Ali Ghediri sera-t-il en mesure de stopper Bouteflika ?

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Ali Ghediri. D. R.

Par Youcef Benzatat – Décidément, rien n’arrête Bouteflika. Nous savons que l’homme est obsédé par le pouvoir et ne le quittera jamais de son vivant. S’il paraissait comme un très bon «dribleur» aux yeux des tenants du pouvoir pendant la décennie noire, croyant se servir de lui pour les servir, ils n’ont à aucun moment soupçonné qu’il allait les dribler eux-mêmes et restructurer leur système de pouvoir de fond en comble pour se l’approprier à son propre avantage. Même invalide et démuni et dépourvu de toute capacité d’initiative, le rôle politique qu’il s’est façonné au sein de ce système est devenu tellement vital pour leur survie qu’ils ont été amenés à le reconduire inéluctablement pour un cinquième mandat, malgré l’anachronisme de cet acte.

L’homme est rusé et sait adopter les postures, choisir sa démagogie et sa rhétorique en fonction des circonstances. En 2012, lorsque les dictateurs arabes sont devenus les têtes à couper et montrées du doigt par les médias du monde entier, il eut cette illumination démagogique porteuse d’espoir pour sauver la sienne, «tab jena’na», suivie d’une promesse de réformes dans le sens du désir de la population qui lui permettra de rempiler pour un quatrième mandat, expédié comme une lettre à la poste. Pour justifier le cinquième mandat, ça va de soi d’invoquer une conférence nationale pour parachever son illusoire projet d’Etat civil, vu son âge avancé et sa maladie de plus en plus handicapante.

Comme toutes les autres promesses, il sait que cela va lui permettre de gagner beaucoup de temps et, pourquoi pas, préparer le terrain pour un sixième mandant, s’il aura encore le privilège de continuer à respirer l’air que respirerons les Algériens à ce moment et à qui il va devoir trouver une énième ruse, une ultime promesse enrobée dans une rhétorique démagogique anesthésiante et paralysante. Gagner du temps surtout pour affuter les moyens à mettre en œuvre pour empêcher tout avènement d’un contrepouvoir, étouffer toute voix discordante et empêcher la société civile de s’organiser. Noyer l’école sous des prêches réactionnaires, ouvrir la voie au MAK pour des marches hostiles à l’unité du peuple, lancer sur les ondes des crapules à l’image de Naïma Salhi pour souffler sur la braise de la division et de la haine interethnique.

A se demander si Ali Ghediri sera en mesure de le stopper, bien qu’avec Ali Ghediri nous ne sommes plus dans la configuration de la tentative de duperie de Benbitour la veille du 4e mandat. Ce dernier promettait le changement en dissimulant sournoisement sa soif du pouvoir derrière sa stratégie non avouée de s’appuyer sur l’autoritarisme des forces de sécurité pour mener un projet de restructuration de la gouvernance à long terme, qui devait déboucher sur une politique ultralibérale et néoconservatrice. En fait, une restructuration sans réel changement. Vaine tentative, le malheureux candidat n’a pas convaincu ses geôliers. Néanmoins, un point semble les relier : ce sont tous les deux des produits de cet ordre établi qu’ils voudraient renverser. Un ordre qui les a façonnés et qu’ils ont aidé à édifier. Un ordre qu’ils ont servi, tout en reniant cet état de fait, en invoquant plutôt leur patriotisme d’avoir servi la patrie.

Ali Ghediri semble s’engouffrer dans les sentiers interdits, mais sans trop de conviction ni transparence sur son projet politique. Son discours de candidature à l’opposition au 5e mandat, bien qu’il apparaisse ne pas y aller avec le dos de la cuillère, souffre pourtant dans une moindre mesure de langue de bois et de déficit de transparence. Son projet consiste en la réalisation d’une rupture avec l’ordre établi, qu’il qualifie de périlleux pour la nation et qui est la résultante de la déviance de la trajectoire novembriste. Une rupture qu’il voudrait sans reniement, pour renouveler le serment avec ceux de Novembre. Non pas seulement pour sauver l’Algérie, mais surtout pour en faire son socle éternel et être en phase avec ce que devrait être sa destinée, à savoir une société moderniste, un Etat de droit où l’armée et les services de renseignement seront au service du peuple. Un défi qu’il ne considère réalisable qu’avec l’adhésion et l’implication du peuple tout en se défendant d’appartenir à un quelconque clan du pouvoir. Tout un programme qui pourrait, en effet, rassembler le peuple et pouvoir stopper Bouteflika et toute la machine mise en branle depuis 1962 pour broyer les idéaux de la Révolution et le peuple algérien avec.

Pour stopper une force rhétorique et démagogique à la hauteur de celle déployée par le système de pouvoir, les déclarations d’intention ne suffisent nullement. Il va falloir agir avec détermination, courage et abnégation. Donner aux mots la sonorité qu’ils signifient concrètement, les contextualiser et les porter aux oreilles de la grande masse du peuple avec tous les moyens à portée et sinon en inventer pour parvenir à cet objectif.

Aller au-delà de l’intention de «renouveler le serment avec ceux de Novembre», il faut rappeler que le principal de ces derniers était celui de la solidarité avec les peuples en lutte pour leur souveraineté, à commencer par la nôtre. La souveraineté territoriale, politique, économique et culturelle. Dire que si le XXe siècle était celui de la lutte contre le colonialisme, le XXIe sera celui de la lutte contre le néocolonialisme. Celui qui s’autorise le droit d’ingérence dans les affaires des peuples assis sur des richesses naturelles. Celui qui ne leur tolère aucune émancipation politique, économique et culturelle. Leur préférant des dictateurs couchés, prêts à leur céder les richesses de leurs peuples en concessions, régies par un droit international qui leur est imposé. Qui ne tolère aucune voix discordante qui remettrait en question ce système de domination néocolonialiste, lui préférant des intellectuels vautrés sur des appâts pour imbéciles, en échange de jouer les rôles d’indigènes de service et d’informateurs zélés.

La lutte contre le néocolonialisme s’annonce en premier contre soi-même. Ce qui aura, par ailleurs, pour conséquence l’annihilation de toute vulnérabilité et à laquelle il faudra sensibiliser les électeurs sans relâche. Sans tomber dans la langue de bois ou les généralisations qui viendront embellir les déclarations d’intention. Dire que l’objectif d’édifier un «Etat de droit où l’armée et les services de renseignement seront au service du peuple» doit contribuer à l’édification de la souveraineté de l’Etat. Un Etat souverain ne doit pas être aliéné par le militaire, le religieux et l’identitaire ethnique.

L’armée et les services de sécurité doivent être professionnalisés pour pouvoir se consacrer entièrement à leur mission de préservation de la souveraineté territoriale et à la paix civile, en étant soumis à la Constitution et commandés par un gouvernement civil. La religion doit réintégrer le domaine du privé pour permettre au citoyen l’exercice de sa liberté de conscience, une condition essentielle à l’avènement de tout Etat moderniste. L’identité ne doit pas être une affaire ethnique, mais seulement citoyenne, qui sera déterminée par l’idéal humaniste et civilisationnel qui caractérise les luttes qui ont jalonné l’histoire de la nation en devenir et dans lesquelles tout citoyen du monde pourra s’y identifier, quelles que soient son origine ethnique ou la couleur de sa peau, comme l’ont été Frantz Fanon, Maurice Audin, les pieds-noirs qui ont choisi de devenir des Algériens après l’indépendance ou tout autre citoyen du monde qui voudrait acquérir la nationalité algérienne dans l’avenir.

Un défi qui ne peut se réaliser que dans la mesure où le seul clan qui doit le porter et le soutenir serait un peuple uni, qui a su dépasser ses clivages religieux et ethniques.

Y. B.

Comment (36)

    Djeamel O
    20 mars 2019 - 10 h 48 min

    oui un général à la retraite mais civil , pourquoi pas ; Est ce qu’il pourra oublier qu’il était militaire et ne pas faire comme en egypte , à la solde de l’étranger . On sait que l’algerie est à l’agonie sur le plan économique et tant qu’il restera quelques dollars ou euros , le pouvoir mafieux en plac ene lâchera pas et fera semblant de suivre le nouveau président : est ce que celui-ci se battra de façon légitime , mais intègre , conscienx des enjeux du 21 e siècle , où il faudra faire appel à cette jeunesse qui se bat dans la rue pacifiquement , est-ce qu’il saura travailler pour une vraie démocratie et un vrai état de droit où chacun aura sa place . On ne fait que dénigrer les algériens binationaux , parce qu’ils ne sont pollués par la propagande et le mensonge , ils sont libres en France de parler , critiquer et voter sans magouille . est ce le cas en algérie .
    Je parle comme cela parce que je suis né en pleine guerre en 1954 , , quand mon père ancien moudjahid était en prison quand je suis né , condamnée à mort par le France colonialiste . oui moi aussi je suis un indigène et aime mon pays de cœur ( Mon père était messaliste , puis FLN ) . Tout cela est une autre époque ; nous vivons au 21e siècle , et tout président doit construire un état moderne , avec tous ses acquis et faire participer toue les forces vives de la nation au pouvoir , par une assemblée constituante , faire appel à tous les algériens en France pour aider le pays avec leur bagages .
    Un atout fort pour le Maghreb est de faire un jour des états unis du Maghreb , et peut-être même du monde arabe , nous que plus respectés . pourquoi avoir peur de parler en algérie arabe , français, tamazigh , anglais : c’est une ouverture vers ; cela permettra de lutter contre le néocolonialisme .
    J’espère aussi que l’armée et les services de sécurité aideront le peuple à trouver leur place dans cette algérie du 21e siècle , heureux défendre leur pays , et participant à son développement ; C’est le peuple qui a payé un lourd tribut pendant laguerre de libération . laissons pas les forces obscures gangrener l’algérie , encourageant les jeunes à prendre en main leur destinée avec humanisme et intégrité
    tournons la page à ,la guerre dindépendance sans oublier ce qui sont morts pour un idéal , parfois pour rien .
    Oui tout candidat , pouvant porter l’algérie est apte à être élu , pas les anciens politicards , qui ont comme objectif que leur portefeuille et leurs enfants : oui à une algérie démocratique avec un état de droit .
    J’espère que ce qui ont voulu et n’ont pas tenu leur engagementseront jugés par la prochaine II république
    A l’Ere de la libre circulation et des génies culturels et économiques sentrechoquent , n’ayons pas peur
    de participer à cette bataille , après tout l’islam a beaucoupdonné à l’occident , avicenne , islam andalou , averroes , et d’autres actuellement , loin de l’obscurantisme des pays du golf qui investissent tout leur argent en occident .
    Mon père serait heureux aujourd’hui dans sa tombe , lui qui a sacrifié sa vie pour un idéal : l’indépendance de l’algérie .

    Rayes Al Bahriya
    20 février 2019 - 9 h 56 min

    Votons Ghediri
    Abd Al Aziz BEN QDIM ( le vieux briscard) doit laisser la place aux jeunes élites !
    Votons GHEDIRI !

    MELLO
    18 février 2019 - 17 h 02 min

    Pourquoi ces élections, quand on sait que rien ne peut arrêter le candidat du pouvoir ? Les pires dictatures, les régimes féroces, les tyrannies , toutes annoncent des élections , toutes affirment vouloir donner la parole au peuple . Les élections sont devenus de véritables boucliers pour les classes dirigeantes. Un agenda virtuellement démocratique pour éviter que le peuple ne fasse de la politique et ne s’organise. Par voie de conséquence, les élections , telles organisees par ces regimes despotiques, ne sont, guère , un critère de choix ou de changement pour le peuple. Ali Ghediri , malgré son courage et sa détermination à affronter ce pouvoir , par ces élections, ne pourra pas affronter la machine bureautique électorale qui appartient au système. Supposant qu’il puisse avoir la majorité au vu de ses descomptes, il ne pourra pas faire face au résultat – mille fois falsifié – du Conseil constitutionnel, organe à part entière du pouvoir en place.
    Le seul et unique projet à faire valoir , c’est boycotter massivement ces élections en laissant ce pouvoir face à lui même. L’après élection présidentielle sera capitalisé par la majorité pour imposer un changement radical de ce pouvoir. L’exemple de l’officialisation de tamazight, imposée par toute la jeunesse amazighe, doit servir de repère.

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    N AB
    16 février 2019 - 21 h 34 min

    Ghediri remporte les elections, ce n’est pas qu’il est fort ou politicien ou va changer bcs de chose, mais les circonstances lui sont favorables. C’est comme hollande apres sarko

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    Anonyme
    16 février 2019 - 14 h 38 min

    UNE NOUVELLE ALGÉRIE PROPRE NE VA PAS SANS UNE DEUXIÈME RÉPUBLIQUE POUR EFFACER TOUTE TRACE DE L ANCIEN SYSTÈME POURRI D AILLEURS MONSIEUR GHERIDI A FAIT ALLUSION AU DÉBUT DE SA CAMPAGNE et c est une des motivations et l choix de mes nombreux ((amis) sur facebook

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    Abou Stroff
    16 février 2019 - 10 h 07 min

    ce n’est pas en cachant le soleil avec un tamis que nous ne serons pas brûlés par les ultra-violets.
    « Décidément, rien n’arrête Bouteflika. » soutient Y. B..
    avec la modestie qui m’étouffe, je pense que l’auteur a tout faux. en effet, si nous admettons que les partis qui soutiennent bouteflika sont, dans les faits, des coquilles vides à son service et ne contiennent pas autre chose qu’un nombre conséquent de tubes digestifs ambulants frétillant pour recevoir des parts de rente plus volumineuses que celles que reçoivent les algériens lambda et si nous reconnaissons qu’au sein de la formation sociale algérienne, il n’y qu’une force organisée et une seule, c’est à dire l’armée (sous le commandement, au moment présent, de gaïd salah), alors nous devons admettre que bouteflika « fonce » sans aucun frein parce que la haute hiérarchie militaire, pour des raisons évidentes sur lesquelles je ne m’étalerai pas, est à fond pour un cinquième mandat.
    moralité de l’histoire: je persiste et signe: arrêtons de plaquer des schémas d’analyse et des concepts forgés pour comprendre des sociétés où le système capitaliste a atteint sa plénitude sur une formation sociale archaïque comme l’est l’algérie.
    concentrons nous plutôt sur le fait que le système dominant en algérie est basé sur la distribution de la rente et sur la prédation et agissons pour que ce système qui nous avilit et nous réduit à des moins que rien soit dépassé. je ne pense pas que des élections qui ne font qu’effleurer les apparences soient le moyen optimal pour « déconstruire » le système rentier dont bénéficient ceux qui se lancent corps et âme pour sa pérennisation.

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    Raminagrobis
    16 février 2019 - 9 h 13 min

    Si on doit écouter la rue , la question devrait se poser à l’envers :  » Bouteflika sera-t’il en mesure de stopper Ghediri  » ? Jusqu’à ce jour , et mis à part la « hachia  » habituelle du Président sortant , je n’ai pas rencontré une personne qui ait exprimé l’intention d’accorder son suffrage à Bouteflika …même si certains ont envisagé le boycott comme solution sous le prétexte que  » les dés étaient pipés !

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      Anonyme
      16 février 2019 - 16 h 01 min

      Excellente inversion, c’est plutôt la rue qui prend le dessus.

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    Lahouaria
    15 février 2019 - 22 h 47 min

    Ça pue le régionalisme ici, Encore des Kabyles sectaires et évangélistes secondés par des chawi déchus et déçus par Benflis font front pour cracher leur haine viscérale sur le Président de la République…
    A mon avis, vous allez être encore déçus une énième fois car l’armée algérienne vous a averti le Général et ses avocats veulent diviser le peuple algérien pour mieux régner. Non, pas question, parce que c’est nul de diviser le peuple et de créer un climat d’insurrection et mouvement de panique à cause d’un Koursi. Allah la Rebahkoum … Notre pays n’est à vendre, si vous n’êtes pas contents en Algérie, prenez vos valises et allez-vous en où bon semble et foutez la paix à Bouteflika, laissez le tranquille!

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      anonyme
      16 février 2019 - 8 h 21 min

      Je suis chaoui et je te rassure sur trois choses : je ne suis pas déchu, je ne suis pas déçu et je hais pas M. Bouteflika. Je hais sa politique. Je suis communiste et je veux une Algérie marxiste. J’en ai le droit, non ? La politique n’est pas une affaire d’homme ou de femme; elle est affaire d’idéologie et d’économie.

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      Bouzorane
      16 février 2019 - 20 h 40 min

      Pourtant, les chaouis sont plus proches des gens de l’ouest que des kabyles, vu que la grande famille zenata regroupe aussi bien les chouis que l’oranie et tout l’ouest Algérien

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    Yesno
    15 février 2019 - 22 h 38 min

    C impossible. La fraude a commencé et est permanente depuis 2014. Les seuls qui ont accès aux plateaux télés c les partis souteneurs,l’ugta de sidna said,le fce de haddad.. Toute voix contraire est interdite,toute personne qui critique est mis en taule… Le combat est faussé d’avance tant que la justice n’est pas libre ,tant que l’expression n’est pas libre. Ce pouvoir use de la carotte et du bâton : la carotte,l’argent et tous les privilèges à ceux qui soutiennent,le bâton pour toute voix contraire. Tout ça avec la complicité d’une justice aux ordres qui emprisonne les contestataires et qui musele la presse.
    La justice a empêché cevital de reprendre la chaîne elle khabar justement pour ne pas permettre la création de télés non soumises.
    Ce pouvoir utilise les réserves de 80 milliards$ existants pour acheter,corrompre le maximum de courtisans,et ne disparaîtra que lorsque cette cagnotte sera épuisée.

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    ripper
    15 février 2019 - 22 h 10 min

    Excellente synthèse!
    Notre malheur vient de l’argent accumulé suite à l’augmentation des prix des hydrocarbures. Ceux qui le connaissait savaient que la diversion de tab djnanou n’était point un recul, mais un repositionnement pour un nouveau départ vers l’infinie gouvernance.
    Le soutien de Mr Ghrdiri est en premier lieu le fait que c’est quelqu’un d’autre, vient ensuite l’espoir du programme, la rigueur et les changements à venir.
    C’est connu, la limitation des mandats est fait pour éviter l’apparition d’une seconde nature chez l’humain suite à une habitude de gouvernance. Bouteflika & Co croient dur comme fer que ça leur revient de droit.

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    Anonyme
    15 février 2019 - 20 h 26 min

    La seule véritable machine que le système a créée et qui ne connait jamais de panne est la mécanique de la fraude. Feu Ait Ahmed en très bon « mécanicien » a toujours avoué son échec à pouvoir y mettre son grain de sable pour la bloquer. Mouloud Hamrouche lui aussi très bon « mécanicien » a affirmé ne pas affronter le candidat du pouvoir. En 1999 cependant, cédant au chant des sirènes, ces deux nationalistes pourtant politiciens chevronnés et d’habitude méfiants , ont manqué de vigilance en croyant à la régularité du scrutin.
    Ait Ahmed lui-même affirmait dans ses meetings qu’il avait reçu des garanties quant à l’honnêteté de ce scrutin .
    Ces deux hommes ont cru à ces promesses et ont été malheureusement roulés dans la farine comme des débutants. S’apercevant de l’ampleur de la fraude ils ont retiré in-extremis leur candidature deux jours avant le vote mais c’était déjà trop tard. On peut se demander légitimement aujourd’hui que cette inusable machine à fraude tourne à plein régime, si le candidat Ali GUEDIRI est meilleur « mécanicien » que Ait Ahmed et Mouloud Hamrouche pour pouvoir la gripper.

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      MELLO
      16 février 2019 - 12 h 15 min

      Non, non, non je pense que vous n’avez pas compris le sens de la participation des candidats de l’opposition , pour ne pas les citer tous, puis leur retrait la veille des élections. Pour Hocine Ait Ahmed , une élection présidentielle reste une question politique. Pourquoi alors ils se portent candidats dans une compétition qu’ils savent verrouillée d’avance. Il avait déclaré  » à croire que notre progrès technologique ne se limite qu’au truquage des élections, ceux qui étaient charges de surveiller les élections ont expliqué qu’ils ne pouvaient répondre de ce qui peut se passer au delà de 22 h… » Pourtant il dit vouloir participer pour demontrer son exclusion comme la majorite des Algériens qui se font voler leur bulletin.
      Leur retrait , assez médiatisé, était pour démontrer aux Algériens que l’élection présidentielle n’en est pas une , mais un ensemble de trituration de chiffres , allant d’une majoration du nombre d’inscrits à la falsification des chiffres. Aujourd’hui et depuis cette élection de 1999, les Algériens ont pris conscience que les élections ne sont qu’un jeu malsain de ce pouvoir et ce serait le cas pour Avril 2019.
      Il faudrait que Ali Ghediri, porté par la majorité des Algériens, puisse mettre en place un système de surveillance et de collecte des résultats parallèle , oui parallèle à celui de l’administration étatique. Tous les résultats doivent être transmis à son siège de campagne à Alger.

    AIT SAID WAHAB
    15 février 2019 - 20 h 21 min

    SI MONSIEUR GHEDIRI PASSE ÇA SERRA LA DEUXIEME INDEPENDANCE DE I’ALGERIE VIVE LE PEUPLE ALGERIEN.

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    ZORO
    15 février 2019 - 19 h 52 min

    Nombreux sont les commentateurs sur ce site qui appellent le peuple a s unir autour de Ghediri , mais ils ne precisent pas de quel peuple il s agit . Est ce le peuple qui se fait appeler LES FORCES VIVES DE LA NATION ou le PEUPLE sur lequel on s est trompé??? le premier est insignifiant le second a ete anesthésié
    SIGNEZORO…Z….

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    Anonyme
    15 février 2019 - 19 h 38 min

    si Ali veut stopper boutef il faut qu il mette les bouchés triples parce que le clan ne respectera rien et encore moins la constitution pour rester au pouvoir

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    TARZAN
    15 février 2019 - 19 h 25 min

    il n’y a ici que des post antyi bouteflika et pro ghediri???????????????????????

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    Anonyme
    15 février 2019 - 19 h 08 min

    Il ne faut pas être naïf ni rêveur. La machine de la fraude est bien huilé et est imparable. Le candidat du système sera le président. Des milliards gaspillés pour rien. Un gâchis criminel.

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    Uneoccasion
    15 février 2019 - 19 h 05 min

    La volonte populaire pour le changement est averée.Cependant il faut que le peuple s’unisse pour Mr Ghediri et ne tombe pas dans les diversions de la plethore de candîdats .Il passerait s’il sortait indremne du sas constitutionnel.

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    Citoye
    15 février 2019 - 18 h 50 min

    Boutelflika rusée mais usée
    Il peut plus dribler il faut passée le relais
    l’a releve c’est gheridi

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    Rani zaafane
    15 février 2019 - 17 h 45 min

    Il fallait faire barrage à Bouteflika lorsqu il a modifié la constitution pour se présenter à un 3ème mandat.maintenant qu il a tous les pouvoirs on ne peut que constater les dégats. Ghediri qui me semble très naif et amateur va ramasser les miettes comme Benfls auparavant.

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    Kesbaji
    15 février 2019 - 17 h 42 min

    J’aimerais bien, mais qu’est ce qui me dit que Ghediri n’est pas lui même sponsorisé par l’extérieur? Le clan bouteflkistes l’est déjà mais peut-être que les forces étrangères sont plus gourmandes qu’avant et veulement un nouveau mopet pour leur donner plus de nos richesses? Nekkaz n’a pas la carrure d’un président… Il reste qui? Cette opposition va-t-elle un jour nous pondre un candidat digne de renverser tout cela? depuis toutes ces décennies tout ce qu’ils font c’est critiquer sans rien proposer!!! que les parties de l’opposition se mettent d’accord à gouverner ensembles au moins pour déloger cette mafia au pouvoir, s’ils ne le font pas c’est qu’ils sont complices de cette situations et ils jouent un rôle de figurant intentionnellement pour faire croire au peuple qu’il y a une pseudo opposition

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    Anonyme
    15 février 2019 - 17 h 40 min

     » Un défi qui ne peut se réaliser que dans la mesure où le seul clan qui doit le porter et le soutenir serait un peuple uni, qui a su dépasser ses clivages religieux et ethniques. »
    Moi je reste fidele a l idee d une presidente Algerienne .oui Mme Zoubeida Assoul aurait du etre la candidate unique de l opposition…elle est le seul « Homme » sur la scene politique Algerienne…Intelligente,forte de caractere,
    competente,les mains propres,au verbe facile,cette juriste ancienne juge serait tout indiquee a devenir la premiere presidente d un pays arabes et musulman…Quelle belle image representante de l Algerie…la mere des Algeriens.

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    DZA
    15 février 2019 - 17 h 20 min

    Je pense que la force de Mr Ali Ghédiri, est due au MOMENT avant tout et à d’autres considérations, qui sont loin d’être négligeables.
    Peuple et pays, se retrouvent après 20 années de règne de Bouteflika en pleine tourmente à cause d’une gestion catastrophique des ressources financières du pays, un anéantissement de l’État et un effritement de la Nation. Une banqueroute.
    Ajoutez à ça, une conjoncture internationale et surtout régionale très critique pour ne pas dire dangereuse.
    Au niveau national, le pays, s’est vidé de ses meilleurs cadres, une grogne sociale qui va en crescendo, l’insécurité, la corruption, la cherté de la vie, une démographie galopante…
    Les partis politiques dit de l’opposition, muselés, menacés, corrompus, ambigus et surtout brillants par leur inefficacité, ils sont plus utiles au pouvoir pour ses manœuvres qu’à autre chose.
    Les personnalités charismatiques, ex militaires ou civiles, menacées, bâillonnées, emprisonnées, etc.
    Les médias mis sous pression. Une justice élastique.
    Le pouvoir est seul à occuper tous les espaces, conspirateur, souvent représenté par des individus à la crédibilité douteuse, se distinguant par des actions spectaculaires, relevant plus de la délinquance que de pseudos hommes politiques. Cas de la crise de l’APN.
    Un président malade, grabataire, absent depuis des années de la scène publique.
    C’est dans cette Algérie, où les mystificateurs et les thuriféraires du système vantent les exploits du président face à une gigantographie en nous proposant la continuité, que se présente Mr Ali Ghédiri, ex général de l’ANP en retraite avec le projet d’une deuxième République. La rupture sans le renoncement.
    Avec toutes les faiblesses qu’on peut lui trouver, il est le seul à retenir l’intérêt de tous, peuple, pouvoir et opposition politique.
    Il séduit le peuple qui ne savait plus ou donner de la tête. Une planche de salut, dans une mer

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    Mahboul
    15 février 2019 - 17 h 02 min

    Meme si vous êtes le pere de l étincelle il semblerait que cette eteincelle divague…. Soyez plus réaliste… C est vrai qu on ne prete su aux riches mais voyons… Vous attribuéz plus que cela n est humainement possible….machiavel avait des limites…

    anonyme
    15 février 2019 - 15 h 14 min

    Ni Ghediri ni nul autre ne pourront stopper le clan tant qu’il y a la fraude
    La balle est dans le camp du peuple s’il y en a un , lui seul pourra les déloger

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    6
      le niveau
      15 février 2019 - 18 h 30 min

      yaw tu connais le jeux damma
      les gents de lansej et cnac l’etats la fin des poursuites judiciaires contre les bénéficiaires…echec et mat

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    Kouder Belala
    15 février 2019 - 14 h 53 min

    Je me demande : Où est ce qu’ils sont allés cherchés les raisons ou le but d’un autre 5éme mandat .Tout le peuple sait pertinemment que notre Président est gravement malade et qu’il ne contrôle WALLOU (Cette situation est anticonstitutionnelle. Laissé le se reposé et se soigné plutôt!) . Allez y Mr Guediri car Le REGIME certes, il se sait rejeter par la majorité des Algériens, harassés par une gestion calamiteuse des affaires publiques. Le règne a charrié, une vingtaine d’années durant, tous les maux que la terre a connus. Corruption généralisée, rapine, copinage, dérives autoritaires, fraude électorale, marginalisation des compétences, promotion de la médiocrité et du larbinisme, déliquescence des institutions, absence de l’État, économie rentière et dépendant exclusivement des recettes pétrolières, jeunesse exclue des responsabilités… la liste est encore longue de ces “réalisations” qui démontent le discours sur lequel s’appuie la légion des laudateurs pour tenter de vendre une candidature qui n’en est pas une. Le régime est, à l’évidence, conscient des limites de sa manœuvre qui, dans une vraie démocratie, aurait, immanquablement, abouti à sa disqualification. Mais la dernière décision restera au PEUPLE ; si , entre temps, n’est pas devenu AMORPHE de ses réactions politiques ?

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    Anonyme
    15 février 2019 - 13 h 25 min

    J AI FAIS MES PROPRES ANALYSES ET SONDAGES AVEC UNE CONCLUSION § GHEIDRI VA RAFLER LA MISE ET UNE MAJORITÉ TOTALE § DU MOMENT OU LA CAMPAGNE S EST GLISSE VERS LE RÉGIONALISME ET LA HAINE DU SYSTÈME FLN _ RND !LES 6 MILLIONS D ÉLECTEURS DU CENTRE EN MAJORITÉ SONT POUR LE CHANGEMENT ET GHEDIRI EST L HOMME DE LA SITUATION ! A L EST LES CHAOUIAS REDJALAS NE LAISSERONS JAMAIS TOMBER UN DES LEURS !EN KABYLIE . CEUX QUI VONT VOTER EN GÉNÉRALE VONT SANCTIONNER LE POUVOIR MÊME SI L ORDRE DU BOYCOTT DU FFS ET RCD NE SOIT PAS SUIVI ! l L OUEST S EN FOUT DE BOUTEFLIKA C EST LE CHANGEMENT QUI LES INTÉRESSENT ET LA JE PARLE DE LA MAJORITÉ DES GENTS DE L OUEST QUI SONT DANS UNE SITUATION PRÉCAIRE COMME L ENSEMBLE DU PEUPLE ALGERIEN !! ET PARTOUT UN 5 eme MANDAT ET UNE ABSURDITÉ ! ceux dont j ai peur c est que ce pouvoir voyant la terre s affaisser sous ses pieds sortirait les chars pour instaurer l état de siège pour la continuétè et la sauvegarde des intérêts des clients du systeme !

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    Anonyme
    15 février 2019 - 13 h 22 min

    Nous sommes GHEDIRI, même les puissances étrangères (USA, France, Angleterre…..) ne nous empêcheraient pas de voter pour le NOUVEAU PRESIDENT. On veut que l’Algérie brille par un NEW LOOK chargé d’espoirs.

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    Anonyme
    15 février 2019 - 13 h 10 min

    Très belle contribution, bravo et merci Mr Y. Benzatat !

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    Cheikh
    15 février 2019 - 12 h 39 min

    Il faut soutenir Ali Ghédiri, l’Algérie lui faut d’abord un militaire qui connais plus d’un tour du pouvoir civil et militaire pour l’aider à sortir le pays du tunnel. Nous voulons un président debout, vigilant et homme du terrain pour contrecarrer les ennemis de l’Algérie et du peuple de l’intérieur et de l’extérieur et remettre la locomotive sur ses vrais rails..

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    Réseau 16
    15 février 2019 - 12 h 31 min

    Sans la triche;ni les urnes caméléons,ni le bourrages du urnes;ni l’intimidation des nos citoyens;n’importe quel candidat batterait le président virtuel qu’on voix jamais juste dans les tetes des hors la loi;Mr Ghediri n’est pas seul;il est entouré de deux personnalité hors du commun.Mme Asloun et Mr Ait larbi;deux Algériens de pure souche au sang noble de grands guerriers que Dieu les protèges INCHALLAH.ce n’est en cinq le président virtuel va renversé la situation qui est très grave;par malheur si il sera réelu ça sera la catastrophe;y’a plus d’argent dans les caisses de la vache à lait

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    Clovis
    15 février 2019 - 12 h 24 min

    Mr Y.Benzatat Je dirai presque bravo pour cette contribution et analyse qui est tres interessante. Mais je mettrai 2 bemols: le premier est celui d’attribuer a Bouteflika l’acharnement pour un 5eme mandat. N’est ce pas plutot son entourage qui oeuvre en coulisse et peut etre sans l’assentiment de cet homme vulnerable du fait de son etat de sante ? Le second est votre hesitation (?) sur Ghediri. Certes ce que vous dites n’est peut etre pas totalement faux. Mais il vient juste de se prononcer et d’arriver dans l’arene. Il faut lui laisser le temps de detailler son programme, lui accorder le benefice du doute. Pourquoi ? Car il est la seule alternative credible possible, sinon c’est le statu quo assure. Il faut donc aller voter, et voter pour lui. Pari de Pascal ? Peut-etre. Mais on n’a helas pas d’autre choix.

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