El-Moudjahid s’explique sur son éditorial ayant suscité une polémique

El-Moudjahid
Siège du journal El-Moudjahid. Archives/New Press

Par Mounir Serraï – Le quotidien gouvernemental El-Moudjahid revient aujourd’hui sur son éditorial dans lequel il critiquait de manière virulente ceux qui s’opposaient au processus constitutionnel en cours pour le règlement de la crise.

«L’usage malheureux d’une formule dans notre éditorial du samedi 11 mai, repris, dans un premier temps, de manière fidèle par un site électronique, a toutefois donné lieu à des interprétations, voire des polémiques», écrit d’emblée ce quotidien, affirmant que «l’éditorial en question évoquait la poursuite de la lutte contre la corruption et la dilapidation de deniers publics ou encore la quête de mettre hors d’état de nuire tous ceux et toutes celles qui entravent l’aboutissement du processus légal, passant nécessairement par la tenue d’une présidentielle».

«A El-Moudjahid, contrairement à beaucoup d’espaces médiatiques, nous croyons aux vertus du libre débat contradictoire (…). Nous estimons qu’en ce moment historique, où la passion domine encore, tous les excès sont nocifs et s’apparentent à un combat d’arrière-garde, car l’essentiel est de tout faire pour que les aspirations légitimes du mouvement populaire soient traduites dans des actes politiques, de manière graduelle et de manière pacifique», ajoute le journal.

 Dans son éditorial intitulé «Garanties» publié le 11 mai, le quotidien El-Moudjahid affirmait qu’«à l’heure actuelle figure aussi, dans l’agenda du gouvernement, un certain nombre de dossiers susceptibles de moraliser la vie politique. C’est le cas pour la poursuite de la lutte contre la corruption et la dilapidation de deniers publics ou encore la quête de mettre hors d’état de nuire tous ceux et toutes celles qui entravent l’aboutissement du processus légal, passant nécessairement par la tenue d’une présidentielle».

M. S.

Comment (20)

    Bônois
    16 mai 2019 - 13 h 24 min

    Il suffirait de lui débrancher la perfusion, pour ne plus en parler.

    Anonyme
    16 mai 2019 - 12 h 21 min

    A la pravda, ils croient au débat contradictoire, à la morale publique et à l’éthique?
    On aura tout entendu.
    L’ organe infâme spécialiste du mensonge et de la manipulation vient nous faire la leçon.
    Il ose nous faire la leçon, cet organe dont le 1er fait d’arme est le mensonge concernant l’assassinat de Abane Ramdane et date de 1957.
    C’est ayssi cet organe qui a traité en 2963 de criminel un des fils de l’Algérie combattante, Dda Lho adhasse yaefou rebbi.

    Ayweel
    16 mai 2019 - 9 h 43 min

    La période d’ El moudjahed est de 54 à 1962, un moudjahed ne doit pas prétendre à une pension une fois son djihad est terminé sinon ça devient du mercenariat. De ce point de vue je dirais qu’il est plus judicieux à ce journal de remplacer son nom de El moudjahed par le mercenaire. Ainsi, il ne sera ni critiqué ni blâmé pour ses écrits, étant donné que l’objectif d’un mercenaire est le profit, peut importe les méthodes et moyens utilisés.

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    lounis
    16 mai 2019 - 9 h 05 min

    Il était où ce gouvernement quand on délapidait l’argent public ?

    Kenza
    16 mai 2019 - 8 h 29 min

    Même quand ils s’expliquent c’est pour mieux imposer leur point de vue, et ils prétendent croire aux vertus du libre débat contradictoire.

    Anonyme
    15 mai 2019 - 23 h 51 min

    El moudjahid, un journal qui porte tous les mensonges du monde mais qui est incapable de servir d’emballage à 1 kg de sardines!!!!!

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    Guerrier
    15 mai 2019 - 20 h 54 min

    Comme par hasard ce journal il se trompe très souvent et d’ailleurs depuis sa création il raconte que des mensonges et de la propagande des nouveaux Harkis

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    Zombretto
    15 mai 2019 - 19 h 13 min

    Il n’y a eu ni mauvaise interprétation de la part des lecteurs, ni « usage malheureux » d’une formule par el-moudjahid, ni de beurre en broche. C’était bel et bien des menaces à l’encontre de ceux qui ne sont pas d’accord avec ceux qui tirent les ficelles du pouvoir en ce moment. Il y a deux possibilités dans ce changement de ton, si changement il y a eu. Première hypothèse : l’armée tâte un peu la méthode des menaces pour voir ce que ça va donner. Elle teste la détermination et le courage de ceux auquels elle s’adresse. Si les menaces semblent produire l’effet inverse de ce qui est espéré, elle dira que ses paroles ont été mal inteprétées et qu’elles n’étaient pas des menaces. Comme le dit l’adage kabyle : ma thetcha thetcha, mawlach d’aqeççer. (Si ça marche, ça marche, sinon c’était juste pour blaguer.)
    Deuxième hypothèse : Les décideurs ou clans au sommet ne sont pas d’accord entre eux et c’est pour ça que nous recevons des messages contradictoires de leur part.
    Il se peut aussi qu’ils soient complétement perdus et ne savent pas où donner de la tête, disant une chose le matin et son contraire le soir-même.
    Il se peut aussi que ce soit toutes ces raisons. En tout cas une chose est sûre, c’est qu’il n’y a pas eu d’interprétation érronée de la part des lecteurs.

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    Mus
    15 mai 2019 - 19 h 09 min

    Un mea culpa tardif et lourd de sens. Il rappelle à ceux qui l’auraient oublié que ce journal n’a jamais, depuis l’indépendance, « fonctionné » comme un journal ordinaire. C’est à dire un moyen d’information et d’éducation des masses avec ses seuls moyens et la déontologie de la profession. Je parie que ce papier n’a pas encore fait sa mue avec la révolution du sourire en cours et qu’il continue, comme le FLN et comme d’habitude, à « fonctionner » selon les ordres venus d’ailleurs que de sa propre direction et de sa conscience professionnelle. Les menaces de l’avant dernière fois reflètent l’excès de chita de la direction et de soumission aveugle aux puissants du jour. Et ce mea culpa d’aujourd’hui ressemble plutôt à un rappel à l’ordre, encore une fois…venu d’ailleurs! Aucune conscience professionnelle. Waalou! Au musée de l’histoire avec ce qui reste du FLN, c’est à dire le sigle, sans plus!

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      kenza
      16 mai 2019 - 8 h 37 min

      Vous le dites vous-même, et à juste titre, que c’est un rappel à l’ordre. Donc, on ne peut pas appeler ça un mea culpa mais plutôt une menace édulcorée !

    chaoui40
    15 mai 2019 - 18 h 16 min

    El Moudjahid :
    le journal qui ne dit jamais la vérité, même sous la torture !

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    La honte et le déshonneur!
    15 mai 2019 - 18 h 07 min

    La composition humaine du quotidien « El Moudjahid », notamment, les différentes directions qui l’ont géré et qui continuent à le gérer comme avant comme si de rien n’était: en se mettant sans honte bue au service du pouvoir pour qu’ils puissent bénéficier d’une grosse part de « CACHIR » sous forme de publicité.
    C’est vraiment dommage que ce journal historique, qui s’identifiait à la révolution algérienne et au FLN originaire, soit dévoyé et corrompu au point de faire fi des intérêts de son peuple et de choisir d’appuyer des oligarchies et des clans qui n’ont pas cessé de « BOUFFER » l’Algérie.
    Il est grand temps que ce quotidien et le FLN soient confiés au musée, pour éviter qu’ils se salissent davantage et qu’ils puissent constituer un frein à l’avènement de l’Algérie de demain et de l’espoir.

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    ben
    15 mai 2019 - 17 h 58 min

    EL MOUDJAHID DOIT REJOINDRE LE FLN AU MUSE

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    SaidZ
    15 mai 2019 - 16 h 29 min

    Âgé de 48 ans et je n’ai jamais acheté ni lu ce chiffon d’elmoudjahid

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      Mohamed
      15 mai 2019 - 21 h 17 min

      Tu acheter El Watan alors.?, le journal des harkis avec des journaliste de Fafa la pilleuse de l’Algérie …

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    Anonyme
    15 mai 2019 - 15 h 14 min

    « moraliser la vie politique » ? Vivre de l’argent indûment mérité de la manne publicitaire, est-ce moral ? Sans l’ANEP, ce journal aurait cessé d’exister voilà belle lurette….Des journaux comme lui, ou l’expression ou le soir, ne sont que les « abwaq » du pouvoir, lequel pouvoir, vit, lui, avec l’argent du pétrole et la fraude à tous les niveaux….L’agenda que défend el moudjahid c’est d’élire un président copté grâce à la fraude et le maintien d’hommes rompus aux techniques de la tricherie et du mensonge;..Le peuple est pour la mise en place d’hommes politiques consensuels et crédibles…..

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      Kranchou
      15 mai 2019 - 19 h 04 min

      Kamim pas le  » Soir  » , mouhel Maamar
      Farah il tombe dans l’escarcelle du pouvoir .
      Sipapossibl .

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    EL MouCachiriste
    15 mai 2019 - 14 h 34 min

    Un Editorial pour expliquer un Editorial.
    Il n’y a qu’à EL Moudjahid pour accomplir ce genre de prouesse journalistique.
    EL MouCachiriste a dû se faire taper sur les doigts par Gaid Salah.

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    Abou Langi
    15 mai 2019 - 14 h 31 min

    Cependant n’allez pas croire que cette volte-face est le signe d’un revirement quant au processus constitutionnel.

    Tour ce qu’El Moudjahif dit c ‘est qu’il a pris acte que ce n’est pas ainsi qu’il faut critiquer ceux qui s’opposent aux élections du 4 juillet.

    Désormais il sera moins menaçant. Pour nous faire avaler ses couleuvres ils les cuisinera autrement.

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      Zaatar
      15 mai 2019 - 22 h 05 min

      Cher abou langi je te salue,
      El moudjahid n’a jamais rien cuisiné au goût de personne. Depuis le temps qu’il s’essaie à pas mal de recettes il ne fait rien au goût de tout citoyen.

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