La vague de changements au sein de l’armée n’est pas arrivée à son terme

Bouteflika changements
Le président Bouteflika en compagnie du général-major Gaïd-Salah. Archives/New Press

Par R. Mahmoudi – La vague de changements au sein de la hiérarchie de l’ANP a repris avec l’annonce du limogeage du chef d’état-major des forces aériennes, le général-major Mohamed Hammadi, et du chef de la défense aérienne du territoire, le général-major Ali Bekkouche, remplacés respectivement par le général Bouzouine et le général Amri.

L’information a été annoncée mercredi par la chaîne de télévision privée Ennahar TV, canal via lequel la présidence de la République préfère annoncer quasiment  toutes les décisions concernant les mises à l’écart des hauts responsables de l’institution militaire, sans en fournir la moindre explication. Loin d’être persuasif,  l’organe central de l’ANP, El-Djeich, estime, dans son dernier numéro, que les dernières nominations consacraient «le principe de l’alternance aux postes de responsabilité».

Ces nouveaux changements viennent démentir les analyses selon lesquelles le mouvement dans les corps de sécurité était arrivé à son terme, après une série de limogeages et de mutations, opérés de façon parcimonieuse depuis la brusque éviction du général Abdelghani Hamel, ex-patron de la DGSN, le 27 juin dernier, en plein scandale des 701 kg de cocaïne saisis, la veille, au port d’Oran. Les observateurs étaient, en effet, nombreux à considérer que ces décisions annoncées par petites successions au sein des institutions militaire et sécuritaire allaient céder à des mouvements dans l’administration et notamment dans le corps des walis, qui devait préluder à un changement tant attendu de l’Exécutif à la rentrée sociale.

La trêve aura finalement été de courte durée. Les changements opérés ce mercredi au niveau des forces aériennes et de la défense aérienne du territoire sont les premières décisions prises par le président de la République depuis son retour du séjour médical en Suisse, le 1er septembre.

D’après des sources concordantes, d’autres changements aussi importants sont attendus dans les prochains jours, bien que l’information demeure soigneusement verrouillée, de telle sorte qu’aucune fuite ne soit tolérée.

R. M.

Comment (12)

    Anonyme
    8 septembre 2018 - 7 h 58 min

    Vivement la fin de la présidence Bouteflika.

    Celui qui veut être aimé par la postérité sait préparer son départ.
    Même ses partisans vont en avoir marre de l’avoir depuis tant d’années.
    Zeroual est resté à peine un mandat et tout le monde ne parvient pas à l’oublier.
    Merci de laisser mon post.
    Résolument opposé au 5e mandat.
    C’est du n’importe-quoi cette histoire !

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    le Terroir
    8 septembre 2018 - 1 h 16 min

    Toute l’Algérie est limogée. Par la suite, il se dira je mégalomane à moi-même. Ou bien, il s’auto-limogerait.

    Mus
    8 septembre 2018 - 0 h 44 min

    Il n’y a pas de fumée sans feu, dit-on. le tsunami qui touche la seule institution de l’Etat qui donnait, jusqu’à présent, un semblant de stabilité, de cohésion et de solidité, vient, après cette énigmatique succession de mises à l’écart de hauts responsables militaires, montrer au grand jour sa fragilité. En l’absence de transparence et de sérénité dans l’ordre de déroulement des événements, leur ampleur et leur succession incitent à la préoccupation de ce qui se déroule au plus haut niveau de l’Etat. A la veille d’un événement politique d’une importance capitale pour le pays (présidentielle) et eu égard aux intérêts contradictoires en jeu et dont l’affaire scabreuse de la cocaïne a montré la dangerosité pour l’avenir du pays et à laquelle l’institution militaire n’a pas échappé, ces mouvements d’un genre inconnu depuis l’indépendance du pays, ne laissent pas indifférent le citoyen. De plus, l’indigence et le peu de crédibilité de la communication officielle (via un canal pseudo privé TV Ennahar connue pour son larbinisme pro-régime et détestée par les téléspectateurs nationaux, donc peu crédible) et à laquelle la revue « El Djeich » n’échappe pas, incitent à la spéculation qui permet, à son tour, aux esprits mal intentionnés d’ébranler la sérénité de l’opinion publique. Enfin, la cacophonie à ras de terre des partisans du 5 ième mandat avant terme et leur matraquage médiatique type carnaval fi dechra ajoute à la tragi-comédie qui se concocte pour assurer un statu-quo que le peuple ne peut et ne pourrait endurer davantage.

    eliamine
    8 septembre 2018 - 0 h 35 min

    On tente de pêcher le vrais du faux. Il s’agit d’un changement anecdotique qui ne touche pas les commandants de corps les GM Lounes et Amrani mais leur second. De même que le GM Taffer et les chefs de RM 3 et 5 sont préservé dans leur fonction. Ainsi que le SG et d’autre directeurs centraux. Mais qu’on le veuille ou pas même si les medias en font un flan, ces changements sont loin d’égaler ceux effectués en 2000 ou en 2004. Et même 2014. Seul le départ du GCA AGS 80 et la nomination d’un jeune GM comme CEM de l’ANP, peut être digne d’intérêt. Sinon c’est cosmetique tout celà.

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    Anonyme
    7 septembre 2018 - 19 h 54 min

    Les vrais changements qui peuvent sauveer l’Algérie, et ses institutions de la faillite, et du naufrage
    C’est l’instauration d’une crédible, et d’une véritable Démocratie des institutions de l’état
    D’une crédible, et véritable Justice dans les droits des citoyens, et d’une répartition juste,et équitable
    Des richesses du pays accaparées par une minorité affairiste incompétente, ostentatoirement riche
    Et d’une richesse provoquante pour les pauvres algériens

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    Zaatar
    7 septembre 2018 - 19 h 29 min

    Y a tout qui change dans la continuité. Tout est limogé remplacé. Y a que le président et son chef d’état major qui ne sont pas remplacés. Mais qui va les limoger ?

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      Apache
      8 septembre 2018 - 21 h 37 min

      Celui qui les limogera sera le Bon Dieu. Ils ne sont pas très loin de la tombe vus leurs âges et leurs conditions physiques.

    bedraham
    7 septembre 2018 - 18 h 44 min

    il ne manque dans ce tableau que FAKHAMATOUHOU et son Adjoint.

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    yabdas
    7 septembre 2018 - 14 h 29 min

    aucun chef de region ne devrait rester plus de trois en poste et etre le dernier avant la retraite.l’etat major de la region devrait aussi etre remanie en meme temps.il faut a tout prix prevenir toute creation de clan au sein des forces armees,c’est plus salutaire.

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    scags
    7 septembre 2018 - 13 h 06 min

    c’est carnaval fi dachra.

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    Anonyme
    7 septembre 2018 - 9 h 03 min

    tout a fait normal ,de façon que la nouvelle génération puisse acquérir une expérience de commandement Quant soit pas pris au dépourvu en cas de départ imprévu ou brutale des anciens

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    Anonimi
    7 septembre 2018 - 8 h 52 min

    C’est le filme navet de l’été sous forme de mousselsalate égyptiennes sans tête ni queue où le scénariste, le réalisateur et l’acteur principal sont anonymes. Le pauvre organe El Djeich, remplacé par Ennahar, ce journal vit à l’ère du parti unique complètement dépassé par les évènements.

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