La résurgence du PPP

PPP
Le Premier ministre a tracé les grandes lignes du PPP. New Press

Par Kamel Moulfi – En plus du recours à la planche à billets appelé «financement non conventionnel», le gouvernement compte sur le partenariat public-privé (PPP), pour sortir de la crise économique provoquée par les difficultés financières que connaît le pays.

Le PPP, recommandé par la Banque mondiale, n’est pas un concept nouveau en Algérie. Il est dans l’air depuis une vingtaine d’années et a même été expérimenté, notamment dans le complexe agro-alimentaire de Corso en 2013 – une expérience qui ne semble pas avoir été concluante puisqu’aux dernières nouvelles, ce complexe a fermé ses portes il y a un an et demi.

Il y a des exemples de réussite du PPP mis en œuvre en Algérie ; ils concernent tous le privé étranger dans des contrats de management, dans le secteur de l’eau plus précisément, ou celui commencé avec les Chinois pour la construction du port Centre à Cherchell. Mais beaucoup d’experts, et parmi eux nombre de partisans du libéralisme, restent sceptiques quant aux chances de succès de cette démarche appliquée au privé algérien, qui est sollicité pour être une des sources de financement de grands projets d’infrastructures, alternativement au budget de l’Etat qui en a supporté toute la charge jusqu’à ce jour.

Il faut se demander pourquoi cette solution n’a pas pu démarrer en Algérie alors qu’elle est prônée de longue date. Il y a une dizaine d’années, la ministre déléguée chargée de la Réforme financière, Fatiha Mentouri, expliquait que l’option pour le partenariat entre les secteurs public et privé, dans le financement des projets d’infrastructures, sans être la panacée, pouvait devenir un outil d’optimisation et de rationalisation de la dépense publique et participer à réduire la charge budgétaire, tout en marquant un tournant dans les rapports public-privé en Algérie.

En théorie, le PPP est destiné à permettre une meilleure maîtrise – en termes de coûts et de délais – de la réalisation des projets à fort potentiel économique, et une optimisation du partage des risques entre les partenaires. Les expériences tentées à l’étranger ne sont pas convaincantes de ce point de vue. L’Algérie fera-t-elle exception en réussissant son PPP, alors que d’autres pays l’abandonnent ?

K. M.

Commentaires

    hrire
    24 décembre 2017 - 12 h 19 min

    Peut on faire d’un ane un cheval de course ?oh que non.Ces amis entrepreneurs bricoleurs a l’interieur ont consomme et transferer toutes les devises et voila avec Ouyahia on va mettre a leur dispositions des ebtreorises etatiques comme lui s’est accaoare des usines qu’il a lui meme ferle en 1997 et la boucle sera bouclee et le peuple pardon ces indigenes des temps Boutef ne verront que du feu. Un agenda trace depuis 1999 qu’ouyahia mettra en execution.




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