L’ANP et le peuple

Manifestation Alger
Les manifestants appellent Gaïd-Salah à respecter ses engagements. PPAgency

Par Bachir Medjahed – Il doit bien y avoir quelque chose qui ne va pas bien du tout dans les relations entre la nation et son armée. Alors qu’entre ces deux entités il devrait y avoir une structure qui sert d’accueil à leurs réflexions sur les voies et moyens de renforcer leurs liens et d’envisager leur coopération, bien au contraire, la crise politique actuelle démontre qu’en fait de relations, il n’y en a point et cela est bien grave.

Nous sommes bien à un stade où tout est possible, à savoir que la paix et l’instabilité vont entrer en confrontation sans que n’apparaissent les signes du nouvel ordre qui va s’instaurer.

Disons-nous bien que la défense, c’est le peuple avant que cela ne soit l’armée. Disons également que la défense c’est un peuple et son armée. C’est surtout un peuple uni, une armée également unie, une classe politique unie. Lorsque les périls frappent à notre porte, il faut renforcer le lien peuple-nation.

Mais, hélas, nous n’avons pas encore vu se rencontrer le chef d’état-major et des représentants du peuple. Qu’au moins le chef d’état-major se dise disponible à rencontrer ces représentants et sans nul doute ces derniers seront immédiatement désignés.

Entre le juridisme dépassé et une société qui a évolué et qui n’est plus inhibée, entre une armée qui a également évolué et un peuple qui a démontré sa «républicanité», il ne reste plus qu’à mettre en place les passerelles qui permettent les rencontres «fraternisantes». Il en est temps.

B. M.

Comment (22)

    anonyme
    16 avril 2019 - 18 h 53 min

    Vive Gaid Salah

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      Zaatar
      17 avril 2019 - 6 h 43 min

      On connaîtra la réponse sur Gaid Salah sous peu, quand toutes les solutions seront épuisées.

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    Zaatar
    16 avril 2019 - 17 h 11 min

    Il n y a pas de pb entre le peuple et son armée. Il y a par contre un vrai pb entre le peuple et le major Gaid Salah. Par conséquent il n y a pas de solution à la crise par le major interposé, je major étant lui même un pb dans la crise.

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    Zaatar
    16 avril 2019 - 16 h 20 min

    Monsieur Medjahed, vous le faites exprès. Il n y a pas de pb entre le peuple et son armée, il y a surtout un pb entre le peuple et le major Gaid Salah. Et tant qu’on se tend à trouver une solution à travers ce major alors il n y aura pas de solutions. En d’autres termes pour avancer dans une solution à la crise il faut virer le major.

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    Felfel Har
    16 avril 2019 - 13 h 43 min

    Si Gaïd Salah était un vrai républicain, il remettrait le pouvoir à des civils aprés nous avoir débarrassés des résidus du Bouteflikisme. Il devrait s’en convaincre et l’annoncer comme une promesse solennelle pour apaiser les esprits et mettre en branle la prochaine étape, l’édification d’une 2ème République, celle que le peuple réclame depuis 1962.
    Il doit se sortir de ce dilemne shakespearien « To be or not to be? » s’il veut entrer dans l’Histoire par la grande porte.

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    Monsieur Bachir Medjahed
    16 avril 2019 - 10 h 06 min

    Monsieur Bachir Medjahed auteur de l’article, ce n’est pas à l’armée de discutée directement avec les partis politiques ! L’armée doit avoir un rôle facilitateur pour encourager à la désignation et l’installation d’une instance crédible et indépendante pour gérer la transition ! Toutes autres méthodes sont dangereuses et peuvent être suspectes !

    Par contre ce qui est plus urgent c’est la désignation (par le votation) d’une groupe collégial composé de représentant du corps des magistrats, des étudiants, des syndicats, des ligues de droits de l’homme (la société civile en général) etc ! En une semaine cela peut se faire car l’organisation d’un tel vote est possible d’une manière rapide. Une instance collégiale de 3 personnes intégrées, sera elle aussi élue par ces différents représentants de ces corporations qui aura pour mission de défendre la feuille de route synthétisée qui tiennent compte des revendications des citoyens et qui doit s’imposer au pouvoir ! C’est le chemin le plus rapide et le plus sage !

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    Zombretto
    16 avril 2019 - 9 h 48 min

    Il ne faut pas faire semblant de ne pas comprendre. Gaïd Salah n’est pas du côté du peuple, du moins pas par conviction. Il est toujours en train de tâter le terrain pour voir combien de lest il doit lâcher pour sauver autant du Système que possible. S’il n’y est pas forcé, il ne lâchera rien du tout. Il continuera à donner des mots au peuple pour essayer de l’amadouer, c’est tout. On ne change pas les idées et les réflexes d’un homme de 80 ans en deux mois.

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      Karamazov
      16 avril 2019 - 11 h 05 min

      Essalatou wa essalamou 3alaika ya Akhi Zombretto la3ziz

      Wamma ba3d:

      Et ben moua sous couvert de mon psidou anonyme j’ai le courage d’appeler les chats par leurs noms.

      Sipakilfi 100 blancs de ne pas comprendre , il cause pas clairement pour que nous on n’entrave que pouic. Autrama il ne confondrait pas le Gininar et Larmi . Le Gininar fait partie du problème et je dirais que désormais c’est le vrai problème et pas la solution. Le Gininar n’est pas tombé avec l’orage pour emporter le système. Ce n’est pas au peuple qu’il dwa sa position mais à ceux que le peuple veut dégommer.

      Sinon ya 3adjaba splik-moua kane kouma à sankatarvindouza il est chef des chefs de cette Larmi ?

      Moua tant que je verrai leurs têtes je me dirai quand on est toujours dans le problème et loin de la solution.

      Je ne dis pas que Larmi n’a pas les capacités, je dis il faut et il suffit qu’elle veuille ! Et là on y est pas encore arrivé !

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        Zombretto
        16 avril 2019 - 12 h 28 min

        Wa 3alayka essalamou ayyouha el-akh Karim Azov !… Sérieusement, j’ai des amis qui ont des amis hauts-gradés dans l’armée algérienne et qui me disent que ces officiers supérieurs sont souvent très bien éduqués, sérieux et patriotiques. Donc d’après ces amis, Gaïd Salah ne représente pas l’idéologie de ces officiers supérieurs, qui eux, sont des professionnels et des démocrates. Espérons que mes amis ont raison.

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        Said
        23 avril 2019 - 17 h 48 min

        Tout le monde pense haut et dis bas que le Major n’a rien a voir avec un démocrate, parceque les gens ils ont peur de l’armee et essayent tant bien que mal a exorciser cette peur en clamant mecaniquement khawa khawa.
        En attendant lui est en train de ficeleler le pouvoir en emprisonnant généraux,politiciens,hommes d’affaires,opposants,pour séduire et tromper le peuple

      Anonyme
      16 avril 2019 - 13 h 50 min

      @Zombretto
      « Il ne faut pas faire semblant de ne pas comprendre. Gaïd Salah n’est pas du côté du peuple, du moins pas par conviction. »

      Il faut y aller doucement mais surement…le Chef d’État-Major de l’ANP, n’est pas non plus, un vendeur de mhadjebs , il doit tenir compte de la stabilité du pays, de plus l’économie et le institutions du pays, ne doivent pas en pâtir.
      Cela étant, C’est aux manifestants du Hirak a designer des représentants, qui à leur tour proposeront un consensus politique de rassemblement…

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    Anonyme
    16 avril 2019 - 9 h 45 min

    Petite nuance importante: L’ANP ce n’est pas la brochette de généraux qui sont à sa tête.

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    Abou Langi
    16 avril 2019 - 9 h 25 min

    « Nous sommes bien à un stade où tout est possible, à savoir que la paix et l’instabilité vont entrer en confrontation sans que n’apparaissent les signes du nouvel ordre qui va s’instaurer ». il a dit poétiquement Monsieur B.M.

    Que c’est jouli !

    En langage vernaculaire c’est moins beau mais plus percutant et plus réaliste  :

    « Nous sommes dans la m… jusqu’au cheveux , mais comme nous n’avons pas atteint le fond on ne peut ni remonter ni creuser. »

    Encore eût-il fallu que l’on m’expliquât cékilepeuple cékilarmi kikisidentifie à ki kiroulpourki ?

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    Samgo
    16 avril 2019 - 8 h 57 min

    Gaid Salah a déclaré qu’il soutient le mouvement populaire mais il juge que ses revendications sont irréalisables.Comment déclarer une chose et son contraire? Il ya une rupture totale entre le peuple et son armée à partir du moment que Gaid Salah fait pencher la balance du côté du système en organisant un coup de force seul contre tout un peuple pour faire passer des élections dont personne ne veut entendre parler.On assiste actuellement au retour aux anciennes méthodes qui consistent à empêcher les manifestations par tous les moyens et en bastonnant les manifestants.Gaid Salah l’homme fort du moment est devenu le porte parole du système.Il a déclaré dernièrement que la justice a retrouvé sa souveraineté sans savoir par quelle magie mais d’un autre coté il compte rouvrir certains dossiers à la place de la justice qui a bien retrouvé sa souveraineté d’après lui.C’est ce qu’on appelle une langue de bois et un raisonnement par l’absurde!!!!

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    karimdz
    16 avril 2019 - 8 h 44 min

    L’armée est issue du peuple, le peuple et l armée sont en osmose, et les manifestants qui crient durant les manifestations « chaab djeich khawa khawa » est révélateur.

    De manière plus officielle, l ANP ne veut pas donner l impression qu’elle s ingère dans le politique, par contre le peuple impatient, souhaite qu elle intervienne.

    Le Général Gaid Salah, agit intelligemment, c est la main invisible.

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      Kassaman
      23 avril 2019 - 12 h 27 min

      C’est exactement ça, c’est un exercice d’équilibriste auquel doit s’adonner Gaïd Salah. Gérer une distance de « sécurité » par rapport au mouvement.
      Ni trop près, au risque d’être taxé d’interventionniste, ni trop loin, au risque de se mettre totalement hors jeu. Et jusqu’à présent je trouve aussi qu’il s’en tire pas si mal.
      « Djeïch Cha3b khawa khawa »

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    Anonyme
    16 avril 2019 - 7 h 35 min

    Message sensé et pragmatique si on veut sortir de cette crise.
    Il faudrait un comité de salut composé de hiragana et de militaires pour faire la transition.

    El Vérité
    16 avril 2019 - 7 h 23 min

    Ne nous voulons pas d’une armée politisé, nous voulons une armée de professionnels qui défend notre territoire et rien d’autre, le monde à changer

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      Anonyme
      16 avril 2019 - 12 h 24 min

      AH bon ? Le monde a changé. Chez qui ?
      Et pourtant les pays pèsent le poids de leur armée.

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        Anonyme
        16 avril 2019 - 13 h 01 min

        qui pèse plus lourd l’Etat Suisse ou son armée?

          Anonyme
          16 avril 2019 - 13 h 54 min

          Vous vous trompez, en Suisse toute la population est militarisée.
          Le service militaire est étalé sur plusieurs années avec des périodes actives et ils ont tous des armes chez eux.
          Ils peuvent mobiliser 5 millions de soldats, hommes et femmes à tout moment.
          Ils ne sont pas si pacifiques que ça.
          C’est juste la caverne d’ali Baba planétaire où tous les gros cachiristes planétaires planquent leur fric et les suisses travaillent avec ce fric.
          Lisez les ouvrages de Jean Ziegler et vous comprendrez le système suisse.

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      Anonyme
      16 avril 2019 - 15 h 07 min

      @El Vérité
      Le monde a changé ? Rien que ça !
      Nous sommes des non-alignés…
      Ce genre d’armée doit dépendre de la politique guerrière des états-unis, et sa composante se met de facto, au service de l’OTAN.

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