Naïveté affligeante

Benflis présidentielle
Ali Benflis. Ses précédents échecs ne lui ont pas servi de leçon. D. R.

Par Mounir Serraï Ali Benflis est inconsolable après avoir terminé sa «course» présidentielle à la troisième place loin derrière l’hilarant candidat islamiste Abdelkader Bengrina. Une véritable douche froide pour celui qui se voyait déjà comme l’homme de la situation après la chute de son ennemi juré en avril dernier.

Perdant pour la troisième fois une compétition électorale présidentielle, Ali Benflis n’en peut plus. Du haut de ses 75 ans, il décide ainsi de mettre un terme à sa carrière politique comme l’aurait fait un joueur de foot trentenaire qui aurait enchaîné trop de contre-performance. Ali Benflis sait qu’il n’a plus aucun avenir politique après avoir choisi de participer à un processus électoral joué d’avance et très fortement rejeté par le Mouvement populaire pacifique des Algériens né le 22 février. Autrement dit, Ali Benflis à totalement grillé ses cartes avec le Hirak.

En se retirant, il semble vouloir préserver son parti et lui laisser une chance de se redéployer avec des figures nouvelles en prévision des échéances futures. Mais la tâche s’annonce ardue. Les séquelles de la participation de Benflis à ce que le Hirak qualifiait de «mascarade électorale» ne disparaîtront pas de sitôt. Au-delà de son éloquence,  Ali Benflis a montré ses limites politiques ou, tout au moins, fait preuve d’une naïveté politique affligeante pour quelqu’un qui a roulé sa bosse dans les arcanes du pouvoir. Il a terminé sa carrière politique sur une succession d’échecs et avec beaucoup d’amertume, de frustration, voire, peut-être, de regrets.

M. S.

Comment (15)

    benchikh
    17 décembre 2019 - 7 h 57 min

    il ne faut pas oublier que chaque candidat encaissera 7 milliards de dinars .Et après on se demande pourquoi la scène politique n’est plus propre qu’avant à l’époque des hommes (omar iben khatab) qu’il cousait ses habilles . La belle époque de l’Islam.

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    DJALLAL AL ANNABI
    17 décembre 2019 - 1 h 50 min

    SSi Ali n’a ni rien à cacher, ni quelque chose qui le rend inconsolable. Il a joué son rôle qu’on lui avait assigné depuis qu’il était étudiant et c’est tout. …
    Y en a dans ce monde ceux qui sont nés libres, et ceux qui sont nés enchainés et destinés que pour la servitude. Demain le peuple et l’histoire le mettra dans la poubelle de l’histoire, c’est sa destinée.

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    Lghoul
    16 décembre 2019 - 21 h 41 min

    Au final, il tombe par terre comme un objet sans valeur pour découvrir qu’a chaque fois qu’il accepte de jouer au lièvre, il trahi ses frères au détriment d’une bande de mercenaires et de corrompus qu’il n’a cessé de halaliser. C’est à cause de gens comme lui que nous avons tous ces retards. Il est responsable des blocages des marches du peuple vers la liberté et aussi responsable d’assassinat de 126 jeunes kabyles et de plus de 5000 blessés graves en 2001. Il finit dans une poubelle en détruisant tout ce que son défunt brave père à construit. Un exemple : Pourquoi par Mouloud Hamrouche n’a pas voulu manger à leur pain ? Parcequ’il a d’abord du Nif et ensuite il ne voudrait jamais souiller la mémoire de son défunt père qui a lutté contre le colonialisme.

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    mohblida16000
    16 décembre 2019 - 20 h 44 min

    Je pense que depuis 1962, les Aures Chawi ont donné un seul homme courageux et fière d être un chawi, c est Nezzar. les reste, Gaid , Benflis, belaid… des vrai null.

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      Algerien Pur Et Dur
      18 décembre 2019 - 2 h 33 min

      Ne generalizes pas. Les Aures sont plein d’hommes et femmes fiers et valeureux. Contrairement au peu, Ils ont tout simplement decide de ne pas mettre leur pain dans une soupe nauseabonde. Tu ne les vois pas parcequ’ils decide de rester invisible aux doigts facilement accusateurs comme le tien.

    Le Berbère
    16 décembre 2019 - 19 h 00 min

    Et ben, c’est bien pour sa gueule ! , il mérite bien cette énième humiliation.
    A force de jouer au lièvre de course à chaque scrutin il à perdu toute crédibilité aux yeux de peuple algérien . Le plus infligeant dans cette mascarade électorale c’est que monsieur Benflis savait très bien que le régime délinquant de la junte militaire ne lui donnera aucune chance donc je me demande pourquoi il à foncé tête baissée tout droit dans cette élection de la honte…Je ne regrette pas son départ humiliant de la vie politique..Tant qu’à nous , nous continuons la lutte pour débarrasser notre pays de cette mafia politico militaire qui gangrène le pays depuis presque 60 ans..Tahya Al Djazëir et vive le peuple algérien qui ne s’incline pas devant la tyrannie et l’oppression.

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    Felfel Har
    16 décembre 2019 - 16 h 44 min

    Benfliss a succombé à l’appât du gain et, bien qu’il ait flairé la manoeuvre de l’institution militaire, il s’est laissé piéger. On dit que les rats sont tellement alléchés par l’odeur du fromage qu’ils ne remarquent pas la souricière qu’on leur a tendu.
    Laissons-le ressasser cette tirade célèbre de la tragédie popularisée par Corneille , le Cid:  » ô rage, ô désespoir…! »

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    Alamouriska
    16 décembre 2019 - 14 h 10 min

    Karim Tabou avait raison. Dès le début du Hirak, il avait stigmatisé ces hommes politiques-girouettes, dont Benflis, lors des premières réunions entre soi-disants opposants au régime militaire d’Alger.

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    Zaatar
    16 décembre 2019 - 12 h 42 min

    En politique c’est à celui qui est sans états d’âmes, le plus entreprenant, le plus roublards et vicelards et aussi sans pitié.

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    Ali
    16 décembre 2019 - 10 h 29 min

    L’adage populaire :
     » Tout le monde peut se tromper, seul l’idiot persiste dans son erreur. »

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    Merouch
    16 décembre 2019 - 9 h 51 min

    Nonobstant le fait que son père (et son frère) ont été tués par l’armée française, on ne peut pas dire que c’est un « homme politique » intègre. Il n’était pas à plaindre lorsqu’il a commencé sa carrière politique, après des études pas très convaincantes au Lycée à Constantine où il met 10 avant d’avoir son « bac » !
    A son actif d’homme politique qui n’a jamais été du coté du « peuple » et de la liberté : en 1987, il est l’un des membres fondateurs de la Ligue algérienne des droits de l’homme, lancée par le ministre de l’Intérieur El Hadi Khediri et le général Larbi Belkheir pour contrer la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme. Benflis est membre de son comité directeur et responsable de la Ligue au niveau de l’est algérien.
    Wikipedia).
    Ce n’était donc pas étonnant de le voir s’éloigner du Hirak, comme il a été une vraie girouette, intéressé seulement par une « grand destin national ». Mais il lui a toujours manqué le soutien régional (les chaouis) et l’armée. Avoir des chouhadas dans sa famille n’est pas suffisant !!!
    Nous les souhaitons un bon enterrement politique et de 1ère classe.

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    Mounir Sari
    16 décembre 2019 - 9 h 39 min

    Le lièvre, le traître Benflis qui a vendu son âme et son honneur pour une poignée de dinars n’a eu droit que ce qu’il méritait

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    DZA
    16 décembre 2019 - 8 h 52 min

    • Ali Benflis fait parti de ces générations post indépendance, tout comme 95 % de ceux qui font de la politique (opposition politique comprise). Ils pensent qu’ils sont investis d’une mission, … Mystique ?
    Ne disait-il pas tout récement : ‘’ je ne peux rester tranquillement chez moi, alors que l’Algérie est en difficulté.’’
    Benflis n’est pas seulement un naïf, il est dépassé, il est loin des réalités quotidiennes du peuple, comme tous les politicards du pays. Ils sont fascinés par le pouvoir et ses avantages et non par les problèmes de la Nation.

    Dans un contexte d’élection transparente et démocratique, les cinq candidats, auraient tous étaient éliminés et d’autres n’auraient jamais pu présenter un dossier remplissant les conditions d’éligibilité.
    L’Algérie à changé, les Algériens également, mais les dinosaures qui se sont approprié le pouvoir depuis 1962 sont toujours là, ils n’ont pas évolué. Ils vivent dans une autre dimension.
    Il y a un précipice qui divise le peuple des politicards, il y a une absence totale de CONFIANCE.

    Les Algériens veulent choisir librement leurs représentants, sans cela, la gouvernance du pays posera toujours des problèmes pour ne pas dire qu’elle sera impossible.
    On ne gouverne pas contre la volonté d’un peuple. L’avenir proche nous le démontrera.

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    Le Bourricot de Bouteflika
    16 décembre 2019 - 7 h 34 min

    C’était temps de quitter la scène politique, est-ce que vous êtes plus intelligent que les autres chefs de partis, Non et Non le contraire, vous êtes quelqu’un d’opportuniste de la même catégorie que certains extrémistes, et vos points forts l’égoïsme et l’arrogance d’un H’mar, vous avez sali l’image de votre père et même de votre ethnie, qu’un simple traître venant d’oujda vous à rouler dans la farine sans parler du caporal illettré

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    Bon Débarras
    16 décembre 2019 - 5 h 35 min

    C’est le sort d’un homme caméléon et qui se transforme en lièvre,n’est fierté,n’est dignité,la course a la fortune a n’importe quel prix,et voila ! sa récompense l’humiliation parfaite,je n’aimerais pas etre a sa place,quel héritage laissant a ses héritiers,mais les caméléons en plusieurs facettes

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