal sera le réveil.

    Abdallah Abdallah you
    24 août 2018 - 21 h 09 min

    on sent atravers ces commentaires que leurs auteurs ont un esprit regionaliste .ca syffit

    Zombretto
    24 août 2018 - 18 h 22 min

    Comment se fait-il que dès que Bouteflika est attaqué même par un clochard qui dort sous le pont d’El Harrache, tonton le « chef de gouvernement » Ouyahia réagit illico presto, mais dès qu’il s’agit de choléra et d’ordures à ciel ouvert du territoire algérien et des « parkingueurs » assassins, pas un seul mot de la part de tonton !! ??? Bizarre !! On se demande si Ouyahia n’a pas été désigné « chef de gouvernement » rien que pour s’occuper de la personne de Bouteflika mais en aucun cas des …. 42 millions d’Algériens !

      62
      26 août 2018 - 12 h 01 min

      c’est depuis trés trés longtemps que le peuple est abandonné à lui méme …dans le meilleur des cas il est instrumentalisé contre quelques « faveurs » momentanées juste pour arriver à voter et donc à légitimer la situation aux yeux de l’occident …

    algerian
    24 août 2018 - 16 h 40 min

    Monsieur Kennouche nous explique tout au long de son intervention que notre ANP n’aime pas les coups d’Etats, qu’elle n’a jamais fait de coups d’États mais en même temps il lui fait un appel du pied très insistant pour qu’elle intervienne pour (re)mettre de l’ordre dans la maison Algérie. ..
    Said Sadi sort de ce corps!

    Amiri
    24 août 2018 - 16 h 36 min

    C ‘ est quoi une élite politique algérienne ? C ‘ est antinomique .

    LOUCIF
    24 août 2018 - 15 h 08 min

    Chers compatriotes fidèles et assidus d’Algérie Patriotique ! J’ai envie de vous faire part de mon point de vue après la lecture de cet article du Dr Arab Kennouche

    1/- Je pense que les citoyens algériens, le peuple algérien n’invoque pas « fallacieusement » le rôle interventionniste de l’Armée nationale populaire dans les affaires politiques de l’Etat. Au contraire notre peuple sait très bien que c’est une réalité politique d’affirmer que l’armée intervient fortement dans les affaires politiques de l’Etat !
    2/- Pour moi, Boumediène n’a pas fait un coup d’Etat contre Ben Bella en 1963 parce qu’il livrait des pans de souveraineté à l’Égypte, mais parce que Ben Bella est allé trop loin dans sa soif de pouvoir personnel et dans son Zaimisme. Bouteflika et Boumediène , eux mêmes assoiffé de pouvoir personnel, voyaient cela d’un mauvais œil et le ne supportaient plus. D’ailleurs Boumediène n’a jamais rompu ou remis en question après 1965 ,les liens «fusionnels » entretenus par Ben Bella avec l’Egypte, au contraire !
    3/- Le seul moment où une bonne partie du peuple était d’accord avec l’intervention de l’armée, c’est en 1991. Beaucoup ont poussé un profond ouf de soulagement ! Mais si pour notre malheur, Khaled Nezar et quelques généraux étaient du côté de Ali Belhadj et Abassi Madani, option qui aurait pu être plausible vu la progression fulgurante de l’islamisme dans la société, le FIS serait au pouvoir, la Charia et la république Islamique aurait eu ces plus beaux jours !

    Moi j’avoue, et je l’assume, j’étais un fervent partisan de l’arrêt du processus électoral, non pas parce que je suis contre l’islam mais parce que j’estime qu’une République Islamique régit par la charia est une forme de dictature celle-là religieuse encore plus pernicieuse et plus dommageable pour le pays que les autres dictatures. En effet, cette république là est capable plus que les autres de s’accaparer les consciences mêmes des personnes et ne pas se gêner à décider par la contrainte jusqu’à notre façon de s’habiller, de réfléchir et de se comporter en société dans les moindres détails etc… etc… Cette dictature serait d’ailleurs «beaucoup mieux inoculée» puisqu’elle est, nous dit-on, d’inspiration divine et que c’est Dieu qui en a décidé ainsi ! Alors que là au moins, avec l’autocratie dictature actuelle, on peut plus ou moins s’adresser à Bouteflika and Co , on peut les critiquer, mais critiquait Dieu !!! awouah , mouhaal oua abadène , çà se fait pas !!

    En revanche, j’avoue que je suis quelque part déçu par ce que j’ai observé après l’arrêt du processus électoral ! Énormément déçu car comme un naïf, je me suis dit qu’après le travail colossal effectué par Nezzar et quelques généraux pour rétablir la paix et la République, cela n’a finalement servi à rien ou à pas grand chose ! En effet au lieu que le pouvoir politique (accompagné par une armée républicaine éclairée) ne profite de cette situation inédite pour construire une vraie République Démocratique et Sociale, un État de droit, un pays où on encourage l’avènement de la démocratie et des libertés, il nous a plutôt fait retombé dans un bonapartisme sans borne et sans limite, une autocratie des plus absolues, un accaparement éhonté du pays et de sa rente pétrolière par une caste sans vergogne, sourde et autiste ! Quel dommage ! Quelle perte de temps pour notre si cher pays tant aimé !

    Bon courage à tous les algériens, on en a drôlement besoin !! Merci de me publier..

      Ch'ha
      24 août 2018 - 20 h 00 min

      @Loucif
      Merci poyr votre commentaire.
      Je n’ai toujours pas reçu de réponse à ma question peut-être auriez-vous l’amabilité d’y répondre : quel est le candidat idéal selon vous ?
      Peut-être qu’il n’y en a pas d’où l’absence de réponse.

        Zaatar
        24 août 2018 - 22 h 01 min

        Trop facile ta question ami ch’ha, le candidat idéal est celui qui doit effectivement être élu par le peuple et non pas sortir d’un chapeau. Pour le reste, s’il n’ya pas de réponse, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de candidats, Mais c’est parce que le candidat est celui qui va être élu.

          Anonyme
          24 août 2018 - 22 h 43 min

          Élu ou désigné comme depuis l indépendance ?

    Metek
    24 août 2018 - 15 h 07 min

    Encore un « intellectuel organique » et inbeded qui vient nous faire la lecon et nous dire que notre salut est dans le randjers wa el kaskita.
    Une fois de plus on doit sauver la ripoublique, comme ca été fait en 1962,1965,1988,1992,1999 et en 2019 rebolote
    Notre chere Algerie est un malade chronique dont les medecins traitants sont les memes depuis le putch de 1962 et ils n’ont jamais reussi a la guerrir, son cas n’a cessé de s’agraver chaque jour qui passe, on en arrive a vouloir « elire » un cadre photo a la presidence sur fond de bruits de bottes et des bousculades des militaires qui jouent au jeu de la chaise musicale en plein affaire de cocaine-gate et de cholera .
    When to free… Tahya el DZaier

    Macluff
    24 août 2018 - 14 h 40 min

    Encore un intello militariste qui écrase le peuple algérien de son mépris, un peuple qui n’avancerait qu’à la trique. Il ne le souffre que soumis à la férule d’un dictateur. Le peuple souverain, connais pas, pas possible, pas chez-nous ! C’est fou comme ces gens-là oublient qu’ils ont été déjà et qu’ils seront toujours les premiers à pâtir de leurs erreurs. « Il ne faut pas laisser les intellos jouer avec les allumettes », disait Prévert.

    Souk-Ahras
    24 août 2018 - 14 h 24 min

    Mr Kennouche, éclairez-moi voulez-vous ?
    _Qui est derrière le monopole du sucre ?
    _Qui est derrière le monopole du fer à béton ?
    _Qui est derrière le monopole du montage SKD et CKD ?
    _Qui est derrière le monopole des importations de véhicules ?
    _Qui est derrière le monopole des transports « privés » de passagers ?
    _Qui est derrière le monopole de la semoule de blé dur ?
    _Qui est derrière le monopole de la tomate ?
    _Qui est derrière le monopole de la pomme de terre ?
    _Qui est derrière le monopole des licences de taxi ?
    _Qui est derrière le monopole des privilèges payants octroyés aux faux anciens moujahids ?
    _Qui est derrière le monopole de la trituration des oléagineux ?
    _Qui empêche Rebrab de créer des emplois et de la richesse ?
    _Qui… ?
    _Qui… ?
    _Qui… ?

    La liste est longue, très longue.

      Argentroi
      26 août 2018 - 13 h 19 min

      @Souk-Ahras
      Ah, si tu savais qui détient le monopole du sucre puisqu’il semble que tu méconnais la marque du sachet du sucre qui se vend sur tous les étalages d’Algérie !
      Ah, si tu savais qui détenait, il y a trois décennies, le monopole du rond à béton !
      Ah, on remarque que tu n’as pas posé la question pour celui qui détient le monopole de l’huile !
      Ah, si tu savais qui détient la plus grande entreprise de poids lourds qui sillonnent toute l’Algérie !
      Ah, si tu savais celui qui détient la plus grande compagnie de dépannage en Algérie !
      Et la liste est longue, très longue de cet empire que l’euphémisme de certains appelle holding.
      Car si tu savais tout cela, tu n’aurais pas posé ta dernière question qui enfonce en vérité ton poulain au lieu de l’encenser.

        Souk-Ahras
        27 août 2018 - 8 h 04 min

        Rebrab n’est pas mon poulain, il force mon admiration en tant qu’entrepreneur de grande envergure économique.
        Même si, dans les 80’s, il a tiré profit d’un « gros appui », force est de reconnaître qu’il ne s’est pas contenté de « consommer sans compter » à coups de Panama Papers, de détournements de fonds et d’achats immobiliers stériles à l’étranger, de fraude sur les devises, de sur-facturations, et j’en passe… C’est un bâtisseur, le principal créateur de richesses en Algérie, le deuxième créateur d’emplois après les « sociétés nationales improductives et budgétivores ».
        Précision importante : il n’est pas nuisible, il « mange » probablement, mais il fait manger quelque chose comme 1 million d’algériens (familles comprises), paie cash taxes et impôts, et tous ses employés sont dûment déclarés conformément à la loi.
        Des « comme lui », j’en redemande !

          Argentroi
          27 août 2018 - 12 h 21 min

          @ Souk-Ahras
          Les appuis de notre poulain dans les années 80 se sont multipliés exponentiellement les années Bouteflika.
          On retrouve bien le nom de son fils sur la liste des Panama Papers donc trafic de devises par la filière habituelle et les procédés de toute la nomenklatura. Quand on parle de procédés, il s’agit bien sûr de surfacturation, trafic et fuite de devises car comment expliquer ses investissements et ses achats à l’étranger du moment que la loi sur la monnaie et le crédit ne permet pas l’octroi de devises pour investir à l’étranger. Et s’il a obtenu des crédits à l’étranger, à quel titre et comment il les a réinvestis en toute légalité en Algérie ? Il faut d’abord répondre à de séries de questions sur ses montages financiers et autres pour qu’on vienne nous le présenter comme un modèle de réussite.
          Souk-Ahras, je m’imagine que tu as une certaine culture en politique économique dont certains fondements ne sont plus mis en doute en ce XXI ième siècle comme la plus-value, le profit, etc. et donc je m’étonne que tu avances que Rebrab fait vivre 1 million d’algériens : c’est eux qui le font vivre !
          Pour les employés Cevital de notre modèle, demande-leur combien ont été licenciés quand ils ont fait grève en avril 2012 et est-ce qu’ils ont pu constituer un syndicat ? 2012, si ma mémoire est bonne, c’est les années Bouteflika aussi !
          Moi aussi j’en redemanderais des hommes comme Rebrab avec les mêmes conditions d’ascension et les mêmes privilèges où tous les algériens seront logés à la même enseigne ! On ne dira plus alors que untel fait « manger » 1 million d’autres comme on le répète souvent et qui reflète une mégalomanie avancée. Et dire que Rebrab veut se faire passer pour le chef de la bourgeoisie nationale (inexistante) qui lutte contre la bourgeoisie compradore quand lui-même, par le biais de ses laudateurs, utilise un lexique d’esclavagiste primaire anté-féodal !

    Anonyme
    24 août 2018 - 13 h 47 min

    Les puissances étrangères occidentales préfèrent contrôler une seule famille royale qui a tous les pouvoirs comme l`Arabie yahoudite, la Jordanie, le Maroc, Imarates, Bahrein etc qu`une ripoublik avec ses institutions. Donc les occidentaux ne se salissent jamais la face en intervenant directement dans les affaires d`autres pays rebelles comme l`Algérie, Syrie, Libye … etc… Pour cela ils utilisent ces familles royales de service et le sort de l`Algérie est déjà scellé. Ce qui peut nous arriver comme scenario ….c`est qu on devienne un royaume avec Sa majesté Bouteflika premier qui mettra ould abbes Saidani, Khellil et toute l`équipe en prison. enverra le FLN au musée de Makam echahid relèvera le pays économiquement avec l`aide de tous les ennemis de l`Algérie à leur têtes la France. OUA ALLAH YARHAM ECHOUDA …. Donc nous parler de respectable ANp … cette dernière considérée comme dernier rempart (notre dernier espoir) n`aurait jamais due accepter les prise de pouvoir à vie ….. et faire respecter la constitution populaire et veiller à ne permettre aucune modification de ses textes (comme le nombre de mandats) pour des intérêts personnels. TAHYA DZAIR…..

    Alilou
    24 août 2018 - 13 h 19 min

    « L’Algérie n’aime pas les Golfes d’Estado » (autrement dit les coups d’État), écrit l’auteur de l’article.

    Avec une telle affirmation, qui contredit toute l’histoire contemporaine de l(Algérie, depuis 1962 jusqu’en 1999 en passant par 1965, l’auteur ne fait pas seulement du révisionnisme primaire et béat, mais sombre carrément dans le ridicule, pour user d’un terme charitable.

    ayweel
    24 août 2018 - 13 h 16 min

    Peu importe ce qui va se paser, un 5iemme mandat ou un biuteflika bis ou un certain nationaliste à la V.Poutine, une chose est certaine, si par malheur l’Algérie se retrouve dans une situation à la libyenne, syrienne ou irakienne l’histoire en retiendra que c’est l’ANP QU’en est la cause , pour la simple raison qu’actuellement c’est la seule, en algerie ,dont la structure est plus au moins stable, bien structurée et très bien hiérarchisée et la seule qui a pratiquement toutes les données sur la situation algérienne et sur tous les algériens à la solde du nord, de l’est, de l’ouest et du sud qui sont payés pour achever la patrie , et c’est du devoir de l’ANP d’intervenir pour sauver l’Algérie et c’est ça leur première mission. Si je ne me trompe pas, la mission première de ll’armée c’est de protéger les frontières, de veiller sur la sécurité de la nation et de dénicher tout destanilissteur à l’intérieur, donc en cas de désastre l’histoire retiendra que L’ANP A FAILLI À SA MISSION. Poutine à ressuscité la Russie, Franco a mis l’Espagne sur rails avant de la remettre au peuple…Mandela, une fois la démocratie et la fraternité restaurées il passa le flambeau . Ce que je veux dire c’est pas d’intervenir avec des blindés et canons pour répandre l’odeur de la poudre et du sang, mais simplement de dire la vérité au peuple et le peuple s’en chargera d’une manière très pacifique et très civilisée qui s’adapte au 21ieme siècle ensuite c’est à la justice libre de statuer sur le respect ou le non respect de notre constitution. Rbiyarhamachouhada

    Anonymus
    24 août 2018 - 12 h 38 min

    Quel serait le candidat idéal, c’est une vraie question, à qui vous pensez

    Griche
    24 août 2018 - 12 h 21 min

    ce que vous nous proposez que l armée revient aux affaires apres l echec des politiques !!! un militaire reste un militaire .le vrai probleme C est le Systeme .il nous faut des Hommes capables de nous mener vers une deuxieme republique ou le peuple aura son mot a dire .sans Ça nous tournerons en rond jusqu a un Tsunamis nous emporte

    Scags
    24 août 2018 - 12 h 00 min

    Il nous faut un vrai patriote a la manœuvre et arrêter toute cette mascarade qui dure depuis 20 ans il nous faut un Vladimir poutine à la manœuvre on est devenu la risée du monde .

    Anonyme
    24 août 2018 - 11 h 34 min

    Mr Khennouche ,où sont vos propositions pour sortir de cette impasse,tout ça on le connaît ?
    De plus jamais l élite n a demandé un cinquième mandat pour Bouteflika ,c est les khozistes et ceux qui profitent du système qui le demandent,le peuple et ses vrais élites sont contre mais comme l expression de ces vrais élites et du peuple est bâillonné on entend qu un seul son de cloche celui des ennemis de l Algérie qui veulent qu elle sombre un peu plus.
    Mitterand a sussure à l oreille de Chadli pour légaliser les partis islamistes et on a vu le résultat et maintenant c est Erdogan et l Arabie Saoudite qui susurrent à l oreille du clan et ça risque de couler un peu plus notre pays.

    Brahms
    24 août 2018 - 11 h 11 min

    Les grandes puissances surveillent de loin. Derrière Bouteflika, il n’ y a plus de bonhomme capable de tenir la maison. Il n’ y a que des corrompus qui veulent placer leurs marmots à des postes clés afin de tirer les ficelles pour s’enrichir. On s’amuse avec l’Etat, on pense que c’est une boutique où on vient imposer ses règles par des combines ou des relations. C’est la raison pour laquelle, nous assistons à une dégradation de la situation.

    Ami ahmed
    24 août 2018 - 11 h 01 min

    Celui qui sera président est déjà inscrit dans le Grand Livre auprès d’Allah, le reste de sont des épreuves que chacun inscrirait dans son livre qu’il présentera devant Allah le jour du jugement dernier

      Anonyme
      24 août 2018 - 11 h 24 min

      Allah , Allah..que vient faire Allah dans une élection présidentielle ?tu crois qu il n a que ça à faire?
      Arrêtons le fatalisme et soyons » fhels « .
      Nous ne devons pas nous laisser mener comme des moutons à l abattoir,nous devons sauver notre pays de cette mascarade.

      Gatt M'digouti
      24 août 2018 - 11 h 25 min

      @ Ami Ahmed
      Si je te suis bien,le nom de tout président de n’importe quel pays est déjà décidé par Allah ?
      Donc les peuples maltraités ne doivent plus s’en prendre aux présidents du moment que c’est la volonté divine ?
      Les Irakiens ne doivent plus maudire Saddam et les 2 Bush? Les Palestiniens, les Yéménites, les Libyens, les Marocains, les Algériens aussi, doivent souffrir en silence en attendant des ours meilleurs?
      je suis désolé, les peuples ont le droit de participer aux affaires de l’État
      “ Ils délibèrent entre eux au sujet de leurs affaires ” (42 :38).
      Par shoura ou assemblée législative on entend la chose suivante: la tête de l’exécutif du gouvernement doit être élue librement et en toute indépendance par le peuple.
      C’est par l’interprétation erronée de l’Islam qu’on retombe dans le fatalisme et la renonciation !!

      Algérienne-DZ
      24 août 2018 - 15 h 32 min

      Le coran dit’: » Vous êtes responsables de ce qui vous arrive  ». Et c’est pour cette raison qu’il y a le jugement dernier, c’est plus logique!
      Vous lisez le coran comme des perroquets sans comprendre quoi-que ce-soit.

    Corbeau
    24 août 2018 - 10 h 53 min

    Ceux qui ont assassiné l’école et la culture algérienne ont gagné, aujourd’hui ils récoltent leurs fruits…. l’assassinat de de l’Algérie…… ils nous regardent de Loin….. certains lèvent leurs Vairs, pendant que d’autres dansent avec leurs épées, et tout ça par les mains dès algériennes,de ces traîtres qui ont détourner le destin de ce pauvre peuple. le

    Anonyme
    24 août 2018 - 10 h 15 min

    A Bouteflika et surtout à sa famille :
    Arrêtez le massacre, l’histoire va être cruelle avec vous si vous laissez imposer ce scenario ridicule. Laissez votre parent mourir en paix et n’en faite pas le cheval de Troie de la faune prédatrice qui conduit le pays droit dans le mur.

    saber
    24 août 2018 - 10 h 00 min

    élevez le niveau Monsieur A.K

    Anonyme
    24 août 2018 - 9 h 58 min

    « L ensemble de l élite politique algérienne  » l elite elle est dans les 90/00 d abstentionnistes et exclue par le système khobsiste ! Pour l exemple demandez un face a face : AHMED OUYAHIA _SMAIL LALMAS en directe a la tv et vous verrez le résultât et la différence de niveaux et de communication ! ……….mais ouyahia refusera a milles pour cents !

    Anonimi
    24 août 2018 - 9 h 35 min

    Rien que ça, M. Kennouch, l’ensemble de l’élite politique algérienne réclame un 5eme mandat. Mais de quelle élite vous parlez ? Si c’est du tandem fln- rnd et les groupuscules opportunistes qui gravitent autour comme l’ugta de Sidhoum Saïd, les zaouïa et les micros partis jetables que vous parlez, toute cette smala ne constitue pas l’élite du pays mais un ramassis de profiteurs sanguinaires dont le seul objectif est de se maintenir dans le giron du pouvoir. Le but est de sucrer encore et encore puis passer la main à leurs enfants et proches , en d’autres termes privatiser l’Algérie à leur seul profit. Si cette faune opportuniste concrétise ses objectifs en imposant au peuple un 5eme mandat-cadre, l’exode s’amplifiera de manière exponentielle.

    SOUFI
    24 août 2018 - 9 h 34 min

    L’Algerie est frappé par deux sortes de Phénomènes:
    Le Choléra physique qui peut être soigné.
    Le Choléra de l’âme qui ne le pas .

    Anonyme
    24 août 2018 - 9 h 26 min

    c est un petit peu rassurant de savoir que les intouchable ne le sont pas tant que ça reste a résoudre le problème des des² respon,,,,,, pas qualifiées et incompétents qui occupent des postes importants qui ignorent/ne savent pas ce qu ils font/la sinon que se gavés de petits fours un salaire mirobolant et le business a ça ils connaissent ,le business si vous voyez ce que je veut dire
    Tellement banal ,devient plus facile a pratiquer q a prononcer ,,,corr,,,,, paardon ça m a échappé

    Zaatar
    24 août 2018 - 8 h 25 min

    Trêves de plaisanteries de ces analyses loufoques qu’on nous bassine à chaque fois. Comme si chez nous la réflexion de quelque nature qu’elle soit est d’un niveau conséquent amenant des interrogations et des conclusions de haute facture. Maken Maken, Ça rase le sol. Ça ne réfléchit qu’à peine. Ça ne pense qu’à manger, boire, chier et dormir. Ainsi, le calcul politique se résume à comment continuer à m’accaparer la rente en me maintenant au pouvoir pour le système et, Comment renverser le système pour prendre sa place et m’accaparer de la rente pour les autres. Le reste, tout le reste c’est pour amuser le monde. H’mida c’est H’mida, Et s’il vient à être remplacé sans l’intervention du peuple alors ça sera par un autre H’mida. Je ne sais pas mais j’ai l’impression qu’on fait exprès de ne pas voir et de ne pas comprendre et saisir.

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