Opep : la réunion d’Alger pourrait déboucher sur une entente

Le ministre de l'Energie, Noureddine Boutarfa. New Press

La réunion informelle des pays de membres de l’Organisation des pays exportateurs du pétrole (Opep), prévue le 27 septembre à Alger, «offrira l’opportunité pour parvenir à un accord qui favorisera la stabilisation du marché du pétrole», a indiqué, à l’agence de presse officielle APS, le ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa, aujourd’hui vendredi à Moscou. «L’Algérie a, dans ce sens, une proposition qu’elle soumettra aux participants de la réunion d’Alger. Nos consultations menées auprès de nos partenaires montrent qu’il y a un consensus autour de la nécessité de stabiliser le marché.

C’est déjà un point positif», a souligné M. Boutarfa, ajoutant que la rencontre d’Alger «pourrait bien déboucher sur une entente» des acteurs concernés par la question. Le marché du pétrole a connu de fortes perturbations ces deux dernières années, marquées notamment par un déséquilibre entre l’offre et la demande induisant une chute drastique du cours du baril qui avait commencé à baisser en juin 2014,passant d’un peu plus de 110 dollars jusqu’à 40 dollars.

Pour réunir les conditions de succès à la réunion de l’Opep d’Alger, le ministre de l’Energie a eu, au cours de cette semaine, des consultations avec ses  homologues d’Iran et du Qatar. Il rencontrera vendredi soir le ministre saoudien de l’Energie, Khalid al-Falih, à Paris, ville qu’il a rallié à partir de Moscou juste après des entretiens avec son homologue russe Alexandre Novak. Evoquant la volatilité actuelle des cours de l’or noir, M. Boutarfa a estimé qu’«un prix du pétrole inférieur à 50 dollars n’était pas acceptable, et n’est favorable ni aux pays producteurs ni à l’économie mondiale dans son ensemble. Un prix acceptable serait entre 50 et 60 dollars».

Concernant les dissensions qui caractérisent les rapports entre les producteurs de pétrole, le ministre algérien se veut «optimiste» en indiquant que la réunion d’Alger «se penchera sur cette question pour aplanir ces différends». Interrogé sur la position de l’Iran à ce propos, M. Boutarfa a fait savoir que ce pays «est en droit d’augmenter sa production. Mais il est nécessaire qu’il fasse preuve de flexibilité et de responsabilité dans ce contexte-là».

La prochaine réunion informelle de l’Opep qui devrait discuter notamment du gel de la production du brut, se tiendra en marge du 15e Forum international de l’énergie (IEF 15) prévu à Alger du 26 au 28 septembre.

R. E.

Comment (4)

    Anonymous
    12 septembre 2016 - 12 h 39 min

    Opep : la réunion d’Alger
    Opep : la réunion d’Alger pourrait déboucher sur une entente,……entre nous-memes , algériens,incha allah
    Assainir , et nettoyer, avec courage, notre maison, réformer, et restructurer totalement
    Notre économie rentière, et dépendante à 98,5% , des cours du pétrole brut
    Une économie déséquilibrée, très faiblement diversifiée, malade, et structurellement très fragile

    عيدكم مبارك و سعيد




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    Ahachmou
    10 septembre 2016 - 7 h 18 min

    Le Praisidane l’avait bien
    Le Praisidane l’avait bien prédit lors de son meeting pour son premier mandat : »-Je vais faire pour vous tassa. »
    C’est à dire faire l’aumone .Nous y sommes, très perspicace le Praisidane.

    NB: Tassa est la petite casserole avec laquelle on mendit.




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    Abdelghani Boulkenafet
    9 septembre 2016 - 23 h 01 min

    La participation des grands
    La participation des grands acteurs de l’énergie dans le forum d’Alger indépendamment de ses résultats est avant tout un succès de la diplomatie algérienne et de M. LAMAMRA à sa tête.
    Le département de M. Bouchouareb est tenu de fournir le même soutien au secteur dans ces moments de crise ;
    Ce qui est plutôt attendu de M. BOUTERFA, ministre de l’énergie, de nos experts pétroliers et des managers de sonatrach est de révolutionner la gestion du groupe pétrolier.
    C’est par clanisme, régionalisme et racisme institutionnalisé qu’on continue de pomper l’argent du peuple et accorder des surfacturations sur certaines prestations rien que pour ternir les bilans et couvrir les échecs de leurs protégés et favoriser l’incompétence, l’ignorance et la corruption.
    Les retards dans la réalisation des investissements causent des dégâts inestimables qui se chiffrent en dizaines, voir des centaines de millions de dollars.
    Non seulement la lenteur des procédures qui est mise en cause, mais les procédures eux-mêmes portent préjudice a l’économie nationale qui s’élèvent par cas à des dizaines de milliers de dollars.
    Ce ne sont que des exemples de sérieux problèmes du terrain qui illustrent le gaspillage d’argent qui s’accompagne souvent avec un harcèlement omniprésent aux cadres intègres et compétent qui tentent de s’y opposer.
    Car derrière le clanisme, le régionalisme et le racisme institutionnalisé qui trace un destin malheureux à des milliers de compétences du secteur, il y’a la corruption.
    La chute des prix de pétrole ne va pas résister éternellement à la demande énergétique mondiale croissante et au désinvestissement dans le domaine d’exploration et la stimulation des puits pétroliers. Mais, la remontée des prix ne va pas arrêter le processus de dégradation de sonatrach, il va juste ralentir sa chute.
    Le secteur pétrolier en Algérie est un secteur pourvoyeur d’emploi, il est stratégique pour la nation entière et de lui dépend le développement de plusieurs secteurs et beaucoup d’investissements étrangers.
    Il mérite d’être sérieusement pris en charge par l’état et ses dirigeants.




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    Anonymous
    9 septembre 2016 - 22 h 43 min

    Avant d’appeler les pays de
    Avant d’appeler les pays de l’OPEP (OPEC) pour une nouvelle conférence pour la stabilisation, où la diminution
    De la production du brut , et l’absorption du surplus de l’offre (stocks y compris)

    L’Algérie doit impérativement mettre de l’ordre dans sa propre maison, en réformant , et
    En restructurant de fond , en comble son économie , (Sonatrach en premier lieu)
    Et en diversifiant sa production, et ses exportations
    L’agriculture (fermes organisées comme P.M.E autonomes, et indépendantes, mais protégées par l’état, contre Les mafias du foncier, et de l’immobilier, et de ses promoteurs maffieux )
    Devrait etre l’une de ses priorités, à coté de l’encouragement, et le développement prioritaires
    De ses P.M.E (ENIE,Condor, SNVI, Sider, Ferphos, Moulins de Amor Ben Amor, Cévital, Cimenteries, etc,…..)
    Et non pour encourager, uniquement, les importateurs de consommations (gains,sur-profits faciles & rapides)
    Qui n’investissent pas dans les P..M..E agroalimentaires , ni dans des P.M.E de sous-traitances industrielles
    (fabrications d’accessoires, et pièces de rechanges diverses
    Avec Toyota,Volkswagen, Mercedes-Benz-Daimler,M.A.N, Volvo, Hyundai, KIA, Renault,Peugeot-Citroen, etc,….




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