Abdelaziz Rahabi : «Aucune autorité ne peut fixer la date de la présidentielle dans le contexte actuel»

Rahabi Tabbou
Abdelaziz Rahabi. PPAgency

Par Mounir Serraï L’ancien diplomate Abdelaziz Rahabi, actuellement coordinateur du Forum du dialogue national, estime que l’élection présidentielle ne peut se tenir qu’une fois les conditions et le climat politiques le permettent. Pour lui, il n’est pas possible de convoquer le corps électoral dans le contexte actuel parce que le peuple n’est pas prêt à les accepter. «L’Algérie est dans une impasse politique dont les conséquences sont imprévisibles», estime Rahabi, qui a été l’un des artisans de la conférence du dialogue national qui s’est tenue samedi à Alger. «Aucune autorité en Algérie, ni la présidence de la République, ni nous-mêmes, ni les forces politiques, n’est en mesure de fixer une date pour la tenue de la présidentielle.»

«L’élection présidentielle sera organisée quand toutes les mesures de confiance seront mises en place et quand les Algériens seront convaincus de la sincérité du gouvernement d’organiser des élections transparentes et régulières. C’est l’environnement global qui détermine. Vous ne pouvez pas fixer de date et vous retrouver dans la même situation du 4 juillet.

C’est un processus qui peut durer six mois ou plus, parce qu’il doit intervenir après un accord politique, après une maturation de la situation, après l’établissement de la confiance entre les Algériens et les autorités publiques. Il est donc difficile de fixer une date, parce que nous ne sommes pas dans une situation normale de convocation du corps électoral», estime Rahabi, selon lequel l’Algérie est dans une impasse qui doit trouver une solution politique négociée, consensuelle, graduelle et pacifique pour sortir de la crise.

«La date de l’élection n’est pas la clé de la solution. La clé de la solution est l’accord politique global entre les forces politiques et un environnement de nature à donner aux Algériens le sentiment qu’ils vont dans une élection propre, que leurs voix ne seront pas détournées, que les choses ont changé et que le pays rentre véritablement dans un processus électoral démocratique», ajoute Rahabi pour lequel il n’y a pas de préalables insurmontables à cet accord politique si nécessaire à la crise.

Pour lui, l’objectif est d’arriver à un compromis solide. Ce compromis solide consiste en les garanties que le pouvoir doit donner pour des élections transparentes. «Le pouvoir est-il disposé à céder de ses prérogatives et à accompagner cet effort de sortie de crise ?» se demande-t-il, tout en notant que le pouvoir a bien évolué à travers le discours du président de l’Etat mais uniquement sur le plan technique.

Pour Rahabi, cela reste insuffisant, parce que peu de choses ont changé. Il faut, selon lui, lever toutes les entraves à l’exercice libre et démocratique de l’activité politique, à la liberté de réunion, la répression et les intimidations pendant les marches, la fermeture des médias publics… Il estime qu’il faut trouver une solution novatrice mais pas à n’importe quel prix.

Rahabi affirme que la conférence du dialogue national va poursuivre ses contacts pour élargir le débat aux autres forces politiques dans le but de trouver un accord politique global. Ainsi donc, Rahabi ira à la rencontre des membres de l’alternative démocratique, à savoir le RCD, le PT, le FFS, le PST, le PLD, le MDS et l’UCP.

M. S.

Comment (33)

    Je trouve malsain qu'on continue de tourner autour du pot !
    8 juillet 2019 - 21 h 57 min

    Soit Gaïd et son armée acceptent un état de droit, dans ce cas, qu’ils arrêtent de tergiverser !
    Et qu’ils lâchent les basquettes aux civils pour l’organiser.
    Soit, ils sont contre, alors, sans attendre qu’ils décrètent l’état de siège sous n’importe quel prétexte (les motifs ne manquent pas, ils ont plus d’un tour dans leurs sacs) et qu’ils s’auto-proclament responsables et qu’ils assument les conséquences.
    C’est un crime plus grand que tous les crimes commis contre l’Algérie depuis l’indépendance que de continuer à perdre du temps. L’Histoire vous jugera très mal de la faillite qui guette tout le monde !

    Cessons de tourner en rond
    8 juillet 2019 - 13 h 15 min

    Bonjour chers concitoyens , avec tous mes respects pour vous tous.

    Stop aux palabres et à la multiplication des réunions de l’opposition sauf pour celle qui a pour but d’arrêter définitivement la feuille de route consensuelle qui respecte les exigences du « hirak ». Il faut aller droit au but. Moi, je ne comprends plus pourquoi on tourne en rond au sein de l’opposition car si on résume les chose en gros on peut affirmer (au risque de me répéter encore et encore et de vous saouler encore et encore), que :

    – le pouvoir veut aller d’abord à la présidentielle mais l’opposition n’est pas contre. Celle-ci veut juste que çà se fasse à certaines conditions et certains préalables.
    – le pouvoir vient de déclarer que c’est à l’opposition de gérer la transition en promettant la non immixtion de l’armée et du Chef d’Etat. Le pouvoir a même déclaré mettre à disposition toutes les conditions matérielles et financières pour organiser la transition. Il ne reste plus qu’à prendre au mot le pouvoir.
    – l’opposition n’a pas le droit de faire autre chose que ce que le « hirak » a demandé depuis 20 semaines car le contraire serait de la haute trahison. Je dis « hirak », mais il s’agit en fait d’une révolution citoyenne.
    – le « hirak » demande des choses simples : l’Etat de droit, une justice indépendante, des médias libres, la liberté de la presse, d’opinion, de conscience et de culte, le respect des minorités, une justice sociale, un partage équitable des richesses nationales, libertés syndicales et associatives. Les islamistes, les laïcs et les autres ne devrait demander en principe que le respect et la considération de leur liberté de conscience, de croyance ainsi que leur identité qui repose désormais sur un même socle identitaire, un socle commun non hiérarchique et non exclusif l’un de l’autre, que sont l’amazighité, l’arabité et l’islamité. Le « hirak » demande aussi une ouverture sur le monde, sur la connaissance, sur les autres cultures et sur les autres langues du monde sans pour cela renoncer à son identité. En principe même le FLN, le RND, le TAJ ou le MPA devraient se retrouver dans ces considérants élémentaires dans un pays dit démocratique et moderne.

    Aussi, la feuille de route à imposer au pouvoir est en principe simple à élaborer. Elle est à imposer car ce sont des millions d’algériens qui le demandent depuis 20 semaines déjà :

    1/-désignation d’une instance collégiale restreinte crédible pour gérer la transition donc fin de mission pour Ben Salah et démission de Bedoui.
    2/-formation d’un gouvernement de transition (ou de compétences) pour gérer les affaires courantes et le Budget de l’Etat durant la phase transitoire.
    3/- modification (et non chamboulement) de la Constitution d’une part pour surtout changer les aspects liés à la concentration du pouvoir entre les mains du Président et de l’exécutif octroyés par la Constitution de Bouteflika de 2016, d’autre part pour affirmer d’une manière claire la séparation des pouvoirs et enfin pour consacrer le respect des libertés individuelles et collectives d’une manière générale. Je peux même avancer qu’on n’a même pas besoin de changer l’article 2 de la Constitution (ce qui peut réveiller les démons) qui dit que l’islam est religion de l’Etat (même si un Etat ne doit pas avoir de religion) puisque l’article 52 de cette même Constitution interdit l’utilisation de la religion et du régionalisme à des fins politiques. Donc, il suffit de faire appliquer concrètement ces deux articles sur le terrain politique. Il se trouve qu’on doit aussi changer la loi électorale car c’est important et incontournable ! Pour ces deux modifications, il suffit de désigner une équipe d’expert d’une dizaine de personne pour se faire (constitutionnalistes, juristes, représentants de ligues de droits de l’homme, de syndicats et de la société civile). Le hirak a la possibilité et la légitimité de choisir cette option puisque c’est lui qui le demande. Afin d’aller vite et ne pas tomber dans l’erreur de la Constituante (qui présente des risques et qui demandera beaucoup de temps), il est judicieux de proposer au peuple ces deux textes à l’adoption par voix référendaire car l’article 7 et 8 donne le pouvoir constituant au peuple. En deux ou trois mois on peut règler ces questions qui sont essentielles car c’est une erreur monumentale d’aller à une présidentielle sans changer ces deux textes. En effet, le Président qui sortira des urnes va conserver de fait les privilèges exorbitants que lui accorde la précédente Constitution de 2016, ce qui peut faire courir un risque à la république qu’on souhaite.
    4/- désignation d’une commission indépendante d’organisation et de contrôle des élections.
    5/- détermination d’un calendrier pour la Présidentielle qui sera suivie des élections législatives et locales.

    Les personnes qui seront désignées pour gérer les différentes parties de cette transition doivent renoncer à des fonctions électives durant un mandat électoral, mais il faut leur prévoir des indemnités financières durant la période de transition et ce, en plus de leur salaire ou de leur retraite actuelle. Cela est possible puisque le pouvoir a promis des aides financières et matérielles pour couvrir les besoins durant la phase de transition.

    L’opposition ne devrait se concentrer que sur les aspects que j’ai énuméré ici et laisser leur combat politique et idéologique partisan pour plus tard quand la Nouvelle République sera en place où il auront le loisir et la liberté de convaincre les citoyens pour leur faire épouser leur cause et leur programme. Voilà tout et tout le reste n’est que de la perte de temps à mon avis, perte de temps qui fait le jeu du pouvoir.

    Bon chance au hirak !

    6
    2
      Anonyme
      8 juillet 2019 - 15 h 48 min

      OK
      mais sans les partis de l alliance présidentielle, qui doivent etre dissous, leur personnel contaminé éloigné du futur état algérien.
      Tous les hauts responsables impliqués dans les affaires de corruption, d´abus de pouvoir de détournement de biens publiques doivent etre jugés, pas seulement pour crimes mais encore pour trahison. Leurs biens ainsi que ceux des membres de leurs familles complices ou prete-noms doivent etre saisis.
      Pas de recyclage dans les rouages de l´état d´aucun de tous ces criminels (liste noire)

      11
      2
      MELLO
      8 juillet 2019 - 17 h 12 min

      Le hirak demande des choses simples….
      Vous voyez que c’est simple , ce que demande le hirak , mais ce qui est plus compliqué , c’est toutes ces garanties que les tenants du pouvoir doivent donner pour amorcer un véritable dialogue. Or , ce pouvoir est resté bloquer sur ses positions.
      Vous voyez que la balle est dans le camp ….du pouvoir. Aucune tentative d’ouverture.

      3
      1
    BOUDIAF Hamid
    8 juillet 2019 - 11 h 14 min

    Salem;
    Mr abdelaziz Rahabi, ne pensez vous pas qu’il va falloir accélérer le processus de passation du pouvoir au peuple afin de calmer et rendre satisfaction à la rue; de ce fait, je vous propose de passer impérativement à l’élection d’une nouvelle APN qui sera elue par le peuple nominativement, et regroupera ouvertement les membres actifs du Hirak, qui seront officialisés dans une institution de premier rang et auront le devoir de rendre compte aux peuple et de contribuer massivement à la préparation des présidentielle et à l’élaboration officiellement du nouveau code ou reglement des elections, pour eviter de douter de l’absence de la voix du peuple. car vous n’etes pas sans savoir que le vide favorise le chemin aux intrus…..

    5
    1
    Zaatar
    8 juillet 2019 - 10 h 46 min

    «Aucune autorité ne peut fixer la date de la présidentielle dans le contexte actuel». C’est exactement ce que je pense car on tourne en rond depuis le 22 février. En plus, qui est l’autorité? De ce fait, on continuera de tourner en rond pendant bien longtemps, et on finira par ne plus tourner rond et pendant ce temps le train aura sifflé trois fois et nous on attendra Apophis en 2029 et en 2036.

    5
    1
    Karamazov
    8 juillet 2019 - 10 h 12 min

    «Aucune autorité ne peut fixer la date de la présidentielle dans le contexte actuel»

    Oui, c’est un langage diplomatique qu’il faut interpréter. Cela autorise plusieurs traductions.

    Il n’y pas d’autorité légitime pour organiser les élections.

    Personne ne peut imposer des élections sans l’accord du peuple.

    Ce n’est pas avec cette bande de 3lilouch et d’opportunistes qu’on pourra imposer des élections.

    Ceci dit, qui a pensé qu’après le discours de Bensalah ce sont des gens crédibles qui iront à cette conférence ou que les opportunistes de tous bords et la clientèle se laisserait devancer par des nouveaux venus ?

    Ou , à part ceux du Hirak qui pensent que leur mouvement va générer spontanément des hommes nouveaux , qui a cru que notre société possède en son sein ces hommes qui construiront la société dont rêve le peuple ?

    Alors , ne faut-il pas réinterpréter les mots de Rahabi avec seulement du réalisme et les traduire par :

    Nous n’avons pas les moyens d’organiser les élections voulu par le pouvoir et encore moins celles attendu par le Hirak, je ne vois pas l’issue. Je tire ma révérence !

    C’est igzactma sek jidi en langage vernaculaire .

    Moua je vous ai toujours dit qu’une société rentière et Zzzarabo-muZzzulamne ne possède pas les propriétés requises pour générer du nouveau. Il y a un prérequis indispensable: le renoncement à la rente et la critique radicale de la culture et de la religion.

    6
    4
      3atef
      8 juillet 2019 - 12 h 40 min

      Contrairement aux proclamations caractéristiques du pouvoir factuel, avec leur rhétorique pompeusement incohérentes et leurs exigences intimidantes, les déclarations du Fantôme de la Liberté ne demandaient pas l’impossible. Il voulait simplement que le mouvement fît un examen de conscience et se corrigeât…

      2
      1
    Abou Stroff
    8 juillet 2019 - 10 h 02 min

    je pense que ces histoires de forum, de débats et autres discussions ne font que retarder le processus de dépassement de la crise que nous vivons depuis des décennies.
    je pense que je vais être traité de tous les noms d’oiseau mais je vais, quoi qu’il m’en coûte, avancer ce qui suit:
    le « peuple » algérien, dans sa grande majorité, ne demande pas une élection présidentielle anticipée ou retardée.
    le peuple algérien, au regard de la culture ambiante (la figure du père est encore une figure centrale dans la psyché individuelle et collective), a besoin d’être dirigé par un HOMME d’ETAT au patriotisme inattaquable et au comportement irréprochable.
    en effet, il me semble que l’émergence d’un HOMME charismatique pourrait pousser le peuple algérien à déplacer des montagnes et à assécher des mers, pourvu que l’homme soit à son service exclusif et sache parler à un peuple complètement désorienté par une classe politique des plus archaïques.
    moralité de l’histoire: étant donné que le pouvoir en place est, grâce à son monopole sur la distribution de la rente, quasi-autonome de la société de laquelle il est supposé émaner, toutes les cartes et tous les atouts sont aux mains de ce pouvoir. par conséquent, il y a, contrairement aux sociétés dont la reproduction repose sur la travail, une surdétermination de l’instance politique sur l’instance économique.
    conclusion imparable: l’initiative ne peut provenir que du pouvoir en place, quant à la plèbe, elle aura beau crier son désarroi (à travers le hirak ou tout autre mouvement), elle ne fera que tourner en rond sans jamais pouvoir prenre, d’une manière autonome, la tangente.

    9
    3
      Anonyme
      8 juillet 2019 - 10 h 15 min

      Toi tu veux un napoleon ou un hitler à la tête du pays.
      Tu es à la masse, tu t’es trompé d’epoque retourne quelques siècles en arrière.
      Les gens sont mûrs et n’ont besoin de personne pour les materner, il veulent juste quelqu’un d’honnete pour faire son job, à l’image d’un olof palme en Suède qui allait au cinéma avec tout le monde.
      Le culte de la personnalité que tu prônes survit encore en Corée du Nord.
      Je te conseille d’aller vivre la bas mais laisse nous tranquille.

      9
      8
      Karamazov
      8 juillet 2019 - 10 h 32 min

      Merci de me tendre la perche , Tovarich !

      Je dirai même plus, notre peuple qui a biberonné à la rente depuis trois générations ne peut pas accepter une brusque sevrage. Il n’est donc pas prêt à liquider son oedipe ni à réaliser son individuation de peur de perdre son biberon.

      Mais , là où je diverge, c’est que je ne pense pas que ce soit un ersatz de père de substitution ni un prophète qu’il faut à ce peuple mais un  « Petit père des peuples » .

      Ce peuple comme tu le dis a besoin d’être dirigé , ou plutôt mené : à la baguette bien entendu. Or, après des générations de dépendance à la rente et à la religion , aucun sevrage n’est possible sans substitution. D’où la nécessité d’un « Petit père des peuples » .

      8
      5
        Abou Stroff
        8 juillet 2019 - 10 h 42 min

        si tu appelles « petit père des peuples » ce que je qualifie d’HOMME charismatique, alors allons y pour un petit père des peuples.
        l’essentiel est qu’il soit irréprochable pour pouvoir guider la plèbe.

        7
        1
          Karamazov
          8 juillet 2019 - 12 h 08 min

          Finalement sitwa qui a raison, Tovarich . Pour un « Petit père des peuples » il eut fallu qu’on soit un prolétariat. Mais pour la plèbe c’est un Zhomme kharismatique qu’il faut. Je dis Zhomme kharismatique , parce que je ne vois pas d’ « homme charismatique » chez nous

          3
          2
          Mme CH
          9 juillet 2019 - 0 h 36 min

          Après tout le fiasco monumental du rouge et toutes ses nuances, vous nous parlez encore de plèbe, du père du peuple, de prolétariat….le mur de Berlin a été détruit et l’ordre mondial cannibale sauvage a été instauré et les gens meurent à cause de la famine, de la soif, de la pollution, des maladies, des suicides, du stress, de la violence, de l’alcoolisme, de la drogue, des accidents, des guerres et des conflits fomentés………et là vous nous parlez d’un « petit père des peuples »……..! Regardez autour de vous et vous saurez peut être de quoi les peuples ont besoin….!

      Anonyme
      8 juillet 2019 - 14 h 35 min

      Bghitou wella krahtou, la seule fois ou les élections en Algérie ont été libres, transparentes et honnêtes, c’était lors des législatives de 1991. Ce n’était donc pas pour choisir un quelconque homme providentiel, mais leurs vrais représentants. Le pouvoir militaire en a décidé autrement et on connaît la suite. Libre a vous de croire en l’homme providentiel, mais ne généralisez pas a tout le peuple algérien. Tout le monde ne pense pas comme vous.

      3
      5
        Abou Stroff
        8 juillet 2019 - 16 h 10 min

        libre à vous de croire qu’un choix suicidaire constitue un bon choix. j’ajoute que les élections auxquelles vous faites allusion ont été tout sauf libres, transparentes et honnêtes.
        en effet, les militants du fis ont appliqués, à la lettre, les pratiques de leur père, le fln, en bourrant les urnes, en menaçant les algériens lambda, en faisant voter les morts et en votant à la place des femmes qui ne savaient, par définition, pas voter.
        PS: j’ajoute que le vote en faveur du fis était surtout un vote contre le fln. et, à y regarder de près, le fis, n’ayant aucun projet de société clairement identifié, sa victoire, à part une répression et une oppression plus accentuées des femmes, n’aurait guère changé la donne pour le commun des algériens

        5
        2
        mouatène
        9 juillet 2019 - 12 h 23 min

        c’est faut !!!! les éléctions de 1991 étaient TRUQUEES !
        ét’hab ouilla takrahhh.

    MELLO
    8 juillet 2019 - 9 h 27 min

    Eh bien , voila que Mr Rabahi a , enfin, compris ce que les membres de l’alternative démocratique , qui n’ont pas participé a sa derniere conférence, lui reproche . Mr Rahabi le dit si bien dans cette déclaration , mais ne veut , tout de même, pas prononcer le terme aboli par le regime qui est la TRANSITION. Oui , Mr Rahabi , la transition est indispensable pour gérer cette période d’avant l’élection présidentielle. Une transition ,bien réfléchie et bien négociée, présidée par des sages et des intellectuels. Il est urgent et vital de se mettre , tous, autour d’une même table , sans aucune exclusion possible , ni envers les islamistes , ni envers les hommes du pouvoir décideurs , c’est a dire les représentants de l’institution militaire. Cela debouchera par l’élection , en interne, d’un comite’ de sages et d’intellectuels chargé de gérer cette période transitoire nécessaire a l’apaisement des … « esprits ». Ce comite’ , restreint , aura pour mission de former un gouvernement de salut national et aura pour objectif de se donner une période a l’effet d’organiser l’election présidentielle , dont ils ne seront pas candidats.

    6
    2
    Mme CH
    8 juillet 2019 - 0 h 49 min

    «Aucune autorité ne peut fixer la date de la présidentielle dans le contexte actuel» et comment !!! Seul le peuple peut le faire, c’est lui qui décide de voter ou pas donc sans lui, il n’y aura pas de présidentielle…c’est clair! Ce n’est pas la peine de tourner autour du pot car le peuple Rah Faya9, à vous d’imposer la démission de Bedoui, de le remplacer par une personnalité qui fait l’unanimité au sein de la majorité du peuple, et les choses iront dans le bon sens…!

    8
    5
    Anonyme
    7 juillet 2019 - 22 h 09 min

    excusez moi .. c est qui ces gens là? C qui ce mr rehabi? Personne n as jamais entendu de son nom ou parcours.. qu a t il fait d extraordinaire à notre nation? Welou.. qui l as designer coordinateur..et par quel mécanisme démocratique a t il étais nommer coordinateur.? Le peuple..? Non… nous le peuple ..demandons un changement radical pour une deuxième république et ce club de râtelier veulent diluer nos demandes… nous vous connaissons pas …on vous as rien demander … le combat continuera coute que coute et l histoire se rappèlera de tout traitres qui veulent confisquer notre combat pour une meilleur Algérie.

    7
    12
      Maori
      8 juillet 2019 - 8 h 15 min

      Et toi tu es qui? Qu’a tu fais jusqu’à présent pour la république de droit? Tu ne connaît pas Rehabi parceque tu viens de te connecter à la réalité du pays? Tu vivais en marge. Mr Rahabi, pour ta gouverne, a démissionné de son poste de ministre de la communication, et ce il y a longtemps, parceque ce n’était pas un porte-voix et la voix de son maître. Ce n’est probablement pas un khobsiste. Si tu suivait l’activité de ton pays, tu aurais lu ses critiques pertinentes et fondées du système de bouteflika et ce depuis des lustres. Il faut te mettre à jour.

      9
      3
        Anonyme
        8 juillet 2019 - 9 h 14 min

        Bien envoyé!

        5
        1
    Ce soir, c'est allez les FENNECS
    7 juillet 2019 - 20 h 44 min

    Ce soir, je suis un Fennec solidaire de mon équipe nationale contre la Guinée. Désolé, je me met en stand bye politique pendant le match! Allez l’Algérie!

    3
    2
      Anonyme
      8 juillet 2019 - 9 h 55 min

      Des fennecs qui ont dévorés les lions de la tête va!
      Voilà ce que les algériens sont capables de faire si on les respecte et on met en place un cadre moderne de gouvernance du pays.
      L’algerie montera en flèche dans le concert des nations et sera un pays qui comptera sur le plan économique et politique sur la scène mondiale.
      Gaid Salah et companie , réveillez vous et laissez la place aux jeunes capables de redresser ce pays.

      7
      1
    DZA
    7 juillet 2019 - 19 h 27 min

    Avec tous les événements que nous avons vécu depuis le 22 février 2019, la situation est un peu plus claire, dans la mesure, ou, les tenants du pouvoir, les différents partis et protagonistes politiques, le mouvement populaire qui bat le pavé tous les vendredis, se sont tous positionner sur un certains nombres de revendications. Quelques fois contradictoires.

    Le pouvoir, toutes les forces politiques, toutes les énergies patriotiques de la société civile, des hommes politiques intègres sont interpellées à transcender leurs différents idéologiques, à se concerter pour représenter au mieux les revendications du peuple et aller vers une sortie de crise dans les meilleurs délais.
    Aucune doctrine n’est au-dessus du peuple. Jusqu’à quand devons-nous camper fanatiquement chacun sur ses positions ? Et pour quel résultat, dans quel but ? Sans sacrifices et sans compromis, nous n’irons nulle part.
    L’intérêt de la Nation n’a pas de prix.
    Abdelaziz Rahabi, le coordinateur du Forum du dialogue national, me semble, une personne assez fiable et compétente pour cette difficile et délicate mission. Personnellement, je ne peux que le soutenir et l’encourager dans cette laborieuse entreprise, également, mon soutien va à tous ceux qui se battent honnêtement pour le bien du peuple Algérien et de l’Algérie.

    11
    1
    Kouder Belala
    7 juillet 2019 - 18 h 15 min

    YA SI RAHABI je pense que vous n’avez pas encore bien compris? Que Le peuple et la majorité des Algériens crient leur désarroi et devraient être entendus par LE POUVOIR EN PLACE, s’ils veulent une solution politique. Le peuple; actuellement; S’ils jettent l’opprobre sur ceux qui ont pissé sur leurs rêves, ces arnaqueurs de la pire espèce qui leur ont fourgué un faux nationalisme de bas étage alors qu’ils sont les premiers à bafouer les idéaux révolutionnaires (EMPRISONNER « BOUREGRAA » un 5 Juillet ???) et chose plus grave : vendre la patrie à bas prix a qui veut ???, Ce peuple veux tourner la page de toutes les lâchetés et de toutes les traîtrises. Il veux , également, un changement concret « RADICAL » et non pas un ¾ de solution politique qui revient à dire que la flamme D’ESPOIR DE CHANGEMENT NÉE ce dernier 22 Février 2019 n’aurait servis à RIEN !!!EN TOUT CAS IL N’EN PAS QUESTION QU’ELLE S’ETEIGNE!!!

    6
    2
    Chelabi
    7 juillet 2019 - 17 h 25 min

    Rahabi a une feuille de route qui est respectable mais elle porte en elle les conditions de l’échec. En voici les raisons: juste avant cette conférence du 6 juillet Bensalah s’est fendu d’un discours appelant àdes élections présidentielles dans les plus brefs délais et insistant sur le fait que la présidence et l’armée ne seront d’aucune façon parties prenantes des discussions. À le croire, le litige est entre les gens du Hirak.
    La feuille de route de Rahabi insiste sur les préalables de la libération des détenus politiques, la levée des restrictions imposées par l’état aux activités politiques, la liberté de circuler et d’organiser des meetings. Or qui a autorité de répondre à ses préalables ? C’est le pouvoir (présidence, armée). Le hirak ne peut pas libérer les prisonniers d’opinion ni lever aucune mesure restrictive. C’est l’impasse totale est c’est voulu ainsi par le système qui à la veille du 5 juillet a mis sur la table une ruse digne de machiavel.
    C’est pour cela que cette conférence du 6 juillet n’a qu’une seule utilité: retourner a balle dans le camp du pouvoir. Rien de plus.
    La seule façon de résoudre ce problème est de remettre sur la table la nécessité pour le hirak de parler directement au pouvoir incarné par Gaid Salah (Bensalah n’est qu’un pauvre pion sur l’échiquier de GS). Il faut que Gaid Salah accepte,par une décision historique,que le pouvoir soit remis aux civils et que l’armée vaquera dorénavant à ses missions constitutionnelles. Ce n’est qu’à ce moment là qu’on pourrait commencer le travail de fond: transition et élections présidentielles. Le reste n’est que soliloques. Et Rahabi en fera beaucoup. J’ai l’intime conviction que GS est engagé dans un bras de fer avec le peuple. L’un des deux doit baisser le bras à un moment donné.

    8
    6
      Anonyme
      7 juillet 2019 - 18 h 22 min

      Mr Chelabi a bien touché du doigt la vrai problématique que connait le pays depuis son independance et qui a empeché le pays de devenir ce qu’il devait être et de vivre à chaque fois de traverser des pics de crises multi-dimentionnelles cycliques qui débouchent sur la violence. Je pense que tout le monde a interêt à ce que le pays se libére y compris ceux qui le prenne en otage

      8
      5
      Anonyme
      7 juillet 2019 - 19 h 54 min

      Après plus de 54 ans . des années de mensonge et de dictature militaire .de diversion et de manipulation et d organisation du terrorisme ( tertag toufik ex,,,,,,) et bien sur les grands holdup du trésor du peuple algérien en criminels organisés ;le peuple a carrément zapper le systeme algérien et ne prend jamais pour comptant les propositions qui émanent du systeme ou de l armè à travers Gaid Salah ! le fossé est grand et le hirak mettra encore plus de pression à l avenir et cette jeunesse à qui e systeme a volè son avenir , est prête à en découdre à l extrême car elle sait que ce pouvoir est rejetè par 40 millions d algériens ! Gaid Salah est obligè a s agenouiller devant le hirak à la grande poste et exécutera les ordres du hirak ! et on va arriver à l avenir à cette situation si les derniers hommes de ce systeme ne se dégagent pas

      9
      7
    Bof
    7 juillet 2019 - 17 h 18 min

    Monsieur Rahabi, vous vous êtes fourré dans une vaste opération de manipulation pour légitimer le prochain président désigné par Gaid Salah. Vous supporterez les conséquences de cette comédie selon votre conscience. Il est temps de quitter le navire des cachiristes !

    22
    8
    Attention de Monsieur Rahabi
    7 juillet 2019 - 17 h 01 min

    Bonjour chers compatriotes citoyens algériens

    Je souhaite partager avec vous la lettre que j’ai envoyé à Monsieur Abdelaziz Rahabi ce jour après son interview à la chaîne 3. Je ne sais pas ce que vous en pensez chers compatriotes. Peut-être suis-je encore « out », «dépassé », « toujours hors sujet » , « hors du temps » qui sait ? Mais voici quand même la lettre :

    « Bonjour Monsieur Rahabi !

    A un moment de vos interventions …. depuis le 22 février … vous avez déjà critiqué la Constitution algérienne de 2016 du fait qu’elle est hyper présidentielle, qu’elle ne garantie pas la séparation du pouvoir mais vous voulez quand même allez à l’élection présidentielle rapidement moyennant quelques garanties du pouvoir et une modification de la loi électorale.

    Puisque dans votre interview de ce matin à la Chaîne 3 vous annoncez que vous restez ouvert et que les décisions de la réunion du 6 juillet ne sont pas graver dans du marbre, que vous êtes contre la Constituante (et moi je suis d’accord avec vous) mais alors pourquoi vous n’acceptez pas l’idée qu’on puisse modifier (oui seulement modifier ) la Constitution actuelle pour l’adapter aux exigences du hirak dans le sens des libertés et de l’organisation de l’Etat et des pouvoirs exécutif, législatif, judiciaire ! A mon sens, cela peut se faire très rapidement quelques mois et en même temps que la modification de la loi électorale que vous exigez comme préalable. Pour se faire, il suffit juste de désigner une dizaine de personnes (des constitutionnalistes, des juristes, des magistrats, de représentants de ligues des droits de l’homme et de la société civile) puis soumettre ces deux nouveaux textes importants au référendum populaire puisque que l’article 7 et 8 donnent le pouvoir constituant au peuple. Puisque vous dîtes qu’il faut à tout prix changer la loi électorale et que c’est une exigence, pourquoi pas alors dans la foulée on ne le fait pas pour la Constitution qui n’a pas besoin d’être complètement chambouler de fond en comble, comme vous l’avez si bien dit dans votre interview de ce matin.

    Pourquoi donc n’avoir comme objectif de d’aller vite à l’organisation de l’élection présidentielle avec juste avec une modification de la loi électorale et la désignation d’un organe indépendant d’organisation des élections, alors que la Constitution actuelle peut nous « piéger » au lendemain du vote du fait justement du pouvoir exorbitant du Président que lui accorde cette Constitution et de l’absence de séparation des pouvoirs ? Pourquoi faire compliquer quand la solution référendaire (le peuple qui décide) est là et peut régler plusieurs anomalies institutionnelles et constitutionnelles en un même temps ? Pourquoi ne pas prévoir la suppression de toutes ses aberrations avant d’aller à la présidentielle ? Où est l’urgence du fait qu’on a déjà perdu, comme vous dites 57 ans, pour construire la démocratie et l’Etat de droit ? Pourquoi subitement être pressé alors que depuis 1962 on est dans l’illégalité Constitutionnelle et l’Etat de … non droit ?

    Mes respects Monsieur Rahabi et bon courage dans vos efforts de sortie de crise et pour votre abnégation. Une chose : il faut que le clan démocratique reste ouvert, à l’écoute, rassembleur avec un esprit de compromis mais il ne faut jamais qu’il trahissent le hirak ou être trop complaisant avec le pouvoir.

    Fin de citation

    12
    5
      Anonyme
      8 juillet 2019 - 11 h 45 min

      Pour une nouvelle constitution, il faut etre pragmatique, on a pas à inventer la roue;
      On prend la constitution allemande (la meilleure du monde), on l´adapte à notre réalité socio-culturelle.
      Elle est prete en une semaine,
      On organise un référendum et l´affaire est classée!

      1
      1
    SaidZ
    7 juillet 2019 - 16 h 22 min

    Entièrement d’accords avec ce qu’il dit si vraiment la sincérité et la volonté politique sont de mises. Il faudrait mettre le temps qu’il faudra pour y arriver à une vraie solution qui sacralisera la rupture avec ce système mafieux et diabolique qui a ruiné des générations entières.

    13
    1

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.