Le vide se creuse

Bensalah tournis
Les derniers changements opérés par Bensalah dans le corps de la justice sont considérés comme insuffisants. PPAgency

Ces changements à donner le tournis qu’on nous annonce depuis deux jours, notamment dans le corps de la justice, mais aussi à la tête de certaines institutions et entreprises nationales, et qui arrivent après une série de décisions similaires, participent-ils d’un plan de restructuration bien étudié ou sont-ils dictés par l’urgence du moment liée aux affaires de justice qui s’accumulent à une grande vitesse et dont on ne sait plus quand elles se termineront ?

La question mérite d’être posée parce que, d’un côté, il n’y a plus personne au gouvernement pour commenter ces décisions. Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, qui est censé intervenir, ne serait-ce que pour rassurer les employés de son secteur, est aux abonnés absents. Le Premier ministre lui-même n’a plus d’autorité. Faut-il attendre des éclairages et des explications du chef d’état-major de l’ANP sur les projections visées à travers des réaménagements d’une telle ampleur ?

De l’autre côté, parce que de plus en plus de voix redoutent les retombées d’une campagne expéditive et d’un changement qui ne tienne pas compte des équilibres et qui risque de faire de nouvelles victimes du «système».

A première vue, on comprend que le système juridique, hérité du régime Bouteflika, ne soit plus en phase avec la conjoncture actuelle et les besoins de changement que dicte la rue, et que les décideurs actuels estiment que la judiciarisation de la crise est la clé de la solution mais ils oublient qu’entretemps le vide politique se creuse et que, faute de projet politique pour asseoir rapidement une nouvelle République, toutes les purges et autres décisions spectaculaires en cours risquent d’être réduites à néant.

R. M.

Comment (12)

    K. DZ
    12 juin 2019 - 8 h 08 min

    Avec ces changements, nominations, dénominations, gommage et dégommage, le système est entrain de verser dans l’automutilation pour satisfaire le peuple, ou pour le berner mais, paralellement, il procède à des greffes pour reconstituer ce corps qui finira pa ressembler à Frankenstein et là je vous laisse le soin d’imaginer la suite. Le peuple est en droit de passer au crible chaque nomination de responsable ou de mise fin de fonctions pour que des loyaux commis de l’Etat ne soient pas sacrifiés pour que des pions du système ne survivent et prolifèrent. La repentance publique peut être invoquée pour récupérer ce qui peut l’être des compétences salies par ce système pourri et repartir sur des bases plus saines et plus justes.

    yacine
    11 juin 2019 - 18 h 25 min

    A anti-sioniste
    Le peuple demande aux decideurs de ceder le pouvoir . Rien que ca !
    Sachez que jamais dans l’histoire des arabo-musulmans le pouvoir n’a ete cede pacifiquement . Vont-ils etres les premiers a le faire depuis 15 siecles ??? J’en doute fortement . Dans nos contrees le pouvoir se prend par la force ! C’est dans notre ADN.

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      Antisioniste
      11 juin 2019 - 21 h 36 min

      @ yacine Bonsoir,
      Je comprends vraiment votre point de vue, votre doute et votre scepticisme, je ne vous en blâme pas pour autant, mais le peuple ne demande rien du tout. Il EXIGE ses droits légitime, à leur tête l’exercice pleinement de sa pleine « SOUVERAINETÉ » incontestable de façon légitime, civique, sage, modérer, et pacifique. Il a démontré ainsi sa maturité, et la maitrise de sa force PACIFIQUE incontestable aux yeux du monde entier, jusqu’ici. De toute façon, quel que soit X ou Y il aura ce qu’il veut d’une façon ou d’une autre. Ses choix sont claire, et sa lucidité et sa détermination ne laisse planer aucun doute, reste à voir quel sont/seront les choix des tenants de fait du pouvoir actuellement. Sachant d’avance avec conviction qu’ils n’ont vraiment pas beaucoup de choix, et encore moins de temps, pour répondre favorablement à l’exigence de son excellence le peuple algérien s’ils veulent vraiment une sortie raisonnable, équitable, et pacifique de cette crise dont ils ont fait partie d’une façon ou d’une autre , ceci est mon intime conviction qui n’engage que moi.

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      Anonyme
      12 juin 2019 - 0 h 58 min

      Sauf que l’Algerie est en afrique du nord pas au moyen orient

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    DZA
    11 juin 2019 - 16 h 18 min

    Décidément, on lit de tout. Chacun y va de son point de vu, des ses aspirations. Des contributions et commentaires aussi diverses, similaires, que contradictoires. À chacun et chacune, son Algérie, sa démocratie, sa politique, ses hommes politiques, ses rêves et ses regrets.
    Rien de plus normal.
    Sauf, qu’ à lire certaines contributions, j’ai l’impression, que la situation politique actuelle avec les changements qu’elle provoque , met mal à l’aise certains, et je me demande s’ils ne regrettent pas l’avant 22 février 2019.
    Il faudra se résigner. L’Algérie ne sera plus ce qu’elle était avant cette fameuse date.
    Un peuple est en train de s’affranchir de 57 ans d’un pouvoir inique, sa marche sera longue, pleine de pièges, inexorable, mais déterminée.
    ‘’On ne fait d’omelette sans casser les œufs’’ dit un proverbe.
    L’Algérie des nouvelles générations, des nouveaux horizons est en gestation. Elle finira bien par voir le jour.
    Elle ne pourra être qu’à l’image et la hauteur de ses géniteurs.
    Tout le reste n’est que vaines spéculations.

    MELLO
    11 juin 2019 - 16 h 02 min

    Pourtant dans l’experience des deux hémisphères de Magdebourg , le vide a un sens et une force inroyable.
    Voyez Mr Mahmoudi , que le vide peut créer une force. Pourquoi avoir davantage d’explications lorsque le peuple dans son ecrasante majorité comprend le pourquoi de tout ce scenario. Seulement , pourquoi autant de bruits et de precipitations lorsque l’essentiel n’est pas fait. L’essentiel ? Oui, yetnahaw gaa.
    Vous citez le ministere de la justice , voila justement un ministère budgétivore qui doit disparaitre dans la deuxieme republique.
    La justice doit avoir son haut conseil a la magistrature , dont le président est élu par ses pairs. Ce réaménagement gouvernemental permettra a l’Algerie de se detacher de l’emprise de la France.

    Sidani
    11 juin 2019 - 15 h 37 min

    Quand le vide se creuse ,plus l’energie augmente , comme l’a dit un commentateur . Pour ma part c’est une vraie energie economique pour l’Algerie , dont on a besoin . Ce n’est pas tant une nouvelle republique qui va changer , mais surtout un Premier Ministre de l’Economie , de qualite et des projets de croissance pour ce peuple .

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    Zaatar
    11 juin 2019 - 13 h 55 min

    Le vide se creuse d’après R.M. Mais l’énergie du vide est toujours la même. C’est en éternelle création et annihilation de matière et anti-matière. Et donc plus le vide se creuse plus l’énergie augmente….ya dra ouine telhag…

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    Abou Stroff
    11 juin 2019 - 13 h 45 min

    je crois que le « hirak » tourne en rond et le pouvoir tourne en rond aussi. c’est pour cela qu’il semble bien que rien ne pousse le mouvement global à prendre la tangente.

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      Zaatar
      12 juin 2019 - 5 h 30 min

      Cher Abou Stroff je te salue,
      Certes il y a le Hirak qui tourne en rond, mais il y a aussi le pouvoir qui ne tourne pas rond. Si le Hirak doit prendre la tangente il doit vaincre la courbure de l’espace-temps engendré par le pouvoir qui ne tourne pas rond. Sauf que dernier ne tourne de plus en plus pas rond. Il n y a qu’a remarquer les ballets et les va et viens auprès des juges et des procureurs. Bref, il semble que le temps s’est vraiment dilaté d’un côté et contracté de l’autre. La tangente auquel aspire le Hirak devra avoir une autre définition.

    Dans un système mafieux...
    11 juin 2019 - 12 h 16 min

    …il n’y’a pas de changement. Seuls les fusibles se remplaces.

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    Antisioniste
    11 juin 2019 - 9 h 37 min

    Bonjour Monsieur R.M, je suis fatigué, mais déterminer à continuer de défendre et soutenir jusqu’au bout cette révolution salvatrice appeler hirak contre king kong et toute sa famille jour et nuit, et je rebondis sur ce que vous avez écrit pour dire que
    Bien avant la dernière « lettre » et la dite « démission » de fakhamtouhoum (les commentaires que j’ai fait sur ce site en témoigne) j’ai dit qu’il fallait commencer à préparer l’après bouteflika, et que nous étions déjà dans la transition, et voilà que maintenant certains commence à polémiqué sur ce mot qui est déjà un fait depuis. Et le pire, c’est que des énergumènes tel le trabendistes pro mohamed djemaï du fln osent la ramener pour critiqué ceux qui appel à cette transition, non pas qu’ils en comprennent le sens en proposant une autre alternative, mais juste pour rester dans leur rôle naturel « l’allégeance » et se positionner dans cette nouvelle configuration (qui n’est que transitoire) dans le vain espoir de sauver ce qu’ils veulent sauver, et devant cet état de fait je ne peux me résoudre au silence, ma conscience me l’interdit.
    Pourquoi essayer de cacher le soleil avec un tamis ? Pourquoi ne pas appeler un chat un CHAT, et non pas une boule de poil sur pattes ? Ses questions je les adresse aux tenants du pouvoir actuel, et non pas à son excellence le peuple algérien qui connait les réponses. Est-ce pour gagner suffisamment de temps permettant la mutation de la bête sous une forme nouvelle ? chose qui ne saurait/pourrait se faire, sauf dans l’imaginaire « des esprits » néandertalien de ceux qui n’ont pas encore saisi, compris, capté, et accepter que les choses ne seront « PLUS JAMAIS » comme avant le 22 février 2019, et qu’il est inutile de résister ou manœuvrer face à la dynamique enclencher depuis cette date sans envisager le pire (que son excellence le peuple algérien ne veut absolument pas…) et qui serait catastrophique à tout point de vue, sans rentrer dans les détail prospective.

    Comme tout algérien et algérienne libre conscient soucieux et engager pour cette cause noble et vital pour l’avenir de notre nation et des générations futures, j’ai parcouru, lu, et analysé toutes les initiatives ou propositions avancé et rejeter « sans mot dire » par les actuel tenants du pouvoir pour des raisons évidente, mais je n’ai pas désespérer, et je ne me contenterai pas juste d’espérer.

    Je vous demande à tous et à toutes de vous rappeler avant la fin du mandat de la honte qu’on voulait nous imposé, et qui a été la goutte qui a fait déborder le vase (trop plein déjà) de son excellence le peuple algérien souverain incontestable logiquement, raisonnablement, et « constitutionnellement » ( même si ce dernier mot n’a plus aucun sens pour ceux qui savent ce que parler veut dire). Les partis politiques de « l’opposition » se sont réunie pendant que le peuple battez le pavé dans le but de s’entendre sur un candidat de consensus face à fakhamtouhoum, le résultat des courses au bout du compte nous le connaissons tous, n’est-ce pas ?

    Aujourd’hui, après que son excellence le peuple algérien admirable à carrément fait l’impensable, l’incroyable, l’inimaginable « et tous seul » sans aucun partis de l’opposition ou de l’allégeance, on est arrivé au bout de 3 mois à une phase de cette révolution inédite ou « la transition », déjà enclencher, doit déboucher sur un dialogue/négociation entre des représentants du hirak et des représentants des tenants du pouvoir actuel dans les brefs délais, et dans la plus totale des TRANSPARENCE.

    Comme dans la phase « transitoire » qui a précédé l’annulation « illégal » des élections présidentiel, et de la chute de fakhamtouhoum, des discutions sont en cours réunissant une palette d’associations d’ong et de syndicat dans le but de préparer une plateforme de sortie de crise. Initiative que personnellement je trouve louable, et que je soutiens, même si j’ai quelques réserves.

    La question est : qu’adviendra-t-il si cette initiative n’aboutit pas, et fait un plouf comme celle des partis de l’opposition avant ce que je viens de rappeler ci-dessus ?

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