Préférence nationale : l’instruction d’Ouyahia aux ministres et aux walis

code des marchés
Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia. New Press

Par Hani Abdi – Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a adressé une instruction à tous les membres du gouvernement, aux walis et à l’ensemble des groupes industriels leur demandant de veiller à l’application de la disposition relative à la préférence nationale dans les commandes publiques.

Selon le portail du Premier ministère, cette instruction qui porte le n°13 et a été signée le 7 septembre par Ahmed Ouyahia, s’appuie sur l’article 83 du code des marchés publics promulgué en septembre 2015, qui accorde à la production nationale une préférence pouvant aller jusqu’à 25% sur les offres soumises.

Par cette instruction, Ahmed Ouyahia décide donc d’activer cette disposition visant à encourager la production nationale, mais aussi à la protéger. Elle exprime «la volonté des pouvoirs publics d’encourager le développement des entreprises locales, publiques, privées ou mixtes». Elle va également dans le sens de la réduction des importations de biens et services. Cela tout en rappelant que le gouvernement poursuit ses efforts pour réduire davantage la lourde facture des importations. L’objectif de ramener cette facture à 35 milliards de dollars cette année est maintenu.

La préférence nationale dans les commandes publiques a été l’une des revendications des organisations patronales, mais aussi de la centrale syndicale. Plusieurs entreprises publiques mais aussi privées se plaignent du fait que l’on recourt souvent à l’importation pour satisfaire des commandes diverses qui peuvent être honorées par les producteurs locaux. La centrale syndicale et les organisations patronales se sont plaintes de la non-application de l’article 83 du code des marchés publics. Aujourd’hui, le gouvernement passe à l’action et appelle les dirigeants des organisations patronales mais aussi l’UGTA à agir pour une meilleure mise en place par également les opérateurs privés.

H. A.

Comment (17)

    chibl
    10 septembre 2017 - 17 h 55 min

    Voiiiiiila c’est tout trouvé, préférence nationale, préférence nationale veux dire Hadad,veux dire Kouninef, Thakout…etc. même les miettes ils ne les lâchent pas. monsieur Ouyahia profitez tant que Nicolas Madouro est la pour vous donner la vraie recette de la faillite généralisée.




    0



    0
    A3zrine
    10 septembre 2017 - 11 h 03 min

    Mais il faut qu’il y ait un plan bien détaillé et un projet clair pour entamer cette action, le Monsieur, il vient et il lance cette nouvelle, c’est du pur khorti car il parle encore d’importation à ramener à hauteur de 35 mds. Il ne faut surtout pas stopper l’importation car tous les gouvernements de boutef qui se sont succédé étaient en place pour la maintenir et la renforcer.
    On fera le bilan à la fin, si bilan y aura, et vous constaterez que le ratio revenant à l’importation dépassera très largement celui revenant à la production locale.




    4



    2
    Zouhir
    10 septembre 2017 - 11 h 00 min

    Vraiment je n’arrive pas à comprendre comment les hommes politiques qui sont au pouvoir depuis plus de vingt ans et qui ont foiré et déglingué de leurs propres mains le pays, osent encore se montrer devant les caméras de télévision pour nous donner des leçons de … sortie de crise !
    Exemple ce Oulala … (moussibaa) qui parle comme si c’était le peuple algérien qui est fautif de ce désastre ! Il nous parle comme si la situation de détresse économique du pays c’est de la faute des citoyens et donc c’est aux citoyens de serrer la ceinture et d’être solidaire du pouvoir. Il a le culot de nous culpabiliser en quelques sorte alors que le pouvoir (Bouteflika and Co) ne nous a jamais consulter pour concocter et mettre en oeuvre «leur programme» (…) !!




    4



    1
    Anonyme
    10 septembre 2017 - 10 h 09 min

    Hmimed commence a chatouiller les fibres du patriotisme populiste. Si ça ne va pas économiquement c’est la faute aux « Harki de l’économie » qui préfèrent le savon « Fa » a notre chère savon « Meriam ». Hmime a toujours accuse les autre de démagogie et de populisme et le voila qui s’en serve a outrance.
    L’économie ne marche pas avec le qazoul soit il des lois bien écrites. Elle marche avec des règles simples de l’offre et la demande, du ratio qualité/prix, de la qualité des services (pré, pendant et après vente)…..
    La loi a octroyé aux jeunes 25% des projets étatiques, mais vas dire aux sociétés publiques ou prives de prendre un jeune de « Tach3il achabab » au sérieux.




    2



    1
    BERKANI
    10 septembre 2017 - 9 h 12 min

    Dans le programme Eco bât de 300 logements, enfoui temporairement dans les abysses, la non préférence nationale s’est située à l’amont, au niveau des concours d’architecture: Des propositions faites sur la base de matériaux locaux ont été écartées sans aucune justification, pour que seuls des matériaux importés puissent être compris dans les offres de travaux.
    Si vous fermez les yeux, M. Ouyahia, ce sera bien pire au prochain programme quadriennal d’Efficacité Energétique de 100.000 logements/an qui va forcément se référer au programme Eco-bat.




    2



    1
    Aguellidh
    10 septembre 2017 - 7 h 49 min

    L’exemple du Vietnam et de la Corée du Nord est édifiant pour démontrer que nous sommes dirigés par des hommes qui n’ont pas les compétences de chefs de bureau ou d’agents d’administration. 1200kms de cotes, un haut plateau de terres arables, un sud ou le soleil brille toute l’année, une élite la plus performante dans le monde, une histoire millénaire, 40millions d’habitants équivalent d’un quartier en Chine et les BESSIF sont là à nous pomper d’un langage datant de l’âge de pierre. Un gouvernement issu de grandes écoles.mettra 6 mois pour développer l’Algerie mieux que les 60ans de bricolage. Il est difficile de raisonner un bricoleur politique et surtout économique. Dieu.soit loué.




    7



    2
    Expression
    9 septembre 2017 - 22 h 46 min

    On et gouverné par des incompétents et sa ne changeras jamais a moins que des vrais patriotiques comme Nacer Boudiaf par exemple prennent les reines du pouvoir et donne une dynamique pour enfin sortir la tête et fini l’importation retroussons les manches aux travail Algériens.




    5



    2
    Anonyme
    9 septembre 2017 - 18 h 23 min

    Pour ma par je dirai que dans l’état ou se trouve le pays c’est irréversible nous irons droit dans le mûr inéluctablement .
    Seul Allah peut apporter des solutions.
    Mais en valons nous vraiment la peine et le mérite qu’il vienne à nôtre secours. ???????????????




    5



    5
      Zouhir
      10 septembre 2017 - 10 h 03 min

      @Anonyme , ya kho , est-ce qu’on peut foutre la paix à Dieu définitivement ??? Même lui il en a marre de l’Algérie, des arabes et des musulmans , c’est vrai !




      4



      0
    Bison
    9 septembre 2017 - 17 h 38 min

    quand les caisses etait pleines, on cassait rebrab et tout les autres rebrab nationaux ( qui auraient pu constituer une base, un embryon industriel solide) et on ouvrait les portes aux qatari, turques,…et aux importateurs bananiers…. maintenant on parle de préférence nationale, de tout façon, avec des caisses vide, on a plus trop le choix que de se rabattre sur, les recettes classiques, le populisme et le sentimental, la preference nationale (patriotisme de désespoir, pour essuyer les plâtres) et si ça ne marche pas et bien c’est de votre faute, la fautes des patriotes qui ne sont pas assez patriotes ! !




    8



    4
    Noor
    9 septembre 2017 - 16 h 09 min

    Nous comptons sur vous monsieur Ouyahia pour remettre les pendules à l’heure. Il y a une telle pagaille dans notre pays que ses vrais patriotes sont mis à l’écart. Certains commentaires démontrent que les sangsues existent et dont leur négativisme dépassent tout entendement, notamment ceux qui vivent ailleurs et qui profitent à outrance de notre pays.




    5



    15
      Fettous Mahmoud
      9 septembre 2017 - 17 h 34 min

      @Noor , ok nous on vit ailleurs , et toi tu vis où ?? Je sais , et je te connais, qui tu es un laudateur du système , de Ouyahia, de Bouteflika etc… etc… !! C’est ton droit le plus absolu, mais ne te crois pas plus patriote que les autres algériens !




      9



      6
    Ait Meddour
    9 septembre 2017 - 14 h 34 min

    Qu’est-ce qu’il est en train de nous chanter encore de Ouyahia ! Ce dinosaure vient de dresser lui-même, dans son plan d’action gouvernemental, un tableau des plus sombre de l’Algérie sur les plans financiers et économique. Et encore, on lui épargne de la situation politico institutionnelle, qui est encore plus grave que l’économie ou les finances publiques!
    Mais nom de Dieu ya « siyed » le dinosaure, qui est au pouvoir depuis 1999 ? Qui est responsable de la débâcle algérienne depuis 1999 alors que le pays a engrangé presque 200 milliards de dollars de réserve de change sans compter le FRR ? Qui a été chef de gouvernement, Ministre, Ministre d’Etat conseillé du Président ? Qui a toujours dit je soutiens le programme de Bouteflika ? Mais c’est toi ya le dinosaure. C’est de ta faute et celle de Bouteflika, tous ces problèmes que rencontrent le pays, ya pas photo ! Même avec près de 1000 milliards de dollars de recette depuis 1999 , vous avez fait « pcheut » comme un ballon de baudruche en retombant au sol !




    22



    6
      Ait Meddour
      9 septembre 2017 - 14 h 57 min

      … ya le dinosaure avec un prix du baril à 150 $ , tu n’as rien pu faire, ce n’est pas avec un prix à 45 ou 50 dollars que tu vas t’en sortir , car toi , ton clan et tes copains du pouvoir, vous avez déjà mis à genou le pays !




      18



      5
        Sibbous
        9 septembre 2017 - 19 h 58 min

        Bien dit Ait Meddour.On ne fait pas du neuf avec du vieux.Ceux qui ont conduit le pays à la ruine économique et politique sont discrédités et disqualifiés pour redresser la barre avec des mesurettes et des slogans creux.La cigale Algérie ayant chanté pendant des années est rattrapée par la réalité dure et amère.Sans le trésor du pétrole,ils ne savent plus gérer,ni sur quel pied danser.Panique à bord du navire Algérie sans timonier sans boussole et sans devises.
        Ils attendent avec ferveur la « remontada » c’est à dire une hypothétique flambée des cours du pétrole pour continuer à soudoyer et à achever leur sale besogne.




        9



        3
    moha
    9 septembre 2017 - 14 h 28 min

    Il faudra aussi interdire toute importation superflue et ce n’est pas ce qui manque. Il faudra aussi mettre des caméras de surveillance dans tous les services et espaces douaniers pour dissuader les magouilles, etc.




    11



    2
    Mus
    9 septembre 2017 - 13 h 15 min

    Le Sieur Haddad, nouveau parrain du système qui a mis le pays économiquement en faillite, doit se frotter les mains. L’aubaine est la et les milliards vont se succéder. La prétendue préférence nationale n’existe qu’en présence d’une production nationale solide en qualité comme en quantité. Elle ne signifie pas le retour du monopole exercé, cette fois non pas par l’Etat, mais par l’oligarchie nationale allié objectif du système prédateur. La préférence nationale en matière économique n’a de sens que dans le cas de la présence de produits nationaux et étrangers de qualité et d’utilité au moins égales. Alors la préférence va au produit national. Mais lorsqu’on produit de la dangereuse et médiocre marchandise souvent directement ou indirectement soutenue par les finances de l’Etat donc du citoyen, ce n’est plus de la préférence nationale, mais de la prédation nationale, du vol caractérisé et de la tricherie contre les intérêts du pays. M. l’ancien-nouveau Premier des Ministres devrait le savoir, tout comme ses employeurs-décideurs du système.




    16



    26

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.