Exclusif – Censure du film sur Larbi Ben M’hidi : le réalisateur dit tout

Bachir Derrais
Le réalisateur du film sur Larbi Ben M'hidi, Bachir Derrais (au centre). D. R.

Algeriepatriotique : Différentes sources avancent des chiffres contradictoires au sujet du coût de la production du film sur Larbi Ben M’hidi. Combien celui-ci a-t-il coûté au juste ?

Bachir Derrais : Le budget du film tourne autour de 70 milliards de centimes, soit environ 4 millions d’euros. Ce budget est inférieur à ceux alloués habituellement aux films historiques. Le film est une reconstitution des années 30, 40 et 50. Les scènes ont été tournées dans des studios en Tunisie avec des équipes étrangères. Aussi, quand certains disent que ce budget est élevé, cela me choque parce qu’on a vu des films de ce genre tournés parfois avec des budgets autrement plus élevés. C’est le cas par exemple du film Hors-la-loi de Rachid Bouchareb, qui a coûté environ 20 millions d’euros. Idem pour le film d’Alexandre Arcady qui couvre la même époque et dont le budget atteint 22 millions d’euros. Je ne comprends pas pourquoi certains se focalisent sur le budget du film alors qu’il ne dépasse pas ceux qui ont été accordés à beaucoup d’autres, alors que personne n’en a parlé. Pourquoi une telle polémique alors que d’autres longs métrages ont reçu trois fois plus, comme le film sur l’Emir Abdelkader, et qui n’ont même pas été tournés ? Cela me choque. Il y a six mois, le ministre de la Culture déclarait que le film sur l’Emir Abdelkader a coûté 15 millions d’euros sans que la moindre image n’ait été tournée et tout le monde a trouvé cela normal. Personne n’a protesté alors qu’un film qui a obtenu son budget et qui a été tourné a provoqué un scandale. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi.

Sur quelles sources vous êtes-vous basés pour tourner le film sur la vraie histoire de Larbi Ben M’hidi ?

Les sources pour développer le scénario représentaient un vrai problème. Aujourd’hui, il n’y a pas de livres sur Larbi Ben M’hidi. Il existe quelques ouvrages qui ont été écrits par ses amis d’enfance, comme celui de Hachemi Troudi, intitulé L’homme des grands rendez-vous. L’auteur raconte l’enfance de Ben M’hidi. Sinon, il n’y a que des bribes d’informations sur sa vie recueillies par-ci par-là. Mais, heureusement, quelques témoins encore vivants nous ont aidés à reconstituer sa vie. Nous nous sommes également référés aux archives en France. Cela n’a pas été facile. Il nous a fallu deux ans de recherches.

Pourquoi le film a-t-il été censuré ?

J’ai l’impression que le pouvoir – enfin, le gouvernement – n’est pas prêt à dévoiler certaines choses. Il continue à cacher certains aspects de l’histoire algérienne, certains tabous. Ç’aurait été compréhensible dans les années 1960 ou 1970, mais, aujourd’hui, il n’y a aucune raison de censurer l’histoire ou d’éviter de parler de certaines choses qui fâchent. Ceux qui ont fait la Révolution sont avant tout des êtres humains, avec leurs qualités et leurs défauts. Aussi, je ne vois pas pourquoi on devrait s’autocensurer ou subir la censure. J’ai réalisé un film avec beaucoup de recul, basé sur des faits historiques réels, sur des livres, sur des récits et sur des témoignages. J’estime que je n’ai commis aucune erreur historique, contrairement à ce que certains essayent de faire croire. Toutes les scènes qui ont été tournées sont vérifiées et authentifiées par les témoins et les livres. Tout ce qu’il y a, c’est que le système algérien ne veut pas qu’on parle de certaines choses.

Quelles sont les réserves qui ont été émises pour justifier cette censure ?

[Ils] auraient souhaité voir un film de guerre. Or, Larbi Ben M’hidi est un homme politique. Je ne pouvais tout de même pas inventer des batailles auxquelles Larbi Ben M’hidi n’a pas participé. Par ailleurs, la manière de traiter le sujet a été un choix cinématographique. Il y a plusieurs façons de montrer la torture dans un film. Nous ne sommes pas obligés de passer 25 minutes à montrer une scène de torture. Il y a une manière artistique et esthétique de montrer une scène de torture selon un choix cinématographique. Il semble que ceux qui ont visionné le film confondent entre un documentaire et un film.

Dans une scène, par exemple, Larbi Ben M’hidi chante le chant du partisan. La scène montre un journaliste qui lui pose la question suivante : «Aujourd’hui, la guerre est finie, le FLN est décapité, vous êtes arrêté.» Larbi Ben M’hidi répond par le chant des partisans, de la résistance : «Si quelqu’un tombe, un ami prend sa place.» Ce chant a été confondu avec la Marseillaise (l’hymne national français, ndlr). C’est grave. Ceux qui ont rédigé le rapport sur le film ont cru que Ben M’hidi chantait la Marseillaise. J’ai l’impression qu’ils n’ont pas les compétences nécessaires pour pouvoir juger un film.

Puisque le film est une coproduction entre les ministères des Moudjahidine et de la Culture et votre société, cela veut dire que le scénario a été lu et approuvé avant la réalisation du film. Que s’est-il passé pour que ces deux ministères changent d’avis ?

Bien sûr. Toutes les versions du scénario ont été consultées. Ceux qui affirment le contraire ne disent pas la vérité. Chaque fois que nous devions apporter des modifications, nous informions tous les partenaires, les accusés de réception faisant foi. La dernière version a été adressée à tous les partenaires et aucune modification ne nous a été demandée. Aussi, ce qui se dit ici et là est faux. Il faut savoir qu’un scénario, ce n’est pas le Coran. On peut découvrir une nouvelle information, recevoir un nouveau témoignage, etc. J’ai montré le film à des témoins qui ont corrigé des passages. Cependant, le scénario étant écrit loin de la réalité, le réalisateur dispose quand même d’une marge de manœuvre. Il peut traiter certains éléments car un scénario n’est pas un texte sacré ; c’est de la création.

Où en sont les discussions avec les autorités concernées ?

Nous avons discuté avec les responsables du ministère des Moudjahidine. Quant au ministre de la Culture (Azeddine Mihoubi, ndlr), il a vu le film en 2017 déjà, bien avant l’interdiction, et il ne m’a rien dit. Avant, il soutenait le film, alors que maintenant il s’y oppose. Je ne comprends pas son attitude. Toutes les scènes qui sont remises en cause, il les avait vues auparavant sans les contester.

Pourquoi le ministre de la Culture a-t-il changé d’attitude, selon vous ?

Je ne sais pas ce qui se passe dans les couloirs de l’Administration. Je ne comprends pas.

Certaines sources affirment que le dossier est sur le bureau du Président…

J’ai eu des informations selon lesquelles le film serait à la Présidence. Il est clair que la Présidence est au courant.

Pensez-vous que le Président va trancher ?

Je ne sais pas si le dossier est parvenu jusqu’au président de la République. Je ne peux donc pas me prononcer sur cela sans être informé. J’estime encore une fois que je n’ai commis aucune faute historique. Je pense que c’est de l’abus. Nous avons fait appel à toutes les hautes instances du pays et nous attendons de voir ce qui va se passer. Il y a un litige entre mes deux partenaires étatiques et moi-même en tant que réalisateur du film. Logiquement, dans ce cas de figure, les autorités doivent arbitrer en confiant le dossier à une commission indépendante qui ne relève ni du ministère de la Culture ni de celui des Moudjahidine. C’est ce que j’ai demandé, d’ailleurs, et j’ai même proposé des noms connus, des historiens pour y siéger. Là, j’attends la décision définitive qui n’a toujours pas été prise.

Vous avez accusé des journalistes d’avoir déformé vos propos. Qu’en est-il ?

Non, je n’ai pas accusé les journalistes. J’ai regretté que le débat ait été dévié. Au jour d’aujourd’hui, les journalistes n’ont pas vu le film. Il est donc prématuré de parler des scènes contenues dans celui-ci. Le sujet principal, aujourd’hui, c’est la censure, l’interdiction. Pourtant, j’ai remarqué que d’aucuns abordent des détails dans le film, alors qu’ils ne l’ont même pas vu. On ne peut pas débattre d’un film sans l’avoir vu. La vérité est que la majorité des journalistes m’ont soutenu. 80% des articles me sont favorables, donc je n’ai pas à me plaindre de la presse. Certains, néanmoins, au lieu d’attendre de voir le film avant de le commenter, ont commencé à le faire à travers les déclarations de tel ou tel ministre. Je trouve cela regrettable. Aujourd’hui, ce qu’il faut dénoncer, c’est la loi en vigueur ; une loi qui fait que le cinéaste est lié par l’Administration, il n’a plus de pouvoir sur le cinéma, si bien que le créateur en Algérie n’a plus les moyens, il est entre les mains de l’Administration. C’est donc sur cette censure qu’on doit se focaliser pour le moment. Quant au film lui-même, on en débattra une fois qu’il sera projeté.

Certains [journalistes] ont des comptes à régler. Parmi eux, certains travaillent sous les ordres d’officines qu’on connaît, d’autres sont proches de tel ou tel ministre. Cela ne m’étonne donc pas. Il y a, cependant, beaucoup de journalistes honnêtes qui ont traité le sujet d’une manière très objective. D’une manière générale, je suis très satisfait de la façon dont la presse a couvert cette affaire.

Vous avez affirmé que vous étiez en conflit avec deux ministres RND et que l’un d’eux est un hypocrite. De qui s’agit-il ? 

Il est clair que les ministres RND dont je parle sont ceux qui dirigent les départements de la Culture et des Moudjahidine, autrement dit mes deux partenaires. Le film est une coproduction entre ma société et les ministères de la Culture et des Moudjahidine. Il se trouve que ces deux ministères sont solidaires contre moi.

Que va-t-il advenir du film ? Allez-vous apporter des modifications si cela vous est exigé ?

Je pense qu’il faut laisser le film tel qu’il est. Contrairement à ce que certains affirment, c’est un film fédérateur. Il dépoussière, décomplexe et démystifie certains aspects. La Révolution algérienne est déjà belle. C’est une des plus belles révolutions du XXe siècle, si ce n’est la plus belle. Elle n’a donc pas besoin d’être glorifiée dans un film, elle n’a pas besoin d’être exagérée. Il faut lui consacrer des films honnêtes, propres, sans populisme, sans démagogie, sans propagande, avec du recul. Des films basés sur les recherches de vrais historiens. Il faut que les nouvelles générations prennent conscience de leur belle Révolution. Tellement de choses ont été dites sur cette révolution qu’elle en a pris un coup, alors que des milliers de martyrs sont morts pour nous permettre de jouir de la liberté et faire de nous des Hommes libres. Nous n’avons pas le droit de trahir leur mémoire. Ce n’est pas parce que le gouvernement juge ce film à sa manière que nous allons nous taire. Moi qui suis né après la guerre, je ne suis pas obligé de camoufler les faits. Plus d’un demi-siècle après l’Indépendance, il est temps de tout dire.

Quels sont ces faits qui dérangent les deux ministères que vous citez ?

Par rapport aux faits, les historiens, les universitaires, les étudiants, etc. savent tout. Tout est dans les livres. Ceux qui lisent savent. Mais, effectivement, la majorité des Algériens ignore certains faits, comme les conflits entre les dirigeants de la Révolution. Les relations entre ces dirigeants étaient complètement différentes de ce qu’on nous a enseignés à l’école. Ils étaient porteurs de projets politiques contradictoires, ils avaient des caractères différents et leurs relations étaient conflictuelles. Cela, on le voit dans le film et je n’ai rien exagéré. Ces derniers temps, des historiens publient des articles dans la presse et soutiennent le film en soulignant que ces conflits ont bel et bien existé. Alors, pourquoi reprocher à un réalisateur de les révéler ? Si certains veulent réécrire l’histoire à leur manière, qu’ils ne comptent pas sur moi. Et quand on dit «C’est l’argent de l’Etat», c’est qui l’Etat ? L’Etat c’est nous tous. Moi aussi [en tant que citoyen] je suis l’Etat. Ce n’est pas parce qu’Untel travaille au ministère des Moudjahidine qu’il doit croire que l’argent lui appartient. Moi aussi je fais partie de l’Etat : je suis Algérien, je travaille en Algérie, je fais travailler des gens et je paye mes impôts. A moins qu’ils veuillent changer la notion d’Etat et qu’ils insinuent que l’Etat c’est l’Administration – c’est-à-dire eux – et que nous, nous sommes les ennemis de l’Etat. Si c’est ça, qu’on nous le dise alors.

Propos recueillis par Abdelhak N.

Comment (69)

    abdel ouldamer
    16 septembre 2018 - 13 h 37 min

    CONFUSION
    L’intellectuel est sensé expliquer ce que les autres ont du mal à comprendre et, non d’agir ‎autrement. Raconter les choses qui vont dans le sens du poile pour que l’on soit applaudit n’est pas ‎du tout digne d’intérêt. L’intellectuel comprend les nuances et sait démêler les nœuds des zones ‎grises difficiles à rechampir. Concernant notre film « Larbi Ben M’hidi », deux intellectuels (Kamel ‎Daoud et Amine Zaoui), selon moi, sont passés à coté de la plaque, en ayant défendu la liberté ‎d’expression, et c’est ce qu’on appelle le populisme inconscient, qui est au demeurant, plus ‎dangereux que le populisme tout court. Sur le plan moral, un intellectuel est un juge et, ne se doit ‎en aucun cas d’avoir une prise de partie ; il doit dire la vérité là où qu’elle se trouve. Hors, ‎justement il se trouve que nos institutions sont attaquées par tout le monde et de tout temps ; ce ‎qui est simpliste. Le peuple a toujours raison, mais il sait aussi porter les Hitler au pouvoir, ne ‎l’oublions pas ! Notre film qui a crée une polémique me rappelle quelque peu Staline et sa ‎diabolisation par l’occident capitaliste, tout simplement parce que le parasitage des histoires ‎adverses existe et que les guerres ne sont jamais finies. Enfin ! Tous les états du monde défendent ‎leurs histoires et le font à travers la réalisation des récits nationaux. Oui, un état n’écrit pas ‎l’histoire, son rôle est de la positiver. Et davantage, un état ne sait pas retenir les divergences car ‎son rôle et d’éduquer et d’unir. C’est la littérature historique qui a fait du simple inconnu Arthur, un ‎roi et un héro. De jeanne d’arc qui n’a jamais porté une épée, une héroïne. Et notre pauvre film, à ‎nous, entre dans ce contexte là, alors que le réalisateur s’est comporté comme si l’entreprise ‎n’était pas une commande. Libre à l’artiste d’avoir tout sa liberté d’expression, mais ceci quand il ‎n’est pas lié par un contrat. Ce cas me rappelle aussi la guerre où c’est l’absurde qui reine, où ‎l’innocent surtout est perdu au milieu de la confusion. Un intellectuel qui ne sait pas défaire les ‎nœuds de cette confusion justement, que les autres ne comprennent pas, du fait qu’ils ignorent la ‎dialectique, est comme celui qui prend part en alimentant cette même dérive. Et c’est justement ‎cette écriture du récit que nous n’avions pas compris. Au contraire l’algérien, au lieu de glorifier, de ‎magnifier, lui, non seulement détruit, mais détruit même les acquis de ceux qui ont su réussir : le ‎cas de Boudjedra que l’ont a trainé en justice et, celui de Madjer que l’on a trainé dans le boue, en ‎sont deux exemples vivants. La destruction des symboles les plus forts. Cette histoire est comme ‎un roi de la renaissance qui commande son portrait à un peintre, pour voir ce dernier réaliser une ‎œuvre où un diable donne une gifle à un ange. C’est marrant non !‎

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    Srabess-DZ
    14 septembre 2018 - 18 h 39 min

    Le realisateur Drais a donné une interview a un journaliste Algerien en exil en angleterre ( bensdira ) dans laquelle il explique pourquoi il a été tourner en Tunisie, il a commencé a tourner dans la region de lakhdaria mais a été contraint d’arreter par les autorités militaires pour raison securitaire, mais cet arret s’est eternisé pendant des mois et des mois, meme si les opertaions militaires n’avaient durées que quelqes jours dans la zone de tournage… cette interview est sur YouTube en 4 parties… le debat semble vouloir etre detourné pour focaliser sur ce detail par certains qui doute tellement de leur algerianité qu’ils se sentent obliger d’affubler leur pseudo de DZ avec bien sur un prenom amazigh, comme par hasard, pour mieux brouiller les pistes… yaw fakouuuuu

    KARA
    14 septembre 2018 - 17 h 02 min

    Salam alikoum, Ya l’khawa, un minimum de modération SVP.
    Difficile de comprendre cette censure. Les Films sur Benboulaid, Krim Belkacem et Lotfi, avaient largement abordé des sujets tabous, même l’exécution de Abane par ses frères. Nous ne sommes pas des idiots, nous savons qu’il y avait énormément de bisbrouilles entre les Leaders du FLN et c’est tout à fait normal, ces jeunes (Benboulaid, Boudiaf, Ben M’hidi, Krim, etc) n’avaient rien que leur courage et leur vies à donner pour sortir le pays du joug colonial, il se sont lancés dans cette guerre de libération, sans réellement penser aux moyens suffisants, ce qui leur a valu le courroux de Messali par ailleurs. Il se trouve qu’avec la volonté et la conviction qu’ils avaient, ça a fini par aboutir et tant mieux, notre Drapeau flotte haut et fort dans tout le pays et même au-delà.
    Tant qu’on n’a pas vu le Film, il est difficile de prendre position, pour ou contre, mais ce film est un point de vu de son réalisateur, basé sur une recherche *Approfondie*, laissez nous le voir et nous apprécierons. Je lis certains commentaires accusant Derrais de rouler pour la France, parceque les scènes de tortures sont trop courtes, mais c’est aujourd’hui publique, (Youtube° Ausaresse avait affirmé que Si Larbi s’est suicidé en sa présence, est-ce qu’il y a d’autre commentaires à faire? On parle aussi que si Larbi a été donné par ses Frères, dont au moins l’un d’eux est encore en vie, mais cela nous le savons déjà et nous l’apprécions à sa juste valeur, ça a déjà été clairement expliqué dans le film sur Benboulaid, Lotfi, Krim je ne pense pas qu’il y aura un plus qui nous effraierait plus, nous savons donc les Clans, les oppositions, etc.. qu’il y avait au sein du FLN, du GPRA, etc… plus rien ne nous étonnera, mais nous voudrions voir ce film et il faudrait aussi en faire un sur Abane. Sur Boudiaf, c’est encore un peu tôt, ses assassins ont encore du pouvoir. .

    clair de lune
    14 septembre 2018 - 16 h 20 min

    A la lecture des deux articles sur le film Ben M’hidi ce qui m’étonnem’étonne c’est d’avoir choisi la Tunisie pour le tournage et ce que je dirais aussi du moment que nous n’avons pas de détails sur le film donc impossible de faire des coments alors faut accepter la proposition du réalisateur et laisser la commission en décider. Trop d’ancre a coulé…..

    1commentaire
    14 septembre 2018 - 16 h 02 min

    Oui il faut montrer les dessous de l’histoire Algérienne et surtout à ceux qui l’ignore ont veut qu’on connaissent que ceux qui veulent nous montré mais chez des gens intelligent sa marche pas comme sa l’histoire mérite d’être dite avec son authenticité sa serez criminel le contraire plus de la moitié des Algériens ignore ce qui c’est vraiment passer ce film et une occasion formidable de leurs ouvrir les yeux mais ceux qui ont déformé l’histoire veille à ce que rien ne change un jour où l’autre la vérité vaincra J en suis persuadé inchallah…ou a était tourne le film n’a aucune importance c’est les faits le plus important

    jokerpic
    14 septembre 2018 - 15 h 40 min

    Alors que nous avons une histoire millénaire les usa avec 2 siècles d’histoire donne l’impression avec son industrie cinématographique quelle existe depuis des siècles.
    Cette mesure d’une interprétation d’une relation vraie entre deux leaders de la révolution est une réalité tôt ou tard l’histoire la reconnaitra .Donc il ne sert a rien de la censuré .
    La censure crée la frustration des réalisateurs qui deviennent hésitant a faire des films ceci ne devrait pas exister plus d’ 1/2 siècles après les faits historiques c’est ridicule .
    Le peuple a souffert et a payer dans sa chaire le prix de l’indépendance il doit connaitre la vérité bonne ou mauvaise de ses dirigeants de la révolution.
    De toute façon tout le monde connait la vérité des conflits , traitrise ou conspiration il n’ya pas de sens a le lui cacher .

    Sabrina-DZ
    14 septembre 2018 - 14 h 53 min

    Déjà que le choix du lieu pour filmer est une HONTE ET TRAHISON HISTORIQUE !!
    S’agit-il d’un film de science fiction, ou, d’un film dont le réalisateur porte toute la responsabilité morale de produire les faits véridiques au détail prêt.

    À quoi sert de diffuser une histoire Algériennes dans un entourage NON ALGÉRIEN
    Pour moi, c’est une trahison envers l’Algérie et sa révolution.
    gardez votre film pour vos tubes digestifs.

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    Le Français
    14 septembre 2018 - 13 h 33 min

    Donc si j’ai bien compris, le gouvernement voudrait voir des français en train de torturer des algériens, autrement dit, le gouvernement algérien veut satisfaire sa propre version de l’histoire en instrumentalisant la souffrance subie par son peuple pendant la guerre.

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      L'ALGÉRIENNE
      14 septembre 2018 - 15 h 31 min

      @ Le Français

      Les français sont peu réceptifs à l’évocation de la souffrance des Algériens lors de la période coloniale… Les français sont incapables de confronter leur passé colonial. La peur de la conscience !!!
      L’Algérie veut que la souffrance du peuple Algérien soit documentée dans un film historique . On ne peut faire souffrir tout un peuple en silence. L’histoire doit rendre justice aux opprimés.Le peuple Algérien a beaucoup souffert, le colon français doit prendre ses responsabilités morales.
      Pourquoi la France ne proteste pas contre les documentaires/Films qui montrent la souffrance des juifs en France à l’époque de Vichy ??
      La souffrance a une seule définition et non pas deux !!

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    Kahina-DZ
    14 septembre 2018 - 12 h 24 min

    Une fois de plus !!!

    NON À LA DIFFUSION DE CETTE VERSION QUI SENT LA MANIPULATION !!!!

    MERCI DE RÉALISEZ LES FILMS ALGÉRIEN EN ALGÉRIE !!!!

    Les Algériens dépensent déjà leur argent dans le secteurs touristique tunisien et dans leurs hôpitaux qui manquent d’éthique…C’est déjà TROP TROP !!!

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      Tinhinane-DZ
      14 septembre 2018 - 13 h 22 min

       »Le budget du film tourne autour de 70 milliards de centimes » OK! un pouti calcul !!
      La Tunisie a bénéficié de combien ?? Sachant que ce type d’investissement crée beaucoup d’ emplois temporaires !!
      Les autres étrangers ont bénéficier de combien??
      Les Algériens ont eu que des miettes apparemment.
      Produire en Tunisie est un nouveau phénomène en cours ?? Pourquoi vouloir dépenser ces budgets en Tunisie et non pas en Algérie ???
      Qui a la réponse, SVP ???

      Pour le film, je trouve aussi que cette version n’est pas crédible ?? Les déclarations du réalisateur le prouve en disant qu’il n’ya pas assez de témoignages sur le Chahid, qu’il y a manque d’information sur ce grand Chahid….Comment a t-il réalisé ce film ?? Avec son intuition ??

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        Josef Madiba
        14 septembre 2018 - 15 h 37 min

        vous avez vu le film, vous? comment pouvez vous juger de la crédibilité ou non d’un film que vous n’avez pas vu? par ailleurs si vous avez bien lu l’interview, le réalisateur explique comment il a réalisé son film malgré la faiblesse de sources écrites. alors relisez. votre parti pris est flagrant et n’apporte aucun éclairage au débat.

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          Anonyme
          14 septembre 2018 - 15 h 55 min

          Josef [email protected]
          Les commentaires se portent sur les déclarations
          du réalisateur
          Tu ne sais pas lire ou quoi. Tu as besoin d’un cours d’alphabétisation en urgence

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          Tinhinane-DZ
          14 septembre 2018 - 16 h 05 min

          Je défends l’Algérie rien que l’Algérie.
          Josef Madiba : qui êtes vous ?
          Mon commentaire vous dérange à ce point.
          C’est mon opinion et point à la ligne.

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    DYHIA-DZ
    14 septembre 2018 - 12 h 19 min

    Souk-Ahras @

    Il faut savoir respecter les avis des autres. Nous avons lu le même texte, mais nous avons deux lectures différentes. C’est ma propre lecture, tu peux rager comme tu veux.
    Je le répète et je le redis: OUI !!! je suis pour la non diffusion de cette version !! Ce n’est votre commentaire qui va me faire changer d’avis.
    Présentez Ben M’Hidi juste comme un homme politique est une trahison en soi à la guerre d’Algérie.
    On parle de Ben M’HIDI et non pas de Gandhi !!

    ET je suis contre le choix de la Tunisie. Point barre. Je ne sais pas pourquoi on veut faire de la Tunisie la destination des réalisateur et producteurs Algériens ???

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      Souk-Ahras
      14 septembre 2018 - 15 h 06 min

      Je laisse le soin de « rager » à l’intervenant qui a osé fournir une estimation de ce réalisateur et de ses années de travail et de recherches, égale à « deux sous ».
      Plus rien à dire de plus.

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        Anonyme
        14 septembre 2018 - 17 h 55 min

        Souk-Ahras
        Allez Allez Souk-Ahras, montre nous la couleur de ta rage juste parce que un intervenant ne pense pas comme toi.

        Zaatar
        14 septembre 2018 - 20 h 36 min

        salut @souk ahras,
        mille putois puants, y en a qui utilisent des estimateurs biaisés sans en connaitre l’incidence sur la variance et l’écart type…et on parle de travail de recherche. (lehbila)

          Souk-Ahras
          15 septembre 2018 - 5 h 56 min

          Transmets mes amitiés au putois puant.
          Variance et écart type dis-tu ? Vois-tu ami Zaatar, le comble, pour quelqu’un qui ne tient ni les tenants ni les aboutissants d’une affaire quelconque, d’un problème quelconque, c’est de biaiser en pensant que c’est là le chemin le plus court et le moins compliqué. Ce comportement aléatoire est, aussi, un aspect bien particulier du « réductionnisme », aussi bien mathématique que philosophique, qui inspire les adorateurs du rejet catégorique tels nos dirigeants illégitimes, le gang de faux moujahidines et bien d’autres encore.

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    Adam
    14 septembre 2018 - 9 h 26 min

    A mon humble avis, pour comprendre, à l’écoute d’un récit ou à sa lecture, le cerveau construit au fur et à mesure, à la prégnance de l’esprit, des images à partir d’objets mémorisés. La tâche implique tri et analyse permettant, à tout esprit éveillé, de détecter une manipulation dans le récit. En revanche, lorsqu’il s’agit de suivre la diffusion directe d’images, tel un film ou un dessein animé, les images étant disponibles, le cerveau ne fait qu’enregistrer et le conscient mobilisé, par la diffusion rapide, pour saisir le sens. Pas de temps d’analyser pour détecter toute manip, car faudrait repasser au ralentit. Autrement dit, la meilleure façon de manipuler, c’est de diffuser des images manipulées. Un mélange, à taux varié, de faux dans une grande partie de vrai.

    Dans la mémoire collective du peuple, Ben m‘Hidi est une icône de la révolution qui se mêle aux valeurs de novembre et novembre est une constante du patriotisme. Réfléchissons !! Le réalisateur affirme texto : ‘’…Cependant, le scénario étant écrit loin de la réalité, le réalisateur dispose quand même d’une marge de manœuvre…..’’ La marge de manip ?! mais pourquoi ? Attenter au patriotisme ou verser dans un certain rêve des nostalgiques de l’Algérie ….?!

    Souk-Ahras
    14 septembre 2018 - 8 h 40 min

    @DYIHIA-DZ, @Kahina-DZ,
    Georges lucas (un exemple parmi tant et tant d’autres), malgré la toute puissance des studios hollywoodiens a tourné de larges pans de sa saga Star Wars en Tunisie ! Bizarre non ?
    Pardonnez-moi de vous dire que vos interventions sur le sujet en cours sont assimilables à celles du gang de censeurs « visionneurs » à obédience « faux anciens moujahidines ». Faux moujahidines qui veulent se parer du titre de vrais moujahidines et réécrire notre révolution de 1954 à leur façon afin de se donner une « légitimité » historique comme beaucoup d’autres, qui tiennent encore dans leurs mains encrassées de mensonges les rênes du pouvoir, l’ont fait avant eux.
    Avez-vous vu le film ? Sûrement que non ! Alors vous êtes des censeurs en plus d’être subjectifs.
    Ben M’hidi n’a jamais tiré un coup de feu ; c’était un politicien, un civil qui s’est battu pour affirmer la suprématie de l’Intérieur sur l’Extérieur, du Civil sur le Militaire, et ce combat, il l’a payé de sa vie par cause de trahison. Derraïs a montré un autre visage de la révolution : celui d’une guerre intestine en pleine guerre contre le puissant colon. Et ça dérange une certaine corporation ainsi qu’une « caste » de dirigeants illégitimes.
    Avec un peu de chance, mes arrières petits enfants connaîtront quelques petites vérités sur cette période (intra-muros) révolutionnaire, mais en attendant, c’est l’association, usurpatrice et frauduleuse, de la « caste » et des « faux moujahidines » qui se donne les droits d’orienter le sens de l’Histoire. Pour leurs intérêts propres, il va sans dire !
    Vous marchez dans leurs pas.
    Bonne journée.

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      Zaatar
      14 septembre 2018 - 10 h 06 min

      Bonjour Souk Ahras,

      De ton analyse, dont je suis en accord, on en déduit facilement par extrapolation (mathématique si l’on se veut rigoureux) la suite de l’histoire de notre pays post indépendance et le marasme dans lequel il a baigné et baigne encore. De catastrophe en catastrophe on ne pouvait prévoir mieux. Pour finir, il y en a bien comme tu dis, des subjectifs où l’illusion cérébrale leur joue bien des tours… en attendant d’être pincés probablement. Bien à toi.

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        Souk-Ahras
        14 septembre 2018 - 14 h 34 min

        Bonjour Zaatar, tu me rappelles avec ravissement un certain lehbila à la logique implacable.
        La rigueur mon ami, tu le notes si bien.
        L’objectivité est un mouvement ascendant où les théories se superposent à l’expérience sensible (couramment appelé ressenti/effet immédiat), se superposent les unes aux autres, progressent et évoluent.
        La subjectivité, à contrario, est un mouvement descendant où les théories se « révisent » les unes les autres , « révisent » l’expérience sensible et échouent généralement dans une voie sans issue.
        Pour la mathématique au «travail », l’espace réel est géométrique, multidimensionnel où l’espace sensible n’est qu’une approximation, qui peut être dépassée, rejetée et oubliée. Pour la pensée à court d’idées, cet espace se traduit par un « tourne-en-rond » perpétuel.
        Si c’est blanc, on le dit fermement ; on s’abstient de vouloir situer la nuance entre le gris et le moins gris.

          Zaatar
          14 septembre 2018 - 15 h 06 min

          Pour ton info l’ami, zaatar et lehbila ne font qu’un.

          Souk-Ahras
          14 septembre 2018 - 17 h 30 min

          Je le sais depuis les fameuses années tsa.

      Gatt M'digouti
      14 septembre 2018 - 11 h 45 min

      Pourquoi en Tunisie ? parce que en Algérie on tout détruit de notre patrimoine culturel et régional. La bedouinisation et le bano hillalisme ont fait qu’il ne reste plus de vestiges et des richesses de l’ancienne Algérie et que nos régions ont perdu de leur charme pittoresque. Vous allez à Laghouat, à Djelfa, à Tiaret vous trouverez les mêmes immeubles hideux que ceux d’ain naadja !
      Ajoute à cela la construction fawdawiya aux niveaux de certains quartiers d’Alger avec des égouts à ciel ouvert, le marché informel, des hidjabs partout, par l’ombre d’un haik el marma , pas l’ombre d’un gus en bleu de chine et béret, rien que des barbus et des gandouras. Cette vision cauchemardesque n’inciterait jamais un combattant à mourir pour une indépendance, ce qui fausserait le film dans l’histoire et dans le theme.

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    DYHIA-DZ
    14 septembre 2018 - 4 h 10 min

    Après avoir lu cette interview, je suis pour la non diffusion de ce film.
    J,ai l’impression que ce réalisateur à deux sous avait déformé la guerre d’Algérie.
    On dirait que ce réalisateur voudrait présenter la guerre d’Algérie comme étant une protestation politique sans balles, sans victimes et sans torture.
    Heureusement que nos grands parents et nos parents nous ont transmis l’histoire de la GUERRE D’ALGÉRIE.
    INCROYABLE !!

    À mon avis, ce réalisateur est bon pour relater la vie de Mohandas Gandhi ( L’INDE).

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      Zaatar
      15 septembre 2018 - 5 h 27 min

      Non @DYHIA-DZ, Tu anticipes sur le contenu d’un film que tu n’as pas encore vu. D’ailleurs tu dis bien, Et c’est inconsciemment que c’est fait, « on dirait « , « j’ai l’impression « …qui confirme ton incertitude. D’un autre côté, Et si on essaie de mettre de la logique dans l’analyse sur le fait qu’on veuille censurer le film, qui veut le censurer ? L’ordre est bien venu de ne pas diffuser le film et on invoque n’importe quelle raison. Donc c’est bien notre pouvoir qui l’ordonne. Et pourquoi à ton avis ? Parce même sans avoir vu le film il a eu des infos sur le contenu. Et qu’il y a certainement des vérités qui ne l’arrangent pas. Tout le monde sait que l’histoire de notre guerre de libération à été falsifiée en bonne partie. Et qu’il y a un pouvoir illégitime en conséquence au pays. Ceci explique cela @DYHIA-DZ.

    Kahina-DZ
    14 septembre 2018 - 3 h 30 min

    La lecture de cet article me donne l’impression que ce réalisateur n’est pas totalement crédible

    Je suis aussi très choquée de lire que le tournage s’est fait en Tunisie. C’est la première falsification de l’histoire de Ben M’Hidi de la part de ce réalisateur. Quels sont ces étrangers qui étaient présents pendant le tournage …C’est intrigant ?? Je ne crois pas que ces étrangers sont mieux placer que les Algériens pour relater l’histoire de Ben M’hidi… Un grand point d’interrogation ???

    On dirait qu’il n’a pas voulu montrer la torture que le colon français exerçait en Algérie. En disant que Ben M’hidi était un homme politique, le réalisateur veut nier l’existence d’une résistance armée , qui est la guerre d’Algérie. Ce qui est un crime contre la révolution de 54.

    Désolée, mais ceux qui ont opté pour l’arrêt du film ont raison !!

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      MOHAMMED BEKADDOUR
      15 septembre 2018 - 2 h 12 min

      @Kahina-DZ
      14 septembre 2018 – 3 h 30 min
      ————————————————————————–
      Effectivement, il faut « savoir », prendre le temps de savoir, le film consacré au noble Benboulaid nous a appris que c’est à partir d’un très sale Tunisien que son combat a été contrarié, bref il y a une problématique complexe…J’espère que le Tunisien du film consacré à Benboulaid a, dans l’histoire, été réellement abattu par Ce Noble Oueld El Jazaïr. CECI DIT : Le mieux est de différer tout ce qui ne peut être fait correctement, il suffit juste d’en annoncer la possibilité en informant sur le pourquoi exact qu’il faut attendre que les conditions soient réunies. Pour le reste, je rejoins nos compatriotes au sujet de Gandi : Ben M’Hidi fut un épineux, comme tous les vrais fils de El Jazaïr

    Chaoui Ou Zien
    13 septembre 2018 - 21 h 10 min

    De toutes les manieres, il n y a presque plus de salles de cinema en Algerie pour voir le film. Autant le mettre en ligne sans attendre leur avis, qui ne viendra d’aileurs jamais. Ce serai une meilleure maniere de disseminer ce film. Il suffi d’ un peu de courage et d’une petite perte d’argent pour le realisateur.

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      Abou loune
      13 septembre 2018 - 22 h 43 min

      Il reste encore ryad el feth. C’est pas mal, Ça pue un peu mais c’est supportable.

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    Anonyme
    13 septembre 2018 - 20 h 34 min

    meme les films son interdit …incroyable tous est interdit ….dite nous au moins ce qui est permis

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      Zaatar
      13 septembre 2018 - 22 h 26 min

      Il est permis d’aller voter en avril 2019.

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    karimdz
    13 septembre 2018 - 18 h 57 min

    Ce qui me choque à la lecture de cet article, c’est que le tournage s est fait en Tunisie ! Pour quelle raison ce film n a pas été tourné dans notre pays, ce qui lui donnerai encore plus, un cachet original, et aurait permis à des algériens de faire revivre des scènes de notre révolution. Cela aurait été plus authentique.

    Sur les divergences historiques entre le producteur et l Etat, il aurait été bien que le producteur nous en fasse part, pourquoi garder le mystère. Notre révolution comme le rappelle cet article est l’une des plus belles, des plus glorieuses. Il y a eu des dépassements, c est possible, j étais pas né, et je n ai pas vécu cela, mais cela doit être rapporté de manière honnête, sans que cela, ne fasse ombre à notre lutte de libération, pour laquelle un million de chouhadas sont tombés au champ d honneur, Allah Yarhamhoum.

    La polémique vient tardivement, cela pose des questions, si je ne m’abuse, le scénario a été écrit avant, et les deux parties se sont mises d’accord dés le début, pourquoi donc ce tintamarre à la fin, qui a réellement fauté et n a pas respecté ses engagements ?

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      Anonyme
      13 septembre 2018 - 21 h 01 min

      1.5 million de martyrs pas 1 million.

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        Abou Loune
        13 septembre 2018 - 21 h 56 min

        1,5 millions de martyrs durant la guerre de libération, donne 587 martyrs par jour… cela fait beaucoup je pense.

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        Anonyme
        13 septembre 2018 - 23 h 06 min

        Les harkis ont encore de beau jours devant eux au vu du nombre de pouces vers le bas.

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        karimdz
        14 septembre 2018 - 11 h 31 min

        1.5 million effectivement, autant pour moi, mais en réalité entre 5 et 7 millions d algériens décimés par l occupation française depuis son invasion à la fin de la lutte de libération nationale.

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          Abou Loune
          14 septembre 2018 - 12 h 44 min

          Oui depuis l’invasion y en a eu 5 ou 7 de millions de décimés peut être, mais ça discutait de la guerre de libération et on parle de 1,5 millions et pas de un… c’était la réflexion d’anonyme. Juste pour remettre les choses dans leurs contextes.

      algerian
      13 septembre 2018 - 21 h 27 min

      Commençons déjà par faire preuve d’esprit critique et d’arrêter de répéter ad vitam aeternam le ‘million et demi’ de chahids que Ben Bella, dans une espèce de surenchère populiste, a balancé sans la moindre preuve!
      Tous les historiens dignes de ce nom s’accordent aujourd’hui sur un nombre qui oscillerait entre 300.0000 et 400 0000. Meme le Fils du Colonel Amirouche, qu’on ne peut accuser de collaboration avec l’ennemi, parle de 350 000 morts.

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        Abou Loune
        13 septembre 2018 - 21 h 58 min

        je suis totalement d’accord; 300 000 à 400 000 martyrs durant la guerre de libération donne entre 117 et 156 martyrs par jour;;; 587 font un peu trop…

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        Adam
        14 septembre 2018 - 9 h 36 min

        Oui, c’est un million-et-demi de martyrs, entre hommes, femmes, enfants et même de fœtus de femmes éventrées. C’est 132 ans de tuerie, de carnage, d’asservissement et d’ignominie par un monstre colonial !! 132 ANS !!

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        Josef Madiba
        14 septembre 2018 - 16 h 03 min

        B. Stora a déclaré à peu près ceci dans une interview: avec tout le respect que je dois à mes amis du FLN le nombre de morts durant toute la guerre de libération se situerait autour de 500 000 (ou 700 000, je ne me rappelle pas du chiffre qu’il avait donné), ce qui est déjà énorme par rapport à la population de l’époque. idem pour les 45 000 morts à Setif. ce chiffre aurait été inventé par la presse de l’époque et comme il arrangeait la cause, il a été gardé comme tel. aux historiens indépendants de se prononcer une bonne fois pour toutes.

      Abou Loune
      13 septembre 2018 - 21 h 53 min

      ouais on va rapporter les faits avec honnêteté, tu ne perd rien pour attendre encore une fois…cela fait 60 ans que ça dure;

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      Le Français
      14 septembre 2018 - 13 h 47 min

      Peut-être qu’il n’y a pas de studios de tournage en Algérie ou pas en mesure d’assurer la production de ce film…

    D.Z.
    13 septembre 2018 - 18 h 37 min

    Pourquoi le film a-t-il été censuré ?
    C’est très simple.
    Ça nous dit exactement par qui nous sommes réellement gouvernées.
    La cas contraire.
    Les projecteurs seraient tous braquer sur le valeureux moudjahid LARBI BEN M’HIDI.
    Allah yarhamou ainsi que les 1 millions et demi de chouhadas tomber avec lui.

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    Gatt M'digouti
    13 septembre 2018 - 18 h 23 min

    Monsieur Bachir Derrais
    Je vous suggère d’oublier ce film et d’en faire un livre qui sera à la portée de tout le monde ! Ils ne pourront pas censurer l’éditeur !
    Et même de le mettre sur ligne !!!! Le peuple jugera !

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    MOHAMMED BEKADDOUR
    13 septembre 2018 - 18 h 09 min

    @Et quand on dit «C’est l’argent de l’Etat», c’est qui l’Etat ? L’Etat c’est nous tous. Moi aussi [en tant que citoyen] je suis l’Etat. Ce n’est pas parce qu’Un tel travaille au ministère des Moudjahidine qu’il doit croire que l’argent lui appartient. Moi aussi je fais partie de l’Etat : je suis Algérien,
    ————————————————————————————————————————————————
    A quelque chose malheur est bon, cette histoire permet à des vérités de ne pas passer inaperçues, il y a deux films dans ce film… AH! ce mot de « Citoyen » !

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    Lamriben Kamel
    13 septembre 2018 - 18 h 07 min

    Monsieur @Hakikatoune 13 septembre 2018 – 14 h 10 min , je suis entièrement d’accord avec vous que la France fait au moins l’effort petit à petit mais concrétement, de reconnaître ses torts durant le colonialisme en Algérie !
    Mais ce que vous oubliez c’est que nous , nous sommes des musulmans, des arabes et par conséquent on a toujours raison et on n’a jamais tort ! Nous on a fait « le djihad » ya kho ! On travaille pour Dieu et le prophète avant tout ! Nous somme trop proche de Dieu pour commettre des exactions ou des crimes. On n’a pas à reconnaître qu’on a tort ou qu’on a fait du tort à un moment ou un un autre, on est parfait ! Donc, on ne peut se tromper, mentir alors que eux ce sont des kofars ! Vous savez ce cela veut dire: nous on va au paradis directe et eux en enfer direct et puis c’est tout !

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      Nourredine
      13 septembre 2018 - 20 h 12 min

      A l’internaute Cher @Lamriben Kamel 13 septembre 2018 – 18 h 07 min , arrête STP de faire des posts de ce genre, comme celui de ta réponse à @Hakikatoune, car il y a des internautes qui ne voit même pas que tu es en train d’ironiser et que tu parles au troisième dégrès ! Bon courage aux âmes bien nées !

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    Anonyme
    13 septembre 2018 - 17 h 57 min

    La présidence,2 ministères, pour un film, un vrai pays sous développé.

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    Souk-Ahras
    13 septembre 2018 - 17 h 31 min

    Cette association d’usurpateurs de notre Histoire qui se fait appeler ministère des moujahidines, veut absolument sacraliser les faux moujahidines (entrés dans les rangs en mars 1962 et n’ayant pas tiré le moindre coup de feu), pour en faire les vrais représentants de la révolution et vrais faiseurs de son Histoire, avec privilèges et rente à vie transmissible de père en fils. C’est une véritable entreprise de racketteurs qui s’est infiltrée dans toutes les arcanes des administrations nationales. C’est cette association qui décide du nom à donner aux rues, avenues, boulevards, places, écoles, collèges, lycées, universités, aéroports, etc…
    C’est un ministère budgétivore, un électron libre hors contrôle étatique qui ne reçoit d’ordre de personne ; l’attitude du ministre de l’inculture le prouve si besoin est. Les lois sur la production cinématographique ou artistique promulguées par Khalida Toumi l’ont été en accord total avec cette association étatisée de racketteurs.
    L’Algérie est, avec la Corée du Nord, le seul pays où l’oeuvre artistique est soumise à des « contrôles de conformité révolutionnaire ».
    En résumé, on peut affirmer que l’algérien lambda est seulement locataire en Algérie sans droits mais avec beaucoup de devoirs imposés. Le modèle directeur de la République Algérienne Démocratique et Populaire peut se décliner sous la forme suivante : « fermes ta gueule, l’État s’occupe de tout sauf de toi ».
    N.B : Dans « République Algérienne Démocratique et Populaire », le 1er, 3ème et dernier adjectif qualificatif qui la composent me font tristement pouffer de rire.

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      Zaatar
      13 septembre 2018 - 18 h 37 min

      Et dire que le budget du ministère des moudjahidines est largement supérieur à celui de l’éducation et probablement celui de l’enseignement et celui de la santé.

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    ilias
    13 septembre 2018 - 17 h 22 min

    J’ai vu une petite séquence du film relative à la rencontre du missionnaire qu’est Larbi Benmhidi, dépéché pour exprimer le courroux des moudjahidines de l’intérieur quant à la non-réception des armes promises, avec les membres de la délégation extérieure en poste au Caire, et principalement avec Benbella.Ce que j’ai remarqué, c’est que le personnage de larbi benmhidi parlait oranais et avec un débit rapide, et l’échange qui en est suivi troque un peu une gestuelle qui n’est pas naturelle chez Benmhidi le pondéré et le réfléchi, mais toujours avec courage et audace, d’après ce que j’ai pu reconstituer de mes nombreuses lectures sur ladite personne historique.

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    Soldat schweik
    13 septembre 2018 - 17 h 18 min

    Selon ce qui se dit et les extraits que j’ai pu en voir, ce film effleure 2 sujets fendamentaux de l’histoire de la guerre de liberation a travers 2 petites scènes :
    – Ben M’hidi au caire qui dit a Ben Bella  » vous etes là depuis 2 ans et on pas recu de votre part meme pas une balle ou un fusil, que faites vous ici alors? , ne crois pas que tu es un chef car tu pris un café avec Nasser »
    – Boudiaf qui s’interroge et denonce les hésitations des ulémas a rejoindre la revolution
    Comme le pouvoir a l’independance et jusqu’à ce jour a été usurpé justement par les putchistes planqués de l’exterieur secondés en cela par théocrates arabistes moyenorientaux, ca tombe sous le sens qu’il vont le censurer a tout prix, car ca mets en lumiere toute leurs falsifications de l’histoire et leurs titres usurpés de moudjahidines.
    Qu’est ce qui se serait passé si le film avait effleuré d’autre sujets falsifiés: assasinat de Abane, putch de 1962…. etc…

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    Anonyme
    13 septembre 2018 - 16 h 32 min

    ….. »Al-Jazeera censure un documentaire sur le lobby sioniste pour plaire à Trump »

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    Hibeche
    13 septembre 2018 - 15 h 35 min

    J’ai lu les différentes versions de l’affaire. De Derrais, au scénariste Mourad Bourboune etc……
    Ne mélangeons pas les choses. Le pouvoir en place, on le critique tout le temps ici. On n’y va jamais du dos de la cuillère.
    Pour un film, il y a d’abord le producteur, qui choisit un réalisateur, pour réaliser un scénario.
    Le réalisateur est lié au producteur par ce scénario. Il ne doit pas sortir du scénario en question sans le visa du producteur. Prenons un exemple, je veux construire une maison (je suis producteur), je cherche un maçon (réalisateur) pour exécuter un plan (scénario). Le maçon, qui est un grand artiste, veut faire des modifications à mon plan, je peux les accepter, comme je peux les refuser. C’est juste une question de prérogatives, de droit. A priori , même si le pouvoir est exécrable par ailleurs, monsieur Derrais n’a pas respecté scrupuleusement le scénario, dans ce cas là, il est dans le tort. Qu’il cherche un autre producteur, qui lui finance un autre film, sur Ben M’hidi, Abane, ou autre, où il peut exprimer librement sa pensée, sa vision de la révolution etc….on en a vraiment besoin. On est habitué en Algérie, où tout le monde » fourre son nez partout ». Comme l’autre film en vogue en ce moment, celui de Ahmed Bey. La productrice, a choisi un réalisateur iranien, et un acteur français, Gérard Depardieu pour ne pas le nommer. Il y a eu une levée de boucliers d’une certaine catégorie d’algériens qui voyaient Ariouet à sa place.
    Soyons sérieux, la femme engage son capital pour financer un film, elle est la seule habilitée à choisir le personnel qui lui réussisse ce film, pour qu’elle puisse avoir un retour sur investissement. La productrice veut distribuer le film dans le monde entier, Dépardieu est connu de pyang yang à Buenos Aires, Ariouet de Oum Tboul à Tindouf, bien qu’il soit un grand comédien.

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      Hakikatoune
      13 septembre 2018 - 16 h 13 min

      Ya Monsieur @Hibeche 13 septembre 2018 – 15 h 35 min. Koune 3hakel ! Lisez d’abord bien ce que nous dit le réalisateur du film sur Larbi Ben M’hidi, Bachir Derrais, et après on verra. Il nous dit :

      1/- Nous avons discuté avec les responsables du ministère des Moudjahidine. Le ministre de la Culture Azeddine Mihoubi, a vu le film en 2017 déjà bien avant l’interdiction, et il ne m’a rien dit. Toutes les scènes qui sont remises en cause, il les avait vues auparavant sans les contester.
      2/- les Ministères (le pouvoir) veulent voir un film de guerre. Or, Larbi Ben M’hidi est un homme politique.
      3/-Larbi Ben M’hidi répond par le chant des partisans, de la résistance : «Si quelqu’un tombe, un ami prend sa place.» Ceux qui ont rédigé le rapport sur le film ont cru que Ben M’hidi chantait la Marseillaise.

      On sent bien que le pouvoir cherche la mouche au réalisateur ! Wach t’hab de plus ya sahbi ! Vous savez mieux que quiconque qu’aucun film n’est jamais parfait ! C’est du cinéma ! Un film çà se commente, çà se discute mais seulement après sa diffusion et après l’avoir visionner ! Or jusque présent il n’a pas été autorisé à la diffusion et personne ne l’a encore vu en dehors de certains fonctionnaires zélés ! Aussi, encourageons d’abord le réalisateur pour permettre la diffusion, ici en Algérie ou ailleurs, et après on en discute, on critique, on détruit le scénario comme on veut, on le refait comme on veut, on donne sa propre vision, sa propre thèse, mais laissons d’abord le film sortir ya guelb !

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      Souk-Ahras
      13 septembre 2018 - 16 h 42 min

      Bonjour ami intervenant, vous êtes hors sujet, il s’agit là de censure crasseuse et de démission politique flagrante. Rien de plus.

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      Citoyendz
      13 septembre 2018 - 17 h 06 min

      En complement de la reponse censée de HAKIKATOU , j’ai relevé un passage de votre texte ou vous ecrivez :  » A priori , même si le pouvoir est exécrable par ailleurs, monsieur Derrais n’a pas respecté scrupuleusement le scénario, dans ce cas là, il est dans le tort. Qu’il cherche un autre producteur, qui lui finance un autre film, sur Ben M’hidi, Abane, ou autre, où il peut exprimer librement sa pensée, sa vision de la révolution etc… » . Tres juste ! Et c’est exactement ce qu’a fait Berrais en proposant aux 2 ministeres de ce retirer du projet en leurs remboursant leurs financements , ce qu’ils n’ont pas accepter !?

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    momo
    13 septembre 2018 - 15 h 25 min

    Vous devrez faire un film sur les faux moudjahid, comme ça notre jeunesse saura qui la gouverne.

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    Mohamed
    13 septembre 2018 - 14 h 51 min

    Un journaliste que vous reconnaîtrez sûrement,a dit que le film ne valait pas plus de 20 milliards (comme un f5 aHydra).
    On a vite compris que son journal ne valait pas un sou car souillé par la langue de bois !

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    Slam
    13 septembre 2018 - 14 h 36 min

    Mr Derrais, ne vous fatiguez pas à expliquer à ces ignares la définition du Cinéma et de la Création. C’est du chinois pour eux. Ils n’ont jamais vu un film de leur vie à part les mousalsalates. Par contre cette notion de l’argent de l’Etat est pertinente. Chez eux, l’État = El Houkouma = l’Administration. Ils n’ont aucune notion de la citoyenneté ni du service public. Donc ils considèrent l’argent public comme leur propriété et les caisses de l’état comme leur portefeuille. Le pays est privatisé aux mains d’une Bureaucratie compradore dont la corruption est le principal outil de gouvernance.

    Quant au film, il a au moins le mérite de poser les questions sur notre conception de la création cinématographique. On est encore loin de Bolywood !

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    mouatène
    13 septembre 2018 - 14 h 28 min

    de toutes manières, les deux ministères, de la culture et des moudjahidines ainsi que les cinéastes, les historiens et les écrivains, en sont responsables de cette tragédie. la Révolution du 1er Novembre 1954, a permis la libération du peuple algérien et a engendré aussi la libération des peuples opprimés à travers le monde. elle a mis à genoux le colonialisme. cette Révolution n’a pas mérité d’etre raconté aux générations futures parce que certains malfaiteurs ont peur de la vérité. nos anciens disaient  » men adha, yatadha  » ( quiconque fait du mal, se fera mal ). vous ne pourrez pas cacher la vérité longtemps. tot ou trad elle se saura et votre malheur sera que vous soyez gommés des recueils de l’histoire de cette révolution. tout ce que les générations futures trouveront à dire c’est « ils nous ont menti  » . Gloire au MARTYRS de la Révolution !!!!

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    Ifri Body
    13 septembre 2018 - 14 h 23 min

    J’ai vraiment envie et hâte de voir ce film tel qu’il est actuellement càd sans aucune modification. Ensuite nous pourrons débattre sur des faits. Merci Messieurs les artistes, producteurs, scénaristes, réalisateurs,… de nous faire de tels productions. Vivement ce film dans les salles afin d’honorer ce GRAND Monsieur LARBI BEN M’HIDI et de nous permettre d’approfondir notre culture sur cette lutte pour l’indépendance qui a été exceptionnelle et exemplaire dans le monde.

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    Hakikatoune
    13 septembre 2018 - 14 h 10 min

    Petit à petit, même difficilement et pas de gaîté de cœur, la France est entrain de reconnaître les méfaits du colonialisme, de reconnaître certains faits (je dis bien certains), certains crimes horribles et assassinats qu’elle a commis durant le colonialisme, qu’elle ne peut plus ignorer ! Elle a le courage politique de le faire. Elle fait un effort sur elle même pour aller vers la vérité historique même très prudemment. Elle a reconnu très récemment l’assassinat d’Audin, elle l’a fait sur la torture et l’assassinat de Ben M’hidi, elle l’a fait à propos du 8 Mai 1945, avec le massacre du 17 octobre 1961 à Paris etc… etc… Ce n’est pas encore suffisant bien sûr, mais c’est toujours çà de gagner.

    L’Algérie, avec les responsables politiques du mouvement national toujours en vie, avec le FLN d’avant et d’après indépendance, avant le pouvoir de 1962 , va-t-elle avoir, un de ces quatre matins, le courage de dire, de laisser s’écrire et de se raconter librement la vraie vérité historique. Va-t-elle laisser les cinéastes faire leur film librement, les écrivains écrire leur roman, leur fiction librement , les historiens l’histoire académiquement et librement ??? Est-ce qu’elle aura un jour le courage politique d’accepter et de reconnaître la vraie histoire de l’Algérie depuis le mouvement national, les faits historiques réels, et pourquoi pas les crimes et les assassinats commis envers son propre peuple avant l’indépendance, à l’indépendance et après l’indépendance ??? Quand va-t-elle avoir le courage de laisser se faire le libre débat sur la guerre d’Algérie et sur l’histoire du mouvement national et non pas faire connaître que la version du pouvoir !

    Et puis nom de Dieu, pourquoi ne pas autoriser la diffusion de ce film pour ensuite laisser la libre critique se faire, le libre débat s’organiser au sein des journalistes, des cinéastes, des spécialistes, des historiens, des spectateurs algériens eux-mêmes pour corriger ou critiquer éventuellement la version du réalisateur Bachir Derrais ! C’est comme çà que çà devrait se passer dans un pays normal mais on n’est pas un pays …normal malheureusement !!

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    Anti khafafich
    13 septembre 2018 - 14 h 09 min

    “L un des 2 ministres est hypocrite” je crois que je cela ne demande pas un doctorat pour le deviner, qui a changé d avis ? Et qui laisse notre patrimoine sans défense depuis des années? Je crois aussi que c est clair, non ?. Une chose me taraude l esprit, quelles sont les prérogatives du ministère de la culture au juste ??? On le trouve toujours là où ne le fait pas !!!!

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    Nadjma
    13 septembre 2018 - 13 h 36 min

    Dommage car j’ai de plus en plus envie de voir ce film. Pas beaucoup de films n’ont été faits sur la révolution algérienne c’est navrant, je rencontre beaucoup d’algériens qui ne savent pas grand chose de cette glorieuse lutte de leur peuple. Il y a un vrai travail d’information à faire, comment peut on s’ancrer pleinement dan son identité si on ignore notre passé on devrais au moins connaitre certains actes fondateurs pour que l’on puisse comprendre ce qui nous a été légué et les raisons qui font de nous aujourd’hui ce que nous sommes. J’espère vraiment qu’on autorisera la diffusion de ce film.

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