Le style Sellal

Par Kamel Moulfi – La tripartite qui s’est tenue avant-hier jeudi a fait ressortir avec plus de netteté encore le style Sellal, à travers des caractéristiques nouvelles qui n’ont pas manqué de déstabiliser ceux qui ont trop tendance à s’accrocher aux habitudes. D’abord, la durée de la réunion n’a pas excédé quelques heures, à comparer avec les séances de travail marathoniennes qu’Ouyahia imposait aux participants des tripartites qu’il présidait. Ensuite, le niveau de satisfaction des «partenaires sociaux» comme on les appelle, c'est-à-dire l’UGTA et surtout le patronat. Certes, l’UGTA a réussi, depuis quelques années, à inscrire dans ses traditions la collaboration quasiment sans condition avec le gouvernement, mais le patronat, lui, n’a jamais hésité à montrer ses réticences, voire sa grogne à la sortie d’une tripartite dirigée par Ouyahia. Enfin, c’est la grande innovation de Sellal : le degré de transparence appliquée aux travaux et l’élargissement de la participation au point où on ne reconnaissait plus la tripartite classique, c'est-à-dire le cadre de concertation qui réunit exclusivement les acteurs de la vie économique avec les pouvoirs publics. Il y avait dans la salle des économistes et des experts, dont le choix répond visiblement à un souci, plus ou moins respecté, de faire figurer les diverses «sensibilités». C’est sans doute dans cette nouveauté qu’il faut situer la cause de la perte de sang-froid du président du Forum des chefs d’entreprises qui n’a pas mâché ses mots pour dire ce qu’il pense de la tripartite alors qu’elle n’avait pas encore clos ses travaux : «Escroquerie intellectuelle», avait-il lancé à notre journaliste, qui était présent pour couvrir l’événement. Doit-on croire que ces mots ont dépassé sa pensée, puisqu’il a été plus serein quelques minutes après, dans son intervention ? Il faut être attentif à la réaction d’Abdelmadjid Sidi-Saïd, le jour où, dans la même circonstance, les dirigeants des syndicats autonomes partageront avec lui le côté du triangle réservé aux représentants des travailleurs.
K. M.
 

Comment (6)

    Proverbe
    12 octobre 2013 - 20 h 19 min

    « Les têtes d’assassin, on ne
    « Les têtes d’assassin, on ne les reconnaît qu’une fois dans le panier (Sella). Et encore pas toujours ! »




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    qu'importe
    12 octobre 2013 - 19 h 55 min

    on peut aussi penser que le
    on peut aussi penser que le niveau des discutions a dépassé son niveau intellectuel, d’où sa réflexion sans aucun sens .




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    Anonyme
    12 octobre 2013 - 15 h 10 min

    la courgette a 200 DA ,la
    la courgette a 200 DA ,la salade a 300 DA ,le pain makanch a bab ezzouar ,deja l’aid el khebir commence ……




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    Anonymous
    12 octobre 2013 - 13 h 14 min

    Un personnage dont le nom de
    Un personnage dont le nom de famille decrit exactement son style et sa carriere…




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    Walho
    12 octobre 2013 - 11 h 11 min

    Une clique de politiqueurs ,
    Une clique de politiqueurs , fondée sur la négation des autres , de tous les autres algériens qui ne pensent pas comme eux , ne se soumettent pas au diktat du consensus descendu d’en haut . Ce qui en conséquence amène à une répression judiciaire qui justifie une politique liberticide contre les empêcheurs du Tout va bien par un discours haineux , inquisitorial , les désignant tantôt de  » cinquième colonne  » , tantôt de  » traîtres à la nation  » , tenu par les manipulateurs du verbe à travers un verbiage creux , un verbiage merdeux qui nous ressort toujours les mêmes mensonges mesquins , vils et crasseux . Juste pour assurer la perennité de Tab Jnanou , dont l’incommensurable irresponsabilité expose tous les jours ce pays au risque de désintégration et qui ne semble que l’ombre de ce qu’il fut lui-même , mais qui doit certainement se dire en son for intérieur – je ne meurs pas , je suis immourable – . Et le pauvre peuple , tenu à distance , qui ne sait plus s’il faut pleurer ou rire jaune devant tant de bêtises criminelles . Un peuple méprisé , berné , floué , manipulé , volé , trahi , par une classe politique mafieuse , dont la fatuité n’a d’égale que la roture , unie par le vol et la rapine . Roture rentière qui enserre ce pays dans ses crocs , et qui , par sa morale rétrograde , avilit le mérite et ennoblit le vice . N’allez pas trop vite en besogne Ya Si Moulfi . Et ne commencez pas dès maintenant à tresser des lauriers à Sellal . Quant aux deux mafias syndicales et patronales , serviteurs pour la  » gloire  » , ceux par lesquels la prédation est rendue possible , il est dans leur intérêt de s’asseoir à la table régimienne pour manger encore plus . Pays arriéré oblige , ceux qui , leur vie durant , multipliant les outrances et les comportements populistes n’ont qu’un seul rôle à jouer : celui de farauds des profondeurs politiques pestilentielles , rabatteurs de la clientèle électorale , faquins de Syadhoum et laveurs de leurs os pêcheurs , ramassis du néant mental feuleuniesque , et qui , pour remplir leur vacuité s’occupent de l’avenir du passé de ce pays . Et les autres , ceux qui enduisent leur conscience de crasse et se prostituent ensuite pour recevoir le chèque , et qui nous balanceront , comme ils le font depuis l’Istiqlal , un tableau serein , cliché galvaudé d’une reconstruction prochaine de l’Algérie promise à un avenir meilleur . Votre article , ya si Kamel , je l’aurais titrer  » Le pognon et les appêtits gloutons  » .




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    Antisioniste
    12 octobre 2013 - 7 h 59 min

    Salamou 3alikoum
    ‘Doit-on

    Salamou 3alikoum

    ‘Doit-on croire que ces mots ont dépassé sa pensée, puisqu’il a été plus serein quelques minutes après, dans son intervention ?’

    A cette question il n’y a que lui qui peut apporter une réponse claire. On peut spéculer sur les raisons qui l’ont poussé à dire ce qu’il a dit, et qui n’ont probablement pas un lien direct avec Monsieur Sellal. Toute fois il me semble qu’un sentiment de satisfaction a couronné cette tripartite, et c’est se qui est le plus important à mon humble avis.




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