Et s’il ne dit rien ?

Par R. Mahmoudi – Tout l’intérêt sera porté ce jeudi à ce que pourrait annoncer le président de la République au cours de la réunion du Conseil des ministres, qui sera principalement consacré, comme prévu, à la signature de la loi de finances 2019. Le suspens était à son comble ces deux derniers jours, avec la propagation de nouvelles rumeurs sur un imminent remaniement ministériel qui aurait été, encore une fois, ajourné. Auparavant, la présidente du PT avait attisé la curiosité des Algériens, en prédisant d’«importantes annonces», attendues pour hier mercredi.

La classe politique dans son ensemble attend, avec une impatience mêlée d’appréhension, ce que pourrait décider le chef de l’Etat au sujet des questions liées essentiellement à la prochaine élection présidentielle. Va-t-il cautionner l’idée de la tenue d’«une conférence nationale» pour entériner éventuellement la prolongation de son mandat actuel, comme le souhaiteraient, sans l’assumer ouvertement, les partis de l’alliance présidentielle ? Va-t-il appeler à une révision de la Constitution et à la dissolution de l’APN, comme le réclame une partie de l’opposition ?

Sur toutes ces questions, aucune information fondée n’a pu filtrer. Par ailleurs, tout le monde a constaté qu’à quelques jours de cette réunion du Conseil des ministres, toutes les voix qui appelaient à la «prolongation» se sont brusquement tues, cédant la place, dans la même famille, aux partisans indéfectibles du cinquième mandat. C’est la preuve que personne n’est vraiment sûr du choix final qui sera, au bout du compte, celui qu’adoptera le Président sortant.

Cela dit, quelle que soit l’attitude du Président, les choses seront définitivement clarifiées. Car, même dans le cas où il se contenterait d’accomplir ce rituel annuel qu’est la signature de la loi de finances et ne dit rien au cours de cette réunion – et c’est le scénario le plus plausible –, cela signifiera que les choses devraient continuer normalement et que l’élection présidentielle aura lieu à la date prévue.

R. M.

Comment (15)

    Zaatar
    30 décembre 2018 - 13 h 14 min

    Justement il n’ a rien dit…

    Boussad
    27 décembre 2018 - 23 h 52 min

    mêmeles journalistes font dans surenchère et se comportent comme des naïfs . le président n a pas dit bonjour à son peuple depuis 2013 et ce 27 décembre il va etre bavard pour annoncer des décisions importantes comme l a annoncé madame Hanoune il y a 4 jours. alors à ceux qui ont retenu leur souffle resperer profondément le président n a pas parlé le conseil des ministres de ce soir est semblable a tous les conseils précédents . bavardages rumeurs supputations spéculations imagination de toute sorte voila le fonctionnement de la politique algérienne et la pressede toutes les rumeurs

    bebel
    27 décembre 2018 - 21 h 30 min

    Bien fait……

    Iwen
    27 décembre 2018 - 18 h 28 min

    je spécule; tu spécules; il (elle) spécule; nous spéculons; vous spéculez; ils (elles) spéculent !

    Que se passe-t-il ?
    27 décembre 2018 - 16 h 53 min

    Il est bientôt 17 heures (heure algérienne) et aucun journal électronique ni l’APS d’ailleurs n’ont donné des nouvelles sur la réunion du Conseil des Ministres d’aujourd’hui jeudi ! Qu’est-ce qui se passe ? Est-ce qu’ils n’ont pas pu mettre Boutelika sur son fauteuil roulant ? Bouteflika a-t-il eu des difficultés à prendre un stylo entre ses doigts ???

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    Mir
    27 décembre 2018 - 16 h 20 min

    L’Oracle va (peut-être) murmurer. Tout le pays est figé.
    « Élire » un Président pour juste l’admirer 1 fois par an signer une loi de finances.
    Le Miracle. L’événement de l’année.
    Un président au dessus de la Constitution, puisqu’il peut la tripoter comme il veut. Et dire que dans chacun de ses sermons il jure de « Respecter la Constitution ».
    La respecter non, la violer oui c’est halal.

    a t'il dit quelque chose et àa remonte à quand?
    27 décembre 2018 - 15 h 27 min

    IL N’A RIEN DIT DEPUIS DES ANNÉES
    ARRÊTEZ DE NOUS ABRUTIR AVEC UN PRESIDENT FANTOME
    ILS PILLENT, ILS SIGNENT DES DÉCRETS AU NOM DU PRESIDENT, ILS LE MAINTIENDRONT OTAGE JUSQU’A ASSOUVIR TOUS LEURS FANTASMES

    Anonyme
    27 décembre 2018 - 13 h 39 min

    ce qui est frappant et absurde c’est le fait d’attendre qu’un président qui ne s’adresse jamais au peuple,puisse enfin parler,mais pour dire quoi,? ainsi pour la presse et pour l’homme de la rue,ce qui est normal ailleurs devient un évenement dans ce pays qu’un président daigne enfin parler

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    CHAOUI-BAHBOUH
    27 décembre 2018 - 13 h 17 min

    Pourquoi, tous les journalistes raportent des propos soit disant tenu par Mr Boutflika, qu’alors, petsonne, ne confirmer oùinfirmer de tels mensonges, ce jeu (il a dit FAKHAMATOUH), c’est plus graves des mensonges voir une trèsgrave manipulation des porteurs de PLUMES, pour faire une dédicacé au nom de sa majesté absent depuis plus de 5 ans sur les planches de la scène !!!…

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    karimdz
    27 décembre 2018 - 12 h 54 min

    Ce qui m’amuse et ne changera pas, c’est le fait qu’à Alger, la rumeur est reine. Chacun y va de son pronostic, qui du politique, du journaliste du simple citoyen.

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    Souk-Ahras
    27 décembre 2018 - 12 h 11 min

    « Et s’il ne dit rien ? »
    _Connaissant son parcours d’indétrônable en 20 ans d’affilée au service exclusif d’une clientèle de plus en plus nombreuse ;
    _Connaissant le processus qu’il a adopté et mis en place pour faire de notre pays ce qu’il est aujourd’hui, c’est à dire fort de rien ;
    _Et même si la probabilité est grande qu’il ne dise rien aujourd’hui ;
    _Il s’avère que nous sommes en droit d’attester que son mutisme équivaudra, tout de même, à une forme d’injonction de recharger en huile les burettes de graissage parce-qu’il faut que ça continue de rouler nécessairement pour une clientèle de plus en plus nombreuse.

    Anonyme
    27 décembre 2018 - 11 h 58 min

    Arrêtez de nous prendre pour des imbéciles, il y’a belle lurette que le président ne dit plus rien, d’autres s’en chargent à sa place. Je dirais et je penserai que le président dit quelques chose lorsque je le verrai à la télé s’adresser directement à la population comme le font tous les chefs d’état du monde. Et non lorsque un ministre ou un porte parole viendra nous dire  » le président à dit ceci » ou  » le président à dit cela ». Les politiques nous prennent vraiment pour des canards sauvages mais qu’ils ne prennent pas notre passivité pour de la crédulité. C’est juste de la lassitude, mais pour combien de temps encore?

    Djeha Dz.
    27 décembre 2018 - 10 h 46 min

    La situation du pays, est très grave, nous sommes en pleine banqueroute. Je ne vois pas, à quoi peut servir tout discours ou actions, venant d’un système qui a conduit à la faillite.
    Qu’il parle, qu’on parle pour lui ou qu’il demeure dans son silence, désormais, Bouteflika fait parti du passée.
    Les hommes du système, sont dans  »l’aprés Bouteflika ». Le peuple, quant à lui, sait que son salut, ne viendra plus de cet homme qui durant 20 ans au pouvoir, n’a fait qu’enrichir sa caste et distribuer des miettes au reste de la population, pour garantir sa pérennité dans le pouvoir.
    Aucun discours de Bouteflika, ne sera utile, ni à lui, ni à personne d’autre, pour garantir sa pérennité dans le pouvoir.

    Au de là, de tout verbiage, l’histoire de la nation algérienne jugera, sans complaisance, tous les hommes qui auront présidé à sa destiné

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    Flea
    27 décembre 2018 - 9 h 50 min

    Il ne dit rien depuis …5 ans et vous, naifs d’un jour, naifs pour toujours, vous attendez a ce qu’il dise quelque chose. Il ne dira rien mais il va faire ce qu’il veut, parce que il a compris depuis 1979 que dire et parler aux naifs et aux poltrons ne sert a rien, et que faire et agir ce qu’on veut suffit lorsque on a le pouvoir et que ce pouvoir s’exerce sur des naifs et des poltrons.

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    Anonyme
    27 décembre 2018 - 8 h 35 min

    J espere que la raison supplombera les egos…Ils doivent mettre sur la balance l interet de l Algerie et des Algeriens a la tete de leurs preoccupations….puis analyser la situation au Maghreb et les dangers qui guettent nos frontieres sud vers le Mali et le Niger…puis faire tout pour prendre les decisions qui s imposent et informer avec toute la transparence et sincerite le peuple sur les elections presidentielles de 2019.On est a 4 mois de la date des elections et rien en vue……il n y a plus de temps a perdre ni a alimenter les rumeurs et l incertitude….
    Le president doit prendre la decision qu il jugera utile dans le respect de la constitution.

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