13e vendredi de manifestation : les Algériens investissent massivement la rue

Vendredi
13e vendredi de protestation sur l'esplanade de la Grande-Poste. PPAgency

Le 13e vendredi de manifestation pacifique pour un changement total du régime a été marqué par une très forte mobilisation des Algériens, qui ont massivement investi les rues du pays, réclamant un changement radical avec le départ de tous les symboles du système.

A Alger, les rues étaient noires de monde durant tout l’après-midi. De Didouche Mourad à la Grande-Poste en passant par la place Audin, les manifestants se sont fortement mobilisés pour faire aboutir leurs revendications liées à «l’instauration d’un nouveau de droit et d’un système démocratique et moderne». Le rejet de l’élection du 4 juillet prochain est revenu avec insistance dans les slogans des manifestants.

Dans la capitale, la marche a été également marquée par la présence de dizaines de présidents d’assemblées populaires communales venus réaffirmer leur «refus d’organiser l’élections présidentielle du 4 juillet». Munis de leur écharpe, ces présidents d’APC se sont regroupés au niveau de la Grande-Poste avant de marcher vers la place Audin, scandant des slogans opposés à la tenue de l’élection présidentielle à la date prévue conformément à l’article 102. Ces présidents d’APC appartiennent essentiellement au Front des forces socialistes, qui a déclaré son opposition à la tenue de la présidentielle en juillet prochain et appelé à la mise en place d’une période de transition.

L’esplanade de la Grande-Poste, bouclée le matin par la police, a fini par être réoccupée par les manifestants, après plusieurs tentatives de forcer le dispositif sécuritaire.

La mobilisation a été également au rendez-vous à travers le pays. De Béjaïa à Oran, en passant par Annaba, Bouira, Tizi Ouzou, Bordj Bou Arréridj, Mila… les Algériens ont affiché leur détermination à poursuivre leur lutte jusqu’au bout. Ni le Ramadhan ni la chaleur ne les ont découragés. Toujours dans la bonne ambiance, la fraternité et le respect, les Algériens continuent donc de donner des leçons de pacifisme et de civisme.

M. S.

Comment (16)

    Anonyme
    18 mai 2019 - 17 h 55 min

    Mobilisation très faible ! Dans certaines villes réduite à zéro! Et ce à cause de la manipulation qui veut mettre dos à dos le peuple et l’armée!

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    kad
    18 mai 2019 - 9 h 02 min

    De Béjaia à Oran en passant par Annaba… Ne passe pas. C’est de Annaba à Oran en passant par Béjaia etc.. C’est plus logique n’est-ce pas?

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    SaidZ
    18 mai 2019 - 3 h 07 min

    Le comportement des services secrets est une insulte à nos martyrs et au peuple en entier. Asperger ses citoyens qui manifestent pacifiquement et qui ne demandent que justice, dignité, liberté et démocratie dépasse tout entendement. Ils menacent le peuple avec des gestes d’égorgeurs …c’est grave!!!

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      Zaatar
      18 mai 2019 - 4 h 22 min

      Ce sont les consignes du commandement donc de gaid Salah.

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    Liberté
    18 mai 2019 - 2 h 28 min

    Nous devons pas s’arrétés à mi-chemin la victoire est pour bientot;et nous délivrerons la liberté à quarante millions de citoyens qui ont souffert pendant des longues années de l’injustice du clan d’oujda a la tète les ingrats des Bouteflika et les traitres Messieurs;Louh,Ouyahia,Sellal;Toufik et les autres

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    lhadi
    18 mai 2019 - 0 h 36 min

    Des contre vérités ont induit nombre d’innocents en erreur, car elles s’imbriquent à des faits bien réels et à des événements que ceux qui ont encore une conscience ne nieront jamais.

    Les habitudes ne se perdent pas facilement, elles laissent des marques indélébiles, des cicatrices invisibles gravées dans notre chair, qui dévastent les principaux acteurs sans rémission possible, et qui menacent leurs descendants où qu’ils se tournent, les privant de la dignité, de la pureté et du bonheur qui devraient être les leurs.

    Ces cicatrices marquent les gens qui les arborent, elles mettent en plein lumière, pour le public attentif, les embarrassantes contradictions avec lesquelles chaque individu se débat. Et ces contradictions tendent un miroir fidèle à ceux qui en sont affectés, elles proclament : « Quels qu’aient été mes idéaux dans la vie, voilà ce que je suis ».

    Notre existence à ses propres garde-fous, ses propres compensations. On nous dit qu’un saint est un pécheur qui s’efforce d’atteindre la pureté. On peut être un mauvais garçon pendant les trois quarts de sa vie et être canonisé pour avoir vécu comme un saint le quart restant.

    Dans la vraie vie, nous ne côtoyons pas des dieux mais des êtres ordinaires, comme nous-mêmes : des hommes et des femmes pleins de contradictions, constants et capricieux, forts et faibles, glorieux et infâmes, des gens dans le sang desquels des vers se battent chaque jour contre de puissants pesticides.

    Sur quel aspect faut-il se concentrer pour juger l’autre ? Cela dépend du caractère de chacun. Comme nous jugeons les autres, ils nous jugent.

    Le soupçonneux sera toujours tourmenté par le soupçon, le crédule sera toujours prêt à avaler n’importe quoi, tandis que le vindicatif maniera la hâche plutôt que le plumeau. Mais le réaliste, fut-il choqué et déçu par les faiblesses de ceux qu’il aime, examine le comportement humain sous tous ses angles, objectivement, et il se concentre sur les qualités édifiantes d’une personne, qui élèvent son esprit et attisent son enthousiasme envers l’existence.

    Un point cardinal que nous devons constamment garder à l’esprit, l’objectif que nous ne devons jamais perdre de vue, c’est qu’une avancée n’est jamais le résultat d’un effort individuel. C’est toujours un effort et un triomphe collectif.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

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    Anonyme
    17 mai 2019 - 23 h 58 min

    Qui aurait cru ça, il y a encore quelques mois de ça. Malgré toute cette politique d’abrutissement de la population ces dernières années, notamment à l’aide des chaînes de télé (Enahar, Echorouk,…), le peuple s’est réveillé, et fait preuve d’un civisme extraordinaire. Je retrouve ma fierté algérienne. Il ne manque plus qu’a faire la synthèse entre des représentants du Hirak et les opposants politiques qui n’ont pas été compromis avec le pouvoir.

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    Zghiter
    17 mai 2019 - 22 h 40 min

    La façon gaid c’est cacher le soleil par le tamis

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    Anonimaoui
    17 mai 2019 - 22 h 04 min

    Malgré les procès en masse industrielle contre une partie du système Bouteflika, le mouvement populaire ne semble pas faiblir malgré le Ramadan et la chaleur du climat sans oublier les barrages filtrants, les manœuvres de division et les provocations policières. Ce mouvement révolutionnaire pacifique semble décidé et surtout bien parti pour arracher des tenants du pouvoir tous ses droits notamment le changement radical de système pour aller vers une démocratie pérenne ou le peuple est le seul souverain. Plus de représentant de Dieu sur terre, le peuple aura sa propre hotline divine qui passe obligatoirement par l’urne.

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    Digage!
    17 mai 2019 - 18 h 57 min

    Moi j’aurai conclu ce bel article par :

    « Comme un seul Homme, tous les manifestants on salué Gaid Salah et lui ont renouvelé leur allégeance en lui souhaitant chacun « Saha Ftorek » en lui avouant que son discours du Mardi leur manque beaucoup. »

    C’es tellement beau, un peuple uni autour de son Chef-Guide-Suprême.

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      Zaatar
      17 mai 2019 - 19 h 39 min

      Permettez moi de vous corriger cher Digage, à moins que vous ne sachiez lire, dans le texte il est bien écrit (je fais copié collé) « Le rejet de l’élection du 4 juillet prochain est revenu avec insistance dans les slogans des manifestants. » Alors que celui que vous appelez le guide suprême demande à ce que ces élections se tiennent pour se conformer à la constitution que les manifestants aussi rejettent. Il ya comme quelque chose qui ne tourne pas rond chez vous je crois.

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        Anonyme
        18 mai 2019 - 2 h 43 min

        Y’a Si Zaatar, tu vois pas que Digage ironise

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          Zaatar
          18 mai 2019 - 4 h 26 min

          Ce qu’il a écrit n’est pas loufoque. Et ça veut dire ce que j’ai lu et compris. Sauf si vous connaissez la personne de dégage. Je l’ai lu ailleurs, il n’ironise pas comme vous le dites.

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        Digage!
        18 mai 2019 - 12 h 13 min

        @Zaatar,
        Rassurez vous, j’ai fait une révision générale du moteur, tout semble tourner rond chez moi.
        Par contre, parfois il faut bien RElire pour comprendre le second degré d’un commentaire ironique.

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    Zaatar
    17 mai 2019 - 18 h 35 min

    J’étais à la grande poste aujourd’hui. Ca a failli barder. Tous sont unanimes. Gaid Salah doit dégager, et je crois que c’est pareil dans toutes les autres villes qui ont manifestés. Le même slogan est crié pour Bebsalah et Bedoui. Il y a eu aussi « pouvoir assassin » car les forces de police ont empêché dans un premier temps les manifestants de s’installer sur l’esplanade de la grande poste. Ils y sont parvenus quand même.

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      Bof
      17 mai 2019 - 19 h 08 min

      Les Cachir TV sont dans l’embarras. Elles n’osent pas trop zoomer sur les slogans des manifestants et coupent le son aussitôt qu’on commence à interpeler Gaid Salah.
      Le culte de la personnalité a encore de beaux jours devant lui.

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