Italie : la sécurité au menu de la rentrée politique

Italie sécurité
Le ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini. D. R.

De Rome, Mourad Rouighi – Un peu partout en Europe et en Méditerranée, les thèmes portant sur la sécurité du citoyen et de la lutte contre le fléau du terrorisme international tiennent désormais le haut de l’affiche et constituent une priorité pour tous les gouvernements de ce grand ensemble.

Et le déclin des groupes terroristes sur le terrain, tant en Syrie qu’en Irak, pose l’épineuse question du contrecoup de ce que les experts craignent le plus, à savoir le danger que constitue les «revenants», allusion faite aux djihadistes de retour dans leurs pays respectifs et la nécessité pour tous, de gérer au mieux cette donne, aussi complexe que périlleuse.

Et l’Italie, qui ne fait pas exception, peaufine déjà  son approche et sa grille de paradigmes pour mieux sécuriser sa population et mettre à jour son arsenal judiciaire intégrant des suggestions d’experts, l’invitant à concilier prévention, campagnes de déradicalisation et collaboration  avec les autres pays du pourtour méditerranéen et bien au-delà…

A cet effet, le nouvel homme fort d’Italie et ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, multiplie les mises en garde et souligne l’urgence d’adopter un paquet sécuritaire adapté aux exigences nouvelles et de prendre en compte «le retrait stratégique» des zones de combat d’une dizaine de milliers de miliciens endoctrinés et qui pourraient se dissimuler parmi les milliers de réfugiés fuyant la guerre et qui tentent en ce moment de rejoindre l’Europe.

Pour autant, les mesures prévues et désignées dans le jargon journalistique italien par «Paquet sécuritaire» auront comme objectif de doter les services de sécurité, la Police, les Carabiniers et certaines divisions de l’armée des instruments législatifs leur permettant d’appréhender toute personne soupçonnée de préparer un attentat en Italie ou  d’éclaircir d’éventuelles liaisons entre  des «loups isolés» et des groupes terroristes internationaux. Par ailleurs, les médias italiens se font l’écho de responsables du dicastère de l’intérieur, mettant en exergue une catégorie de potentiels dangers et notamment, outre ceux précédemment cités, les combattants étrangers de retour de régions où règne l’anarchie la plus totale, la Somalie entre autres…

A cela s’ajoute la nécessité pour les autorités italiennes d’endiguer un flux d’immigration clandestine qui a atteint des niveaux record, depuis l’année 2011, sur fond de déstabilisation généralisée d’une partie du bassin méditerranéen et du début de la déferlante des migrants.

Sur ce point précis, le Paquet sécuritaire devra permettre l’expulsion du territoire des immigrés constituant une menace pour la «sécurité nationale» ou contre lesquels existent des soupçons fondés d’aide ou de soutien aux organisations terroristes. Il prévoit également l’octroi de permis de séjour aux personnes en situation irrégulière qui collaborent aux enquêtes sous différentes formes.

Et de fait, la classe politique italienne, au-delà des clivages actuels et traditionnels, a épousé l’approche du ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, et du gouvernement de Giuseppe Conte. Ce dernier a, à maintes fois, déclaré que «le terrorisme pourra être vaincu si, parallèlement à la lutte sans merci contre les groupes violents, nous tendions une main amicale envers les musulmans modérés et aux résidents étrangers qui contribuent à la richesse nationale, qui sont parfaitement intégrés dans le tissu social italien et que nous ne souhaitons en aucun cas stigmatiser et pointer du doigt».

M. R.

Comment (3)

    Ch'ha
    9 octobre 2018 - 15 h 57 min

    Salvini se déclare un ami et un frère d’IsRatHell.
    @Gatt M’Digoutti : Tout comme l’extrême droite française et européenne tous SIONISTES.
    Oligarchie mondiale sioniste.
    Tous des tartuffes nationale sioniste donc NON NATIONALISTE encore moins souvrainiste pour leur pays.
    Du pipeau!!

    Gatt M'digouti
    20 septembre 2018 - 12 h 15 min

    Un mystère que je n ‘arrive pas à expliquer ! Pourquoi l’Europe tient elle à sauver, en accueillant ces soit disant migrants fuyant leur pays et ne bouge pas un pouce au peuple de Gaza qui se meurt dans un ghetto à ciel ouvert, au vu et su du monde entier?

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      Le Français
      20 septembre 2018 - 13 h 25 min

      Ma théorie (qui n’a rien à voir avec celle fantaisiste que Israël aurait réellement de l’influence dans le monde alors que ce pays est protégé par les américains et sans eux, il n’est rien):

      Le problème est que les dirigeants du monde ont trop laissés faire Israël qui a pu développer sa puissance militaire et même nucléaire, ça veut dire que même si quelqu’un veut passer sur l’état sioniste (et non juif, les juifs, les vrais ne reconnaissent pas Israël), il y a risque d’une confrontation d’une telle intensité que le Moyen-Orient en serait déstabilisé à un point que l’on imagine pas.

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