Qui est derrière la campagne pour l’application de l’article 102 contre le président de la République ?

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Le président Bouteflika au bureau de vote, en avril 2014. New Press

Par R. Mahmoudi – Une campagne demandant l’application de l’article 102 de la Constitution (stipulant une reconnaissance officielle de l’état d’empêchement du président de la République) fait actuellement rage sur les réseaux sociaux. Des spots représentant le président Bouteflika et frappés du chiffre 102 sont relayés par de nombreux internautes, et même par des partis politiques sur leurs pages officielles, comme Jil Jadid de Sofiane Djilali.

Ce dernier a clairement réclamé l’application de cette disposition de la loi fondamentale, qu’il présente comme la seule solution pour sortir de la crise actuelle. La célérité avec laquelle ce parti d’opposition a tenu à marquer son adhésion à cette campagne laisse entendre qu’il en est l’initiateur. Mais l’apparition de divers commentaires accompagnant ces images sur d’autres comptes écarte cette hypothèse.

En appui à cette campagne, une pétition vient d’être lancée (par qui ? Là encore mystère !) sur le site spécialisé dans les pétitions dites citoyennes et intitulée «Application de l’article 102 de la Constitution : incapacité du président». Les signataires qui aspirent à atteindre le chiffre de 3 000 s’adressent au président du Conseil constitutionnel, Mourad Medeleci, en ces termes : «En 2014, vous avez déclaré recevable la candidature d’Abdelaziz Bouteflika à la Présidence de la République algérienne et ce malgré son état de santé déplorable. Aujourd’hui, son état de santé s’est considérablement altéré et n’est plus compatible avec sa fonction, la population algérienne constate avec effroi que le pays est dirigé par un président très diminué et incapable de gouverner dans l’intérêt général. Il est de surcroît entouré d’un frère qui a pris les rênes de la nation et s’est accaparé le pouvoir alors qu’aucun mandat ne lui a été accordé légalement par le biais des urnes», lit-on dans le texte de la pétition.

Les signataires jugent que le devoir du président du Conseil constitutionnel est de faire appliquer l’article 102 de la Constitution «afin de déclarer notre président dans l’incapacité de prendre en main la destinée de l’Algérie», estimant que «les générations présentes et futures sauront reconnaître votre valeur».

Ces appels au départ de Bouteflika coïncident avec une campagne acharnée contre le Premier ministre, depuis qu’il a ouvert les hostilités avec le patron du FCE, Ali Haddad. Pourtant, Abdelmadjid Tebboune assure qu’il agissait sur instruction du président de la République, ce qui a suscité une vive polémique sur les «véritables centres de décision» qui dirigent le pays actuellement et des inquiétudes justifiées sur le silence du chef de l’Etat face à cette cacophonie.   

R. M.

Comment (87)

    difou.guery
    16 septembre 2017 - 18 h 02 min

    je ne suis pas contre boutef mais contre le 4 eme mandat y a de l abus des profiteurs c est tout




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    Anonyme
    19 août 2017 - 17 h 39 min

    On voit bien qu’ Abdelaaziz BOUTEFLIKA n’a pas d’enfants car s’il en avait ceux-ci ne laisseraient pas leur père malade se faire humilier ainsi par je ne sais qui,au passage,Said BOUTEFLIKA ne semble pas aimer son frère,car si c’était le cas il aurait fait en sorte que son frère repose tranquillement hors des projecteurs.Imaginez un instant si ce Monsieur était votre frère ou votre père,vous réagiriez comment?Quand je regarde la photo de cet article je ressens de la peine pour ce Monsieur,je pourrais avoir de la haine et le traiter de dictateur mais je sais que ce sont une équipe de … qui tirent les ficelles.Dieu préserve l’Algérie!




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      difou.guery
      23 septembre 2017 - 3 h 24 min

      c est vrai que si Abdelaziz n est plus président said perd ses privilèges d ou le maintient de son frere au pouvoir en espérant l’hériter, le peuple il s en fiche!!




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    hannou
    17 août 2017 - 0 h 04 min

    cela ne peux venir que de son clans familiale et d’affaire car beaucoup a perdre




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    Anonyme
    16 août 2017 - 12 h 51 min

    Rien de plus facile pour éviter le 102: qu’il s’exprime devant les Algériens.
    Toutes vos salades pour savoir qui est à l’origine de cette demande n’ont aucun intérêt. La demande est aussi vieille que ce dernier mandat.
    Il y a suffisamment de gens qui se sont fait tabasser dans les rues d’Alger pour l’application de cette mesure pour que vous ayez la décence de ne pas poser une telle question.




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    hrire
    16 août 2017 - 12 h 18 min

    L’application de l’article 102 n’obeit qu’a la constitution qui l’a prevu. Alors si ce president comme le pretend le cameleon fraichement installé par l’antichambre qu’on le demontre a travers une declaration televisee bien que sur la tele de l’etat.




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    Chaoui
    16 août 2017 - 0 h 22 min

    Que dit l’article 102 ? Et pourquoi l’avoir inscrit dans la Constitution si c’est pour n’avoir pas à le mettre
    en oeuvre quand les circonstances du cas d’espèce se présentent ?

    Cet article de la Loi Fondamentale est libellé comme suit :

    « Art. 102.42 — Lorsque le Président de la République, pour cause de maladie GRAVE ET DURABLE, se
    trouve dans l’impossibilité totale d’exercer ses fonctions, le Conseil constitutionnel se réunit de plein
    droit, et après avoir vérifié la réalité de cet empêchement par tous moyens appropriés, propose,
    à l’unanimité, au Parlement de déclarer l’état d’empêchement.
    Le Parlement siégeant en chambres réunies déclare l’état d’empêchement du Président de la
    République, à la majorité des deux tiers (2/3) de ses membres et charge de l’intérim du Chef de
    l’Etat, pour une période maximale de quarante cinq (45) jours, le Président du Conseil de la Nation,
    qui exerce ses prérogatives dans le respect des dispositions de l’article 104 de la Constitution.
    En cas de continuation de l’empêchement à l’expiration du délai de quarante cinq (45) jours, il est
    procédé à une déclaration de vacance par démission de plein droit, selon la procédure visée aux
    alinéas ci-dessus et selon les dispositions des alinéas suivants du présent article.
    En cas de démission ou de décès du Président de la République, le Conseil constitutionnel se
    réunit de plein droit et constate la vacance définitive de la Présidence de la République.
    Il communique immédiatement l’acte de déclaration de vacance définitive au Parlement qui se
    réunit de plein droit.
    Le Président du Conseil de la Nation assume la charge de Chef de l’Etat pour une durée de
    quatre-vingt-dix (90) jours au maximum, au cours de laquelle des élections présidentielles sont
    organisées.
    Le Chef de l’Etat, ainsi désigné, ne peut être candidat à la Présidence de la République.
    En cas de conjonction de la démission ou du décès du Président de la République et de la
    vacance de la Présidence du Conseil de la Nation, pour quelque cause que ce soit, le Conseil
    constitutionnel se réunit de plein droit et constate à l’unanimité la vacance définitive de la Présidence
    de la République et l’empêchement du Président du Conseil de la Nation. Dans ce cas, le Président
    du Conseil constitutionnel assume la charge de Chef de l’Etat dans les conditions fixées aux alinéas
    précédents du présent article et à l’article 104 de la Constitution.
    Il ne peut être candidat à la Présidence de la République. »
    Il est dit au premier alinéa que « le Conseil Constitutionnel se réunit de plein droit »…Oui, mais sur ordre de…qui ?




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      zaatar
      16 août 2017 - 10 h 18 min

      Vous n’avez rien compris l’ami chaoui, il faudrait que vous sachiez que Errachem H’mida et ela3ab H’mida…donc celui qui fait la constitution c’est h’mida, celui qui réforme la constitution c’est aussi H’mida et celui qui applique la constitution c’est aussi H’mida. Avec cela si vous continuez à poser les questions ou faire des suggestions comme dans votre intervention…mon ami c’est qu’il vous manque un boulon quelque part.




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        djamal amran
        18 août 2017 - 19 h 25 min

        Il semble bien que vous n’ayez pas saisi l’ironie dans la question de l’ami Chaoui !…




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