Commerce extérieur : légère hausse de la facture des importations alimentaires

Commerce extérieur
La facture globale d'importation des produits alimentaires a atteint 5,236 milliards de dollars. New Press

La facture globale des importations des produits alimentaires a connu une légère hausse durant les sept premiers mois de 2018, alors que celle des six principaux produits alimentaires a enregistré une légère baisse, a appris l’APS auprès des Douanes.

La facture globale d’importation du groupe des produits alimentaires a atteint 5,236 milliards de dollars (mds usd) entre janvier et fin juillet 2018 contre 5,185 mds usd durant la même période de 2017, soit une hausse de 51 millions de dollars (+0,98%), détaille le Centre national des transmissions et du système d’information des Douanes (Cntsid).

Sur les 5,236 mds usd d’importations alimentaires globales, les six principaux produits alimentaires (céréales, laits, sucre et sucreries, café et thé, légumes secs et viandes) ont été importés pour 3,803 mds usd sur les 7 premiers mois de 2018 contre 3,875 mds usd sur la même période de 2017, en baisse de 1,85%.

Ainsi, la facture des céréales, semoule et farine, représentant 36% des importations alimentaires de l’Algérie, a grimpé à 1,88 mds usd contre 1,69 mds usd, soit une augmentation de 192 millions de dollars, en augmentation de 11,32% entre les deux périodes de comparaison.

Les importations en lait et matières premières des produits laitiers ont également enregistré une hausse en s’établissant à 888,64 millions usd contre 879,58 millions usd, en hausse d’un peu plus de plus de 9 millions usd (+1,03%).

En revanche, les importations pour le reste des produits alimentaires essentiels ont enregistré des baisses. Ainsi, la facture d’importation du sucre et sucreries a diminué à 522,1 millions usd contre 698,85 millions usd, en baisse de 176,75 millions usd (-25,29%).

Quant aux importations des viandes, elles ont reculé en s’établissant à 124,37 millions usd contre 152,36 millions usd, en baisse de près de 28 millions usd (-18,37%).

De même, les importations des café et thé ont enregistré une baisse à 213,07 millions usd contre 252,99 millions usd (-15,78%).

Pour les légumes secs, elles ont baissé à 170,23 millions usd contre 198,13 millions usd (-14,08%).

En dehors de ces six principaux produits, le reste du groupe des produits alimentaires a été importé pour 1,43 md usd de janvier à fin juillet 2018 contre 1,31 md usd de janvier à fin juillet 2017 (+9,16%).

Concernant les huiles destinées à l’industrie alimentaire (classées dans le groupe des biens destinés au fonctionnement de l’outil de production), leurs importations ont diminué à 498,91 millions usd sur les 7 premiers mois de 2018 contre 513,48 millions usd sur la même période de 2017 (-2,84%).

Ainsi, la facture globale du groupe des produits alimentaires et des huiles destinées à l’industrie alimentaire s’est chiffrée à 5,734 mds usd sur les 7 premiers mois de l’année en cours contre 5,698 mds usd sur les 7 premiers mois de l’année écoulée, en hausse de 0,63%.

Les importations des médicaments en nette hausse

Par ailleurs, la facture d’importation des médicaments a nettement augmenté en se chiffrant à 1,299 md usd sur les sept premiers mois 2018 contre 1,074 md usd à la même période de 2017, en hausse de plus de 225 millions usd (+20,89%).

Pour rappel, de nouveaux mécanismes d’encadrement des importations de marchandises, dont des produits alimentaires, avaient été mis en place en janvier 2018 dans le but de réduire le déficit commercial et de promouvoir la production nationale. Il avait ainsi été décidé de la suspension provisoire d’importation de plus de 800 produits et l’instauration de mesures à caractère tarifaire prévues par les dispositions de la loi de finances 2018, et ce, à travers l’élargissement de la liste des marchandises soumises à la Taxe intérieure de consommation (TIC) au taux de 30% et le relèvement des droits de douane pour des produits alimentaires.

En outre, la loi de finances complémentaire 2018 a institué un Droit additionnel provisoire de sauvegarde (DAPS) applicable aux opérations d’importation de marchandises, qui est fixé entre 30% et 200%. Il sera perçu en sus des droits de douane. L’entrée en application du DAPS est prévue pour le mois de septembre en cours, a indiqué récemment le ministre du Commerce, Saïd Djellab.

R. E.

Comment (3)

    BELAID Djamel
    5 septembre 2018 - 12 h 55 min

    Concernant les importations de sucre, on ne peut que féliciter les actions en cours afin de réduire le taux de sucre dans les sodas. Professionnels (APAB) et pouvoirs publics travaillent ensemble dans ce domaine. La filière boissons est particulièrement bien structurée et constitue un exemple à suivre pour les autres filières.
    Pour casser l’augmentation des importations en sucre, il devrait être demandé à l’industrie des sodas d’aider à la production de sources locales de sucre en exploitants diverses sources: betteraves à sucre, sucre de dattes, sirop de glucose obtenue à partir de pomme de terre ou d’orge, stevia….
    Il n’est pas normal que le secteur de l’agro-alimentaire ne participe pas à la stimulation de la production locale de sucre. Idem concernant les raffineurs de sucre brut brésilien. Ceux-ci devraient relancer la production locale de betterave à sucre. Avec les pluies de cette année, nos voisins maghrébins qui cultivent de la betterave à sucre ont explosé les rendements. Au lieu des 60 tonnes/hectares, ils en ont produit 90 tonnes.
    A méditer…
    Djamel BELAID Ingénieur agronome.

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    BELAID Djamel
    5 septembre 2018 - 11 h 44 min

    Le lait en poudre importé est souvent détourné par les laiteries privées pour faire du fromage et des desserts lactés. En effet, la marge sur ce type de produits est bien plus avantageuse.

    SUGGESTIONS:
    – distribuer et vendre le lait en poudre dans des boites de 500 grammes ou un kilo aux consommateurs comme cela se fait en France.
    – développer les laits végétaux à base de soja, riz, amande ou avoine qui coûtent bien moins chers.

    BELAID Djamel Ingénieur agronome.

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    M'hamed HAMROUCH
    4 septembre 2018 - 13 h 54 min

    L’article aurait dû préciser pour être moins rébarbatif que le déficit de la balance commerciale pour les 7 mois de l’année 2018 est de 3,2 Milliards de dollars soit une baisse de 45% par rapport à la même période de 2017 et que les prévisions de déficit pour 2018 seraient de 5,2 Milliards de dollars.
    A titre comparatif, l’article aurait pu rajouter que pour la même période, le déficit de la balance commerciale du Maroc est de 11,3 Milliards de dollars avec une prevision record pour fin 2018 de 22 Milliards de dollars selon le HCP.

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