Echec partagé

Benghebrit enseignants
Le ministère de Mme Nouria Benghebrit avoue son échec. New Press

Par R. Mahmoudi – En annonçant le recours à la méthode dure, notamment par l’application de sanctions massives à l’encontre des enseignants récalcitrants, le ministère de l’Education nationale reconnaît de fait l’échec des négociations, biaisées et minées dès le départ, qu’il a entamées avec les représentants du syndicat qui a appelé à la grève, à savoir le Cnapeste. Dès lors, les problèmes socioprofessionnels posés par ce débrayage vont s’accumuler, alors que les élèves ont déjà, dans certaines régions, décroché et, pour eux, le spectre de l’année blanche n’est plus une vue de l’esprit.

On peut accuser ces syndicalistes de pratiquer un jusqu’auboutisme aussi aveugle que contreproductif, mais la plus grande part de responsabilité incombe à l’administration et à la tutelle qui ont mal géré la situation, dès le début, alors qu’elles ont quand même une certaine expérience en la matière. En réalité, le département de Benghebrit – et c’est le cas de tous les autres d’ailleurs – a pêché par sa propension à privilégier le bureaucratique par rapport au politique. Or, toute situation de crise est normalement affaire de politique. C’est pourquoi un ministre doit impérativement agir en tant que politique.

A chaque fois qu’il y a un problème, un mouvement de grève ou une protestation, les autorités concernées cèdent très rapidement à la panique et se drapent derrière le tout-répressif, à travers une application abusive ou oblique des lois.

Les négociations avec le Cnapeste ont capoté parce que, d’abord, elles sont venues très en retard et que les deux parties n’avaient pas en tête l’idée d’accepter un compromis ou de faire des concessions, chacun de son côté. Les deux interlocuteurs étant mus par la volonté d’en découdre quel qu’en soit le prix et quelles qu’en soient les conséquences qui vont se répercuter sur la scolarité de nos enfants et sur la stabilité du pays.

R. M.

Comment (5)

    anonyme
    9 février 2018 - 11 h 58 min

    L’éducation nationale est le pilier des nations car elles forment les hommes de demain, il est regrettable qu’en Algérie ce secteur soit malmené par des ignorants, un syndicat rempli de médiocrité à caractère violent et à langage répugnant. En Algérie c’est toujours les très moins bons qui se mettent au premier rang pour parler, revendiquer dans le désordre, se sont ces incultes qui s’attaquent à tout et toujours avec un slogan religieux ??




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    Meli
    9 février 2018 - 11 h 11 min

    On lisant cette article, je remarque que l’auteur est bel et bien tombé dans le piège, soutenir ce mouvement syndicale qui n’a qu’un seule bute non pas reconnaître leurs revendications mais leurs but est purement politique renverser la ministre qui les dérange énormément premièrement parce que c’est une femme et puis être non voilé et en plus elle ne répond pas à leurs critaires qui est de rendre l’école intégriste voilà monsieur l’auteur, ce mouvement est un mouvement intégriste radicale …. je reproche une chose à notre gouvernement et à Madame la ministre c’est d’avoir laissé nos enfants entre les mains de ces monstres.




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    AHCENE
    9 février 2018 - 10 h 00 min

    (…) comment (…) donner raison aux islamistes radicaux du CNAPEST d’une manière subreptice alors que même les partis islamistes ont compris le jeu malsain de ce syndicat de la honte qui veut mener le pays à la guerre civile pour imposer le SALAFISME WAHABISME. L’école semble être pour eux un terrain conquis! (…)




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    AHCENE
    9 février 2018 - 9 h 47 min

    Personne ne peut ignorer que le CNAPEST est un syndicat intégriste extrémiste et irresponsable. La gréve est à caractère politique et ses instigateurs veulent renverser le régime et créer un Printemps arable fondamentalement islamiste. Il n’y a qu’à consulter leur facebook pour voir la référence aux versets coraniques et aux hadiths..Ce syndicat est insupportable et son porte parole n’a pas la moindre éducation et fait dans la provocation .Il ne croit Qu’en la provocation.. Un islamiste pure et dure et nostalgique de la période du FIS. Ce qui n’est pas du tout acceptable est que la tendance soit -disant LAIQUE se range derriére ce syndicat raciste et sectaire. Nul n’ignore que le CNAPEST est anti KABYLE PRIMAIRE et que le déclencheur de ce mouvement est LA GENERALISATION DE L’ENSEIGNEMENT DE TAMAZIGHT AINSI QUE LA CELEBRATION DE YENNAYER. Le CNAPEST est foncièrement contre. Comme nombre d’enseignants sont des salafistes extrémistes intégristes, ils n’ont pas admis que l’ISLAM politique soit concurrencé par le TAMAZIGHT et cete fois ci de manière évidente. LA GREVE est POLITIQUE .
    LE CNAPEST est un syndicat ISLAMISTE il faut se l’enfoncer dans la tête.LE RESTE N’EST QUE GARNITURE. Les Laiques sont dorénavant devant leurs responsabilité
    Il faut que les enseignants anti integristes reprennent le travail




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    Anonyme
    9 février 2018 - 8 h 35 min

    Il est temps de mettre un terme aux activité de ce pseudo syndicat qui est à l’origine de la plupart des débrayages de ce secteur. On a pu constater l’irresponsabilité de ce syndicat à travers les propos jusqu’au boutiste de son porte parole. Ces gens n’ont aucune culture du dialogue et pense pouvoir imposer leur point de vue quelque soit le sujet en prenant en otage les élèves.
    Il est grand temps de mettre ces gens devant leur responsabilité et de traduire devant la justice ceux qui vont être la cause de centaines de licenciements.




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