Les médecins résidents toucheront une prime mensuelle pouvant aller jusqu’à 60 000 DA

grève médecins
Le service national civil pour les médecins résidents revu et corrigé. New Press

Par R. Mahmoudi – Deux nouveaux décrets exécutifs, publiés au Journal officiel, fixent les modalités d’accomplissement du service national pour les médecins résidents, en instituant une prime mensuelle et de nouvelles durées, selon les wilayas où ils évoluent.

Ainsi, l’institution d’une prime mensuelle d’accomplissement du service civil au profit des praticiens médicaux spécialistes de santé publique, assujettis au service civil, est définie par le décret exécutif 18-257 signé le 11 octobre 2018. Ce texte stipule que «la prime de service civil vise à renforcer la couverture sanitaire spécialisée de la population et à améliorer la qualité et l’efficacité des activités de soins, assurées par les établissements publics de santé, notamment dans les wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux».

Aussi le montant mensuel de la prime de service civil est-il fixé, selon la zone d’exercice, entre 20 000 DA et 60 000 DA, conformément à l’annexe jointe au présent décret. Sachant que la prime de service civil n’est pas intégrée dans le salaire du bénéficiaire – et précisé également que la prime prévue par le décret est servie uniquement pendant la durée d’accomplissement du service civil et cesse au terme de celle-ci –, elle est attribuée à compter de la date d’installation de l’assujetti au service civil.

Quant au décret 18-256 du 11 octobre 2018, modifiant le décret 99-176, il adapte la durée d’accomplissement du service national selon les wilayas où les médecins praticiens exercent. Selon ce nouveau texte, les 48 wilayas du pays sont divisées en quatre zones. Ainsi, dans la première zone qui couvre les wilayas du Sud (Adrar, Laghouat, Biskra, Béchar, Tamanrasset, Ouargla, El-Bayadh, Illizi, Tindouf, Nâama, El-Oued et Ghardaïa), la durée est fixée à un an. Dans la deuxième zone, comprenant les wilayas suivantes : Chlef, Oum El-Bouaghi, Batna, Béjaïa, Blida, Bouira, Tébessa, Tlemcen, Jijel, Tiaret, Tizi Ouzou, Sétif, Saïda, Skikda, Sidi Bel Abbès, Annaba, Guelma, Constantine, Médéa, Mostaganem, M’sila, Mascara, Bordj Bou Arréridj, Boumerdes, El-Tarf, Tissemsilt, Khenchela, Souk Ahras, Tipaza, Mila, Aïn Defla, Aïn Témouchent, Relizane, la durée d’accomplissement du service national y est fixée à 2 ans.

Quant aux médecins résidents accomplissant le service national dans leurs wilayas de résidence, la durée est fixée à 3 ans.

La quatrième zone comprend les deux wilayas d’Alger et d’Oran, où la durée sera de 4 ans.

R. M.

Comment (7)

    Ahcene
    7 novembre 2018 - 7 h 24 min

    C’est trop pour ces incompétents sans conscience! Ils ont fait « gréve » pendant une année. De la sédition pure et simple. Des inconscients. S’ils veulent de l’argent il n’ont qu’à démissionner et se présenter au poste de député.Ils ont promis de quitter leurs postes, mais ils sont toujours là… On raconte les miséres qu’ils subissent en France pour un salaire minimum d’insertion..triste leur dignité s’ils en ont encore

    MELLO
    5 novembre 2018 - 20 h 37 min

    Une chose est sûre, tous les apparatchiks iront se faire soigner ailleurs ,mais pas chez ces jeunes medecins residents qui méritent mieux. Ces quelques Dinars ne représentent rien devant ce que touchent les levées de mains au sein de l’hémicycle. Pendant que nos « dirigeants » étalent leurs décisions sans avenir, la France lance une perche à tous ces médecins qui ont été formés à coût de milliards par l’Algérie.

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    Anonyme
    5 novembre 2018 - 13 h 28 min

    Ils veulent les corrompre pour le 5eme mandat .

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    Zaatar
    5 novembre 2018 - 9 h 11 min

    Quoique insuffisant, mais c’est toujours bon à prendre pour les medecins du moment que Errachem c’est H’mida et Ellaab c’est également H’mida…

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    Gatt M'digouti
    5 novembre 2018 - 8 h 45 min

    60 000 DA c’est quoi en comparaison des Salaires des députés ???? de la gnognote !!!!

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    Fellag
    5 novembre 2018 - 8 h 33 min

    Une injustice flagrant délit,des Algériens qui sacrifiéent vingt sept a trente ans d’études, plus des nuits blanches,les risques d’être contaminé, on soignant les victimes, pour un salaire de misère,et un corrumpus,ingnrant, gagné son siège en trichant,gagne sept fois plus, n’existe nul part ailleurs sauf dans une république de hors loi, que laissez vous aux générations futures, que des insultes, espèces de voleurs

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    Malheur à nous
    5 novembre 2018 - 8 h 32 min

    Vive la planche à billets !

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