Dangereux statu quo

statu quo Algérie
Qu’est-ce qui a changé après le départ de Bouteflika ? PPAgency

Par R. Mahmoudi – Deux mois jour pour jour après la démission forcée d’Abdelaziz Bouteflika, le pays est toujours bloqué. Il faut dire qu’en dehors des arrestations et des interpellations en cascade qui ont touché des hommes d’affaires et d’anciens responsables et qui, à un moment, présageaient un bouleversement de tout le système, les hautes autorités du pays ne se sont hasardées à prendre aucune décision essentielle, qui soit à la hauteur des attentes ou susceptibles d’amorcer un véritable processus de changement.

Ce statu quo risque de s’éterniser, surtout qu’aucune solution n’a été trouvée – ni avalisée – pour revenir à la légitimité constitutionnelle, pendant que la rue continue de gronder, avec tous les risques qu’une telle situation peut engendrer à la longue, sans parler des répercussions économiques dont personne ne parle aujourd’hui.

A ce rythme, on risque de se retrouver bientôt avec un pouvoir formel, celui incarné par le duo Bensalah-Bedoui, doté de tous les attributs d’un pouvoir légitime. D’ailleurs, il agit, machinalement ou sur injonctions, comme dans une situation tout à fait normale, appelant quelques petits replâtrages, ici et là, à la manière de l’ex-chef d’Etat. Des changements de personnes à la tête de quelques institutions ou entreprises nationales, de nouvelles promotions dans tel ou tel corps et, dernière mesure annoncée comme un scoop par certains titres, un mouvement partiel dans le corps des walis dans les prochains jours, tout se passe, en effet, comme si les demandes pressantes de changement ne sont pas prises au sérieux ou comme si le pouvoir – c’est encore plus grave – n’imagine pas d’autres réponses à la situation exceptionnelle que vit le pays depuis plus de trois mois.

Il y a, à l’évidence, un contraste flagrant entre les discours alarmés et très directs du chef d’état-major de l’ANP et cette morosité entretenue à tous les niveaux. Jusqu’à quand ?

R. M.

Comment (9)

    Chelabi
    3 juin 2019 - 2 h 37 min

    Gaid Salah l’a bien dit dans son 2e ou 3e ‘discours’. Pour lui, il y a plusieurs solutions à la crise. Il a plutôt plusieurs tours dans son sac et tous concourent à éviter, sinon à retarder ,la chute de ce système dont il est aujourd’hui l’incarnation.
    Incarcérer ses adversaires, pour lu,i c’est une solution à la crise.
    Élire un nouveau président de la république en restant dans le cadre de l’article 102, c’est encore une autre solution.
    Instaurer un dialogue entre les représentants du mouvement citoyen et le binôme Bedoui/Bensalah. C’en est une autre.

    Il sait que tout cela c’est de la foutaise. Il y a une solution à la crise . Elle est dictée par la nature du problème de gouvernance posé et imposée par le pouvoir depuis 1962. Et cette solution c’est:
    LE DÉPART SANS CONDITIONS DE CE SYSTÈME ABJECT,
    LA MISE EN PLACE D’INSTITUTIONS DÉMOCRATIQUES ET D’UN SYSTÈME DE GOUVERNANCE BÂTIS SUR LE TRINOME : RESPONSABILITÉ-IMPUTABILITÉ-TRANSPARENCE
    L’ARMÉE DANS LES CASERNES. L’ARMÉE NE SAIT PAS FAIRE DE LA POLITIQUE. LA PREUVE GAID SALAH PATAUGE DANS LA GADOUE DEPUIS 3 MOIS. SES RANGERS PÈSENT TROP LOURDS POUR QU,IL PUISSE S’EN DÉGAGER.

    2
    1
    Le Deal Gaïd - Boutef...
    2 juin 2019 - 19 h 02 min

    …fonctionne à merveille. Qu’est-ce qu’ils doivent se marrer quand ils se rencontrent !
    Le Hirak ! Causes toujours tu m’intéresse ! Laisses-les marcher, ils se fatigueront d’eux-mêmes !
    Quand le fruit sera mûr, trop mûr tu tomberas avec ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! …

    6
    3
    fafa
    2 juin 2019 - 18 h 24 min

    Rayez de la liste toutes les personnalités ayant de l’immobilier…en France et dans les pays Arabes!

    3
    1
    kaddourbenali
    2 juin 2019 - 11 h 15 min

    elle est adressee à qui la demande de la rue ? qui doit l’executer et selon quel mode operatoire, sans prejudices et sans precedent facheux ?

    8
    2
      MELLO
      2 juin 2019 - 18 h 56 min

      Ayant parcouru , avec attention, vos interventions , je me permet d’insufler cet air de liberte de s’associer, de se reunir et de se consulter entre forces progressistes ( partis d’opposition – intellectuel (les) – experts issus du hirak ). Toute la problematique est a ce niveau. Sortir avec un consensus sur trois ou cinq personnalites devant conduire la transition.
      Par consequent , il suffit de lever toutes les contraintes pour permettre a ce mouvement populaire de faire admettre sa revendication . Ki yatnehaw gaa koulchi sahell.

      6
      4
    MELLO
    2 juin 2019 - 10 h 30 min

    Le statu quo est vecu depuis le troisieme mandat de bouteflika . Plus que le statu quo , une regression feconde a touche’ tous les secteurs ainsi que le niveau social avec cette deperdition de nos universitaires , de nos jeunes qui affrontent les dangers de la mer , sans oublier cette regression economique qui n’arrive pas a se detacher de la manne petroliere. Le statu quo a touche’ nos administrations pour lesquelles la rigidite des lois reste cette muraille infranchissable.
    Personnellement, depuis le 22 fevrier un vent de liberation a souffle’ sur l’Algerie. Nous avons constate’ une reduction drastique des «  harragas » , une expression d’idees et slogans que seuls les ALGERIENS- peuvent en concevoir.
    Comme de coutume , ce sont les tenants du pouvoir refractaires au changement, qui sont responsables de ce statu quo dans tous les domaines de gestion. Ils ne veulent pas le changement demande’ par le mouvement populaire.

    11
    6
    kaddourbenali
    2 juin 2019 - 9 h 42 min

    Ils doivent être bien contents ceux qui demandent à l’armée et aux services de sécurité de rester dans les casernes , de se contenter de la surveillance des frontières et de se limiter à observer tranquillement la situation du pays se dégrader , l’anarchie, plus d’autorité, blocage du fonctionnement des institutions et administration, plus personne pour décider , économie à l’arrêt , le chaos bientôt quoi . pendant ce temps , tire groupé sur le chef d’État major pour déstabiliser une institution névralgique , l’armée……

    18
    11
    kaddourbenali
    2 juin 2019 - 9 h 07 min

    Le général malor G S chef d’État major a raison de s’inquiéter .il a certainement anticipé sur la situation actuelle en proposant et insistant sur des élections présidentielles les plus rapprochées possibles .le hirak est devenu un cheval de Troie au sein duquel s’expriment les forces hostiles qui voudront d’une période de transition la plus longue possible . un slogan hostile rapidement levé , une photo et une vidéo vite fait et envoyées aux médias hostiles vite répercutées et commentées et voici l’image de l’Algérie avec le hirak silmya . il faut absolument qui un consensus soit trouvé et que le hirak face preuve de vigilance pour ne pas être dévié progressivement de son but premier et empêcher que les forces du mal s’attellent à détruire le pays de l’intérieur.

    14
    17
    M.S
    2 juin 2019 - 7 h 45 min

    Tant que Gaid Salah, si si si si sissi sera toujours aux commandes de ce pays très meurtri depuis l’indépendance, le statut quo aura de beaux jours devant lui!!!!

    13
    17

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.