Impasse totale

APN grave
La dissolution de l'APN pourra-t-elle être évitée ? New Press

Par R. Mahmoudi – La crise parlementaire s’envenime et prend désormais une tournure politique grave, avec l’entrée en scène d’acteurs politiques externes au Parlement qui menace d’aggraver la fracture, qui était jusque-là confinée à l’intérieur de l’hémicycle, et qui révèle en même temps un malaise profond au sein de cette grande famille qui se réclame du pouvoir en place.

Après le soutien apporté par l’ex-président de l’APN, Abdelaziz Ziari, à Saïd Bouhadja en l’encourageant à se maintenir à son poste et à continuer à résister au forcing du FLN et de ses alliés, c’est au tour de la puissante Organisation nationale des moudjahidine (ONM) d’exprimer un soutien aussi franc à l’actuel président du Parlement, tout en mettant en garde contre «toute velléité d’atteinte aux moudjahidine de la Guerre de libération nationale».

Dans une déclaration rendue publique, jeudi, l’ONM considère que les tentatives de «certaines parties», allusion claire à la direction du FLN, de porter atteinte au parcours des anciens moudjahidine et d’insulter leur passé honorable «sont un précédent grave qui impose à tout le monde d’y faire face avec fermeté et d’interpeller leur conscience au sujet de ceux qui se sont sacrifiés pour que l’Algérie reste debout dans le concert des nations».

L’Organisation des moudjahidine affirme qu’elle «suit avec intérêt ce qui se déroule à l’intérieur du Parlement» et qu’elle reste «soucieuse de la stabilité des institutions de la République», tout en jugeant que «le dialogue demeure la voie idéale pour préserver l’intérêt national et barrer la route à ceux qui veulent mettre en doute les acquis du peuple algérien et nuire à ses aspirations légitimes».

Cette implication tonitruante d’une organisation réputée proche du pouvoir, et traditionnellement liée au FLN depuis sa création, vient compliquer davantage la situation et rend illisible l’évolution du conflit, à telle enseigne que tous les scénarios deviennent désormais possibles.

R. M.  

Comment (17)

    anonyme
    5 octobre 2018 - 14 h 09 min

    L’Organisation des moudjahidine affirme qu’elle «suit avec intérêt ce qui se déroule à l’intérieur du Parlement» et qu’elle reste «soucieuse de la stabilité des institutions de la République», tout en jugeant que «le dialogue demeure la voie idéale pour préserver l’intérêt national et barrer la route à ceux qui veulent mettre en doute les acquis du peuple algérien et nuire à ses aspirations légitimes»

    Laân… Allah al… quand vous dites  » et barrer la route à ceux qui veulent mettre en doute les acquis du peuple algérien et nuire à ses aspirations légitimes »
    C’est plutôt barrer la route à ceux qui osent s’attaquer à vos privilèges
    Vous ne pensez qu’à vos acquis mal acquis aux licences de voitures, vous sucez le pays depuis 62

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    Aile brisée
    5 octobre 2018 - 14 h 00 min

    … ceux qui sont nés apres l’indépendance ont pres de 60 ans et on est encore là à nous parler de moudjahidines, les vrais moudjahines sont sous terre
    il faut que ce cirque de moudjahidines, d’ayant droit et autres FLN RND UNFA UGTA soient dissous à tout jamais
    Rakoum khlitou leblad, tout cet argent que vous touchez est haram

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    Anonyme
    5 octobre 2018 - 11 h 51 min

    vivement la dissolution de l APN , du RND , du SENAT , du FLN . afin que le peuple algérien prend sa destine en main ! ce systeme a mis l Algérie en danger , et sans avenir économique , il suffit que le prix du baril de pétrole chute pour que le pouvoir panique ! alors bon débarras !

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    Zaatar
    5 octobre 2018 - 11 h 16 min

    Très honnêtement, on parle de crise politique grave, de soutiens ci et là, du president du parlement comme si on avait des hommes intelligents qui débattent à coups d’idées et d’argumentation pour le bien du pays yaw vous avez à faire à des 3arayas, des voyous de zenga zen à, des disputes de bas étages pour se remplir les poches et les comptes en banque au même titre que les bagarres de rues entre bandes rivales et autres parkingueurs. C’est de la même graine et de la même portée. Et chacun d’entre eux se voit plus puissant que l’autre. C’est comme cela qu’ils ont été forgés par le système et c’est pour cette raison qu’on ne viendra à bout de système que par la force.

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    abou Stroff
    5 octobre 2018 - 10 h 16 min

    devant cette impasse, je ne vois qu’une solution pour préserver les intérêts de l’Algérie et des algériens: que notre bienaimé fakhamatouhou national s’adresse à SON peuple, et lui ordonne d’occuper la rue en entonnant un seul et unique slogan: « fakhamatouhou émir el djazaïriyine ».
    en effet, si notre bienaimé fakhamatouhou national triture (et ce ne sera pas la première fois) la constitution et transforme la ripou-blik en émirat, je pense que l’algérie et les algériens ne s’en porteraient que mieux.
    quant à ces histoires de luttes au sommet, je pense qu’elle disparaitront dès que notre bienaimé fakhamatouhou national proclamera qu’il est TOUT et que les algériens, sont, sans exception, RIEN.

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    Lady Faria
    5 octobre 2018 - 7 h 34 min

    Le show politico-médiatique continue. La distribution s’étoffe, c’est parti pour de nouveaux rebondissements ! Énième revirement de situation, les moudjahidines entrent en scène : la farce prend un nouveau tournant, Bouhadja n’en sera pas la farce. Ou en sera : avec l’ONM, on ne sait jamais si on a affaire à un vrai adjuvant ou à un faux opposant. D’autant qu’Ould Abbès a lui aussi un CV d’ancien combattant à faire valoir, nul ne peut dire qui, de la chèvre ou du chou, sera ménagé. Ni même quel pappy est le krombet et lequel est la maâza…
    Et puisque tous les scénarios sont possibles, imaginons qu’aujourd’hui vendredi, les affaires religieuses intègrent le casting. Poussé dans ses derniers retranchements, Ould Abbès contacte le MARW et demande qu’une note soit adressée séance tenante à toutes les mosquées avec injonction formelle à tous les imams de plaider sa cause durant salat al joumou3a. Ainsi, à l’issue du prêche, persuadés que le SG du FLN défend les intérêts du Tout-Puissant à l’APN, qu’il incarne la main de Dieu à l’écran et sur internet, les fidèles rentreront chez eux en chantant les louanges d’Ould Abbès.

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      Lady Faria
      5 octobre 2018 - 7 h 47 min

      Je voulais dire « Bouhadja n’en sera pas le dindon ».
      C’est que j’en perds mon latin moi… Avouez qu’il y a de quoi!

        Ali ahmed
        5 octobre 2018 - 9 h 58 min

        la situation devient préoccupante et plus janvier 92…que des élections législatives anticipées ou présidentielle.le système a honte de montrer son candidat et veut faire une impasse sur avril 2019.

        Anonyme
        5 octobre 2018 - 18 h 09 min

        Pas le dindon de la farce mais le chameau de la farce.

      Zaatar
      5 octobre 2018 - 11 h 34 min

      Entre nous @lady faria , le feuilleton Dallas à côté est bigrement ridicule par rapport à ce que nous proposent ces acteurs de l’assemblée. Y a de l’action, il ne manquer que les courses poursuites à motos ou en voitures et le tour est joué.

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        Lady Faria
        5 octobre 2018 - 13 h 22 min

        Dallas
        Ton univers impitoyable
        Dallas
        Glorifie la loi du plus fort…

          Zaatar
          5 octobre 2018 - 21 h 19 min

          H’mida nous en fait la démonstration de la loi du plus fort. Et ses différentes chambres et institutions nous montrent bien à quel point leur jungle est impitoyable. Le parcours du combattant est tellement truffé de coups fourrés, de peaux de bananes, d’actes de traîtrises…etc que celui qui arrive au bout et est élu quelque part est totalement vénéré dans la peur de part son parcours. Vous imaginez les présidents des diverses assemblées, chambres, conseils, départements…etc?

          Lady Faria
          5 octobre 2018 - 22 h 01 min

          Zaâtar, dans la course au pouvoir, tous les coups sont permis. C’est à qui sera le plus pernicieux, tout est jeu de stratégies et de manipulations : pour gagner, il faut piétiner ses adversaires, pas de quartier! Toutes les filouteries sont tolérées, on fait faire les basses besognes par des sbires tapis dans l’ombre, on frappe l’adversaire là où ça fait mal et on ne s’embarrasse pas de scrupules. La règle du jeu, c’est qu’il n’y a pas de règle. Pas d’éthique. C’est du Machiavel tout craché (le Prince, qui a insipiré « A mmi » à Aït Menguellet), c’est comme ça et pas autrement qu’on accède au fauteuil.

    Gatt M'digouti
    5 octobre 2018 - 7 h 20 min

    L’Organisation des moudjahidines en déclarant que « certaines parties » portent atteinte aux parcours des anciens moudjahidines prouve que Ould Abbés n’était et n’est pas un moudjahid !! CQFD !

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      Apache
      5 octobre 2018 - 16 h 34 min

      Eh bien, cette Organisation n’avait qu’à dénoncerle faux Moudjahid qu’est Ould Abbès, et au temps opportun. Pourquoi maintenant?

    Anonyme
    5 octobre 2018 - 7 h 16 min

    La clique se remplit les poches et joue les institutions demokhratiques.

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    awrassi
    5 octobre 2018 - 6 h 59 min

    L’impasse parlementaire a-t-elle fait baisser le prix du kilogramme de gigot ? Non. Alors, elle n’existe pas et ne concerne pas les Algériens … Enfin, sauf nous ici, qui vivons tous bien !!!

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