Une exploitation optimale des sites du patrimoine démarrera bientôt

mausolée carte archéologique
Le mausolée royal numide d'Imedghassen. Photo AP

L’Office de gestion et d’exploitation des biens culturels (OGEBC) se dirige vers une «exploitation commerciale optimale» des sites archéologiques et musées de sites dans le cadre de «la nouvelle politique économique adoptée par le président de la République», a indiqué Abdelkader Dahdouh, directeur général de l’Office qui annonce un nouveau cahier des charges pour l’investissement des opérateurs privés dans les infrastructures d’accueil et de services.

L’OGEBC devra exploiter en priorité les espaces existants pour créer une offre attrayante et des infrastructures d’accueil dans des sites comme Timgad (Batna), Djemila (Sétif), Kalâa des Béni Hammad (M’sila) ou encore le fort de Santa Cruz à Oran.

Cette nouvelle vision d’exploitation comporte également la création de musées virtuels et des reconstitutions des vestiges en trois dimensions.

Depuis la fermeture des musées et sites archéologiques en mars dernier, dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus, l’OGEBC a mis en place un programme de visites guidées virtuelles des sites sous tutelle, diffusées sur les réseaux sociaux, et des opérations d’aménagement et de nettoyage pour préparer l’accueil des visiteurs après la levée des mesures de prévention dans des sites comme Djemila, Timgad, Hippone (Annaba), Tipasa Ténès et Cherchell, a rappelé Abdelkader Dahdouh.

Interrogé sur le volet de la restauration du patrimoine bâti dont l’Office est en charge depuis sa création en 2007, le directeur a cité quelque 45 opérations de restauration ou d’intervention d’urgence en cours sur des sites comme les fortifications d’Alger, la zaouïa Tidjania de Boussemghoun (El-Bayadh) et d’autres projets à Tlemcen et Constantine.

Il regrette cependant que de nombreux projets soient à l’arrêt depuis quelques années pour des raisons administratives techniques et surtout financières dont le règlement prend beaucoup de temps.

Abordant les efforts déployés pour la préservation et la mise en valeur du patrimoine culturel Abdelkader Dahdouh a évoqué le dernier plan de sauvegarde du site archéologique d’Hippone récemment publié et un autre plan en cours d’élaboration pour le site archéologique de Bethioua, «Portus Magnus», près d’Oran.

Le directeur a rappelé que le dossier la gestion et la restauration de la Casbah d’Alger a été transféré aux services de la wilaya d’Alger en précisant que son établissement se contente d’un rôle d’accompagnement tout en assurant le gardiennage des bâtisses inoccupées. Il estime cependant que la sauvegarde d’un site classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco «nécessite parfois d’outrepasser la réglementation qui ne correspond pas à la spécificité du site pour appliquer des décisions strictes et adaptées».

Créé en 2007, l’OGEBC est en charge de la gestion, de la mise en valeur de l’entretien et de la protection des biens culturels matériel sous sa tutelle dans 32 wilayas du pays. Les sites archéologiques de Tipasa, Hippone (Annaba), Tiddis (Constantine), la Basilique de Sainte Crispine (Tébessa), les tombeaux de Massinissa, de Cléopâtre Séléné II, de l’Imedghacen ou encore les Djeddars de Frenda figurent parmi les sites exploités par l’office.

R. C.

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