23e Sila : des universitaires appellent les éditeurs publics à diffuser le livre en tamazight 

éditeurs, Tamazight

Des universitaires, réunis mercredi à Alger, ont appelé les éditeurs publics à élaborer un programme éditorial en tamazight pour assurer une large diffusion des publications écrites dans cette langue nationale et officielle, enseignée dans la plupart des établissements scolaires du pays.

Intervenant lors d’une rencontre sur la littérature amazighe en marge du 23e Salon international du livre d’Alger (Sila), les participants ont adopté une série de recommandations pour la promotion de tamazight, appelant à la contribution des éditeurs publics pour assurer, à des prix «abordables», la disponibilité d’ouvrages dans cette langue parlée à travers l’Algérie dans ses différentes variantes.

L’appel des universitaires s’adresse aux trois éditeurs publics: l’Enag (Entreprise nationale des arts graphiques), l’Anep (Entreprise nationale d’édition et de publicité) et l’Opu (Office des publications universitaires). Les participants à la rencontre recommandent également la traduction d’ouvrages littéraires de et vers le tamazight pour donner, appuient-ils, une «plus grande visibilité» à la langue et la culture amazighes.

Relevant le «manque d’intérêt» des éditeurs publics pour la littérature amazighe, selon lui, Brahim Tazaghart, également auteur, a suggéré la création d’un «fonds spécial» pour le soutien à l’édition en tamazight, un créneau investi par «quelques» rares éditeurs privés, a-t-il dit. Il s’agit également, ajoute-t-il, d’encourager une «dynamique» d’édition reposant sur la traduction «inter-dialectale» et entre les langues pratiquées en Algérie.

Auteur de plusieurs ouvrages vers Tamazight, Brahim Tazaghart estime que la traduction de et vers cette langue permettra au zénète et au chaoui, des variantes moins loties que le Kabyle par exemple, d’être présents dans le champ littéraire amazigh.

Pour sa part, Mohamed Salah Ounissi, a relevé l’absence «flagrante» d’ouvrages littéraires écrits en chaoui, estimant que le patrimoine littéraire de cette région est «limité aux chants bédouins et aux textes poétiques…», de même que Abdellah Seddiki, enseignant à l’Université de Tamanrasset, qui note une «absence» de textes littéraires écrits en tamasheq (berbère parlé par les Touareg).

Tahar Abbou, enseignant à l’Université d’Adrar, considère que les travaux de recherche de Mouloud Mammeri, qui a consacré des recherches sur l’Ahellil (poèmes polyphonique des Zénètes du Gourara, dans le sud-ouest algérien), ont grandement contribué à la préservation de la langue parlée par les autochtones dans cette région. A ce propos, il a déploré le manque d’intérêt des écrivains pour l’usage du zénète en tant que langue d’écriture.

Dans son allocution d’ouverture de la rencontre, le SG du Haut Commissariat à l’Amazighité (Hca), Si El Hachemi Assad, a rappelé que «le choix de la graphie pour la transcription de tamazight relève des attributions de l’Académie amazighe» devant être créée d’ici à la fin de 2018.

R. C.

Comment (4)

    Anonyme
    7 novembre 2018 - 23 h 37 min

    Si les éditeurs publics décidaient de consacrer ne serait-ce qu’ 1 % de ce qu’ils dépensent dans les multiples éditions et rééditions d’ouvrages (en Arabe) à caractère plus ou moins islamique, en faveur d’ouvrages écrits en Tamazight, ce serait déjà un miracle.

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      Vive la langue arabe
      8 novembre 2018 - 15 h 25 min

      Ça se voit que ton problème est l’éradication de la langue arabe et de l’islam. Parle-nous aussi des ouvrages écrits en français par des traîtres à notre histoire et nostalgiques de la kperiode coloniale. Une chose est certaine: nous ne parlerons jamais ta pseudo langue

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        Anonyme
        9 novembre 2018 - 0 h 13 min

        Trop de haine, nuit à la santé physique et psychique. Je te conseille vivement d’aller faire une omra, pour te laver de tes pêchés.

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          Vive l'Arabe
          9 novembre 2018 - 1 h 37 min

          La haine qui duîte puis ruisselle e5 dégouline de ta proposition n’a pas de pareille. Quant à la Omra, non merci car en passant par le consulat saoudien, on risque de vous laver vos péchés avec l’acide fluorhydrique.

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