Pas pour tous…

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La suppression du service civil serait-il vraiment la solution ? New Press

Par Meriem Sassi La suppression du service civil serait-il vraiment une bonne nouvelle pour les jeunes médecins résidents ?

La disponibilité d’un poste immédiatement après la fin des années d’études n’équivaut-il pas à un emploi garanti et une chance égale pour tous les médecins, quelles que soient leurs conditions sociales, de pouvoir exercer immédiatement leur métier et de continuer leur formation ?

Même si les conditions d’affectation des médecins résidents ne sont pas toujours idéales – elles sont même très difficiles – dans les régions dépourvues de commodités, le poste que les médecins occupent immédiatement après la fin de leur cursus de spécialité reste un avantage, selon certains avis, en comparaison avec d’autres disciplines universitaires qui débouchent sur un chômage forcé.

Pour le cas des médecins résidents, le piston et les passe-droits sont déjà légion lors de la procédure d’affectation dans les postes de fin de résidanat, selon les témoignages de médecins. Des privilégiés ayant toujours les meilleurs postes dans la capitale ou les grandes villes. Certains bénéficient, en effet, d’interventions pour obtenir des postes de «nantis» au détriment de ceux qui n’ont pas la chance de bénéficier d’appuis – généralement des nouveaux diplômés de condition modeste – et qui se retrouvent dans des zones reculées et, de surcroît, sans commodités ni conditions de travail adéquates et sans possibilité de recours.

Si telle est la situation actuellement, qu’en sera-t-il si les autorités accèdent à la revendication des médecins et suppriment le service civil obligatoire pour tous ?

Selon les avis recueillis, si la suppression est effective, beaucoup de médecins se retrouveraient au chômage ou seraient contraints d’accepter des postes éloignés sans pouvoir prétendre à une aide pour une prise en charge adaptée. Ce serait le cas, notamment, de ceux qui n’ont pas d’appui pour trouver un poste.

Les privilégiés auront, eux, comme toujours, les meilleures opportunités.

M. S.

Comment (3)

    MELLO
    16 février 2018 - 12 h 58 min

    Meriem Sassi, vous avez touché du bout des doigts la problématique, la vraie, de ce bras de fer entre médecins résidents et l’autorité du secteur. En effet, comme dans tous les postes de travail relatifs aux affectations, on ressent cette manigance des plus proches du cercle de décision. Le service civil reste un patriotique pour peu que ces pratiques offensantes soient bannies, ce à quoi , la proposition d’un tirage au sort des propositions, de toutes les propositions existantes, reste la plus plausible . Les autorités doivent comprendre , qu’avec les réseaux sociaux qui ne cachent plus rien, les pratiques de nantis doivent bien cesser et ce , dans tous les domaines de la vie active.

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    Reda
    16 février 2018 - 12 h 34 min

    Tout est dit dans cet article.. Pourquoi alors ces idiots de la CAMRA ne posent pas le problème des priviligiés qui, non seulement ont obtenu leur place de résident grace à l’argent et aux relations de papa, le DEMS étant lui aussi l’objet de fuites intolérables, mais ont des emplois garantis dans les grades villes . Moi je suis persuadé que le mouvement de la CAMRA est initiépar les privilégiés qui sentent que les priviléges indus risquent d’être remis en cause dés cet année, mais également les inegristes ISLAMISTES qui sont à la tête de ce mouvement de protestation, dans le but avoué de mettre le pays à feu et à flamme comme en 1990. Il n’y a qu’) se pointer à l’entrée de l’hopital Mustapha pour voir tous ces chiens meneur de CAMRA passer toute la journée dans cette mosquée qui leur reste ouverte malgré la décision de fermer les mosquée entre les priéres. La mosquée de Mustapha est entre les mains des salafistes

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      Mokrane
      20 février 2018 - 9 h 41 min

      @Reda Moi je dis plutôt que ce Mouvement de médecins résidents est entre les mains du MAK. Pour d’en convaincre il vous suffirait de fouiner sur les CV de ses leurs connus pour être au moins des sympathisants du MAK.

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