Louh définit les limites de la prochaine révision constitutionnelle

Louh
Tayeb Louh. New Press

Par Hani Abdi − Le ministre de la Justice, Tayeb Louh, définit les limites du projet de révision constitutionnelle proposé par Bouteflika dans sa déclaration de candidature à la présidentielle du 18 avril prochain. Intervenant au forum de la Radio nationale, Louh précise que les constantes nationales (arabité, amazighité et islamité) et le caractère républicain de l’Etat ne seront pas touchés.

Tout le reste est soumis à débat et pourrait connaître des modifications, selon la volonté des participants à la conférence nationale inclusive, que le président Bouteflika promet d’organiser pour définir une plateforme politique, économique et sociale afin de préparer l’avenir du pays. Tayeb Louh estime que cette conférence nationale consensuelle constitue une réponse à la demande de la majorité de la classe politique.

Le ministre de la Justice explique le déroulement de cette conférence, qui sera sanctionnée par des recommandations que prendra le président de la République pour élaborer un plan d’action pour les mettre en œuvre. Il est donc possible de revoir les pouvoirs du Président ou carrément le régime politique. Poursuivant son intervention, le ministre de la Justice juge plus que nécessaire cette révision constitutionnelle. Elle sera, d’après lui, «profonde» en ce sens qu’elle consacrera «plus d’indépendance de la justice, plus de liberté et plus de démocratie».

Tayeb Louh enchaîne en rappelant que dans les années 90, une conférence sur le crime n’a pas pu être tenue à cause de l’instabilité et du terrorisme qui frappait le pays. «Aujourd’hui, souligne-t-il, grâce au président Bouteflika, la paix est revenue et l’Algérie vit dans la stabilité.» Le ministre évoque  pour justifier cette annulation la «fuite» de personnalités politiques de cette conférence par peur d’être la cible des groupes terroristes. Cela sans fournir les noms de ces personnalités politiques.

H. A.

Comment (17)

    Dz213
    12 février 2019 - 22 h 18 min

    Monsieur le ministre,vôtre job n’est pas d’être porte parole du président,votre responsabilité c’est de demander à vos procureurs d’enquêter sur la corruption , les évasions fiscals,sur la drogue,la criminalité et ce qui ce passe dans nos ports,maintenant que votre collègue avait autorisé l’importation de la viande des anes tout est possible qu’il y’aura du tkherbich.

    Moh Touil
    12 février 2019 - 10 h 00 min

    Comment un vieux monsieur, malade et invalide, ne pouvant ni parler, ni ecrire – donc dans l’incapacité physique de donner des directives – peut-il diriger un projet de changement profond ? En dehors de pouvoirs surnaturels ou d’une maîtrise telepathique avérée… c’est tout simplement IMPOSSIBLE ya cheikh !
    Donc toute cette marmelade servira à masquer les malversations et détournements de la smala du président en attendant de trouver un nouveau chef et échapper aux tribunaux devant lesquels ils rendront inévitablement des comptes un jour.

      Nasser Nasro
      12 février 2019 - 11 h 21 min

      @moh touil; ce monsieur , malade, invalide etc … à trouver une frange importante de la population qui votera pour lui. Ceux qui veulent le changement, la justice l’équité etc…ont ils trouvé leur candidat? Si oui, iront ils voté pour le candidat du changement? Si c’est comme par le passé qui utilisent le slogan armons nous et partez et Comme la nature à horreur du vide, le candidat malade et invalide, devient forcément l’homme de la situation par la grâce de ceux qui ne votent pas.
      Si on veut du changement, tous aux urnes et choisissons l’homme du changement.

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        AMEL
        12 février 2019 - 19 h 14 min

        @Nasser Nasro 12 février 2019 – 11 h 21 mn.
        Soyez au moins, une fois dans votre vie, honnête. LE PEUPLE ALGÉRIEN N’A PAS VOTÉ ET N’A JAMAIS VOTÉ POUR CE « monsieur »… C’EST VOTRE BOURRAGE DES URNES QUI L’ONT PORTÉ AU PLUS HAUT PIÉDESTAL DE L’ÉTAT ALGÉRIEN. ÉLECTION A LA NIEGELEN DE SINISTRE MÉMOIRE…..
        ASSEZ ! ÇA SUFFIT ! CESSEZ VOTRE CINÉMA !
        JUSTE UNE QUESTION :

        AYEZ UN TANT SOIT PEU DE DIGNITÉ ! ENVERS LE PEUPLE ALGÉRIEN ! ENVERS L’ALGÉRIE ! ENVERS NOS GLORIEUX CHOUHADAS !!!

    Hibeche
    12 février 2019 - 5 h 07 min

    En d’autres termes, Louh nous dit de laisser fakhamatihi mourir au trône, et on vous promet de discuter de tout. Discussion (bavardage ) qui a commencé en 2011, et qui continuera jusqu’à ce que mort s’en suive. Yaâni , pour utiliser la langue de bois (Louh), un dialogue (palabres) continu et qui ne s’arrêtera jamais. Enfin,! C’est une promesse

    Anonyme
    11 février 2019 - 22 h 13 min

    il faut être un demeuré pour continuer de croire en leurs discours et en leurspromesses et penser que du bien sortira de leur projets…. Bien sur l’Algérie reste le pays ou la population croit qu’un bouc donne du lait qui soigne le cancer

    Anonyme
    11 février 2019 - 21 h 56 min

    Ils vont encore triturer la constitution pour créer un vice président et se couvrir à la mort de boutef. Et cette constitution ils la pietineront comme toujours. Il faut voter en masse et envahir les lieux de vote pour les empêcher de frauder.

    Nasser Nasro
    11 février 2019 - 17 h 54 min

    la constitution est l’affaire du peuple et personne n’a été mandater pour parler au nom du peuple.Vous avez le droit de donner un avis sans plus, quand au reste c’est le peuple censé décider. Il me semble que vous profiter comme le reste de votre caste, de la faiblesse d’un président affaiblie par sa maladie.. Vous osez parlez de la constitution taillée sur mesure qui exclu les retraités de se présenter aux élections et bien d’autres droits. Alors parlons en de la constitution, puisque vous êtes nommé président du conseil constitutionnel. La constitution oblige le candidat à retirer personnellement les fiches de signature, dans le cas contraire la constitution est bafouée. La constitution oblige le candidat à fournir un certificat médical attestant d’une bonne santé, est ce le cas , dans le cas contraire la constitution est bafouée, la constitution oblige le candidat à déposer personnellement les fiches de signatures, est ce le cas , dans le cas contraire la constitution est bafouée, l’investiture oblige le candidat à jurer devant dieu et le peuple de respecter la constitution , dans le cas contraire la constitution est bafouée et enfin, vous en tant que président du conseil constitutionnel chargé de veiller sur le respect de la constitution, si vous admettez qu’un candidat bafoue la constitution, vous avez et aurez bafoué la constitution devant dieu et devant le peuple ? on appelle cela violation de la constitution.

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    Massinissa
    11 février 2019 - 17 h 25 min

    il doit d’abord définir ses limites à lui , en suite il va essayer de définir les limites de la constitution, déjà qu’il n’a aucune limite quand il utilise la langue de bois , le gars porte bien son nom « LOUH » raison pour laquelle il excelle dans la langue de bois (LOUGHATE EL KHACHEB ) .
    continuez comme ca … tu finiras comme tes parrains

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      SoyonsLucides
      11 février 2019 - 20 h 07 min

      @massinissa
      Mr Louh annonce déjà les couleurs.Il se voit déjà ministre et Bouteflika président.
      Et il se permet d’emblée de recadrer la décision du futur président ,autrement dit sommer Bouteflika de ne pas toucher aux constantes nationales (arabité,islamité).Or ce sont ces constantes qui posent problèmes.Si elle ne disparaissent pas de la constitution,alors il n’y aura aucun changement vraiment palpable.La langue arabe et l’islamité qui resteront imprégnées de politique donneront des ailes aux islamistes et arabophones conservateurs partisans du statu quo et de la médiocrité.
      Les 3 constantes pour un vrai changement facteur de developpement et d’émancipation sont les suivantes
      -Séparation de la politique et de l’argent
      -Séparation de la politique et de la religion
      -Séparation de la politique et du militaire.

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    Bouteflika n' est pas president
    11 février 2019 - 16 h 31 min

    Je ne suis ni arabe ni islamique. Et ce n’ est lui qui m’ arabisera ou islamisera. En outre nous ne reconnaissons aucune valeur politique à votre farce électorale. (…)

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    Spleen DZ
    11 février 2019 - 16 h 17 min

    Décidément, notre, pour ne pas dire leur, constitution est devenue comme un journal qu’on se permet d’ouvrir tous les jours. Trop parler des lois, de la constitution c’est que celles ci sont bafouées et jamais respectées!
    « Le borgne n’a qu’un œil, mais il pleure quand même ». Même si le peuple est fragilisé, affaiblit par cette pègre qui l’a gouverné à ce jour, ne veut nullement dire qu’il est insensible. Mais, le peuple a plutôt opté pour une mauvaise paix qu’une bonne guerre!

    Spleen DZ
    11 février 2019 - 16 h 08 min

    Décidément, notre, pour ne pas dire leur, constitution est devenue comme un journal qu’on se permet d’ouvrir tous les jours. Trop parler des lois, de la constitution c’est que celles ci sont bafouées et jamais respectées!
    « Le borgne n’a qu’un œil, mais il pleure quand même ». Même si le peuple est fragilisé, affaiblit par cette pègre qui l’a gouverné à ce jour, ne veut nullement dire qu’il est insensible. Mais, le peuple a plutôt opté pour une mauvaise paix qu’une bonne guerre!

    Abou Stroff
    11 février 2019 - 15 h 44 min

    louh indique que les constantes nationales (arabité, amazighité et islamité) ne seront pas impactées par la future révision constitutionnelle.
    moua, avec ma naïveté maladive m’interroge: je ne me sens ni arabe, ni amazigh et encore moins musulman mais algérien tout simplement, mon « algériennité » fait elle partie des « constantes nationales »?
    PS: et si fakhamatouhou passe l’arme à gauche avant ou juste après le 18 avril, louh continuera il à nous raconter ses histoires de révision constitutionnelle?

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    Secte unique au monde
    11 février 2019 - 15 h 28 min

    Depuis 1962 , toutes les « avancées » politiques du pouvoir algérien ne sont que des clopinettes ! Toutes ses promesses grandiloquentes, au cours de ses 57 ans de pouvoir, n’aboutissent qu’à de petits résultats et à la marge ! La reconnaissance de Tamazigh a été accouchée aux forceps après des drames, des intimidations, des crimes, des assassinats, des emprisonnements etc… etc. Les différentes Constitutions ont été écrites et élaborées par lui seul et pour lui seul, et il n’a jamais tenu compte des avis de l’opposition!

    Cette conférence nationale inclusive dont il parle et nous gargarise sera aussi comme d’habitude organisée, orchestrée et dirigée par lui tout seul sans tenir compte, une fois encore, des avis de l’opposition. Comme ce pouvoir n’a aucune culture démocratique, il ne faut s’attendre à grand chose ! C’est annoncé juste pour nous endormir encore une fois ! Ce pouvoir n’a nullement l’intention d’aller vers le progrès, la modernité, l’universel , l’alternance en matière de gouvernance, de démocratie et d’Etat de Droit ! Les scènes pitoyables, les discours et les comportements débites de son « élite » politique et de sa base populiste auxquelles on assiste depuis fort longtemps déjà, montre le niveau politique et culturel qui touche le fond du gouffre. Son degré de rapacité, d’égoïsme, de rapine et de bassesse n’a d’exemple nulle part ailleurs dans le monde ! Le pouvoir n’a plus la confiance de personne sauf de ses laudateurs et de sa baltaguia !

    EL KHOU
    11 février 2019 - 15 h 06 min

    N’allez pas vite en besogne et attendez le 18 avril.

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    MELLO
    11 février 2019 - 14 h 22 min

    « Mettre la charrue avant les boeufs » semble être la devise de Mr Louh et son entourage. Si la révision de la constitution semble inéluctable, c’est parce que cette loi fondamentale à été « taillee » sur mesure par Bouteflika. Conférence de consensus national , voilà un projet usurpé au FFS , qui sera vidé de sa sève pour s’en servir à leur guise. Leur conference de consensus réunira que des personnalités triées parmi les satellites du pouvoir.
    Le consensus national , version FFS reste un projet populaire où tous les partis politiques, les intellectuels, les hommes politiques de toute obedience, les syndicats , prépareront une plate forme démocratique qui aboutira à une assemblée nationale constituante qui se chargera d’élaborer la nouvelle constitution. Durant cette étape un gouvernement d’union national se chargera de gérer la période de transition. La refondation de l’État passe par cette Constituante.

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