Représentants de l’intifadha populaire : sont-ils inutiles ? (1)

intifadha
Quinzième vendredi de manifestation populaire. New Press

Par Kaddour Naïmi – Enfin, après plusieurs vendredis de manifestations de rue, le débat s’est ouvert sur le problème des représentants de l’intifadha populaire en cours. Ainsi, les objectifs des uns et des autres seront confrontés. Tant mieux pour la démocratie ! Nous examinerons dans une première partie l’hypothèse de l’inutilité de représentants du mouvement populaire puis, dans une seconde partie, leur nécessité.

Certaines «personnalités» politiques ou intellectuelles jugent que le mouvement populaire n’a aucun besoin de représentants ni d’une direction. Pourquoi ? Parce que ces personnalités estiment, plus ou moins ouvertement, qu’elles sont les mieux placées pour représenter les intérêts du peuple. Pourtant, ce peuple ne les a pas élues, parce qu’elles n’ont jamais fait réellement partie de ce peuple ; plus encore, le comportement de ce dernier démontre qu’il ne leur accorde quasiment aucun intérêt.

Normal, pour qui connaît le peuple et son histoire. Il a une peur affreuse − et il a raison − de voir son action, encore une fois, récupérée par des soit disant membres de l’«élite», et de se trouver, alors, soumis à une îssaba (bande, oligarchie) de nouvelle forme, certes plus «démocratique» mais ne reflétant pas les vrais intérêts du peuple, mais ceux d’une îssaba nouvelle version.

La contrariété des «élites» à une représentation populaire est formulée par le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) : «Ni la nature du mouvement, ni l’état des institutions ne plaident pour une telle démarche qui ouvre la voie aux pressions et manipulations, voire à une dualité de pouvoirs aussi improductive que dangereuse.»

Les «pressions et manipulations» font partie de toute guerre sociale. Est-ce un motif suffisant pour qu’un mouvement social renonce à se doter de représentants ? Quant à la «dualité de pouvoirs», sans elle a-t-il et peut-il exister un mouvement social qui bénéficie d’un rapport de force adéquat pour affronter le pouvoir étatique en place ?

Il est cependant vrai que cette dualité peut être «improductive et dangereuse», comme l’expérience historique le montre dans tous les pays. Toutefois, comment se sont opéré dans le monde les changements radicaux de système social (ce que déclare le peuple algérien durant ses manifestations publiques) sinon par l’émergence d’un contre-pouvoir populaire, en mesure d’imposer ses revendications ? A contrario, quand donc des partis politiques institutionnalisés (par une oligarchie dominante, précisons-le) ont-ils réalisé les revendications légitimes proclamés par un peuple ? Dès lors, à l’avis formulé par le RCD, n’est-il pas correct de répondre, en remplaçant le mot «mouvement» par «partis politiques» ?

Pour sa part, le président de Jil Jadid, Soufiane Djilali, ose la question : «On a affaire à un peuple. Est-ce qu’on peut structurer tout un peuple ?» Ce qui fait dire à certains que structurer un mouvement social, composé de positions politiques différentes, voire divergentes et unies seulement par une opposition à un système social, porterait à la division et à l’éclatement du mouvement, donc à son annihilation.

En effet, dans le mouvement populaire, on trouve aussi bien qui est pour la démocratie (encore que pas clairement définie)(1) que pour la charia (encore que pas proclamée trop ouvertement, par tactique). Comment ces positions opposées pourraient débattre et se choisir des personnes réellement représentatives du mouvement ? Si, comme le déclarent et le constatent les «élites», le mouvement populaire a prouvé, jusqu’à présent, une capacité étonnante à rester uni, pourquoi ne le resterait-il pas dans le choix de ses représentants, de manière à ce qu’ils incarnent démocratiquement le mouvement dans ses divers aspects, tout en réalisant le but commun : se débarrasser d’une îssaba unanimement rejetée, pour édifier un système social où, comme dans le mouvement populaire actuel, toutes les tendances soient reconnues, puisque toutes revendiquent un système social de droit et de justice ?

La position des «élites» est devenue claire : pas question donc de représentants du mouvement populaire, mais uniquement de représentants de qu’ils appellent la «classe politique», des «personnalités», des membres de «syndicats autonomes», de la «société civile» (c’est quoi ?) et du «mouvement associatif», en affirmant qu’ils sont dans le mouvement. Pourtant, toutes ces catégories, qui n’ont pas eu l’initiative de ce mouvement populaire, ont toutes sans exception été surprises(2) par son surgissement, n’en sont pas l’émanation directe, pleine et entière. Quel droit, donc, ont-elles pour prétendre représenter ce mouvement qu’elles n’ont fait que prendre en marche ? Le droit d’avoir fait de l’opposition auparavant ? Est-ce là un motif suffisant ?

En somme, ce refus de reconnaître au mouvement populaire le droit légitime de se doter de ses propres représentants, n’est-il pas l’éternel prétention des «élites», partout dans le monde et depuis toujours, de se croire les seuls «sauveurs» du peuple, parce que dotées de «savoir» et de «diplômes éminents», en opposition au peuple «ignare» et pas instruit, tout en lui reconnaissant – ah, la contradiction ! – une «génialité» dans le soulèvement en cours ? Le but inavoué de ce genre de déclarations – répétons-le – n’est-il pas de devenir la nouvelle îssaba dominante, comme cela se constate partout et toujours dans le monde, toutefois de manière «démocratique» ?

Ajoutons à cette constatation une spécificité des partis algériens. Depuis leur création jusqu’à aujourd’hui, quelle est leur représentativité réelle ? Quelle est leur présence en termes d’adhésion et de mobilisation populaire ? Pas assez, pour ne pas dire insignifiante. La preuve la plus cinglante ? Les manifestants dans les rues les ont non seulement ignorés, mais leur ont interdit de rejoindre le train, parti sans eux, et qu’ils voulaient récupérer.

Une autre manière de nier au mouvement populaire de se doter de ses représentants présente l’argument suivant : «Avant d’arriver à un dialogue et donc à ce débat relatif à la représentation, il faudrait que les lois répressives soient préalablement abolies.» Où donc a-t-on vu dans le monde une oligarchie qui a aboli ses lois répressives avant qu’un mouvement populaire contestataire soit parvenu à s’imposer comme contre-pouvoir de manière organisée et représentative et, donc, à contraindre cette oligarchie à l’abolition de ses lois répressives ?

Enfin, on trouve cet argument : dire au mouvement «structurez-vous», c’est faire preuve d’une méconnaissance complète de la nature du soulèvement populaire, c’est oublier les conditions de son apparition. Le mouvement est né de cette manière, sans structure qui le conduit, sans désignation d’une direction qui en prendrait la responsabilité. On ne peut pas reproduire le FLN/ALN de la Guerre de libération.

Quelle preuve concrète irréfutable a-t-on pour affirmer que le soulèvement populaire est sans structure ni direction ? Certes, on ne les voit pas de manière publique. Les uns avancent l’hypothèse d’une manipulation étrangère, en connivence avec des harkis internes, d’autres parlent de spontanéité totale. Mais comment donc un mouvement populaire peut non seulement surgir, mais dans plusieurs endroits du pays en même temps, puis se maintenir dans la durée, en manifestant un comportement tactique intelligent, de manière totalement spontanée ?

Pour ma part, durant une manifestation à Oran, j’ai vu en action des organisateurs, des meneurs, des personnes distribuant le même slogan aux marcheurs pour les brandir, des personnes lisant sur des feuilles de papier des slogans adaptés à la conjoncture, répétés en chœur. Peut-on, alors, nier toute «structure» et toute «direction» ? Certes, il s’agit d’une structure et d’une direction inédites, adéquates à la situation, notamment à la crainte de l’habituelle répression directe ou indirecte, dont le régime s’est distingué, et cela depuis l’indépendance.

Se contenter d’affirmer que le peuple algérien a trouvé la manière efficace d’agir, c’est plutôt vague et non conforme à la réalité. En effet, tout peuple n’est-il pas composé de personnes et certaines parmi elles, en cas de soulèvement, deviennent des meneurs et des leaders, de manière plus ou moins ouverte, plus ou moins reconnue ?

On trouve un cas où la même personne affirme que le soulèvement populaire –l’intifadha – n’a pas de leader, puis, quelques lignes après, déclare : «Quant à la question des représentants du soulèvement, si le pouvoir est animé par la volonté politique de trouver des solutions, il sait où les trouver. Pour une fois, les renseignements dont dispose le DRS pourraient être utiles pour les trouver.» N’est-ce pas là une étrange manière de trouver des représentants au mouvement populaire, une manière policière qui n’a rien de démocratique ?

Enfin, qui donc parle de «reproduire le FLN/ALN de la Guerre de libération», autrement dit une direction qui s’est imposée et a réussi à conquérir le peuple ? Pourquoi oublier les deux importantes expériences autogestionnaires du peuple algérien : juste après l’indépendance et celle des comités de villages en 2001 ?

N’est-il pas étrange de constater chez les «élites» des raisonnements qui, d’une manière ou une autre, en prenant la précaution oratoire de faire l’éloge du peuple, de présenter des arguments pour lui dénier une capacité d’auto-organisation, pour ne l’accorder qu’à des «élites», malgré le fossé qui les sépare des préoccupations les plus authentiques du peuple ?

Le plus non pas curieux mais risible − quoique de bonne guerre opportuniste − c’est de voir des personnalités qui ont fait partie de l’oligarchie, d’une manière ou d’une autre, et donc ont bénéficié de privilèges de carrière, donner actuellement des conseils au mouvement populaire pour lui dire de «se conduire avec modération, bon sens et sagesse» et, même, parfois osent se proposer (ou se faire proposer par leurs harkis de service) comme d’éventuels «représentants» pour parler au nom du peuple avec l’autorité étatique… Mais, bon sang, ce peuple algérien ne s’est-il pas conduit, jusqu’à présent, son intifadha avec bon sens et sagesse ? Même quand les policiers tabassaient des adultes ou des étudiants, ceux-ci n’ont-ils pas eu la modération de ne pas répliquer par la même violence, mais, au contraire, de réagir par leur mot d’ordre «Silmya !» (pacifique) ? A moins que par «modération», «bon sens» et «sagesse», les ex-profiteurs de l’oligarchie régnante n’entendent ceci : que le peuple doit renoncer à certaines de ses revendications, jugées trop «radicales». Une manière pour ces «conseillers» de préparer le terrain pour faire partie de la nouvelle caste dirigeante.

Chaque époque et chaque nation a ses «marsiens», les opportunistes du dernier quart d’heure.

Il nous reste à examiner dans la partie suivante l’hypothèse de la nécessité d’une représentation du mouvement populaire.

(à suivre)

K. N.

(1) Nous examinerons ce terme prochainement.

(2) Quoique certains prétendent le contraire, voir https://www.algeriepatriotique.com/2019/05/26/revelations-de-mokri-sur-la-date-fixee-pour-le-declenchement-des-manifestations/

NDLR : les opinions exprimées dans cette tribune ouverte aux lecteurs visent à susciter un débat. Elles n’engagent que l’auteur et ne correspondent pas nécessairement à la ligne éditoriale d’Algeriepatriotique.

Comment (9)

    AMMI ROUCHE
    7 juin 2019 - 0 h 28 min

    Le HIRAK, révolte, intifadha, tagrawla nommez ça comme vous voulez ne réussira pas, elle va accoucher d’une dictature car l’Algerie est malade de ses dirigeants, de son élite qui n’a de nom que sur papier, de ses partis appelés d’opposition ou de régence, de son peuple car tout le monde finalement est égoïste, personne ne veut de l’autre, tout le monde veut avoir raison seul, tout le monde veut exclure l’autre, on revient à mal chanson d’Ait Menguellet d’il y a quelques années: ekkset-ett ad n-âiwded wayedh ( destituez-le pour le remplacer par un autre). Le meilleur système qu’il faut à l’Algerie si on aime vraiment ce pays c’est de réinventer les wilayas historiques en leur rajoutant quelques unes au sud-ouest, extrême-sud et sud-est ou un peu plus, sous-forme de fédérations comme la Suisse, l’Allemagne, le Canada , des pays forts économiquement, socialement, avec un système éducatif performant et une véritable démocratie participative. Il faudra se débarrasser du système français devenu archaïque surtout avec des dairas ( sous-préfectures budgétivores qui ne font que freiner le développement des communes) et abandonner les organisations improductives comme la ligue arabe, groupe des 77 , etc.. Et réinventer soit l’Afrique du nord ou bien l’OUA basée uniquement sur des intérêts économiques gagnant-gagnant. Il est temps de penser au développement de notre pays avant tout autre pays. L’Algerie avant tout disait slimane Amirat

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      Zaatar
      7 juin 2019 - 6 h 52 min

      @AMMI ROUCHE,

      Comme vous le dites l’ami. L’homme est avant tout égoïste. C’est un paramètre incontournable à intégrer dans toute analyse. C’est un comportement naturel dont la Racine dispose de son gène dans l’hélice de son ADN. Tout s’érige autour de cet égoïsme dans tout ce qu’entreprend tout individu. Il va jusqu’à jouer la comédie et user de malice pour tromper autrui et en tirer des bénéfices car ayant jugé qu’ils existent. Après qu’il soit égoïste pour lui, il le sera pour sa petite famille et adoptera le même raisonnement. Puis fera encore pareil pour le cercle de ses proches et de ses amis. Avant d’arriver à penser aux intérêts de son quartier puis ceux de sa ville puis ceux de son pays et enfin ceux de son humanité. Mais pour cette dernière et même pour le pays il n’en restera probablement rien, sauf peut-être des paroles justement pour faire croire à son honnêteté. Il est crapule l’être humain tu ne penses pas? Mais c’est dans sa nature, et le malheur c’est que c’est vrai pour plus de 90% de l’humanité qui peuple cette planète. On s’en rend compte facilement par tous les conflits auxquels on a assisté et auxquels on assistera encore.

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      MELLO
      8 juin 2019 - 17 h 21 min

      J’ai like’ plusieurs fois , sur cet apport qui rejoint celui que j’ai eu l’occasion de donner. En effet , cette forme d’organisation territoriale et politique viendra apres la restitution de l’Eta Algerien au peuple. Pour le plus grand pays d’Afrique , il est indispensable de penser une organisation federale.
      Monsieur Naimi, la representation populaire est indispensable , car cette masse de jeunes, vieux , enfants , femmes a besoin de guides , meme si des «  mouches electroniques » tentent de discrediter certaines personnalites, mais elles sont la source de messages et reflexions politiques . Ce sont les bougies qui eclairent le mouvement populaire. Mais , tant que les gouvernants sont en place , eux qui ont toujours horreurs d’un mouvement horizontal, les representants se tiendront au cote des manifestants sans sortir du lot.
      Pouvoir degage, le reste c’est notre affaire- slogan porteur d’un message profond.

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    6 juin 2019 - 5 h 54 min

    Mes respects Mr K Naimi.
    Pour commencer,Intifadah ou Hirak c’est pas Algerien du tout.
    Elite je crois vient du Latin qui veut dire Elire,les Elites au pouvoir et les Elites de l’opositions n’ont jamais etes elues par le peuple,donc ils ne representent pas l’Elite Algerienne.
    Le mouvement ou revolution du 22 fevrier,est bien structurer depuis le premier jour,Trotskiste par l’idiologie,je cite Leon Trotski:Les masses entrent dans une revolutionnon non avec un plan prepare de Societe Social mais avec un Sentiment aigu de ne plus supporter le regime en place.
    Tres bien organiser vous avait mentionner DRS,mon point de vue DRS 2015,et surtout bien Financer et tres bien relier sur les medias socieaux ou autres.
    Ce qui tres important je crois, c’est qu’une Contre Elite doit surgire des masses.

    Antisioniste
    5 juin 2019 - 16 h 37 min

    « Quelle preuve concrète irréfutable a-t-on pour affirmer que le soulèvement populaire est sans structure ni direction ? »
    Monsieur Kaddour Naïmi, je pense que vous avez raison de vous interroger, mais ne vous inquiétez pas, ça va aller, comme le dis Soolking dans sa chanson, chaque chose en son temps. Et c’est l’un des premiers à avoir demandé que le hirak face émerger de son sein des représentants qui vous le dis, ça va aller.

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    Zombretto
    5 juin 2019 - 14 h 06 min

    Le peuple ne veut pas de représentants pour le moment, parce que dans leur subconscient les algériens veulent que la cohésion et la détermination populaire soient bien ancrées dans les esprits. Il faut un certain temps pour vraiment croire à la nouvelle réalité de la situation, pour que ça devienne la réalité tout court. Pour l’instant, le Pouvoir/Système garde toujours un résidu d’espoir que ce n’est que passager et qu’il trouvera le moyen de résister et sauver les meubles en ne donnant que quelques maigres concessions. Il est dans une période de déni. Il lui faut encore du temps pour se rendre compte que la nouvelle donne est bien là et pour de bon.
    En prolongeant la protestation sans se choisir de représentants particuliers, le mouvement de protestation permet une à une décantation de s’opérer d’abord dans les esprits pour sortir du flou et arriver à un consensus qui formera une base solide pour le futur. C’est à ce moment-là qu’il aura la confiance requise pour se choisir des représentants.

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    Plus qu'une Intifadha ....
    5 juin 2019 - 13 h 19 min

    Monsieur Kaddour Naimi , nous les marcheurs on n’aime pas appeler notre mouvement Inthifada (soulèvement) mais « mouvement insurrectionnel révolutionnaire citoyen », c’est précis car on veut un changement de système, de régime, de gouvernance, d’institutions. C’est plus vaste qu’un simple soulèvement, qu’un simple coup de colère contre el 3hissaba mafieuse.

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    Anonimaoui
    5 juin 2019 - 13 h 16 min

    M. Naimi, de grâce n’utilisez pas ce terme  » intifada » synonyme accepté mondialement de soulèvements populaires palestiniens contre l’occupation israélienne. Chez nous il s’agit d’une révolution populaire pacifique pour un changement de régime politique qui n’a pas d’équivalent dans le monde entier, surtout pas au moyen Orient. Comparer notre révolution pacifique à une quelconque action palestinienne ou arabe n’est qu’un mauvais présage, intentionnel ou pas.

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    Les marcheurs du hirak viennent ... de Jupiter !
    5 juin 2019 - 13 h 05 min

    Monsieur Kaddour Naïmi, auteur de l’article, ce n’est pas la peine de vous inquiétez pour les marcheurs. Je peux vous dire que les marcheurs (le mouvement hirak) n’ont pas besoin de leurs propres représentants spécifique puisqu’il viennent tous (ou font partie intégrante ou sont issus) de la société en général, de partis politiques où ils militent, de personnalités diverses, d’étudiants, de chômeurs, de travailleurs, de cadres, de médecins, d’avocats, de magistrats, etc… etc qui peuvent très bien être représentés au sein de syndicats autonomes ou pas, d’associations, de corporations des ligues des droits de l’homme , bref de toute la société civile organisée.
    Pourquoi donc vous vous inquiétez tant que çà pour ces marcheurs du mouvement hirak, puisqu’ils sont issus de toute cette société civile organisée ou non ? (…) Vous parlez de surgissement spontanée eh alors ? tant mieux qu’un beau jour c’est tout le peuple qui se lève en même temps comme un seul homme pour dire « y a en marre » , « basta » !

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